22 novembre 2010
Coup de coeur à Yves Henry
Un grand coup de cœur hier lors de « Thé ou café », en découvrant les toiles d’un peintre, Yves Henry, qui est aussi collagiste (fortes pensées pour eMmA) et sculpteur.
Dans ses créations, il y a absolument tout ce que j’aime !
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"Waiting"
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"Waiting"
Yves Henry, est né en 1950, designer d’intérieurs de profession, artiste dans l’âme, il rêve de peindre depuis son plus jeune âge, il faudra attendre 50 ans pour que le rêve se réalise.
En 1995, Yves Henry commence ses premières toiles, passionné par le Pop Art, il remet au goût du jour le cut out (collage d’images) qu’il accompagne de messages qui traversent toute la toile.
Ensuite il utilise des objets qu’il peint et détourne de leur contexte et c’est à ce moment qu’Yves Henry met au point ses peintures en trois dimensions.

"Brand new start"
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Henry vu par... Yves Henry
Quand les clients viennent à mon atelier, dans une galerie ou à l'occasion d'un salon d'art contemporain, ils font pratiquement toujours la même remarque : "c'est le même peintre qui a créé tout cela !" Ils sont étonnés par la diversité de mon art. Je peins comme j'ai envie, comme je le ressens sur le moment, en suivant mon inspiration, je ne peins pas un tableau, je peins, tout simplement.
Au départ je n'ai aucune idée précise, ou du moins si j'en ai une, elle change pratiquement tout le temps en cours de route, selon mes taches de couleurs, mes traits, mes reliefs, mes courbes, mes jets de peintures, mes essuyages, mes réussites, mes erreurs, mes idées, mes hésitations. Je découvre mon œuvre au fur et à mesure que je travaille, quel bonheur souvent, quelle douleur parfois.

"Help 3"
Ma principale préoccupation est la couleur, le sens du beau, du simple à regarder. Je ne cherche pas à ce que mon art dérange et interpelle, je souhaite qu'il fasse plaisir et apaise.
J'essaye de ne pas laisser trop transparaitre ma personnalité dans mon travail, pour laisser un peu de place aux autres, pour qu'ils puissent également rentrer dans la toile, lui faire dire ce qu'ils voient ou même leur laisser le choix de ce qu'ils veulent lui faire dire.

"Fly with me"
C'est le coté vivant de l'abstrait. Je ne veux pas m'imposer tout seul sur les murs de mes acheteurs, je souhaite simplement partager leur amour de l'Art, et d'une certaine façon renter chez eux, participer si possible un tout petit peu à leur vie. Que l'on parle un peu de moi, que l'on pense un peu à moi ! Quel bonheur si parfois j'y parviens.

"Scratch shamble"
Je peins très rarement devant un public, mes hésitations, ma pudeur m'en empêche. Mais l'autre jour contraint et forcé à travailler en extérieur pour des raisons purement techniques, je sentais une présence gênante dans mon dos. Cependant je continuais à travailler essayant d'oublier cette intrusion dans mon univers secret.

"Typhoon"
Après un long moment, profitant d'un moment d'hésitation et à première vue de ma disponibilité apparente, cette personne me dit: "j'aime beaucoup ce que vous faites, je vous regarde depuis un certain temps, et c'est fantastique, vous avez littéralement engagé un dialogue avec votre toile ! "
Elle avait tout compris.

"Love is gone"
Quand je peins, je suis dans mon petit atelier en sous-sol, sans lumière du jour cela ne me gène pas. Je travaille dans mon désordre organisé, où personne d'autre que moi ne peux s'y retrouver. Mais je me sens bien dans ma pagaille, j'y ai mes repères, mes marques, c'est très rassurant. Pendant plusieurs heures je n'entends plus rien, je ne vois plus rien, je ne pense plus à rien, je suis tout seul avec ma toile et mes peintures, quel égoïsme, mais quel bonheur.
Pendant ces quelques heures cette toile subit mes caprices, mes angoisses, mes colères, ma mauvaises humeur, mon dépit, ma tristesse parfois ; mais en contrepartie je lui prodigue les plus grands soins, je m'occupe d'elle, je la peins, je la badigeonne, je la dessine, je l'essuie, je la repeins, je la contemple, je lui parle, je la caresse.

"Top performance"
Enfin, je l'aime. Quand tout est finis, ma manière de peindre m'obligeant à ne pas m'arrêter, je suis complètement vidé, épuisé, incapable d'entreprendre une autre tache, comme si toute mon énergie était partie dans mon œuvre, je suis obligé d'attendre un certain temps, voir le lendemain ou plusieurs jours, avant de me lancer dans une nouvelle aventure.
Pour répondre à la question de beaucoup de mes acheteurs, je n'ai pas de peine à leur céder mon œuvre, au contraire je suis content. La plupart du temps je les connais, j'ai sympathisé avec eux, je les ai apprécié. C'est l'avantage des ateliers ou des marché d'Art. Maintenant c'est à eux de chouchouter ma toile, de l'admirer, de lui parler, de la caresser, la création reste à moi, mais ils sont propriétaires de la toile.

"Patch"
Et tant mieux si au cours d'une autre rencontre ils m'en donnent des nouvelles et éventuellement si j'ai l'occasion de la revoir des années plus tard. J'ai toujours la même autosatisfaction, et pense au fond de moi :"C'est moi qui ai fait cela, c'était bien !" je m'étonne, même si entretemps j'ai changé de style et de registre."
Par Yves Henry
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99 Girafes : un bien joli engagement
Henry vu par... Yves Henry
Quand les clients viennent à mon atelier, dans une galerie ou à l'occasion d'un salon d'art contemporain, ils font pratiquement toujours la même remarque : "c'est le même peintre qui a créé tout cela !" Ils sont étonnés par la diversité de mon art. Je peins comme j'ai envie, comme je le ressens sur le moment, en suivant mon inspiration, je ne peins pas un tableau, je peins, tout simplement.
Au départ je n'ai aucune idée précise, ou du moins si j'en ai une, elle change pratiquement tout le temps en cours de route, selon mes taches de couleurs, mes traits, mes reliefs, mes courbes, mes jets de peintures, mes essuyages, mes réussites, mes erreurs, mes idées, mes hésitations. Je découvre mon œuvre au fur et à mesure que je travaille, quel bonheur souvent, quelle douleur parfois.

"Help 3"
Ma principale préoccupation est la couleur, le sens du beau, du simple à regarder. Je ne cherche pas à ce que mon art dérange et interpelle, je souhaite qu'il fasse plaisir et apaise.
J'essaye de ne pas laisser trop transparaitre ma personnalité dans mon travail, pour laisser un peu de place aux autres, pour qu'ils puissent également rentrer dans la toile, lui faire dire ce qu'ils voient ou même leur laisser le choix de ce qu'ils veulent lui faire dire.

"Fly with me"
C'est le coté vivant de l'abstrait. Je ne veux pas m'imposer tout seul sur les murs de mes acheteurs, je souhaite simplement partager leur amour de l'Art, et d'une certaine façon renter chez eux, participer si possible un tout petit peu à leur vie. Que l'on parle un peu de moi, que l'on pense un peu à moi ! Quel bonheur si parfois j'y parviens.

"Scratch shamble"
Je peins très rarement devant un public, mes hésitations, ma pudeur m'en empêche. Mais l'autre jour contraint et forcé à travailler en extérieur pour des raisons purement techniques, je sentais une présence gênante dans mon dos. Cependant je continuais à travailler essayant d'oublier cette intrusion dans mon univers secret.

"Typhoon"
Après un long moment, profitant d'un moment d'hésitation et à première vue de ma disponibilité apparente, cette personne me dit: "j'aime beaucoup ce que vous faites, je vous regarde depuis un certain temps, et c'est fantastique, vous avez littéralement engagé un dialogue avec votre toile ! "
Elle avait tout compris.

"Love is gone"
Quand je peins, je suis dans mon petit atelier en sous-sol, sans lumière du jour cela ne me gène pas. Je travaille dans mon désordre organisé, où personne d'autre que moi ne peux s'y retrouver. Mais je me sens bien dans ma pagaille, j'y ai mes repères, mes marques, c'est très rassurant. Pendant plusieurs heures je n'entends plus rien, je ne vois plus rien, je ne pense plus à rien, je suis tout seul avec ma toile et mes peintures, quel égoïsme, mais quel bonheur.
Pendant ces quelques heures cette toile subit mes caprices, mes angoisses, mes colères, ma mauvaises humeur, mon dépit, ma tristesse parfois ; mais en contrepartie je lui prodigue les plus grands soins, je m'occupe d'elle, je la peins, je la badigeonne, je la dessine, je l'essuie, je la repeins, je la contemple, je lui parle, je la caresse.

"Top performance"
Enfin, je l'aime. Quand tout est finis, ma manière de peindre m'obligeant à ne pas m'arrêter, je suis complètement vidé, épuisé, incapable d'entreprendre une autre tache, comme si toute mon énergie était partie dans mon œuvre, je suis obligé d'attendre un certain temps, voir le lendemain ou plusieurs jours, avant de me lancer dans une nouvelle aventure.
Pour répondre à la question de beaucoup de mes acheteurs, je n'ai pas de peine à leur céder mon œuvre, au contraire je suis content. La plupart du temps je les connais, j'ai sympathisé avec eux, je les ai apprécié. C'est l'avantage des ateliers ou des marché d'Art. Maintenant c'est à eux de chouchouter ma toile, de l'admirer, de lui parler, de la caresser, la création reste à moi, mais ils sont propriétaires de la toile.

"Patch"
Et tant mieux si au cours d'une autre rencontre ils m'en donnent des nouvelles et éventuellement si j'ai l'occasion de la revoir des années plus tard. J'ai toujours la même autosatisfaction, et pense au fond de moi :"C'est moi qui ai fait cela, c'était bien !" je m'étonne, même si entretemps j'ai changé de style et de registre."
Par Yves Henry
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99 Girafes : un bien joli engagement
Pourquoi des girafes ?
En 2007, Yves Henry rencontre une fillette de 12 ans atteinte d’un handicap des hanches. Touché, il lui offre une girafe haute de 120 centimètres, aux couleurs vives et gaies. C’est sur ce déclic qu’il décide de s’engager pour d’autres enfants malades, en récoltant des fonds pour leur offrir des bus adaptés aux jeunes handicapés physiques. Il décide alors de décliner une série de girafes originales et aisément reconnaissables grâce à leur forme commune.
Pourquoi 99 oeuvres ?
99 girafes pour la symbolique. 99 girafes afin que chaque girafe soit unique mais aussi rare. 99 girafes synonymes d’une année entière de travail pendant laquelle Yves Henry mettra en suspens la peinture de ses tableaux pour se consacrer pleinement à ses créations au profit des enfants. Une fois les 99 girafes vendues, pas une seule girafe supplémentaire ne sera créée.
La conception des oeuvres
Afin de respecter l’environnement, l’artiste travaille sur des girafes en papier mâché. C’est dans son atelier, près de Montmartre à Paris, qu’il pose sur les girafes plusieurs couches de peinture, tamponne des bribes de mots, colle des extraits de journaux, ou soude des objets du quotidien.
S’engager pour aider les enfants
Aujourd’hui Yves Henry est un artiste reconnu et un homme à qui la vie sourit. C’est tout naturellement qu’il cherche à transmettre aux autres un peu de ce bonheur.
Une cause lui tenant particulièrement à coeur, la souffrance chez les enfants, il s’est tourné vers l’association Soleil d’Enfance .
Le déclic, avoir redonné le sourire à une petite fille malade grâce à l’une de ses oeuvres. De ce jour lui est venue l’idée de mettre à profit son travail pour aider cette association.
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Le site de l’artiste
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Sauf précision contraire,
les photos des oeuvres proviennent
du site de la Galerie Temps des Arts

"La table aux violons"
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Miss You
11:15 Publié dans Coups de coeur, Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : peinture, sculpture, collages









Commentaires
LOL J'aime beaucoup "peignez la girafe"... c'est mon côté "peigne Q"
Ecrit par : Grosnounours | 22 novembre 2010
:-D
Ecrit par : Miss You | 23 novembre 2010
Bonjour.
J'ai eu la bonne surprise, en consultant internet de découvrir votre blog, qui a réalisé un super reportage, sur mon travail et mon action. Je vous en remercie c'est très agréable, et je suis ravis si mon travail vous plait.
Vous avez mes coordonnées, donc vous pouvez me joindre facilement. Je ne manquerai pas de vous tenir au courant
de mon actualité.
Encore un grand merci.
Amicalement
Yves Henry
Ecrit par : Yves Henry | 30 novembre 2010
Bonjour à vous et merci pour vos mots ici.
La découverte est encore plus belle lorsqu'elle est partagée :-)
Ecrit par : Miss You | 01 décembre 2010
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