22 juin 2010

Les risques liés au dérèglement climatique bientôt cartographiés en France

draguignan.jpgUne nouvelle carte des zones dangereuses pour l'habitation en France va être élaborée d'ici 2011. Sa particularité : elle prendra en compte les risques nouveaux liés au dérèglement climatique. C'est ce qu'a annoncé Chantal Jouanno ce matin sur Radio Classique, à la suite de la catastrophe climatique qui s'est abattue sur le Var il y a quelques jours et qui a causé la mort de 25 personnes.

Voilà qui confirme la prise en compte au plus haut niveau de l'État de l'accumulation d'évènements climatiques de plus en plus extrêmes par leur intensité et leur dangerosité, tels que la tempête Xynthia et les inondations dans le Var.

L'État va élaborer une nouvelle cartographie des "zones très dangereuses" en France où toute nouvelle construction sera interdite, et qui intégrera de nouveaux risques, comme ceux liés au changement climatique.

La secrétaire d'État à l'Écologie a justifié cette nouvelle cartographie par le fait que les actuels Plans de Prévention des Risques (PPR) "sous-estiment le risque". Ils ont été "un peu trop négociés sur le terrain", a-t-elle lancé. Lundi déjà, Nicolas Sarkozy avait ouvertement déploré la mise en œuvre des PPR, affirmant que "cela fait des décennies que, dans notre pays, en vérité, on a joué avec la vie de victimes potentielles".

Mais "surtout, on n'a pas intégré certains risques, les changements climatiques qui font que, par exemple, en bord de mer, il va y avoir une élévation du niveau de l'eau", a poursuivi Mme Jouanno.

Le niveau des océans pourrait s'élever de quelque 50 centimètres d'ici la fin du siècle, selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, voire d'un mètre, selon des études récentes.

"Mais cela ne veut pas dire que l'on ne peut pas faire des choses simples et relativement efficaces. On peut ne pas se contenter d'utiliser les crues historiques, mais rajouter une marge de sécurité pour prendre en compte le changement climatique", estime Stéphane Hallegatte, chercheur au Centre international de recherche sur l'environnement et le développement.


Sources : AFP et AP
Photo : Christian Daures / AFP
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Commentaires

"On peut ne pas se contenter d'utiliser les crues historiques, mais rajouter une marge de sécurité pour prendre en compte le changement climatique", estime Stéphane Hallegatte, chercheur au Centre international de recherche sur l'environnement et le développement.

Non seulement on peut, mais je pense même qu'on doit. Refuser de les prendre en compte, les nier, serait pur aveuglement à mon avis.

Au moment des inondations survenues dans le Var, il y a eu plusieurs émissions TV intéressantes sur le sujet, les causes, les moyens d'action, de prévention, ... . Parmi les choses qui m'ont semblé particulièrement intéressantes, celle-ci : plusieurs spécialistes parmi les météorologues et architectes ont soulevé le fait que, dans le Sud de la France (et notamment le Gard), l'arrivée de nouveaux habitants en grand nombre a faussé un point essentiel dans la prévention et surtout la gestion des inondations.

En effet, ces nouveaux venus, contrairement aux "locaux" et aux anciens riches des expériences passées, n'imaginent pas combien la montée des eaux et/ou des fortes pluies peut être brutale (qui dit Sud, dit soleil, difficile d'imaginer qu'il peut y pleuvoir comme poing) et occupent l'espace habitable, en dépit du risque d'inondation potentiel.

Par exemple, ils s'évertuent à faire construire des résidences de plain-pied, alors que les maisons anciennes ont toutes au moins un étage. Cet étage, traditionnel, est à la fois refuge en cas de montée des eaux et lieu de vie.
Cette tradition de construction n'empêchera pas l'eau de monter, elle a en revanche le mérite d'éviter de tout perdre (y compris parfois la vie) quand c'est le cas.

D'après les spécialistes, il y a un vrai travail d'information et de prévention à faire auprès des nouveaux arrivants.

Ecrit par : Miss You | 22 juin 2010

Certes, mais déjà changer les comportements des politiques qui pour attirer qui des emplois, qui des revenus pour leur commune, et sans parler des pots de vin, acceptent de déroger ou appuient des dérogations aux règles de l'urbanisme qui existent déjà. L'épisode Xynthia a été une fois de plus révélateur à ce sujet, les crues du Var le seront également.
Mais n'ayez crainte, dans quelques mois les affaires reprendront de plus belle.
Dormez en paix braves gens.


Bonne soirée.


Jean

Ecrit par : Grosnounours | 27 juin 2010

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