27 septembre 2010

Le premier miel des sentinelles




Une ruche destinée à étudier les abeilles

a donné du miel pour la première fois...



Quelque 30.000 abeilles ont élu domicile rue de Grenelle, en plein quartier des ministères, dans le 7e arrondissement de Paris. La première récolte de miel de la ruche « Abeille sentinelle de l’environnement » a eu lieu le 25 septembre sur les toits de Natureparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France.

Près de 45 kilos de miel seront mis en pot grâce à la pollinisation des acacias et tilleuls bordant les boulevards, mais aussi des fleurs des jardins et parcs: « Les villes sont un réservoir de nourriture pour les abeilles, car le fleurissement y est assuré de mars à octobre grâce au travail des jardiniers », explique Stéphanie Lux, directrice de Natureparif.


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(Crédit photo Natureparif)



Un miel « bio »
Dans ce miel parisien, aucune trace de pollution, assure Claude Cohen, Président de l'Association des apiculteurs d’Ile-de-France : la ville de Paris n’utilise pas de pesticides pour entretenir ses arbres et ses parcs. Aucune trace de métaux lourds ou de gaz polluants non plus, les fleurs ayant souvent un mécanisme naturel de protection qui permet aux abeilles de butiner « bio ».

« C’est un très bon miel », commente l’apiculteur en collectant les hausses, ces « tiroirs » d’alvéoles dans lesquels les abeilles s’abritent et stockent leur nourriture pour l’hiver. C’est le surplus de réserves que les apiculteurs prélèvent pour en faire du miel, mais aussi de la cire.



L’« Observatoire » des abeilles pour étudier la biodiversité
Ce miel ne sera pas vendu, l’objectif de la ruche étant de faire connaître l’Observatoire francilien des abeilles. « En analysant 120 miels d’Ile-de-France, on va étudier le lien entre l’alimentation et la santé des abeilles. Une abeille bien alimentée, avec une grande variété de pollens, résiste mieux aux agressions », explique Stéphanie Lux. Une diversité que les abeilles peinent à trouver dans les campagnes où la monoculture et les pesticides causent la perte de 300.000 à 400.000 ruches par an selon l'Unaf, l’Union nationale de l’apiculture française


L’opération « Abeille sentinelle de l’environnement » devrait permettre d’étudier l’évolution des espèces végétales que les abeilles pollinisent, et surtout de rappeler que ces insectes menacés de disparition assurent la reproduction de près de 80% des plantes sur la planète, dont 35% de notre alimentation. En France, 2.000 à 3.000 apiculteurs cessent leur activité chaque année, signe de la raréfaction de ces insectes sans qui l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre, si l’on croit la phrase attribuée à Albert Einstein.





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Commentaires

J'ai récolté le miel pour la première fois il y a quelques semaines chez mon voisin préféré. Il m'a montré comment extraire les cadres sans blesser les abeilles, comment ôter la pellicule de cire puis les mettre dans la centrifugeuse... Nous avons fini poisseux et heureux, j'ai adoré ça.
Du coup je pense installer une ruche dans le verger au printemps, et il va m'aider à capturer un essaim.
Bientôt le miel d'Adele !

Ecrit par : Adele Riner | 29 septembre 2010

Mmmmm, ça fait rêver Adele, ça doit être une expérience géniale, tout en bruissements et en parfums.

Avec une ruche, sais tu quelle quantité de miel tu peux espérer récolter ?

J'ai découvert il y a peu de temps que certains apiculteurs de plaines de la région d'Aix emmènent les ruches en transumance dans les alpages ou sur le plateau d'Albion. Les ruches sont transportées par camions ou en trains (selon les distances à parcourir) en fin de nuit quand les abeilles dorment encore ; après un petit coup de fumée, les sorties de la ruche sont momentanément scotchées pour éviter que les abeilles s'enfuient de stress pendant le transport, puis ré-ouvertes dans un nouveau décor, de nouveaux prés ou abords de forêt.

Ecrit par : Miss You | 29 septembre 2010

Ca doit être une très belle expérience, en effet. Tiens-nous au courant des suites !

Ecrit par : Anna Galore | 29 septembre 2010

"et il va m'aider à capturer un essaim."

Dit comme ça, au saut du lit, le premier café pas encore vraiment avalé... c'est juste. En tout cas, si vous cherchez un essaim sauvage des Cévennes, j'ai un plan. A la mer des rochers, dans un aven duquel je ne voulais pas sortir, Gwladys me sort mi-peureuse (vicelarde en fait), mi-morte de rire : "Maman ? Y'a plein d'abeilles à côté de ta main... On devrait pas rester là" " Oui, bien sûr ma chérie..." Et de fait, j'avais la main juste à côté de l'entrée d'un nid d'abeilles dans un creux de rocher... et on est parti ;-)

"L’opération « Abeille sentinelle de l’environnement »"
Très intéressant comme projet.

anti

Ecrit par : anti | 29 septembre 2010

"L’opération « Abeille sentinelle de l’environnement »"
Très intéressant comme projet.

Oui :-) A suivre de près.
Je trouve déjà impressionnante la qualité de ce miel "de ville" quand on pense aux dommages parfois irrémédiables que les insecticides ont causé (et continuent parfois de causer) dans les ruches à la campagne et en montagne.

Ecrit par : Miss You | 29 septembre 2010

Tiens, ça me fait penser à un sujet passé ce matin sur Télé-Matin : pourquoi les fillettes ont-elles leur puberté de plus en plus tôt ? L'âge moyen était de 17 ans au 19e siècle, 14 ans dans les années 60, moins de 12 ans aujourd'hui et ça ne semble pas se stabiliser puisqu'un nombre croissant de gamines ont les seins qui se mettent à pousser dès l'âge de 8 ans.

Réponse : les pesticides, encore eux, mais aussi les additifs chimiques présents dans les boîtes de conserves ou les bouteilles en plastique et le bisphénol A sur les tétines des biberons. Ils ont tous une propriété en commun récemment mise en évidence, celle de stimuler la production d'œstrogènes (les hormones féminines), et cela dès le stade du fœtus. Ça fait peur.

Ecrit par : Anna Galore | 29 septembre 2010

"Je trouve déjà impressionnante la qualité de ce miel "de ville""
Perso, je n'ai aucune idée de ce que produit une ruche en moyenne, ni combien d'abeilles il y a par ruche, alors 45 kg pour 30 000 abeilles, ça ne me parle pas. Faudrait avoir l'avis d'un api ou d'une api (spa Sabine ;-))

J'en profite pour ajouter le lien vers la note que j'avais faite suite au voyage de Sapotille dans les Alpes, "Joseph Faure : happy Culture !"

http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/archive/2009/08/31/joseph-faure-happy-culture.html

Syl des Bois ? Si tu passes par là : tu te rappelles des seaux de miel qu'on s'enfilait petites ? Des kilos de miel à la cuiller à soupe...

anti

Ecrit par : anti | 29 septembre 2010

"Ils ont tous une propriété en commun récemment mise en évidence, celle de stimuler la production d'œstrogènes (les hormones féminines),"

Ah ben voilà pourquoi je suis aussi plantureuse qu'une planche à repasser ! Élevée aux légumes du jardin la Anti ! Mdrrr !

Bon, sérieusement, il y a encore eu un pb en Chine dernièrement avec le lait qui faisait pousser les seins aux bébés... quand on pense qu'n groupe chinois est prêt à racheter nos choco BN, ça fait encore plus peur.

anti

Ecrit par : anti | 29 septembre 2010

J'en profite pour ajouter le lien vers la note que j'avais faite suite au voyage de Sapotille dans les Alpes, "Joseph Faure : happy Culture !"

Merci ! Je l'ai ajouté dans la note aussi.

Ecrit par : Miss You | 29 septembre 2010

Bravo Adele! si tu veux un essaim sauvage de Seine et Marne, quand tu auras appris à les récolter, passe chez moi.. j'en ai deux ou trois et sinon je les files à l'apiculteur du coin..

Merci les filles pour le rappel de s moments merveilleux passés en compagnie de Josph Faure..un pur régal!

Ecrit par : sapotille | 29 septembre 2010

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