31 août 2010

Un bain de jouvence pour Vénus

Une nouvelle comme je les aime et l'occasion de revenir sur l'histoire de cette statue célèbrissime.


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Au Louvre,

la Vénus de Milo retrouve sa splendeur d'origine.

Sans perdre de ses mystères.





Incontestable victoire d'étape pour Vénus !

En changeant, encore une fois, de salle à l'occasion du réaménagement partiel du département des Antiquités grecques et romaines du Louvre, la Vénus de Milo vient de marquer un point contre sa grande rivale, la Joconde, l'autre star du Louvre.

Resplendissante sur un fond de marbre coloré, l'effigie grecque en jette.

Pomponnée, nettoyée, sa peau en marbre de Paros ayant retrouvé sa blancheur originelle, Vénus donne le sentiment de sortir de son bain.
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Même si ses formes généreuses ne correspondent plus aux canons de notre époque - Karl Lagerfeld n'en voudrait pas dans un de ses défilés -, Vénus est plus rayonnante que jamais.

Peu de statues "tiennent" en sa compagnie, explique-t-on au Louvre.

En dépit de la chaleur, les foules qui tournent autour du marbre le plus célèbre de la planète se régalent de ses seins que ne dissimule aucun chiton, apprécient ses hanches un rien massives, sur lesquelles une tunique semble glisser.

En 1964, alors qu'elle voyageait au Japon où l'incorrigible André Malraux l'avait expédiée, les vibrations du navire transporteur avaient détérioré la robe de Vénus, qui avait perdu quelques plis au passage...

Il avait fallu envoyer d'urgence deux marbriers du Louvre à Tokyo pour reconstituer le drapé.

La dernière restauration a donc été effectuée avec un soin tout particulier sous l'oeil d'une commission spécialisée.

Le dos de la statue a été débarrassé des auréoles laissées par toutes sortes de savons et de produits utilisés pour les moulages depuis le XIXe siècle.

Toilette réussie : apparemment, ses derniers bains et les nouvelles pommades n'ont pas laissé de traces sur le corps de Vénus, contrairement au pauvre "Gladiateur Borghèse", dont l'épiderme a l'air bien vérolé...


Dénichée par un paysan grec

Vénus, elle, faut-il le préciser, a bénéficié des derniers progrès de la médecine. Son corps de marbre a été passé aux rayons gamma.

Une endoscopie - doucement invasive, que l'on se rassure : par un canal de coulée datant de l'Antiquité - a permis de vérifier le bon état de ses articulations, plus exactement, la qualité des goujons de métal qui tiennent ensemble les deux parties composant la statue.

Au passage, on a découvert un petit papier portant la signature d'un marbrier du Louvre, Libeau, auteur d'une restauration datée de 1936 que l'on n'avait pas vraiment enregistrée.

Mais il en va des statues comme des hommes : les progrès de la technique ne suffisent pas toujours pour poser un bon diagnostic. En dépit d'un long séjour en observation et de l'endoscopie, Vénus conserve une partie de ses mystères.

Certes, plus personne ne songe à l'attribuer à Praxitèle ou à Phidias, comme certains le firent dans l'enthousiasme de sa découverte en 1820 sur l'île de Milos, dans les Cyclades.
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On est sûr, aujourd'hui, que la déesse est bien une production hellénistique datant de la fin du IIe siècle avant Jésus-Christ (130-100), mais on ne sait toujours pas si c'est une déesse de l'Amour ou une Amphitrite.

De la même façon subsistent des doutes sur ce qu'elle faisait de ses bras. Tenait-elle un miroir ? un bouclier ? une couronne ? S'appuyait-elle sur un pilier ?

Dénichée par un paysan grec, acquise in extremis par des marins et des diplomates français alors qu'elle était déjà embarquée sur un navire turc à destination de Constantinople, Vénus avait été retrouvée en compagnie d'un morceau de plinthe qui portait une signature à moitié lisible.

Cette pièce de marbre a disparu.

Dans sa grotte des Cyclades, Vénus gisait avec d'autres éléments sans doute réunis par un chaufournier.

En lieu et place d'un musée, Vénus aurait pu, comme de nombreuses antiques, tout aussi bien terminer sa carrière dans un four à chaux...







Miss You

Commentaires

C'est bien, mais perso je trouve que sa grande rivale c'est la victoire de Samotrace; pas la Joconde.. m'enfin.. on pense comme on veut, hein? ;-)

Ecrit par : sapolibertille | 31 août 2010

Je suis assez d'accord avec toi, la Joconde me laisse de marbre.

Ecrit par : Miss You | 31 août 2010

MDR!!!
T'as raison elle a qu'à aller se faire 'rfaire la peinture..

Ecrit par : sapolibertille | 31 août 2010

;-)

Ecrit par : Miss You | 31 août 2010

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