23 février 2012
Eloge du nomadisme - Clair Michalon
Dernièrement, nous avons regardé TEDx le pendant français des conférences TED dont nous parlons assez souvent sur le blog. Là, nous avons écouté avec grand plaisir Clair Michalon discourir sur le nomadisme.
Invité par l’Université Populaire de Roubaix, Clair Michalon, androposociologue, a aussi donné une conférence en septembre dernier intitulée : “Que partager avec les Roms à Roubaix” basée sur l’histoire de la vie nomade et ses rencontres. Une interview intéressante est disponible sur le site du journal Nord éclair ici.
Enfin, qui dit nomades, dit "Voyageurs au Sang d'Or" de Kathy Dauthuille. L'occasion de découvrir ou de redécouvrir cet ouvrage et son auteur :
GITANS OU LES VOYAGEURS AU SANG D'OR par AGORAWEBTV
Pour en savoir plus sur "Les voyageurs au sang d'or", cliquez ici
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anti
15:00 Publié dans Coups de coeur, L'Univers d'Anti, Tous des humains | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ted, roms, kathy dauthuille, editions du puits de roulle, les voyageurs au sang d'or
Agir contre le Prix Hemingway 2012 : CORRIDA = TORTURE

du lundi 20 février 2012, à 08:00 au mercredi 29 février 2012, à 23:30
Le Groupe de Lutèce vous propose de rappeler votre ferme opposition à la corrida à l'occasion du Prix Hemingway 2012.
Voie postale + mail, "Association Les Avocats du Diable Prix Hemingway La Laune – 30600 Vauvert – France"
MOYENS : envoi massif d'un visuel par courrier ET par mail
DATE BUTOIR : mercredi 29 février
Ce concours annuel, mariant bien ironiquement "littérature et tauromachie" propose à des écrivains français ou étrangers d'écrire une nouvelle autour de la tauromachie, sans se prononcer "pour ou contre" (alors même qu'un des prix n'est autre qu'un pass pour les arènes sanglantes de Nîmes !). Rappelons cependant à Simon Casas, président du jury, directeur des arènes de Madrid et de Nîmes et tueur de taureaux, que la corrida génère toujours la même "histoire", celle d'un taureau torturé et mis à mort pour le seul plaisir égoïste de sanguinaires. Entourer la tauromachie d'une ornementation littéraire n'y fait rien : CORRIDA = TORTURE.
C'est ce message que nous vous invitons à envoyer massivement au jury du concours, par voie postale ET par mail, en imprimant ou en mettant en pièce jointe le visuel téléchargeable en haute définition ici :
VERSION NOIR ET BLANC
ADRESSE POSTALE :
Association Les Avocats du Diable
Prix Hemingway
La Laune – 30600 Vauvert – France
MAIL : residence@audiable.com
Il est essentiel de continuer à montrer que les citoyens sont nombreux à s'opposer à cette pratique barbare d'un groupuscule parasite, et n'hésitez pas pour cela à envoyer l'image par les deux moyens de communication.
anti
12:54 Publié dans L'Univers d'Anti, Nature, Tous des humains | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Portrait d'Ali Sleiman, syrien Alaouite

Son visage est grave et fermé. Ses traits ne semblent pas pouvoir se détendre. Depuis le début des manifestations anti-régime, ce père de trois enfants ne trouve plus le sommeil. Discret, il ne s'est jamais mêlé de politique. Il tient un petit restaurant à Lattaquié, une des principales villes portuaires de Syrie à l'histoire riche. Cette ville fut même capitale de l'éphémère État des Alaouites instauré par la France entre les deux guerres, alors que la Syrie était sous son mandat.
Ali Sleiman se souvient des récits de son grand-père évoquant le mandat français : "Les soldats Français voulaient protéger les minorités, pas seulement chrétiennes. Peut-être était-ce aussi pour diviser les forces mais il n'empêche qu'on a été protégé des intégristes, comme rarement dans notre histoire". Il appartient à la même communauté religieuse que Bachar al-Assad : les Alaouites. Longtemps persécutée par les différents pouvoirs, marginalisée socialement et économiquement dans une grande pauvreté, cette communauté vit essentiellement en Syrie, au Liban et dans le sud de la Turquie. Elle n'a jamais véritablement connu le pouvoir. Jamais jusqu'à ce qu'un de ses membres, Hafez al-Assad, accède à la fonction suprême en Syrie suite à un coup d'État en 1970.
UNE RÉCENTE ASCENSION SOCIALE
Depuis, les Alaouites ont connu une ascension sociale impressionnante qui avait déjà été amorcée pendant le mandat français. Leur situation économique les a orienté naturellement vers l'institution militaire où ils ont gravi les échelons. Bien que peu politisé jusqu'il y a peu, le discours laïc du parti Baath a longtemps séduits ceux qui ont dû faire face à une intolérance religieuse féroce. L'importance accordée à l'éducation dans la communauté est souvent relevée par les chercheurs : une sorte de revanche sociale s'est accomplie.
Père de deux filles pharmaciennes et d'un fils médecin, Ali Sleiman n'est pas peu fier de la réussite de ses enfants : "Je n'ai pas pu faire d'études en raison de la situation économique difficile de mes parents. C'était ma priorité pour mes enfants : les études. Je n'ai jamais souhaité qu'ils m'aident au restaurant pour qu'ils aient tout le temps qu'il faut pour les cours." Au-delà de la réussite économique, chaque famille peuplant son quartier a un ou plusieurs enfants qui ont fait de longues études : "Ce n'est pas propre aux Alaouites de faire de longues études mais nous avons tellement eu de difficultés au cours de l'histoire que nous ne voulons pas laisser passer les opportunités qui s'offrent à nous en termes d'accès à la connaissance."
UNE COMMUNAUTÉ PRISE EN OTAGE
Aujourd'hui cependant, Ali Sleiman a peur pour ses enfants, pour sa communauté et plus généralement pour les minorités. Les récents événements, la contestation du pouvoir en place le mettent mal à l'aise. Pour lui, le régime n'est en rien un régime alaouite : "Ce n'est pas un pouvoir alaouite, il y a des gens de toutes confessions autour de Bachar. Il n'aide pas particulièrement les Alaouites, il aide ceux qui lui permettent d'asseoir son pouvoir". Il se résigne cependant à soutenir l'actuel président syrien "Je n'adore pas le pouvoir en place. Je sais qu'il y a des injustices mais je le soutiens par peur de l'alternative. Je sais que si le régime tombe, il y aura un massacre".
Cette crainte d'Ali Sleiman se justifie par différents épisodes historiques qui hantent la communauté alaouite. Le plus connu est sans doute le massacre perpétré par le sultan Selim Ier dit "le Terrible", qui a été à la tête de l'empire Ottoman de 1512 à 1520 dans un contexte de rivalité avec le Shah perse. Plus récemment, l'intolérance religieuse de certains mouvements notamment au proche et Moyen-Orient rend les Alaouites et les différentes minorités religieuses inquiets à l'idée de l'arrivée au pouvoir d'intégristes : "Nous ne sommes pas les seuls à avoir peur. Mes amis chrétiens et aussi des sunnites attachés à la liberté de culte, à la laïcité pour tous savent bien que si Bachar s'en va, on risque de perdre les quelques libertés qu'on a."
UNE DEMANDE DE GARANTIES CONTRE LES REPRÉSAILLES
Bachar al-Assad étant Alaouite, les membres de sa communauté se sentent d'autant plus vulnérable en cas de chute du régime. La peur de représailles est omniprésente et est attisée par des histoires difficilement vérifiables circulant de bouche en bouche dans les familles alaouites : "Depuis le début des manifestations, les intégristes ont refait surface partout, ils ne se cachent plus. Ils insultent les Alaouites, les Chrétiens, les Juifs, les Sunnites qui ne partagent pas leur doctrine... ce sont les plus dangereux. Je ne dis pas que tous les manifestants sont comme ça, mais ils existent. Ces derniers ont déjà tué, violé et torturé plusieurs personnes uniquement parce qu'ils sont Alaouites. Ils pourraient arriver au pouvoir car ils sont le mieux organisé, on peut facilement imaginer quel régime ces gens là mettraient en place."
Cette peur d'une partie de la communauté alaouite et des différentes minorités exprimée par Ali Sleiman empêche manifestement les opposants au régime d'arriver à leurs fins. Des garanties crédibles sont réclamées afin d'être en mesure d'envisager un nouveau pouvoir. Fabrice Balanche, dans les colonnes de Libération (1), évoquait l'idée de la renaissance d'un Etat Alaouite en cas de chute du régime. Cet Etat pourrait théoriquement être une solution à la peur des représailles mais Ali Sleiman n'y croit pas : "Même lors de la constitution du premier Etat alaouite, il n'y avait pas grand monde qui soutenait l'initiative dans la communauté. Nous voulons seulement vivre en paix dans un pays laïc et pas avoir un Etat à nous. Il serait dommage de se séparer des autres."
Conscient du déficit démocratique du régime, Ali Sleiman craint avant tout les intégristes qui pourraient menacer la vie des siens et rendre la situation pire qu'elle ne l'est aujourd'hui : "Je veux plus de démocratie, plus de liberté. Je ne suis pas pour Bachar mais je ne suis encore moins pour les intégristes qui prendraient le pouvoir... C'est cette impasse qui m'empêche de dormir."
(1) Libération du 1er juillet 2011 : "Alaouites de Syrie : une revanche sur l'histoire"
Tarik Yildiz est l'auteur de Le racisme anti-blanc (Editions du Puits de Roulle, décembre 2010).

Tarik Yildiz sera l’invité en direct de Francis LALOUPO sur Radio AFRICA N°1, dans son émission politique « Le Grand Débat », de 19h00 à 20h00 consacrée au bilan des révolutions arabes MERCREDI 29 FÉVRIER 2012.
Le Grand Débat est une émission de revue de l’actualité française et internationale, diffusée en direct, du lundi au vendredi, de 18h à 20h, sur le réseau mondial de la radio Africa n°1.
30 MILLIONS D’AUDITEURS PAR JOUR, EN FRANCE, EN EUROPE ET EN AFRIQUE !
Peu connue des Français n’ayant pas de lien particulier avec l’Afrique, la radio Africa n°1 n’en est pas moins une radio extrêmement écoutée en France et à travers tout le monde francophone.
Le Racisme anti-blanc - Ne pas en parler : un déni de réalité, de Tarik Yildiz, Éditions du Puits de Roulle, 2010. 8 €.Le blog de l'auteur
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Tarik Yildiz sur le blog
Robert Ménard soutient le livre de Tarik Yildiz
Reconnaître le racisme anti-blanc n’est pas faire le jeu du Front National.
Emission RTL
Cet antiracisme qui n'aime pas le Blanc, Ivan Rioufol, Le Figaro.
Le racisme anti-blanc : un sujet de société que nous devons affronter, A. Ardes pour le Bondy blog.
Ne pas parler du racisme anti-blanc : un déni de réalité, Tarik Yildiz, pour Terre d'avenir.
Front national : les électeurs connaissent-ils son programme ?
Laïcité : la gauche navigue à vue, Romain Pigenel sur Marianne2.fr
Revu et corrigé, présentation de l'émission
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11:26 Publié dans L'Univers d'Anti, Tous des humains | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tarik yildiz, éditions du puits de roulle, racisme, syrie
Les marrakchats

Les plus chanceux sont ceux qui ont trouvé refuge près d'un restaurant. Même s'ils sont plus ou moins tolérés aux abords des tables, ils savent se faire juste assez discrets pour ne pas prendre trop de risque et suffisamment astucieux pour attirer l'attention des clients qui leur offriront quelques échantillons de leurs plats.
Justement, notre plat principal était un tajine au poulet. Anti en a mis une bonne portion de côté et l'a rejoint au niveau supérieur pour lui servir sa part. Il s'est régalé.
La première, rousse et blanche, cherchait les câlins et s'est laissée facilement prendre dans les bras pour ronronner en se pelotonnant contre Anti.

Le dernier soir, nous en avons aussi vu un près de la piscine de notre hôtel mais quand Anti lui a ramené du poisson finement cuisiné qu'elle avait prélevé sur son menu des frères Pourcel, le minou avait disparu.
Une chose est sûre, c'est que nous les aurions tous pris avec nous si nous avions pu !
Très belle journée à vous

Les deux premières photos ont été prises par Anti, les autres par moi.
08:30 Publié dans Accueil | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : chats, marrakech, maroc






