08 juin 2011
Sète, imageSingulières
Un merci à Michel qui me l’a signalé, l’envie d’en parler ici (comme chaque fois qu’un festival photos se crée ou grandit) avec un grand coup de chapeau particulier aux 80 bénévoles qui contribuent une nouvelle fois à rendre cet évènement possible.
Le festival imageSingulières grandit.
Mais la satisfaction de sa « réussite » et la richesse de cette aventure ne justifient en rien son existence propre.
Seuls son contenu, son engagement, ses indignations importent au final et seront, par là même, les garants de sa longévité.
Élaborer un programme n’est pas une mince affaire. Ce n’est pas non plus un métier en soi.
Plutôt une suite de rencontres et de (re)découvertes.
Il est bien sûr important de se référer à l’histoire (de la photographie documentaire) de s’en servir comme d’un repère idéologique mais, pour autant, il ne faut pas idéaliser ce passé…
Il ne faut pas non plus ignorer les formes, parfois déroutantes, que peut prendre l’approche documentaire aujourd’hui, qui, tout en s’affranchissant des dogmes, s’approprie naturellement les « nouveaux » médias.
Et surtout, il ne faut pas croire que la photographie seule pourrait suffire pour témoigner d’un monde.
Il devient alors possible d’explorer d’autres champs artistiques (vidéos, installations…) qui enrichiront nos thématiques.
L’essentiel étant l’affirmation de points de vue différents.
La forme important finalement peu.
En 2011, l’Espagne « poussera un peu sa corne » du côté de Sète. Juan Manuel Castro Prieto sera l’auteur du quatrième (déjà) opus de la collection imageSingulières.
Il a promené, en couleur, sa chambre 20×25 du côté du quartier haut et de la pointe courte à la recherche « du temps passé ».
A la mémoire de Sète.
Ricky Dàvila quant à lui proposera sa série « Ibérica », une somme d’images alternant portraits et paysages, où l’intention documentaire et la dimension artistique s’entremêlent tout comme la réalité et la fiction sans que l’on ne comprenne toujours où sont les frontières !
De plus une soirée de projection, la seconde, sera confiée à Christian Caujolle pour un panorama de la photographie espagnole.
Letizia Battaglia, passionaria infatigable, viendra témoigner du combat de sa vie : dénoncer les crimes de la mafia.
Nous en profiterons pour développer dans un nouveau lieu-concept, une large thématique qui nous mènera en Russie, au Japon ou encore au Salvador sur les traces de la pieuvre.
Si les célébrations nous laissent parfois de marbre, il eut été dommage de ne pas fêter les 20 ans du collectif Tendance Floue pour un « mad in Sète » prometteur.
(
L’ensemble du collectif (14 photographes) investira la ville quelques jours en amont de notre rendez-vous.
Leur travail sera montré en temps réel à l’ancien collège Victor Hugo et fera l’objet d’une édition.
2011 sera une année importante pour toute l’équipe de CéTàVOIR qui porte imageSingulières.
L’ouverture d’une maison de l’image documentaire, la MID, qui va installer durablement la photographie à Sète, est une étape tout à fait primordiale dans son développement.
Editorial signé Gilles Favier
Directeur artistique d’imageSingulières
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Le site officiel du festival imageSingulières à Sète
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© Tendance Floue
« Mad in Sète »
Miss You
11:15 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : photographie, nîmes et ses alentours
















Commentaires
J'aime beaucoup la photo du bateau suspendu.
Ecrit par : Anna Galore | 08 juin 2011
Pareil, avec en toile de fond les parcs à huîtres et, j'imagine, le Mt St Claire. Sète, ville magique et dymanique.
Ecrit par : valentine | 08 juin 2011
La photo du bateau a été prise à Bouzigues. Un endroit où j'aime m'attarder.
Ecrit par : Colors | 08 juin 2011
En effet !
D'ailleurs : http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/archive/2009/10/21/un-dimanche-au-bord-de-l-eau.html
Ecrit par : Miss You | 08 juin 2011
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