04 décembre 2010

« Musées de papier »

L'Antiquité revisitée par les livres des XVIIe et XVIIIe siècles

jusqu'au 3 janvier 2011,

le Louvre explore ces « Musées de papier »

qui témoignent des débuts de l'Histoire de l'art.


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museebianchini.jpg
Entre 1703 et 1710,
Francesco Bianchini travailla à concevoir
un musée pour le Vatican.

De ce projet abandonné
ne subsistent que les gravures
du Demonstratio Historia Ecclesaisticae (1752-1754).

Sur celle-ci, les bustes d'empereurs et de philosophes
côtoient les mosaïques et les bas-reliefs.
Sophie Pujas © BNU Strasbourg




Les antiquaires des XVIIe et XVIIIe siècles ont souvent rassemblé leur savoir dans d’imposants recueils figurés d’antiquités, sortes de « musées de papier » donnant à voir, sous forme de gravures ou de dessins, un nombre considérable d’œuvres antiques.

Les images de l’art antique contenues dans ces musées de papier ont directement alimenté une série de phénomènes majeurs dans l’histoire de l’art du XVIIIe siècle : essor du goût pour l’antique et mode néoclassique, naissance de l’historiographie de l’art, élargissement de la notion d’Antiquité à des aires géographiques et culturelles nouvelles.


dessinplumeetencre.jpg
Dessin à la plume et à l'encre noire,
dans le Recueil de dessins originaux par Pietro Sante Bartoli,
de peintures antiques trouvées à Rome.

Ce dessin représente une fresque du tombeau des Nasons,
découvert non loin de Rome, via Flaminia.
Sophie Pujas © BNF





L’exposition révèle l’extrême fécondité de ces recueils de dessins et gravures.

Elle mène le visiteur du Museo cartaceo de Cassiano dal Pozzo (1588-1657) – érudit qui rassembla une célèbre collection de reproductions d’œuvres antiques – jusqu’aux années 1760-1800, marquées par les ouvrages illustrés de Caylus, de Winckelmann et de Séroux d’Agincourt.



empreintesdepierres.jpg
Cette collection d'empreintes de pierre gravées
(dactyliothèques)
du XVIIIe siècle appartenait à l'antiquaire Philipp Daniel Lippert.

Ces objets servaient à compléter les connaissances livresques
sur les objets antiques.
Sophie Pujas © BNF




Elle donne un aperçu des systèmes de classement de ces recueils et montre comment, à la suite notamment des fouilles d’Herculanum, la littérature antiquaire s’enrichit de publications somptueuses.


singeantiquaire.jpg
Le métier d'antiquaire fait au XVIIIe siècle l'objet
de multiples représentations en peinture.

Ici, sous une forme caricaturale :
Le singe antiquaire, de Jean-Baptiste Chardin.
Sophie Pujas © Musée du Louvre/Angèle Decquier




Enfin, elle présente les multiples objets et instruments qui ont accompagné le travail antiquaire et ainsi préparé la naissance de deux disciplines modernes : l’histoire de l’art et l’archéologie.



Cette exposition a été réalisée avec le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France




Présentation : Musée du Louvre



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Source des photos : Le Point



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desacris.jpg
Gravure extraite de
De sacris aedificiis a Constantino Magno contructis (1693).
Sophie Pujas © Bibliothèque centrale des Musées nationaux




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