30 novembre 2010
Sainte Fauste chez AbsolutelyArtDealer
Encore une découverte très sympa faite chez AbsolutelyArtDealer : Sainte Fauste, peintre, collagiste, graffeur, ..., bref un artiste !

Portrait de l’artiste
Sainte Fauste vit et travaille à Jouy-en-Josas.
Né à Châteauroux en 1949, son travail le situe dans la mouvance de l’art brut.
Après un parcours classique dans les années 1985-1995
au cours desquelles il étudie dans différents conservatoires d’art plastique,
il participe à de nombreuses expositions collectives et biennales en France :
Paris, Angers, Brignoles, Versailles, Issoudun…
exposition particulière à la Fondation HP.

De 1996 à 2003, Sainte Fauste cesse de peindre pour se consacrer à la création et l’animation d’une agence de communication à Paris.
Six années de rupture créative plastique qu’il met à profit pour travailler sur l’oubli de son académisme pictural qui ne lui correspond plus.

Puis il décide de se consacrer entièrement à la peinture, mais comme il le précise avec humour « j’ai toujours pensé à être peintre tous les matins en me réveillant ».
Humour et causticité, c’est ce qui caractérise ce « papivore » amoureux de la presse écrite, artiste autodidacte et passionné.

Est-ce parce qu’il est daltonien ?
Son utilisation de la couleur le pousse vers une économie de moyens qu’il compense par un acharnement fiévreux d’accumulations de traits, de feutres, de dessins aux crayons et d’acrylique. Avec des collages de journaux en toile de fond pour dire beaucoup avec peu de choses.
Après une phase de mimétisme avec Miro (Miro sur le blog), il trouve son expression brute, primitive (dans le sens Lascaux plus graffiti et non pas art brut).

Son propos : dérouler sur des dazibaos l’actualité de sa vie quotidienne avec ses fantasmes, ses rêves, ses obsessions… des instants de vie.
Ses portraits sont servis par un regard acéré sur la société.
La série Room sur le huis-clos des chambres d’hôtel, sur les fêlures des couples fêlés est un exemple !"
"Marqué par l’actualité du monde et de la rue, l’expression instinctive de Sainte Fauste l’entraîne vers un langage proche du graffiti, où des fragments de sensations plastiques mêlent les mots, les couleurs et les images.

L’artiste utilise le journal comme support de base de son travail, qui en tant qu’outil de transmission de l’information, est riche en contenu et pauvre en matière recyclée.
En contrepoint, le mur dégradé, tagué, graffité exprime l’impulsion primitive de l’expression et de la révolte.

Le trait, la lettre, l’ébauche de la forme contribuent à cette approche du réel captif, de l’instantané et de la spontanéité du quotidien.
Transposer le mur et le journal sur la toile où l’urbanité sociale des intervenants, la société de consommation et la solitude humaine trouvent ici une place privilégiée dans un monde abstrait, métaphorique et parfois narratif."
Par Maria Giovanna Gilotta
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Les toiles illustrant cette note proviennent
du site de la Galerie AbsolutelyArtDealer
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AbsolutelyArtDealer sur le blog :
• Le cœur innombrable de Kakuko Moriyama
• Marie Juge chez AbsoluteArtDealer
• Daniel Balasakis
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11:15 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : peinture, street art, graphisme, collages, absolutely art dealer







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