16 novembre 2010
La magie puissante et douce du foyer
Ce lundi a été un de ces jours où les moments qu'on se réserve pour souffler un peu sont précieux. Une journée avec des coups d'accélérateur entrecoupés de pauses inattendues. Une sensation de jongler avec des sujets dont la complexité requiert une attention totale, avec, quand le soir s'avance, une fatigue dont on ne comprend pas trop d'où elle vient - après tout, on est resté vissé à son fauteuil dans un bureau.
Et, au moment où je prenais la route du retour à la maison, des embouteillages en béton massif (pourquoi ? parce qu'il a plu ?), à traverser mètre après mètre, tout en tenant un dernier rendez-vous téléphonique d'une heure avec des gens qui, eux, étaient en pleine forme parce qu'ils commençaient à peine leur journée à plusieurs milliers de kilomètres de là.

Ca devait être un jour particulier puisque pour Anti, c'était pareil. Elle a été prise par dix mille trucs, entre devis à envoyer, corrections finales du livre sur Jonas avant le lancement de son impression, réception du four neuf livré et posé par notre nouveau copain réparateur-vendeur d'électroménager, cours de piano avec Ilona, discussion au téléphone avec son imprimeur...

Et puis, comme chaque soir, tout s'est posé et tout s'est régénéré par la magie puissante et douce du foyer. En français, le mot foyer désigne à la fois la structure familiale, l'endroit où brûle le feu, la source d'où rayonne l'énergie, le point focal où converge toute la lumière, le lieu où tout devient net, l'abri où on se réfugie.
Très belle journée à vous

08:30 Publié dans Accueil | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note






Commentaires
"des embouteillages en béton massif"
Oui, je crois avoir rarement vu ça à ce point ici, mais le bon côté c'est tout le temps laissé pour contempler un ciel, des ciels, FA-BU-LEUX. Autant de cadeaux du ciel comme le montrent si bien ces photos.
Un truc rigolo que je remarque assez souvent : quand je prends une photo du ciel en ville en voiture (à l'arrêt, heinG, ... enfin la plupart des fois) ou à pied, les gens alentour s'étonnent, se demandent ce que je peux bien photographier, puis découvrent les couleurs du ciel. Je trouve ça un peu dommage qu'ils n'aient pas prêté plus d'attention que ça avant à un tel spectacle.
Ecrit par : Miss You | 16 novembre 2010
Le foyer qui regénère, y a que ça de vrai!
Ecrit par : valentine | 16 novembre 2010
C'est fantastique la définition du mot "foyer", que de notions s'y rejoignent ! C'est un BEAU mot.
Ecrit par : Kathy Dauthuille | 16 novembre 2010
"La magie puissante et douce du foyer"
Foyer/demeure, des mots qui m'évoquent toujours une même phrase : "Hathor - Son nom signifie « Demeure du dieu Horus » c'est-à-dire l'épouse du dieu-faucon. J'aime, dans le mot "demeure", l'idée de l'ancrage et du temps qui passe, alliant douceur et fermeté.
"Ce n'est parce qu'on se concentre qu'on ne doit faire qu'une seule chose à la fois."
Absolument ! Tu sais que tu me plais petiteuh ? Et d'ailleurs, je vais de ce pas faire autre chose ;-)
A plus tard,
anti
Ecrit par : anti | 16 novembre 2010
Les photos sont magnifiques !
Ecrit par : Zaza | 16 novembre 2010
elle est partie avec le manuscrit sous le bras dans son nouveau lieu de travail favori : la baignoire. Au moins, là, aucun risque d'interruption en plein milieu et, en plus, un bain c'est quand même idéal pour se détendre instantanément et se vider la tête.
AH!!! justement! quelle coïncidence! j'ai installé ma planche favorite pour pouvoir aussi travailler "à la Marat".. signe qu'on vient d'entrer en phase de froidure en ce qui me concerne..
.. et puis dans foyer il y a FOI (y valant double i..)
Ecrit par : sapotille | 18 novembre 2010
La Maison de Dieu d'autre Foi (Foi hier) serait-elle remplacée par notre propre maison (Foyer) ?
"j'ai installé ma planche favorite pour pouvoir aussi travailler "à la Marat"."
Sympa mais flippante image. J'allais te dire que je préfère "à la Flaubert" qui lisait à voix haute dans sa baignoire pour mieux entendre la sonorité des phrases mais je viens de voir que lui aussi est mort dans son bain... Bon, à la Cloclo, ça le fait pas non plus...
anti
Ecrit par : anti | 18 novembre 2010
« Bouvard et Pécuchet », Gustave Flaubert.
« Des savants prétendent que la chaleur animale se développe par les contractions musculaires, et qu'il est possible en agitant le thorax et les membres pelviens de hausser la température d'un bain tiède. Bouvard alla chercher leur baignoire, et quand tout fut prêt, il s'y plongea, muni d'un thermomètre. //Bouvard sentait un peu de fraîcheur.
-"Agite tes membres !" dit Pécuchet. _
Il les agita, sans rien changer au thermomètre ;
- "c'est froid, décidément." _
-"Je n'ai pas chaud, non plus" reprit Pécuchet, saisi lui-même par un frisson "mais agite tes membres pelviens ! agite-les !" _
Bouvard ouvrit les cuisses, se tordait les flancs, balançait son ventre, soufflait comme un cachalot ; -- puis regardait le thermomètre, qui baissait toujours.
-"Je n'y comprends rien ! Je me remue, pourtant !"
-"Pas assez !" _
Et il reprenait sa gymnastique. _
Elle avait duré trois heures, quand une fois encore il empoigna le tube. _
-"Comment ! douze degrés! Ah! bonsoir ! Je me retire !" . »
Ecrit par : anti | 19 novembre 2010
Écrire un commentaire