15 décembre 2010
L'hydrogène va-t-il remplacer le pétrole ?
Avec le tarissement d'ici quelques décennies des différents gisements de pétrole, un nombre croissant d'industriels, d'ingénieurs et de chercheurs ont pris l'enjeu technologique et économique à bras le corps pour être à même de proposer le plus rapidement possible des solutions de remplacement.
En ce qui concerne l'automobile, il y a, bien sûr, les avancées réalisées dans le domaine des moteurs électriques mais les inconvénients pratiques non résolus à ce jour restent une autonomie limitée à environ 150 km par plein et une recharge des batteries très longue (cette dernière peut cependant être palliée par un système d'échange standard dans les stations-service).
Les autres fronts sur lesquels l'innovation progresse pour propulser les moteurs à la place du pétrole sont les bio-carburants et, le plus avancé, l'hydrogène.
Une entreprise anglaise, ITM Power, vient de présenter un nouveau système de recharge rapide de ce gaz très léger et facilement stockable.
650 kilomètres par plein avec un carburant extrait de l'eau
Grâce à dix années de recherche sur la manière de générer et stocker de l'hydrogène, ITM a développé plusieurs machines, de tailles différentes et aux usages variés (chauffage, électricité domestique, laboratoires, etc.).
Elles transforment l’eau en hydrogène grâce à une membrane en plastique très fine à travers laquelle passe du courant électrique. De tels moteurs sont parfois appelés aussi des moteurs à eau mais la dénomination est impropre.
Le plein peut être fait en trois à cinq minutes. La batterie du moteur à hydrogène est, de plus, nettement plus petite et moins polluante que celles prévues pour les moteurs électriques.
Le seul rejet dans l'atmosphère est de la vapeur d'eau
Bien que la vapeur d'eau soit un gaz à effet de serre, elle ne présente pas de potentiel de réchauffement global (PRG). En effet, la vapeur d'eau en excès réside moins de 2 semaines dans l'atmosphère, dont elle est éliminée par précipitation. Sa contribution au réchauffement est, de ce fait, négligeable.
La technologie mise en œuvre pour extraire l'hydrogène de l'eau a encore besoin d'être optimisée mais a l'avantage d'être opérationnelle dès aujourd'hui avec de très bons résultats.
Trois constructeurs - Honda, Chevrolet et Toyota - ont déjà lancé leur modèle de voitures à hydrogène. ITM prévoit que plus de 500.000 véhicules à hydrogène seront produits dans le monde d'ici 2020. En Allemagne, toutes les stations services seront équipées de pompes à hydrogène d'ici 2015.
Enfin, ITM Power est actuellement en train de développer un module de petite taille qui permettrait de recharger sa voiture à la maison. Avec de l'eau.
Les principaux éléments de cette note proviennent d'un article d'Audrey Chauvet dans 20 Minutes et de Wikipedia
Photo : ITM
13:13 Publié dans Anna bloGalore | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : pic pétrolier, énergies renouvelables






Commentaires
ça faisait longtemps que je n'avais pas suivi l'évolution de ces moteurs. Vivement qu'ils débarquent sur le marché.
Je ne crois toujours pas dans l'avenir des voitures électriques actuelles.. Mais les moteurs à hydrogène par contre, ça ce serait efficace. Finalement après des années de recherche et d'évolution sur la propulsion et les carburant, on en revient à la vapeur.
La dernière partie est particulièrement intéressante : un module pour faire le plein chez soi. Ça va pas plaire aux pompistes.. il va falloir qu'ils se recyclent :D
Ecrit par : Netsah | 15 décembre 2010
"Bien que la vapeur d'eau soit un gaz à effet de serre, elle ne présente pas de potentiel de réchauffement global (PRG). En effet, la vapeur d'eau en excès réside moins de 2 semaines dans l'atmosphère, dont elle est éliminée par précipitation. Sa contribution au réchauffement est, de ce fait, négligeable."
Je me posais justement la question.
J'ai ma réponse :-)
Reste une interrogation pour moi même si cette solution me semble la moins dommageable parmi les possibles.
L'utilisation de l'eau pour ces moteurs va contribuer à l'augmentation de sa consommation, alors qu'on est de + en + invités à l'économiser.
Y a-t-il une perte du volume d'eau au fil de ses différentes transformations, entre le moment où on la prélève pour l'utiliser dans les moteurs, sa transformation en vapeur, puis sa retransformation en précipitation ?
En d'autres termes, quelles sont les incidences de ces différentes transformations sur les réserves d'eau que sont les mers, les lacs et les rivières ?
Ecrit par : Miss You | 15 décembre 2010
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