09 janvier 2011
« Le discours d’un roi »
Parmi les films très bientôt à l’affiche (sortie le 2 février prochain), il y a ce « discours d’un roi » qui me tente bien.
Je suis curieuse du chemin de cet homme, fragile, introverti, absolument pas taillé pour le rôle qu’on lui a imposé, celui de roi d’Angleterre à l’aube de la seconde guerre mondiale.
J’ai hâte de découvrir comment il a réussi à se dépasser, à aller par-delà ses propres peurs, avec l’aide de celle qui jusque-là n’a été pour moi que la Reine mère (interprétée par Helena Bonham Carter), aux chapeaux incroyables, aux robes pastel et au sourire faussement angélique, et à qui les Anglais gardent une énorme tendresse.
J’ai très envie de rencontrer l’homme, fragile mais déterminé, que le destin, la lignée, les ors et les protocoles ont fait roi, à un moment si particulier où l’histoire a mêlé tragédies et engagements.
Ce roi malgré lui est joué par Colin Firth, acteur que j’aime tout particulièrement, et dont l’interprétation dans « A single man » m’a terriblement touchée et émue.
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Synopsis
Le film raconte l'histoire vraie et méconnue du père de l'actuelle Reine Élisabeth.
Celui-ci va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI, suite à l’abdication de son frère Édouard VII.
D'apparence fragile, incapable de s'exprimer en public, considéré par certains comme inapte à la fonction,
George VI affrontera son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme
et surmontera ses peurs grâce à un thérapeute du langage aux méthodes peu conventionnelles.
Sa voix retrouvée, il réussira à convaincre le peuple anglais de déclarer la guerre à Hitler.
Bande annonce VF
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Autour du tournage
(extraits d'AlloCiné)
Un personnage déjà adapté
Le Roi Edward VII, joué ici par Guy Pearce, avait déjà été interprété par Michael Gambon pour la télévision anglaise dans la série The Lost Prince (2003).
Focus sur le scénariste David Seidler
Le scénariste David Seidler signe avec Le discours d'un roi son troisième long-métrage live. Il a collaboré avec Arnold Schulman à l'histoire de Tucker pour Francis Ford Coppola, réalisé en 1988. Il a également travaillé sur des dessins animés tels Excalibur, l'épée magique (1998) ou Le Roi et moi (1999). Récemment, il a écrit des téléfilms d'action mettant en scène David Carradine comme Son of the Dragon (2006) et Kung Fu Killer (2008).

I bègue your pardon?
Avec Le Discours d'un roi, c'est la troisième fois de sa carrière que Colin Firth s'est glissé dans la peau d'un personnage bègue. Mais l'expérience n'en a pas été plus facile pour autant : "Je suis reparti à zéro. C'est essentiellement en discutant avec David Seidler [le scénariste] que j'ai pu travailler mon personnage. En effet, ce n'est pas tant le bégaiement que j'ai cherché à jouer que l'angoisse que cela peut générer", explique le comédien. "Du coup, j'ai mieux compris la dimension héroïque de mon personnage qui réussit à s'affranchir de son infirmité."
Point de vue personnel
Le scénariste David Seidler souffrait de bégaiements durant son enfance. L'exemple du roi George VI l'a beaucoup inspiré à soigner ce problème."George VI est devenu un véritable héros pour David Seidler. Il a compris que le roi avait réussi à surmonter partiellement son bégaiement et il s’est dit que s’il y était arrivé, il pouvait le faire, lui aussi. C’est pour cela qu’il a voulu écrire cette histoire qui lui tenait tant à cœur." explique Geoffrey Rush.

Un mot d'Helena Bonham Carter
Helena Bonham Carter, interprète de la Reine Elizabeth, revient sur son personnage dont elle ignorait le parcours avant de recevoir le scénario: "Le film offre un point de vue inédit sur ce pan de l’histoire de l’Angleterre. J’avoue que j’ignorais complètement le parcours de George VI. C’est l’histoire d’un homme qui devient roi malgré lui, mais qui prend bien la mesure de ses responsabilités. A l’inverse, mon personnage est une professionnelle de la vie publique qui avait le tempérament nécessaire à sa fonction. Elle a su donner au roi confiance en lui : ils étaient parfaitement complémentaires."
Un mot du réalisateur
"Je crois que nous souffrons tous de blocages qui nous inhibent dans notre vie de tous les jours. Qu’il s’agisse de timidité, ou de manque de confiance en soi en raison de notre physique, de notre intelligence ou de nos origines sociales, on se bat au quotidien pour surmonter ces complexes – tout comme George VI s’est battu pour vaincre son handicap."

Documentation
Afin de coller au plus près à la véracité des faits, réalisateur et comédiens se sont beaucoup documentés sur le sujet et les personnages. Et peu de temps avant le tournage, le journal intime de Lionel Logue, qu'interprète Geoffrey Rush, a été retrouvé, offrant des informations de premier choix sur l'histoire décrite par le film. "La découverte du journal intime était inespérée. Au départ, j’ai bien cru que j’allais devoir me contenter d’une photo du véritable Lionel qu’on m’avait donnée. Mais quand j’ai lu le journal intime, j’ai mieux compris ses réflexions et le fonctionnement de son cerveau. Cela m’a même aidé à comprendre le cheminement mental qui l’amenait à formuler son diagnostic." confie Geoffrey Rush.
Nominations
Le Discours d'un roi a été nommé à sept reprises aux Golden Globes 2011, notamment dans les catégories meilleur drame, meilleur réalisateur et meilleur acteur (Colin Firth).

Bonne séance !
Miss You
11:30 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : films






Commentaires
Si tout va bien, sauf foule monumentale, ce sera donc le ciné de ce soir. J'ai hâte :-)
Ecrit par : Miss You | 02 février 2011
Il m'aura fallu le temps :-( mais je voulais vous reparler de ce film qui est un petit bijou et que je recommande plus que chaudement, je l'ai adoré.
J'ai aimé découvrir le personnage de cet homme timide devenu roi malgré lui et aussi malgré ce handicap terrible qu'est le bégaiement. Les premières minutes du film, une tentative de discours publique, sont magnifiques : émouvantes, on a le coeur serré devant les efforts immenses et l'impossibilité d'aller au bout. Aucune envie de sourire, on vit complétement la douleur que ressent Colin Firth/le futur roi. Une empathie très forte.
J'ai aimé découvrir le personnage haut en couleurs, têtu, attentif, plein d'humanité de Lionel Logue, orthophoniste australien, magnifiquement interprétée par Geoffrey Rush.
J'ai aimé l'interprétation de Helena Bonham Carter, la Reine Elizabeth, moderne, déterminée, aimante... si loin de l'image que j'avais de celle qui était pour moi jusque là la reine mère et ses chapeaux pastel. Sa réplique devant des gateaux de l'heure du thé, comme seuls les Anglais peuvent le faire, "I'm getting plump" ("Je me fais boulotte") me restera en tête pour un bon moment.
J'ai aimé l'histoire et l'entrée dans l'Histoire de ce personnage (l'entrée de l'Europe dans la Deuxième Guerre mondiale). Le personnage de Churchill est aussi une vraie trouvaille.
J'ai aimé la confiance née entre ces deux hommes qui n'auraient pas du se croiser et l'amitié qui s'est nouée.
J'ai adoré entendre cet anglais chicissime, tellement "parfait", et j'ai savouré chacun des éclats de rire aussi surprenants (le contexte ne s'y prête a priori pas trop) que bienvenus, humour à froid tellement british dont je rafole.
Je me suis régalée. Un très bon film, un vrai moment de cinéma.
Ecrit par : Miss You | 25 février 2011
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