28 mai 2010
Rétrospective Basquiat à Bâle
Amis helvètes, à vos baskets ;-)

La Fondation Beyeler
consacre jusqu'au 5 septembre 2010
une grande rétrospective à Jean-Michel Basquiat,
peintre américain né à Brooklyn le 22 décembre 1960,
à l'occasion du cinquantenaire de sa naissance.
Cette exposition est la première de cette envergure à être présentée en Europe.
consacre jusqu'au 5 septembre 2010
une grande rétrospective à Jean-Michel Basquiat,
peintre américain né à Brooklyn le 22 décembre 1960,
à l'occasion du cinquantenaire de sa naissance.
Cette exposition est la première de cette envergure à être présentée en Europe.

Issu de l’Underground new yorkais, Basquiat avait à peine 20 ans quand sa peinture expressive lui valut une notoriété mondiale. Les liens d’amitié qui l’unissaient à Madonna, Andy Warhol et Keith Haring sont légendaires.
Avant sa mort tragique et prématurée, il a créé une œuvre passionnée regroupant peintures, dessins et objets.

Dans ses compositions puissantes, inspirées par la musique, la bande dessinée et le sport, il associe des éléments de la culture quotidienne et de l’histoire culturelle.

Ses oeuvres sont marquées par l’intensité et l’énergie qui ont également défini sa brève existence.

Non content de créer en un temps record — huit ans seulement —, une oeuvre de grande ampleur, s’inscrivant ainsi dans la lignée d'Egon Schiele, Basquiat a également su imposer de nouveaux éléments figuratifs et expressifs, qui ont pris leur place à côté de l’art conceptuel et du Minimal Art dominants.
À 21 ans, il fut l’un des plus jeunes participants de la Documenta et un précurseur déterminant du courant des "Jeunes sauvages", ainsi que de l’art des années 90.

L’accueil enthousiaste réservé à ses oeuvres, en Europe surtout, lui a permis de percer aux États-Unis. L’ascension vertigineuse de ce jeune artiste, né d’une mère portoricaine et d’un père haïtien, en a scandalisé plus d’un dans son pays.

D’autant plus que Basquiat n’avait suivi aucune formation artistique et était issu de l’Underground new-yorkais. Il n’avait que 18 ans lorsqu’il couvrait déjà des murs d’immeubles de SoHo et des wagons de métro de ses graffiti sauvages, inspirés par la colère.

Ses images chargées de symboles exprimaient avec une grande énergie sa volonté de lutter contre le capitalisme, les inégalités et le racisme.

Il trouvait les sources d’inspiration de ses compositions hostiles à la hiérarchie et aux règles dans les bandes dessinées, les dessins d’enfants, la publicité ou le Pop Art, aussi bien que dans la culture aztèque, africaine, grecque, romaine et quotidienne.

Ses œuvres, bourrées de silhouettes squelettiques, de masques grimaçants et de pictogrammes, ont toujours été d’une actualité et d’une force explosive suprêmes.
Cette exposition en forme de rétrospective s’attache à réévaluer et à redécouvrir une des personnalités les plus fascinantes de l’histoire de l’art.

Une centaine d’oeuvres maîtresses provenant de nombreux musées américains et européens ainsi que de collections particulières permettront de reconstituer le parcours artistique singulier et l’importance de Basquiat dans l’histoire de l’art.

Le commissaire de cette exposition est Dieter Buchhart, qui a déjà été responsable de l’exposition "Edvard Munch" à la Fondation Beyeler en 2007 (Munch sur le blog "Edvard Munch ou l'anti-Cri")
L'Estate of Jean-Michel Basquiat à New York soutient cette exposition.
La deuxième étape de cette rétrospective, conçue par la Fondation Beyeler, sera le Musée d’art Moderne de la Ville de Paris, du 15 octobre au 30 janvier 2011.
Présentation de l’exposition signée moreeuw.com
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Diaporama Le Monde

« Je commence avec une peinture et je la termine.
Je ne pense pas à l'art quand je travaille.
J'essaie de penser à la vie ».
Jean-Michel Basquiat
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Diaporama Le Monde

« Je commence avec une peinture et je la termine.
Je ne pense pas à l'art quand je travaille.
J'essaie de penser à la vie ».
Jean-Michel Basquiat
Miss You
11:20 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : peinture, fondation beyeler, street art






Commentaires
Très curieux et dérangeant. Ça me fait penser à Henri Michaux : Misérables Miracles (la Mescaline).
http://www.culturesfrance.com/adpf-publi/folio/michaux/18.html
"Aux amateurs de perspective unique, la tentation pourrait venir de juger dorénavant l’ensemble de mes écrits comme l’œuvre d’un drogué. Je regrette. Je suis plutôt du type buveur d’eau. Jamais d’alcool.
Pas d’excitants, et depuis des années, pas de café, pas de tabac, pas de thé. De loin en loin du vin, et peu. Depuis toujours, et de tout ce qui se prend, peu.
Prendre et s’abstenir. Surtout s’abstenir. La fatigue est ma drogue, si l’on veut savoir."
"C’est un savoir qui est ainsi visé, le savoir d’un « infini turbulent » dont les « enseignants » seront les perturbations de l’esprit et ses dysfonctionnements. C’est aussi sans doute la recherche d’une libération de l’écriture, à un moment où précisément l’entreprise littéraire de Michaux se heurte à de nouveaux obstacles. Il écrit à Paulhan, en 1956 : « Quelle drogue prendre pour avoir l’écriture facile ? » La mescaline, où « le temps est immense », permet d’écrire dans l’« accélération fantastique » d’un autre tempo.
Suivront trois autres livres autour des drogues, des livres plus que jamais inclassables : L’Infini turbulent (1957), Connaissance par les gouffres (1961), Les Grandes Épreuves de l’esprit (1966). Faut-il considérer comme une étape essentielle ce qui ne fut peut-être qu’une parenthèse ? Souvent proches du traité ou de l’essai, suscitant une écriture sismographique libérée de tout dessein esthétique, ces « aliénations expérimentales » approfondissent sans doute les désirs essentiels de l’expérience poétique (échapper aux limites du moi, du corps, du temps et de l’espace). Mais la mescaline, reconnaît Michaux, « diminue l’imagination », elle est « ennemie de la poésie, de la méditation, et surtout du mystère ». Et puis, comme il le précise à la fin du « misérable miracle » : « Mettons que je ne suis pas très doué pour la dépendance. »"
anti
Ecrit par : anti | 29 mai 2010
Bonne tentation que cette exposition à la fondation Beyeler. Je passe à Bâle jeudi ....
Ecrit par : Colors on the road | 31 mai 2010
"Très curieux et dérangeant."
Incroyablement fort, poignant, pour moi. Le contraste entre le sombre de certains traits et la puissance de la couleur, le contraste entre certaines silhouettes enfantines et d'autres profils acérés.
Chaque toile, c'est le coup de poing dans l'estomac. Une forme de cri que je ne comprends pas forcément mais qui résonne longtemps.
" Je passe à Bâle jeudi ...." Tu nous raconteras si tu as le temps de voir l'expo. Bonne route à toi.
Ecrit par : Miss You | 31 mai 2010
Bon voyage m'sieur Colors !
Tu vas à Bâle qu'y m' dit
J'u'y dit qui, y m' dit toi
J'u'y dit moi, y m' dit oui
J'u'y dit non je veux pas,
C'est trop loin
Y m' dit bon
Et toi t'y vas qu'j'u'y dit
Y m' dit qui, j'u'y dit toi
Y m' dit moi, j'u'y dit oui
Y m' dit non j'y vais pas,
J'ai un rhume et j'ai froid
Alors on n'a pas dansé,
On est resté à parler
On n'a rien regretté
Y parait de toute façon
Que c'était à Bâle conG
anti doudou Renaud
Ecrit par : anti | 31 mai 2010
Magnifique exposition . Je ne regrette pas le détour malgré le papillon de 40 fr suisses sur mon pare brise en revenant.
Ecrit par : Colors | 10 juin 2010
Arffff, pas cool comme retour à la réalité :-(
Pour les Franciliens et visiteurs de passage à la capitale cet automne : "La deuxième étape de cette rétrospective, conçue par la Fondation Beyeler, sera le Musée d’art Moderne de la Ville de Paris, du 15 octobre au 30 janvier 2011."
Ecrit par : Miss You | 10 juin 2010
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