18 avril 2010

Bobby McFerrin

Vous connaissez tous « Don’t worry, be happy » interprété par Bobby McFerrin.






Il est l’un de mes artistes « peps et bonne humeur»: quelques notes, deux ou trois sifflotements et hop là le cœur sourit.

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A l’occasion de la sortie de son nouvel album VOCAbuLarieS,






album a cappella consacré à l'art de l'onomatopée,

il parle du langage, celui des hommes et des animaux.

Il s’interroge sur l’existence d’une musique universelle.

Il raconte l’influence de l’Afrique dans sa création et le rapport si particulier qu’il établit avec son public.





D'où vient votre passion pour les sons ?

A 3 ans, j'ai élaboré un langage constitué d'onomatopées que j'étais le seul à comprendre.

Je me vois comme un mime qui décrit le monde avec la voix. Il y a dix ans, lors d'une interview à Tokyo, je me suis amusé à répondre en inventant des mots à consonance japonaise.

Le journaliste était persuadé que j'utilisais un ancien dialecte de Kyoto !




Je ne parle que l'anglais et j'ai passé ces huit dernières années à imiter les sonorités et les rythmes de 15 langues différentes.

J'ai aussi voulu découvrir le langage des animaux. J'ai une maison dans les bois et je passe mon temps à reproduire les sons de la nature.





Les textes de VOCAbuLarieS sont un assemblage de latin, de sanskrit, de japonais, d'anglais, de zoulou... Avec les choristes qui m'accompagnent, j'ai voulu construire une cité idéale où l'on parlerait un langage commun.


Existe-t-il une « musique universelle » ?

L'été dernier, j'ai participé à un congrès de scientifiques - neurologues et linguistes - qui se demandaient si les idiomes s'étaient développés à partir d'un langage unique, bâti aussi sur la musique.




Verdict : si une langue universelle n'a probablement jamais existé, les onomatopées et le chant auraient été les premières manifestations de communication linguistique entre les hommes.

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Comment avez-vous imaginé votre album VOCAbuLarieS ?

L'Afrique a eu un impact très fort sur sa conception. En visitant des villages sénégalais, j'ai réalisé à quel point le chant rythmait chaque geste et chaque émotion du quotidien.

J'aime la façon qu'ont les Africains de partager la musique : personne n'est spectateur, tout le monde participe.





C'est ce que j'ai voulu faire sur scène avec mon groupe Voicestra. Nous demandons au public de chanter avec nous et tout est improvisé. Pour évoluer dans l'improvisation, je me suis inspiré de la danse africaine et de ses acrobaties.

Sur VOCAbuLarieS, nous avons eu l'impression de faire voltiger nos voix du haut d'un grand trapèze surplombant le monde.














Be Happy!

Miss You

Commentaires

J'ai écouté la dernière vidéo : surprenant, envoûtant ; le public ne s'y trompe pas.

Ecrit par : monilet | 18 avril 2010

La démarche est vraiment fascinante !

Ecrit par : Anna Galore | 18 avril 2010

Un gros faible pour son interprétation de l'Ave Maria.

Ecrit par : Miss You | 19 avril 2010

Je l'ai écoutée aussi : quand même un peu répétitif :) .

Ecrit par : monilet | 19 avril 2010

Hier j'avais un peu de temps pour écouter, mais Deezer m'a jetée et ensuite le son m'a lâchée sur Youtube... Ce matin, pas le temps d'écouter ! J'ai la curiosité qui monte, qui monte !

anti

Ecrit par : anti | 19 avril 2010

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