16 août 2010
« L’arbre »
Parmi les films en salles en ce moment, celui de Julie Bertuccelli me tente beaucoup.
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Réalisé par Julie Bertuccelli
Avec Charlotte Gainsbourg, Morgana Davies, Marton Csokas, (casting complet)

En Australie, Dawn et Peter vivent heureux avec leurs quatre enfants à l'ombre de leur gigantesque figuier.
Lorsque Peter meurt brutalement, chacun, pour continuer à vivre, réagit à sa manière.
Simone, la petite fille de 8 ans, croit que son père vit à présent dans l'arbre.
Un jour, elle initie Dawn à son secret...
Peu à peu Dawn retrouve des forces, un travail. Peut-être un nouvel amour ?
La vie reprend mais l'arbre devient envahissant : ses branches, ses racines, et même son peuple de grenouilles et de chauves-souris se lancent à l'assaut de la maison et menacent ses fondations !
Dawn n'a plus le choix : elle doit le faire abattre...
Ouverture et clôture
L'Arbre a été présenté en compétition au 63ème Festival de Cannes en tant que film de clôture. Le film a également ouvert le Festival de la Rochelle, la même année.

Genèse du film
La réalisatrice a toujours voulu adapter Le baron perché d'Italo Calvino, ce qui lui était impossible, étant donné que les droits étaient bloqués. Elle a donc continué à chercher une histoire avec un arbre, jusqu'à ce qu'elle découvre L’Arbre du père de Julie Pascoe qui a été une vraie révélation pour elle.
Une productrice australienne ayant déjà acheté les droits, il a fallu la contacter pour lui proposer une association autour du film.

Différence entre le documentaire et la fiction
Julie Bertuccelli confie : "Dans le documentaire, tout peut arriver, on ne peut pas tout prévoir, tout planifier. Je veux garder cette force et rester attentive à ce que la réalité nous offre. Lorsque nous étions en train de tourner sur la plage, nous avons entendu un bulletin météo annonçant une grosse tempête.
Nous avons donc décidé d’accélérer les prises de vue afin de retourner au plus vite près de l’arbre et de la filmer là-bas pour l’intégrer à la scène de la tempête, à la fin du film. C’est la même chose pour les scènes avec les enfants, quand on pouvait leur « voler » des moments imprévus, on n’a pas hésité."
Un tournage familial
En plus des cinq jeunes acteurs, il y avait énormément d'enfants sur le tournage: ceux de la réalisatrice, de Charlotte Gainsbourg, de l’équipe technique et des productrices.

Casting de Simone
Le casting de ce film a été très long et complexe, la production étant à la recherche d'une fille un peu garçon manqué et sauvage qui n'ait pas encore trop de bagage derrière elle.
Il a fallu donc auditionner plus de 200 fillettes avant de trouver une petite fille qui puisse porter un si grand rôle en la personne de Morgana Davies.
A la recherche de l'arbre perdu
D'après la réalisatrice, trouver le bon arbre a été la chose la plus importante mais aussi un sacré challenge pour l'équipe du film.
Tout d'abord, il y avait beaucoup de paramètres qui rentraient en jeu: il fallait une maison à bonne distance de l'arbre, quelques voisins et un paysage fort, mais il était surtout indispensable pour la réalisatrice que l'arbre soit vrai.
L'équipe du film a donc été priée de continuer les recherches pour trouver l'arbre parfait quitte, au pire des cas, à construire une maison et à créer un voisinage.

Adaptation
Le film est une adaptation du livre de Julie Pascoe intitulé L’Arbre du père.
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La critique du Point
Un arbre peut être un refuge, un baume à bien des souffrances.
C'est le cas de cet immense et majestueux flamboyant d'Australie, où une fillette découvre, après la mort brutale de son père, que son âme est nichée.
Devant la douleur muette de sa mère, elle décide de partager avec elle son secret.
Mais l'arbre continue de pousser et ses racines menacent de soulever la maison où toute la famille commence à peine à retrouver un équilibre.
Passée par un traumatisme similaire - la jeune réalisatrice française a aussi perdu son mari -, Bertuccelli a adapté un roman anglais de Judy Pascoe (L'Arbre de mon père, éditions 10/18) dont elle conserve le climat de réalisme magique.
Charlotte Gainsbourg était l'actrice idéale pour incarner cette mère flottante, passive, qui n'y arrive plus avec ses enfants.
Bertuccelli échappe à la lourdeur du symbolisme et parvient, sur un thème tragique, à nous emmener dans un conte délicat,
déphasé et parfois poétique.
Critique signée François-Guillaume Lorrain

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Bonne séance !
Miss You
11:15 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : films, arbres






Commentaires
Film très tentant sur un sujet grave traité avec beaucoup de sensibilité. Charlotte Gainsbourg y a l'air remarquable, comme toujours. La dernière photo est magnifique.
Ecrit par : valentine | 16 août 2010
Oui, en effet, le thème est vraiment intéressant.
Ecrit par : Anna Galore | 16 août 2010
Intéressant. Pour en savoir plus, je suis allée sur le site du film : http://www.larbre-lefilm.com/ qui est d'une richesse ! Le passage sur le choix de l'arbre y est très complet, c'est un régal (on ne peut pas faire de copier/coller) : à lire !
Valentine ? Il y a là : http://www.larbre-lefilm.com/pro.html des photos qui devraient te faire chavirer.
Même si je me régale des yeux, je ne pense pas que j'irai voir ce film, je ne suis pas du tout prête à me plonger dans 1 h 40 de détresse suite au décès du père.
anti
Ecrit par : anti | 16 août 2010
Le thème est terriblement triste mais je suis curieuse de voir comment il est traité dans ce film.
Et puis aussi cet arbre comme un espoir, comme un refuge, ça me plait a priori. Sans doute parce que je trouve toujours beaucoup de force dans le toucher d'un arbre, en suivant son écorce du bout du doigt comme autant de sillons de vie.
La petite fille qui joue Simone, Morgana Davies, est bluffante dans la bande annonce et les extraits. J'ai envie d'en découvrir plus.
Ecrit par : Miss You | 16 août 2010
C'est vrai Anti, les photos sont très belles mais je ne me sens pas non plus le courage de me plonger dans l'univers de ce film.
Ecrit par : valentine | 17 août 2010
D'autant plus que l'arbre, si j'ai bien compris, devient menaçant et il faut l'éliminer donc tuer, en quelque sorte, une deuxième fois le père. Même si je suppose qu'il s'agit d'une métaphore du deuil, tsss... non.
anti
Ecrit par : anti | 17 août 2010
J'ai commandé le livre... l'écriture m'attire... on verra. En plus l'image dans l'édition que j'ai choisie (sur Amazone ) est très belle.
Je vous dirai mon ressenti.
Ecrit par : Kathy Dauthuille | 20 août 2010
Je ne pense pas réussir à voir le film avant de partir.
Sera-t-il encore à l'affiche à mon retour ? J'en doute.
Je serai curieuse de ton avis Kathy.
Ecrit par : Miss You | 20 août 2010
Je viens de finir la lecture du livre ; l'écriture est très intéressante car on est toujours sur une marge qui est dans le fantastique. Les mondes de la vie, des rêves, des regrets, des désirs se mélangent et donnent une impression parfois confuse. Mais comme l'écrivain est dans la peau d'une enfant, on comprend comment ces mondes peuvent s'interpénétrer et donner un contexte d'hallucinations, presque à la Don Quichotte.
Ecrit par : Kathy Dauthuille | 07 octobre 2010
Merci Kathy !!
"L'arbre" est sur la liste de mes "à lire".... Maintenant, il me faut juste être patiente.
Ecrit par : Miss You | 08 octobre 2010
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