13 juillet 2010

Au Sahel, la faim continue !

« La famine guette plus de 400.000 enfants du Sahel »



Etienne du Vachat, représentant d'Oxfam au Niger, alerte sur l'urgence de la situation dans le Sahel, où la famine guette dix millions d'Africains, dont de nombreux enfants qui risquent la mort.


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Crédit photo AFP



Depuis plusieurs mois, les ONG tentent de mobiliser la communauté internationale pour les populations du Sahel. Dix millions d'Africains y sont menacés par la faim, principalement au Niger, au Tchad et au Mali.

Avec le mois de juillet s'ouvre la période la plus difficile, dite de «soudure» : alors que les derniers stocks ont été épuisés et que les prochaines récoltes ne sont pas attendues avant l'automne, la nourriture va cruellement manquer.

Pour les ONG présentes sur place, comme la Croix-Rouge, Save The Children, ou encore Médecins sans frontières, l'aide a déjà pris beaucoup trop de retard.

«On va droit dans le mur, lançait la semaine dernière Gilles Marion, directeur d'Oxfam au Mali.

La situation, déjà extrêmement alarmante, va forcément devenir désastreuse.»

Rien que pour le Tchad, il manque encore 70 millions de dollars (55 millions d'euros) que les bailleurs de fonds ne se décident pas à débloquer, explique au figaro.fr Etienne du Vachat, représentant d'Oxfam au Niger :



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Commentaires

Pour tous, le nom "Sahel" est devenu un synonyme de sècheresse et de désertification. Pourtant, il y a encore quelques dizaines d'années, cette région était régulièrement irriguée par des moussons chaque été.

"Le monde a sous les yeux, depuis une trentaine d'années, l'exemple le plus édifiant des ravages que peut provoquer le réchauffement climatique. La sécheresse dans les pays du Sahel, en Afrique de l'Ouest, due à la raréfaction de la mousson africaine qui les irrigue chaque été, a durablement désorganisé la vie de ses habitants. Elle a modifié les paysages, rétréci considérablement le lac Tchad, tari certaines années le fleuve Niger à Niamey (Mali) et craquelé les sols. En fragilisant l'agriculture et la société rurale, elle a créé des migrations qui ont gonflé les flux vers le Nord ou pu contribuer à la déstabilisation politique de pays comme la Côte d'Ivoire."

Article paru dans Le Monde en février 2005. Depuis, ça n'a fait qu'empirer.

Ecrit par : Anna Galore | 13 juillet 2010

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