25 septembre 2010

« Living roomS » de Soon-Young Lee

Parmi les découvertes et rencontres très sympas faites hier soir à Art Nîm, il y avait la Galerie virtuelle Zina Art Services qui met à l’honneur la photographe coréenne, Soon-Young Lee.


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L’artiste installée à Paris place ses travaux au sein de lieux du quotidien, dans des intérieurs patinés.

Soon-Young Lee reconstitue sous forme de maquette des pièces de maisons imaginaires avant d’y parsemer des signes de vie.

La végétation explose au coeur de la maquette et de la photographie.

Si la chambre est cosy, le salon délicat, leur cohabitation avec une nature luxuriante crée des scènes surprenantes et étranges, fantastiques, oniriques.



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Big Fish




Est-ce qu’on peut rêver sans sommeil ?


La série des photographies « Living RoomS »de Soon-Young Lee est constituée de deux actes de création déterminants : la sculpture et la photographie.


Soon-Young Lee commence par façonner un lieu, une scène.

Elle crée des intérieurs, comme une femme amoureuse qui travaille l’édifice de son amour. La taille réelle des objets est réduite à l’échelle d’un douzième. Un humain de 1m 69 cm prend une taille d’à peine 14 cm pour déambuler dans ses intérieurs.

L’artiste domine donc la scène, comme un empereur ou un roi place ses soldats de plombs sur des champs de bataille fictifs, mais futurs, et joue très sérieusement tous les combats qui pourraient advenir.


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Dreaming Wall B



La femme amoureuse’ déchaîne ensuite une force mystérieuse. Elle crée, joue des scènes qui nous provoquent dans notre perception du monde.

Les intérieurs si joliment décorés basculent : elle casse les murs et fait rentrer des arbres dans le salon « Dreaming walls A/B » ; la table de réception, avec la jolie nappe blanche des grands jours s’enfonce dans la boue « Jungle Room/Swamp » ; les murs commencent à saigner « Jungle Room/Waiting » ; les animaux changent de taille, de forme, traversent le mur « Jungle Room/Swamp ».

L’ordre apparent des choses bascule dans un chaos dont nous ignorons les conséquences.

Dans ces lieux il n’y a pas de victimes. L’homme n’est pas englouti par la boue. Il n’est pas non plus un mutant, comme le tigre et le léopard dans « Jungle Room/Rainworm».

Il est tout simplement absent dans ces intérieurs. Mais multiples sont les objets témoins du passage humain : chaussure, livres, tableau de famille… .


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Le deuxième acte est la prise de photo.

L’activité frénétique de construction s’arrête, la nuit arrive, Soon-Young Lee se pose, se recule, désigne une lumière à la scène, et gèle le dernier moment de vie de sa maquette dans l’éternité de la photographie. (Il n’y a pas, à postériori, de rajouts en numérique.)

Les photographies nous laissent dans le doute sur ce que nous voyons : un lieu réel à échelle humaine ?

Le but n’est pas de créer une tromperie mais de construire un jeu sur le réel et ses possibles et ses imaginables.

L’appareil photographique a fait son travail, il a volé un moment au temps réel.




Miss You

Commentaires

Pourquoi pas? La démarche est amusante. Des maquettes qui ressemblent à des maisons de poupées........

Ecrit par : valentine | 25 septembre 2010

;-)

Ecrit par : Miss You | 25 septembre 2010

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