30 novembre 2011

Une bonne nouvelle pour le caddy

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Enfin une bonne nouvelle pour 2012 !

En un an, les prix ont évolué comme suit :

Le pain + 7%
Les pâtes + 17 %
Les légumes + 11 %
Le gaz +20 %
Le gazole +20 %
L'essence +13 %
Le fuel domestique +21 %
Les assurances +5.6 %
Le péage des autoroutes +7.8 %
Le forfait hospitalier +26 %

Mais ne vous désespérez pas : non, tout n'augmente pas !

Dans la plupart des grandes surfaces, le jeton de caddy va rester à 1 euro.


Merci à Jean-Marc M. pour m'avoir fait parvenir cette bonne nouvelle. Le dessin de Denis Pessin a été publié par Slate


Ligne de mire

Deux petits évènements se sont produits du côté de mes livres, qui m'ont fait bien plaisir. Le premier n'a rien de rare mais sa répétition m'épate toujours autant. Le second m'a fait penser que mon niveau d'exposition venait de passer un cap, disons, intéressant.

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Le premier concerne mes téléchargements du mois. Une fois de plus, ils vont battre tous les records précédents, le plus récent datant du mois de septembre. Hier à 14h, mes livres avaient accumulé pas loin de 178 000 nouveaux lecteurs dans le mois, soit 3000 de plus qu'en septembre et il reste encore les chiffres d'aujourd'hui à ajouter - je les aurai en début d'après-midi. Un énorme pic s'est produit dans la journée de lundi, comme en écho de notre présence au SIEL même si je ne pense pas que cela soit lié étant donné la faible fréquentation qu'a reçue cette manifestation.

Neuf de mes livres ont battu leur propre record, avec loin devant J'ai treize envies (environ 51000), J'ai encore treize envies (36000) et Les neuf sœurs (23000). Mon dernier roman, Le soleil sous la Terre, fait également son meilleur chiffre mensuel. Pour ceux-là et d'autres, les versions audio et eBook ont largement pesé dans le nombre de téléchargements. Côté chroniques, avec certes des chiffres bien plus faibles, les titres qui se sont dépassés sont Anna Chroniques 3, Carnet de rencontres, Les minous d'Anna et Les contes des chats qui dorment.

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Le second est un signe que je viens d'entrer dans la ligne de mire des grands médias. J'ai en effet reçu sur mon adresse anna.galore un mail d'une journaliste travaillant pour un animateur télé très connu. Peu importe comment il s'appelle, je vais juste vous dire que son nom a pour initiale un D - comme ça, vous avez le choix entre Drucker, Denisot, Dechavanne, Durand et quelques autres.

Cette dame me faisait savoir que Monsieur D aimerait me recevoir lors de son émission de plateau en direct pour m'interviewer sur mes nouvelles érotiques. Elle me proposait de la rappeler pour m'en parler plus en détails.

Je l'ai remerciée mais j'ai ajouté que, souhaitant conserver mon anonymat, je préférais décliner son offre même si mon visage était flouté et ma voix déformée. Vous savez quoi ? Ça fait quand même drôlement plaisir.

Très belle journée à vous


29 novembre 2011

Puerto Rico (176)

Puerto rico.jpgPuerto Rico a un statut assez curieux : c'est un État libre mais associé aux États-Unis. Il se situe juste à l'est de la République Dominicaine. Le territoire est constitué de l'île de Puerto Rico proprement dite et de plusieurs autres plus petites.

Ses premiers habitants venaient probablement de Floride, on ne sait quasiment rien à leur sujet. Plus récemment, les Taïnos se sont établis et ont développé leur culture jusqu'à l'arrivée de Christophe Colomb lors de son second voyage, ce qui s'est traduit comme d'habitude par un désastre total : population réduite à l'esclavage puis exterminée et remplacée par les esclaves venus d'Afrique.

A la fin de l'année 1898, l'Espagne vend Puerto Rico et Cuba aux USA pour une somme dérisoire. L'archipel retrouvera une autonomie partielle à partir de 1945. En raison de son statut particulier, de nombreux Porto-ricains s'installent aux USA. La comédie musicale West Side Story se déroule sur fond de conflits racistes entre les Sharks qui sont des immigrés porto-ricains et les Jets, issus de la classe ouvrière blanche. On y entend des jeunes porto-ricaines chanter « Puerto Rico, you ugly island... I'd like to be in America » (« Puerto Rico, île hideuse... Je voudrais vivre en Amérique »). Cette image négative et injustifiée continue à poser des problèmes aux responsables du tourisme sur l'île.

La situation juridique et diplomatique de Porto Rico est complexe :
- elle ne fait pas partie de l'ONU mais a son propre comité national olympique.
- les Porto-Ricains n'ont pas le droit de vote à l'élection présidentielle américaine mais ils votent pour la désignation du candidat démocrate à cette élection lors des primaires.
- les compagnies aériennes américaines la considèrent comme une « destination internationale », alors que les avions des compagnies porto-ricaines doivent porter un numéro de registre américain.

Arecibo_naic_big.gifC'est sur l'île de Puerto Rico que se trouve le plus grand radiotélescope du monde, à Arecibo. Son antenne sphérique fait plus de 300 mètres de diamètre, dans une cavité naturelle. À son inauguration, un message fut envoyé vers l'espace à destination d'éventuelles civilisations extraterrestres, qui n'ont toujours pas répondu pour le moment. Ou alors, c'est juste qu'on n'a pas été capables de capter leur réponse.

Puerto Rico est le 176e pays à télécharger au moins un de mes livres.


Source : Wikipedia
Photos : une plage de Puerto Rico (mammatuppy.com) et le radiotélescope d'Arecibo (Wikipedia)

Pixar et Luxo

John-Lasseter.jpgL'une des chroniques de Télé Matin aujourd'hui était consacrée à l'entreprise Pixar et à son génialissime directeur de la création, John Lasseter. Cela m'a donné envie de vous raconter l'histoire du tout premier court-métrage de Pixar sans lequel probablement rien de tout ce qui a suivi ne serait arrivé.

Pixar, tout le monde connait. L'entreprise a produit une dizaine de films d'animation long-métrage à succès tels que Toy Story, Monstres et Cie, Le monde de Nemo, Cars, Ratatouille, Wall-E et Là-haut, sans parler de tout un tas de courts-métrages. Le studio a reçu à ce jour vingt-deux Oscars, quatre Golden Globes et trois Grammy Awards ainsi que de nombreuses autres récompenses.

Pixar a été initialement un simple département de Lucasfilm, la société de production de George Lucas. L'équipe d'alors travaillait sur la réalisation de certains effets spéciaux. Au début des années 80, Lucas accumule les gros problèmes - un échec commercial sur l'un de ses films à gros budget et un divorce particulièrement coûteux. Il accepte de vendre toute cette branche d'activité - une équipe de graphistes mais aussi des logiciels révolutionnaires pour créer des images 3D réalistes - à un certain Steve Jobs, qui venait de se faire jeter comme un vieux trognon d'une petite entreprise d'informatique dont le nom m'échappe.

Malgré tous le talent de Jobs, la partie purement informatique de Pixar (de gros ordinateurs spécialisés en imagerie) ne rencontre quasiment aucun succès commercial. John Lasseter, un petit employé de Pixar, a alors l'idée de créer de toutes pièces un court-métrage pour en faire la promo. Il s'agit d'un film d'animation d'un peu plus de deux minutes, qui met en avant le rendu parfait des ombres et des lumières que permettent les outils logiciels dont il dispose. Ses deux personnages sont des lampes de bureau Luxo comme celle qu'il utilise. L'un est adulte et l'autre, c'est Luxo Junior.



La vidéo est présentée en 1986 au plus gros séminaire d'infographie de l'époque, le Siggraph. Le succès est phénoménal. Je me souviens encore à quel point, à l'époque, avec quelques amis fans de nouvelles images comme moi, on avait été scotchés par la qualité du rendu et séduits par la petite histoire racontée.

Les commandes pour des publicités vont s'enchaîner. Pixar va rapidement se débarrasser de son activité informatique pas rentable pour se recentrer uniquement sur la réalisation. Toy Story sort en 1995 avec un cofinancement apporté par Disney. En 2006, après des relations houleuses entre les deux entreprises (Jobs n'était pas quelqu'un de facile), Disney finira par acheter Pixar.

Et c'est ainsi que Luxo Junior le bébé-lampe de bureau s'est retrouvé sur le logo de Pixar et que John Lasseter en est devenu le directeur pour notre plus grand bonheur à tous.

Pixar emploie aujourd'hui plus de 1500 personnes dans des locaux de rêve.

Photo : John Lasseter dans son bureau (Los Angeles Times)

Quand l'esprit guérit le corps



Quand l'esprit guérit le corps, est un documentaire (52 mn) allemand encore diffusé actuellement sur Arte dont voici le synopsis :

À chaque blessure légère, une petite coupure par exemple, nous constatons la capacité d'auto-guérison de notre corps. Mais cette aptitude se manifeste-t-elle dans des cas plus sérieux ? La médecine occidentale actuelle, axée sur la haute technologie et les traitements chimiques, semble faire peu de cas des solutions aussi simples et naturelles qu'un dialogue avec le patient. Certains praticiens, persuadés de l'importance et de l'efficacité de la collaboration avec le "médecin intérieur" présent en chacun de nous, développent des méthodes d'accompagnement originales. Quelles que soient leurs différences théoriques ou pratiques, ces approches encouragent le patient à explorer sa propre voie de guérison. Au-delà du profit personnel que chacun peut en tirer, l'ensemble de la société a tout à y gagner, en maîtrisant mieux le coût du système d'assurance maladie.

Attention, il ne reste que quelques heures pour le découvrir en ligne et se faire du bien.

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Merci à Léo & Léa pour l'information

Vues du SIEL

Chose promise, chose due, voici un photo-reportage de nos deux journées passées au SIEL, où nous avons fait quelques très belles rencontres et c'est ce qui compte vraiment dans ce type de manifestation. Certes, le but d'un salon professionnel est en théorie de vendre mais le SIEL, de ce point de vue, n'a pas été différent d'autres évènements du même genre auxquels nous avons participé dans des petites communes des alentours de Nîmes, pourtant autrement plus modestes.

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Bien que dans un lieu de prestige - avenue Montaigne, à deux pas du Plazza Athénée et tout contre le théâtre des Champs-Élysées rendu célèbre par l'émission télé du même nom dans les années 80 - nous sommes restés loin de simplement compenser nos coûts entre le prix du stand et les déplacements divers. Cela dit, nos livres ont rencontré une assez belle diffusion puisque nous en avons écoulé bien plus que ceux des stands voisins.

Mais revenons à l'essentiel : les rencontres.

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Commençons par le nouveau grand ami de Tarik, Laurence Thomas. Laurence est professeur de philosophie à l'université de Syracuse à New York, il est très connu dans son pays pour ses articles et livres sur l'identité culturelle ou liée à la couleur de la peau. Il sait de quoi il parle, étant à la fois juif et noir. Il en a d'autant plus aimé le livre de Tarik sur le racisme anti-blanc.

Parfaitement francophone, enthousiaste, volubile, pétillant d'intelligence, il nous a fait passer d'excellents moments, aussi bien dans les travées du salon qu'au restaurant où nous sommes allés déjeuner avec lui, Tarik et Robert.

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Autre belle rencontre, celle de Dominique Lancastre, un jeune auteur installé juste en face de nous. D'origine antillaise, il est naviguant chez British Airways.

C'est un joyeux et brillant jeune homme, à la simplicité remarquable - Anti a découvert par la suite qu'il parlait couramment en plus du français l'anglais, le chinois et le japonais et qu'il avait fait des études de haut niveau.

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Le second jour, nous avons été abordés par Alex Uri, l'oncle de Dominique, un sacré personnage que nous avions remarqué parce qu'il photographiait tous les stands avec un appareil pro. Chaleureux, incisif, intarissable, il est rédacteur en chef à France Télévisions et - le monde est petit - il a fait dans sa jeunesse ses études à l'université de Syracuse, celle-là même où Laurence est aujourd'hui enseignant !

Alex est venu nous parler en nous disant qu'il nous avait observés à plusieurs reprises le samedi alors qu'il prenait ses photos et qu'il avait senti que nous étions "spéciaux" (il faut dire que l'ambiance n'était pas morose sur notre stand), d'où son envie de nous connaître mieux.

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Et puis, il y a eu cette dame non-voyante qui dévisageait les statues avec ses doigts et est venue nous parler de son projet de roman, cette gamine adorable qui n'était autre que la petite-fille de Robert Notenboom, le passage de l'une des auteurs de Voyons voir, la venue d'Alban et Catherine avec qui nous avons passé une soirée géniale qui s'est terminée tard en plein Pigalle au pied du Moulin Rouge dans un bar animé par un groupe de rock et le plaisir de retrouver notre pinson déplumé, Kasimir, à la tendresse et au sourire magnifiques, tellement heureux de retrouver l'un de ses dessins en couverture de Lucienne - et nous donc.

Très belle journée à vous

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Les photos 5 et 9 sont d'Anti, les autres de moi.

28 novembre 2011

D'un Robert à l'autre

quetzal.jpgCe matin Anna nous faisait une jolie petite note sur les mots de Robert Notenboom, en reprenant une partie de la conférence donnée au SIEL de Paris hier après-midi. Je vous propose de poursuivre cette belle envolée de palabres avec les mots de notre Pinson déplumé préféré, dit Kasimir, de son vrai prénom Robert.

Action !

Des cailloux et des mots, par Kasimir dit Pinson déplumé.

N'êtes-vous pas amoureux des mots ?
Ils sont, dans notre bouche, comme des cerises à l'eau de vie.
C'est par eux que nous nous relions.
Comme le cordon ombilical relie le foetus au coeur de sa mère.
Même si nous les écrivons seulement, avec une plume ou un clavier : peu importe.
Ce sont eux qui établissent entre nous une circulation vitale.
Nous les échangeons comme des trésors que nous partageons,
dont nous nous enrichissons les uns les autres en les mettant en commun.
Nous sommes riches des trésors de tous.

N' êtes-vous pas amoureux des cailloux ?
Nous les rencontrons le long des rivières, sur les plages, dans les montagnes.
Ce sont des morceaux d'étoiles qui nous attendent.

Alors j'ai eu un jour envie de faire un petit poème pour dire mon amour des mots et mon amour des cailloux : il me semble que c'est le même !



Ah ! Vous tous les cailloux, vous êtes vraiment choux,
Je vous trouve aussi beaux que les yeux des hiboux,
J'aime vous manipuler : vous êtes mes joujoux,
Je voudrais vous tailler, faire de vous des bijoux,
Devant tant de beauté, oh moi le pauvre pou,
Pour mieux vous admirer, j'userais mes genoux.


Parfois vous êtes ronds, parfois vous êtes pointus,
En général très durs, on pourrait dire têtus,
Vos peaux peuvent être douces, mais sont parfois grenues,
Parfois elles sont lisses, parfois presque velues,
Aussi, pour vous connaître, je me mets les pieds nus
Et amoureusement je vous marche dessus.


Si j'avais de la place dans ma petite maison,
Je ferais avec vous une grande collection
Vous rangeant par couleurs, par formes, par dimensions,
Par vos lieux d'origine, votre composition,
Ou par l'ancienneté de votre formation,
Et vous auriez le droit à la cooptation.


Une pièce pour les galets, une pièce pour les gypses,
Une pour les pierres taillées, une pour les améthystes,
Une pour les grenats, une pour les porphyres,
Une pour les agates, une pour les saphirs,
Pour les verres volcaniques, pour les météorites,
Pour les tourmalines rouges : les belles rubellites.


Il faudrait d'autres pièces pour les pierres calcaires,
Pour les plus beaux silex, pour les roses des sables,
Et pour l'aigue marine, pour le cristal de roche,
Et puis pour le granit, et pour la houille aussi,
Et encore le diamant, et l'opale, et le marbre,
Le corindon, et l'ambre, le quartz et la topaze ...


*


Les mots, comme les cailloux, méritent qu'on les aime
Car chacun d'eux, en vrai, est un petit poème,
Un concentré de sens, une boîte à bijoux,
Tout un morceau d'histoire, et un petit verrou :
En l'ouvrant nous entrons au palais du langage,
Où gisent les secrets des antiques images.


Certains mots sont très longs, et prolongent leur cours,
D'autres très brefs, tels l'if : on ne fait pas plus court !
Certains disent leur naissance au seul bruit qu'ils font :
Ainsi le « borborygme » vient tout droit du colon,
Et, sorti de la gorge, son frère le « gargarisme ».
On entend un grincement quand on dit « rhumatisme ».


La plupart de nos mots sont de Grèce ou de Rome
Mais d'autres nous apportent un exotique arôme :
De l'arabe vient alcool, oued, chiffre, et harem,
De l'hébreu alléluia, tohu-bohu, amen,
Bonzaï et samouraï viennent du japonais,
Alors que macadam nous vient de l'écossais,
Sans parler de cobaye, emprunt au guarani

De pizza et gnocchi qui sentent bon l'Italie,
Comme farniente, mezzanine et tapis,
De tabou que James Cook trouva à Tahiti,
Bref, cent mille « sésames » pour faire que tout soit dit,
Cent mille « jeux » de plus pour l'orgue de notre esprit.


Et comme les cailloux, les mots, par leurs voyelles,
Se parent très souvent de couleurs très belles.
J'en demande pardon au grand Rimbaud Arthur,
Je les sens disposées dans une autre tessiture :
Pour moi, le A est jaune comme un champ de colza,
Le E est aussi blanc qu'une fine dentelle,


Le I du même bleu que le ciel d'Italie,
Le O tout aussi rouge que la crête du coq,
Que son cocorico, et que le coquelicot.
Quant au U, il est vert, je ne sais pas pourquoi !
Bien sûr rien n'empêche un mot d'être multicolore
Comme le colibri, ou comme le sycomore.


*


Les mots et les cailloux ont servi, servent encore,
À maudire, faire la guerre, et à donner la mort.
Mais ils servent aussi à construire des maisons,
À former des adages et à lancer des ponts,
À faire des cathédrales, des sculptures sur les plages,
À forger des récits qui passeront d'âge en âge.


Ainsi font les poèmes, ces bijoux du langage.
Certains sont au musée, et chacun les partage,
Tels ceux de Du Bellay, ou de l'ami Ronsard,
Ceux de la belle Sapho, ceux du grec Pindare,
Ceux d'Omar Khayyâm, ceux de Clément Marot,
Ceux de Georges Brassens, ceux de Victor Hugo.


D'autres resteront cachés, des bijoux « de famille »,
Petits cailloux modestes, poèmes de pacotille,
Mais les musées du monde ne sont pas assez grands
Pour qu'on puisse y ranger toutes les pierres de la terre.
Si l'on cuit de bons plats à La Tour D'Argent,
On peut faire de bonnes soupes dans toutes les soupières.


*


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Pour lire et commenter sur le blog de Kasimir,
c'est ici : Plick


Pour lire "Les mots", de Kasimir
C'est là.


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Illustrations Kasimir

Wazo

Durant le salon littéraire où nous étions ce weekend, Robert Notenboom a fait une conférence passionnante sur la prosodie et la langue française. Car pour lui, s'il est bien une langue parfaitement adaptée à la poésie, c'est le français. Je ne vais pas vous décrire ici l'argumentaire détaillé qu'il développe pour étayer son propos. L'intégralité de sa conférence devrait d'ailleurs être publiée prochainement par une maison que tout le monde ici connait bien et nous aurons donc l'occasion d'en reparler.

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Ce sur quoi je voudrais revenir, en revanche, c'est sur une anecdote fascinante qu'il a racontée. Mais auparavant, il est important de rappeler dans quelles circonstances Robert est tombé amoureux de notre langue. Car lui, bien que né à Paris, n'avait rien de français. De père néerlandais et de mère allemande, il avait coutume de parler allemand chez lui. Mais à l'âge de huit ans, il s'est retrouvé face à un obstacle monumental. La guerre venait d'être déclarée et le jeune garçon devait donc non seulement apprendre impérativement à parler très vite parfaitement le français mais de plus, sans aucun accent étranger - toute trace de germanité dans ses mots ou sa voix pouvant lui être fatal.

Fort de cela, Robert a pu donc affirmer à l'auditoire sans risque d'être démenti que s'il pensait autant de bien du français, ce n'était pas par chauvinisme mais en raison de sa découverte émerveillée de notre langue dans toutes ses nuances les plus subtiles. Et, pour ceux d'entre vous qui ont eu l'occasion de l'entendre parler, il ne fait nul doute que ses origines non-francophones sont rigoureusement indétectables. Quant à sa façon de s'exprimer, elle est d'une orthodoxie parfaite, sans parler de ses poèmes qui sont d'une rare beauté.

J'en viens à l'anecdote. De tous les mots que le jeune Robert eut à apprendre, celui qui le fascina le plus fut "oiseau". Pourquoi ? Parce que, dans ce mot d'apparence si banale, aucune des lettres qui le composent ne se prononce comme elle le devrait si on les prend une à une.

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Le O et le I ne se prononcent ni o, ni i, ni oï mais wa. Le S ne se prononce pas comme un s mais comme un z. Ensuite viennent les trois dernières voyelles, E, A et U qui ensemble ne se prononcent ni e, ni a, ni u mais o. Et c'est ainsi que des six lettres du mot oiseau, aucune n'a la prononciation qu'elle aurait dû avoir prise isolément. Amusant, non ?

J'ai demandé à Robert, après sa conférence, s'il connaissait d'autres mots ayant la même curieuse particularité. Il m'a dit qu'en effet, il en avait rencontrés mais qu'il ne saurait plus dire lesquels. Si vous en connaissez, n'hésitez pas à venir nous le dire ici.

Très belle journée à vous

Première photo d'Anti, l'autre de moi

27 novembre 2011

Vite fait, alors

Il est 0h23, on vient à peine de rentrer, quelle superbe journée ! Il faut qu'on aille dormir, mais je ne vais quand même pas ne pas écrire de mot d'accueil. Vite fait, alors.

Le matin il n'y avait pas grand monde mais l'après-midi était beaucoup plus vivant et on a vendu un bon paquet de livres, surtout Tarik et moi (léger avantage d'une tête pour Tarik). C'est pas pour frimer (bon, si, un peu, quand même), mais on a fait deux fois plus de ventes que le stand à côté du nôtre.

A midi, on est allé manger dans un restau du coin - pas trop près parce qu'avenue Montaigne à deux pas du Plazza Athénée, ce n'est pas le coin le moins cher de Paris. Il y avait, en plus d'Anti et moi, Robert Notenboom, Tarik et son nouveau grand ami Lawrence, un philosophe américain parfaitement francophone très drôle et passionnant dont nous vous reparlerons plus en détails un peu plus tard.

Au moment de la fermeture, vers 19h, Alban et Catherine sont venus nous retrouver. Eux, nous et Robert, on a filé sur Malakoff pour aller dîner au Timbre-Poste, un petit restau génial dont nous vous avons déjà parlé ici (mais je ne sais plus quand).

Ensuite, après avoir déposé Robert près de son hôtel, on est allés boire un dernier verre à quatre à deux pas du Moulin Rouge, dans un petit bistrot typique avec un groupe de rock sympa qui nous a obligés à communiquer par gestes puis par écran de Blackberry - grosse rigolade.

Voilà, je vous raconterai le reste plus tard, faut aller au dodo maintenant.

Pas de photo pour cette note même si j'en ai pris des tonnes, mais je ne sais pas où j'ai rangé le câble pour les transférer sur mon PC. Donc... à suivre dans une prochaine note !

Très belle journée à vous

26 novembre 2011

2 000 000 de lecteurs

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Depuis aujourd'hui, mes livres en ligne totalisent plus de

2 000 000 de lecteurs

dans 175 pays

Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Algérie, Allemagne, Andorre, Angola, Antigua-et-Barbuda, Antilles Néerlandaises, Arabie Saoudite, Argentine, Arménie, Australie, Autriche, Azerbaïdjan, Bahreïn, Barbades, Belarus, Belgique, Bénin, Birmanie, Bolivie, Bosnie, Botswana, Brésil, Bulgarie, Burkina Faso, Burundi, Cambodge, Cameroun, Canada, Centrafrique, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Comores, Congo Brazzaville, Congo Kinshasa, Corée du Sud, Costa Rica, Côte d'Ivoire, Croatie, Cuba, Danemark, Djibouti, Égypte, Émirats Arabes Unis, Équateur, Espagne, Estonie, Éthiopie, Finlande, France, Gabon, Gambie, Géorgie, Ghana, Grande-Bretagne, Grèce, Guadeloupe, Guatemala, Guinée Bissau, Guinée Conakry, Guinée Équatoriale, Guyane, Haïti, Honduras, Hong Kong, Hongrie, Inde, Indonésie, Iran, Irak, Irlande, Islande, Israël, Italie, Jamaïque, Japon, Jersey, Jordanie, Kazakhstan, Kenya, Kirghizistan, Koweït, Laos, Lettonie, Liban, Liberia, Libye, Lituanie, Luxembourg, Macao, Macédoine, Madagascar, Malaisie, Malawi, Maldives, Mali, Malte, Maroc, Martinique, Maurice, Mauritanie, Mayotte, Mexique, Moldavie, Monaco, Mongolie, Monténégro, Mozambique, Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle Calédonie, Nouvelle Zélande, Oman, Ouganda, Ouzbékistan, Pakistan, Panama, Papouasie Nouvelle Guinée, Paraguay, Pays Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Polynésie, Portugal, Qatar, République Dominicaine, République Tchèque, Réunion, Roumanie, Russie, Rwanda, Saint Marin, Saint Pierre et Miquelon, Saint Vincent et les Grenadines, Salvador, Sénégal, Serbie, Seychelles, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Soudan, Sri Lanka, Suède, Suisse, Suriname, Syrie, Taiwan, Tanzanie, Tchad, Territoires Palestiniens, Thaïlande, Tibet, Tokelau, Togo, Trinidad et Tobago, Tunisie, Turquie, Tuvalu, Ukraine, USA, Uruguay, Venezuela, Vietnam, Wallis et Futuna, Yémen, Zimbabwe

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