04 novembre 2010

Helena Rubinstein, une pionnière redécouverte

couv.jpg
Lire la Préface


Découvrir le site accompagnant le livre
sur lequel se trouvent
des informations et des documents complémentaires
(vidéos, photos, interviews etc)




En découvrant la dernière publication de Michèle Fitoussi, j’ai eu un double coup de cœur.

D’abord, le plaisir de retrouver un auteur dont j’ai dévoré, dans des genres tout à fait différents, « Le ras-le-bol des superwomen » il y a fort longtemps, puis, plus tard « La Prisonnière », livre absolument poignant qu’elle a coécrit avec Malika Oufkir.

Ensuite, la découverte d’une femme, Helena Rubinstein, au parcours impressionnant, dont le nom n’était pour moi qu’une marque de cosmétiques, et qui en réalité fut à l’origine de bien des bouleversements dans le quotidien des femmes, en matière de soins et de beauté.

Quelques mots sur l’une, puis sur l’autre, de ces deux femmes.





*
**


L’auteure :
Michèle Fitoussi


Après avoir passé les cinq premières années de sa vie sous le soleil de Tunis, Michèle Fitoussi s'envole pour Paris où elle s'installe, avec ses parents, tout près de la Tour Eiffel. Nous sommes au début des années 60, et la jeune fille développe rapidement une grande aisance pour les lettres.

Elle entre alors à Sciences Po, pour préparer son avenir et assouvir son désir de devenir à la fois journaliste et écrivain. Après quelques petits boulots et de nombreux voyages - en Amérique notamment - Michèle Fitoussi décroche un poste chez Elle. Là, elle s'épanouit et multiplie les articles.

michelefitoussi.jpg


En 1987 sort son premier roman, 'Le Ras de bol des Superwomen', dans lequel elle raconte son quotidien entre activités professionnelles et domestiques et qui se classe comme un best-seller. Elle rencontre à nouveau le succès avec 'Lettre à mon fils' en 1991, et révèle un aspect plus intime et sensible de sa plume.

Suivent d'autres ouvrages comme 'Un bonheur effroyable' (1995), 'Des gens qui s'aiment' (1997), 'La Prisonnière' en 1999, traduit dans près de trente langues et fruit de sa collaboration amicale avec Malika Oufkir, ou encore 'Victor' en 2007, récit drôle et mordant.

Femme talentueuse et bien dans son époque, Michèle Fitoussi a réussi le pari de conjuguer la vie comme elle l'entend.


Portrait signé Evene




*
**
*



Le personnage du livre :
Helena Rubinstein




Toutes les femmes connaissent cette marque de cosmétiques et son logo HR.

logohgn.jpg



Mais saviez-vous qu’ Helena Rubinstein fut aussi l’inventrice de nombreuses innovations du monde de la beauté, grâce à ses relations avec de nombreux scientifiques et grâce à l'écoute de ses clientes :
rubinsteininlab.jpg

• En 1902, elle invente le concept de cabine et des salons de beauté.
• En 1910, elle dresse la classification des types de peau.
Elle fut la première à énoncer le principe que tous les types de peau ne pouvaient être traités de la même manière :
un concept qui semble banal aujourd’hui, mais qui était complètement novateur à cette époque.
• Elle fut la première à penser que le premier soin de base était l’hydratation de la peau,
à imaginer d’utiliser le lait comme émulsion légère.
• Elle fut la première à mettre sur le marché un autobronzant.
• Elle a inventé le tube de mascara qui a révolutionné le maquillage des cils.
En 1939, elle invente le mascara waterproof et en 1958 le mascara automatique « Long Lash ».
• Elle fut encore la première à mettre en avant le lien essentiel entre alimentation – nutrition - beauté.
• Elle créa le marketing évènementiel, lorsqu'en 1939,
elle présente son nouveau « mascara waterproof cake »
lors d'un ballet aquatique et
lorsqu'en 1941 à New York, pour le lancement de son troisième parfum, « Heaven Sent »,
elle organise un lâcher de 5 000 ballons avec des messages et des échantillons.
• Vers 1944, elle créa des « Beauty classes »
pour enseigner les gestes de soins et de maquillages, affirmant :
« Il n'y a pas de femmes laides, il n'y a que des femmes paresseuses ».

(Wiki)







*
**
*


Un destin assez incroyable
(extrait de l’article du Point)



helenarubinstein2.jpg
La future "impératrice de la beauté" (selon Cocteau) était née en 1872, dans une famille pauvre de Kazimierz, le faubourg juif de Cracovie. Aînée de huit filles, dès l'enfance elle trime et ne songe qu'à s'en sortir.

A 24 ans, elle choisit l'exil en Australie. Dans son bagage, un don de sa mère, douze pots d'une crème de beauté. Les premiers temps sont épouvantables. Petits boulots pas ou peu payés, elle étouffe mais elle persévère, rien ne décourage ce bout de femme (1,47 mètre) à la volonté d'acier.

Surtout, elle a une idée : apprendre aux Australiennes à soigner leur peau. Le soleil, voilà l'ennemi, l'hydratation, voilà le remède.

Elle travaille sur la formule de la fameuse crème, convainc enfin une lady. En 1902, elle ouvre un institut de beauté à Melbourne. Succès colossal.

Les féministes s'entichent de cette Helena qui ose clamer que "la beauté, c'est le pouvoir".

Reste à conquérir l'univers, ce qu'elle va faire au pas de charge. Londres, Paris, New York... Helena multiplie les instituts et les produits, peaufine ses méthodes (hygiène, gymnastique, usage du vibromasseur, recours à la chirurgie...), ne plie jamais.

Elle amasse une fortune gigantesque, collectionne les toilettes, les bijoux et les oeuvres d'art et travaille comme une forcenée jusqu'à sa mort en 1965.

Cette médaille a son revers : Helena Rubinstein était aussi un tyran. Manipulatrice, excessive en tout, elle martyrisait ses collaborateurs et sa famille.

Folle amoureuse de son premier mari, un dilettante volage, elle le quitta pour épouser un prince géorgien, un dandy de vingt-deux ans son cadet.

hrpeinture.jpg


Celle que l'on n'appela jamais que "Madame" était une tigresse dans "la jungle rose" (selon Time), détestant furieusement ses concurrents et mentant avec la même ardeur.

Mais que d'intuitions géniales ! Innover fut sa loi, mêler la science et la beauté sa règle. Une énorme industrie vit aujourd'hui sur ces principes.

Quant aux femmes, ne serait-ce que pour l'invention du mascara automatique (un petit tube avec un applicateur de métal intégré dont les fines rainures gravées favorisaient une application précise), qui dira ce qu'elles doivent à "la petite lady de Cracovie" ?



Article signé par Marie-Françoise Leclère
pour Le Point



hrmontage.jpg



*
**
*
A lire aussi :



La critique du Monde sur le livre

*

Une interview de Michèle Fitoussi à Vogue

*

Le site de la Fondation Helena Rubinstein


**
*


"My fortune comes from women
and should benefit them and their children,
to better their quality of life.
"
(Helena Rubinstein)



Miss You

Commentaires

Bonjour,
Je ne trouve pas d'email où vous contacter, je me permets donc de laisser un commentaire ici.
Merci d'abord pour votre article. Voici une info qui peut vous intéresser, ainsi que vos lecteurs : il y a un site qui accompagne le livre où vous pourrez trouver tout un tas d'informations et de documents complémentaires au livre (vidéo, photos, interviews etc).
Voici l'adresse : www.helenarubinstein-lelivre.com
Sur ce site, le 12 novembre à 16h aura lieu une rencontre avec Michèle Fitoussi à laquelle les internautes sont invités à participer en envoyant leurs questions (au préalable ou en direct).
Cette rencontre maquera le début d'autres rencontres hebdomadaires avec des femmes prestigieuses telles que Nathalie Rykiel, Bettina Rheims ou Isabelle Autissier.
Si vous souhaitez plus de renseignements, n'hésitez pas à me contacter.
à bientôt !

Ecrit par : Stéphanie | 04 novembre 2010

Merci Stéphanie pour votre commentaire et le lien vers le site www.helenarubinstein-lelivre.com .
Je l'ajoute de ce pas à la note elle-même :-)

Ecrit par : Miss You | 04 novembre 2010

Écrire un commentaire