19 janvier 2011
Michal Batory, artisan de l’affiche
Les affiches, j’adore.
Celles-ci tout particulièrement !
Je ne pouvais pas ne pas vous en parler ici de l’expo Michal Batory aux Arts décoratifs (Rue de Rivoli) à Paris.

Du 20 janvier au 30 avril 2011,
c’est au tour de l’affichiste Michal Batory
de répondre à l’invitation des Arts Décoratifs.
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Portrait de Michal Batory
La rue est sa galerie depuis dix ans. Avec ses affiches d’une apparente simplicité, il ouvre aux passants les portes des théâtres et des manifestations culturelles. Pourtant, ses images ne livrent jamais immédiatement leur idée, comme pour provoquer une attention supplémentaire et instaurer un dialogue entre le graphiste et ses publics.
Michal les invite à décoder ses images, en jouant sur l’émotion, la dualité, l’humour et la tendresse.
Le style Batory attire le regard, force le spectateur à marquer un temps de pause. Ses images, souvent décallées naissent de la complicité qu’il recherche auprès de ses commanditaires. Michal pose une question plutôt que d’essayer d’apporter une réponse.
Il crée des signes, du sens à partir de petits riens, voit des formes là où d’autres ne voient, au premier regard, que des tâches. L’image peut naître en quelques minutes, mais est toujours le fruit d’un long processus. Chacune est une implication personnelle. Il vise au plus juste avec ce supplément d’âme qui fait la force de ses créations.
A travers une sélection d’une centaine d’affiches, c’est tout l’univers créatif de Batory qui est ainsi retracé. Illustrant principalement les domaines culturels de la danse, du théâtre, de la littérature ou de la musique, les affiches photographiques de Batory offrent une réponse visuelle originale où domine une poésie imprégnée de surréalisme.
L’émotion qui en résulte a marqué les esprits, inscrivant ainsi ses images dans la mémoire collective.
Né en Pologne en 1959, Michal Batory est diplômé de l’Ecole Nationale des Arts Plastiques de Lodz. Après ses études, à la fin des années 1980, il s’installe à Paris et travaille quelques années en agence.
Il gagne son indépendance en 1994, date à laquelle il commence sa collaboration avec le théâtre de la Colline pour lequel il signe la ligne graphique, les publications et les affiches. Cette collaboration va durer trois ans.
S’enchaîne ensuite toute une série de commandes issues des plus grandes institutions culturelles : l’Ircam et l’Ensemble Inter contemporain (de 1996 à 2002) dont il réalise les affiches, l’identité visuelle des CD et des publications. La Cité des sciences et de l’industrie pour laquelle il imagine les affiches et la scénographie de plusieurs expositions.
Le Centre Pompidou, le théâtre de Chaillot avec lesquels, là encore, il tisse des liens réguliers de 2001 à 2009. Michal Batory collabore avec les éditions Flammarion, Belin et Drzewo Babel, ou encore Radio France et le centre des Arts à Enghien-les-Bains. Son vocabulaire plastique s’affiche alors dans les rues de Paris et s’impose plus largement dans la culture visuelle française.
L’art de Michal Batory se situe à la croisée de deux univers artistiques : les affiches polonaises et le surréalisme.
De sa formation et de ses origines, il n’a pu échapper à l’art des artistes constructivistes tels que Rodchenko, Lissitzky ou Strzeminski, dont étaient issus ses professeurs.
Plus que les systèmes de composition, c’est l’art du collage, du photomontage, et le travail sur la lettre qu’il regarde avec attention. Avec cette technique, il applique à l’affiche cette conception de la beauté émise par Lautréamont et reprise par André Breton : « Beau comme la rencontre fortuite d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table de dissection ».
Très souvent, ces images reposent sur cette association incongrue de deux objets, ou de deux idées, engendrant la surprise, l’insolite, l’humour, la poésie, l’émotion.
La suite du texte est ici !
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Interview « Ma galerie c’est la rue »
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Le site de Michal Batory
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Miss You
11:18 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : graphisme, affiches, street art



















Commentaires
J'avais un exercice à faire à mon école de com : faire une affiche pour Chaillot dans le style Batory :D aujourd'hui elle est encore dans mon book que je montre à mes clients ou possibles futurs collègues.
Ecrit par : Netsah | 19 janvier 2011
Beaucoup de très belles choses, plein d'imagination ! Celle de Malibu était partout dans Nîmes à un moment, elle est très drôle. Celle sur le Kabuki est géniale.
Avec son patronyme, à un "h" près, je me demande si ce monsieur descend de la célèbre Erzsebet ;-)
(cela dit, "Bathory" signifie tout simplement "de Bathor", du nom du patelin où habitait cette charmante famille).
Ecrit par : Anna Galore | 19 janvier 2011
Ben justement c'est cette chère Erzsebet qui m'a inspiré pour mon affiche dans le style Batory, après un brainstorming ultra-poussé (2 minutes).
Ecrit par : Netsah | 19 janvier 2011
Dis Netsah, tu nous montrerais ??????? Allez heuuuuuu ;-)
J'aime beaucoup le travail de cet affichiste, et tout particulièrement l'affiche qu'il a faite pour Sombrero (elle m'éclate) et celle de "Piano-folies" que je trouve d'une géniale simplicité et tellement riche en même temps. Bref, j'aime !
Ecrit par : Miss You | 19 janvier 2011
Euh ben oui.. mais soyez cléments, c'est un travail d'école ^^
http://www.made-in-netsah.com/img/rj2.jpg
je tiens aussi à préciser qu'on avait des informations imposées à écrire..
Ecrit par : Netsah | 19 janvier 2011
Trop bien !!! Très Erzsebet, en effet ^^
Ecrit par : Anna Galore | 19 janvier 2011
Ben moi je dis, ça le fait carrément !! Merci Netsah :-)
Sombre et romantique, simple et riche de symboles en même temps. Y a tout, tout, tout.
Je connais une Bloody qui, si elle passe par là, va aussi A-DO-RER !
Ecrit par : Miss You | 19 janvier 2011
merci ^^ j'avais eu une bonne note mais perso je trouvais que j'avais mis un peu trop d'informations et d'idées sur un seul visuel. J'aurai pu mettre les deux alliances dans une tache de sang sans la gravure (ça s'était un clin d'œil au film Romeo+Juliet), ou sans le reflet de la croix.. Mais bon je m'étais amusé ^^
Ecrit par : Netsah | 19 janvier 2011
:-)
Ecrit par : Miss You | 19 janvier 2011
Que de belles choses, que de couleurs et d'idées.
La Pologne a été une très grande école comme on peut le voir sur www.lesaffiches.com
Ecrit par : Pascal | 20 janvier 2011
Merci Pascal pour votre passage et aussi pour le lien.
J'y retournerai un peu plus tard pour en apprendre plus.
"On parle à tort d'un style de "l'Affiche polonaise", le seul point commun des artistes de ce mouvement était leur liberté de création, leur facilité à s'affranchir des codes, typographiques ou graphiques...."
Ecrit par : Miss You | 20 janvier 2011
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