06 février 2012

L'entrée des Trappistes

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Jamel, Omar Sy et Anelka ? Vous les connaissez tous. Ce que vous ignorez peut-être, c'est que les trois stars ont le point commun d'être nés à Trappes et d'être amis d'enfance. Mélissa Theuriau et Canal+ ont décidé de mettre cette amitié à l'honneur dans le film documentaire "L'entrée des Trappistes". Décryptage.

Trois personnalités, trois parcours atypiques, un point de départ : Trappes.

C'est à Mélissa Theuriau, femme de Jamel Debbouze et animatrice sur M6, que l'on doit l'idée de cette retranscription à l'écran de l'amitié des trois Trappistes. Réalisé par Edouard Bergeon, "L'entrée des Trappistes" retrace dans les grandes lignes les enfances d'Omar Sy, Jamel Debbouze et Nicolas Anelka.

A Trappes moi si tu peux

On y découvre les débuts de Jamel en stand-up auprès de Papy, son mentor, qui lui a transmis le goût de la scène et de la blague. Nicolas et Omar étaient de bons élèves à l'école puisqu'ils avaient les "encouragements", tandis que Jamel réplique dans un sourire qu'il avait les "découragements".

Alors que Nicolas faisait des merveilles sur les terrains de foot de Trappes et entrait en centre de formation, Jamel débutait à Radio Nova où il invitait régulièrement son copain Omar pour divers gags et impostures en tout genre.

Dans le documentaire, on voit aussi le rappeur La Fouine qui a grandi dans cette même ville.

Les trois stars sont filmées dans leur environnement personnel : Jamel dans la maison familiale à Elancourt, Nicolas à Londres et Omar dans sa famille au Sénégal. On les voit aussi lors de leur retour à Trappes où ils sont accueillis en héros par les jeunes. Ils revisitent les lieux de leur enfance avec humour et émotion.

Mélissa Theuriau et Édouard Bergeon arrivent à mêler pudeur, sobriété, humour et émotion à merveille dans ce sublime documentaire.

A ne pas manquer : L'entrée des Trappistes, c'est demain soir - 7 février - à 20 h 55 sur Canal+.

Source Staragora

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Photo Omar Sy en famille - Paris Match

A lire aussi, cet article de Paris Match : Le trio gagnant de Trappes


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05 février 2012

Bon anniversaire Fadjen !

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!!! JOYEUX ANNIVERSAIRE FADJEN !!!



!!! Merci Christophe !!!




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Pour information, cette vidéo est un extrait du film de Pablo KNUDSEN intitulé "Apprendre à tuer. Contre le zoosadisme de la corrida enseigné aux enfants.", pour le CRAC. Ce doc a été tourné en France durant les étés 2006 et 2007. Ce film est un témoignage. Il montre aujourd'hui, en France, un spectacle d'horreur auquel assistent librement des enfants de tous ages, souvent accompagnés de leurs parents. Au dela de l'atrocité de la corrida (torture et mise à mort inutiles d'un être sensible en public), le film évoque la nécessité d'INTERDIRE aux ENFANTS l'accès aux arènes pour de tels spectacles mais également dans cette meme logique : d'INTERDIRE les CORRIDAS. La corrida est financée par nos impôts et, pire, les écoles de "tuerimachie" pour enfants aussi (6 en France) à partir de 10 ans : apprendre à tuer pour satisfaire l'avidité et la cruauté des adultes, l'une des grandes hontes de notre société française dite éclairée !

25 janvier 2012

Tu es

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Tu es
mon équilibre, mon âme,
mon lien entre la terre et le ciel
mon souffle

Tu es
ma beauté, ma vie,
mon bonheur de chaque instant
ma fée

Tu es
mon sourire, mon but,
mon amour sans cesse plus fort
mon adorée

Tu es
mon harmonie, mon cœur,
mon rêve devenu vrai
ma grâce

Je t'aime

Bon anniversaire

12 janvier 2012

Danse avec les requins

Kathy nous a indiqué cette vidéo superbe. On y voit une jeune femme nommée Cristina Zenato jouer avec ses animaux de compagnie favoris, comme nous pourrions le faire avec nos chats. Sauf que elle, ce ne sont pas des chats, mais des requins.

Mettez le son, la musique en vaut le coup. Le final est simplement renversant, à tous les sens du terme.



Chaque année dans le monde, environ dix hommes sont tués par des requins.
Chaque année dans le monde, environ cent millions de requins sont tués par des hommes.

05 janvier 2012

La prédation, c'est le viol.

747832943.jpgJe vous ai déjà parlé de Yurtao, le magnifique blog de Sylvie Barbe.

Aujourd'hui, je reproduis l'un de ses textes que je trouve magnifique. Je retrouve dans ses mots bien des échanges que j'ai eu avec Anna... La Femme en moi comprend tout, ressent tout, chaque mot et, mieux, chaque réalité que ce mot tente de représenter.

Merci infiniment Sylvie d'exprimer les choses si clairement.

Je vous invite à le lire aussi directement chez elle, en image, en cliquant ici.











La prédation, c'est le viol.

« À qui appartiendra le futur ?
Aux femmes et aux enfants qui luttent pour la survie
et la sécurité de l'environnement ?
Ou à ceux qui traitent femmes, enfants et environnement
comme du jetable et du superflu ? »


Vandana Shiva
et Maria Mies. « Ecoféminisme. »



On peut choisir d'être célibataire, mais pas de refuser l'altérité des sexes.

Si les femmes et les hommes existent ensemble sur une trajectoire commune, ils sont pourtant intrinsèquement différents, quoiqu'en disent, sous prétexte de genre et de conditionnement, les colons capitalistes qui arasent les humains à un statut d'accumulateurs d'objets.

La femme dont les organes sont dedans se sent plus en résonance à l'intérieur qu'un homme, dont l'organe reproducteur est à l'extérieur. Le féminisme universaliste occidental a jusqu'à présent répondu au mépris de l'homme pour les valeurs intérieures des femmes par une tentative pathétique d'intégrer ses modèles, de s'aligner sur ses paradigmes, en démontrant, jusqu'à l'épuisement, l'équivalence des capacités et des talents. Il a fallu exacerber nos aptitudes en signant allégeance aux codages masculins pour obtenir subsistance et gratification, comme si les filles prétendaient pisser aussi loin que les garçons. Cette dévotion pour l'hypertrophie des valeurs viriles de conquête et d'assujettissement entraîne le renoncement à la préoccupation gratuite du soin d'autrui, et donc de toute forme d'auto-gestion. Intégré dans la rivalité virile établissant une hiérarchie fondée sur l'exhibition du plus d'attributs visibles possible, ce féminisme d'allégeance à la course aux champions, en revendiquant aux instances misogynes les mêmes dossards, les mêmes équipements et les mêmes critères de dépassement de soi, soumis aux phallocraties des sponsors, jurys et autres distributeurs de couronnes et médailles, n'est plus qu'un triste renchérissement de la compétitivité, un sombre pastiche de l'idéologie patriarcale de la loi de la jungle.

Depuis la conquête d'Uruk qui inaugure, à l'âge de Bronze, la fondation du patriarcat, les violents s'ingénient à transformer en héros d'épaisses brutes cruelles, à commencer par ce « soudard de Gilgamesh, qui esclavagise le peuple de Sumer en violant toutes les filles, enlève les fils à leur mère et épuise les hommes en travaux exténuants » (version Sumérienne, citée par Françoise Gange).

À partir de l'extermination de la Vénus paléolithique et de la culture des peuples de la Déesse Mère, les vagues successives d'interprètes masculins ont effacé le souvenir d'un monde stable basé sur la gestion bienveillante des ressources naturelles, où le nomadisme répondait au besoin d'épargne et à la gestion réfléchie des ressources, au profit de mythes épiques qui glorifient le pillage, travestissent les guerres de colonisation en croisades civilisatrices, en expropriant les peuples de leurs bases d'auto-suffisance.

L'ensevelissement à Sumer du matriarcat et de son organisation fondée sur la coopération, le partage et le respect de la terre, a rejeté le féminin dans le continent noir de l'inconscient et a ouvert la voie à la diabolisation des femmes. Car oui, les femmes sont objectivement rebelles à la généralisation de la violence, et profondément indociles à l'instauration de l'insensibilité comme critère moral. Le « fils de la mère » honorant, par symbioses et connexions, les forces de la nature, l'art et l'amour libre, est devenu le « fils du père », assassin de son propre frère, exténuant ses esclaves en productions titanesques, et légalisant par le mariage l'appropriation des personnes. En introduisant la religion du Dieu unique et la dichotomie entre élus et mécréants, en extrayant la femme de sa côte, c'est-à-dire de sa propre structure, l'homme nie toute altérité, toute existence propre à l'autre sexe, mais aussi à la pluralité des cultures et des croyances.

Depuis qu'ils ont compris le lien entre semence et bébés, et érigé la loi, laïque ou religieuse, du seul grand phallus sous qui tout doit plier, depuis qu'ils se sont appropriés la fertilité de la terre et la fécondité des femmes, tout périclite.

Ils foncent comme des rhinocéros furieux et, quand ils ne nous enrôlent pas dans leurs brigades de mort, ils font semblant de demander notre accord, juste pour acheter notre silence et notre soumission.

Qu'avons-nous à faire de leurs fusées quand nous ne pouvons plus nourrir nos enfants ?


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Ce qu'ils font à la Terre, ils le font aux femmes.

Ce qu'ils font aux aborigènes, aux plantes, aux arbres, aux forêts, aux animaux, ils le font aux femmes.

Ce qu'ils font à l'eau, à l'air, aux rivières, aux rivages, aux oiseaux, aux abeilles, aux ours, aux baleines, ce qu'ils font aux animaux d'élevages et à tant de variétés animales et végétales expropriées du bien commun par les multinationales, ils le font aux femmes.

Ce qu'ils ont fait aux Indiens, aux sorcières torturées et brûlées par millions, descendants de nos ancêtres qui ont préservé l'harmonie pendant des centaines de milliers d'années, cette haine et ce bannissement systématique, au nom de leur progrès, de leurs techno-sciences de pointe, leur pétrochimie d'holocauste, avec leurs chalumeaux, leurs microscopes, leurs sous-marins, leurs claviers et leurs chloroformes, avec leurs circuits intégrés miniaturisés ultras performants pour un désordre global, ce qu'ils font aux peuples autochtones autarciques et aux herboristes héritiers d'un incommensurable savoir botanique, c'est ce qu'ils font aux femmes, partout, sur toute la surface de la Terre.


Et ils s'étonnent des invasions d'amarantes dans les champs de maïs mexicains, de l'ambroisie en Languedoc, de l'impatience de l'Himalaya sur nos berges, des entérocoques intraitables, des bactéries résistantes aux antibiotiques, des allergies galopantes, de la vache folle, des cancers en masse, des tornades, tremblements de terre, sécheresse, inondations, déserts, fonte des pôles et des glaciers, submersions insulaires...

La prédation, c'est prendre sans permission, sans demander si l'autre est d'accord, s'il est prêt. Sans reconnaître que tout Vivant possède une connaissance de son état et de ses besoins, préalable à tout don de soi.

La prédation, c'est chosifier, dépersonnaliser, déshumaniser.

C'est nier le désir, l'existence sensitive, consciente et signifiante de l'autre, son être unique et remarquable, générateur de relation et du processus d'évolution collective.

La prédation, c'est le viol.

Les femmes et la nature sont le lieu des humains où est commis l'incommensurable crime de viol qui nous mène si près de l'abime de notre propre extinction.

« Il y a un autre monde, mais il se trouve dans celui-ci »

Paul Eluard


* * * * *


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30 décembre 2011

Chez Fadjen à Noël

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Le 25 décembre, à l'heure où beaucoup de familles terminaient leur repas de Noël, nous étions quelque part dans la campagne bretonne pour passer un chaleureux moment avec Fadjen et Christophe Thomas, son heureux propriétaire.

Le premier contact pour organiser cette rencontre s'est fait par Facebook. Anti a demandé à Christophe s'il serait possible de passer le voir autour des fêtes, puisqu'il vit en Bretagne et que nous y allions aussi. Les choses se sont passées simplement et quelques jours avant notre départ de Nîmes, Christophe a passé un coup de fil pour confirmer que nous pouvions venir le 25 dans l'après-midi.

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Nous avons tout de suite su que nous venions d'arriver au bon endroit : Fadjen, dont les cornes ont bien poussé, nous attendait devant sa maison de bois, à quelques mètres de la ferme familiale où Christophe vit avec son père.

Il nous a également présenté son chien, ses chats recueillis au bord de la route, ses chèvres, son cheval, ses furets et Gloria, la petite vachette âgée de quelques mois à peine qu'il nourrit encore au biberon.

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Il nous a raconté le mal qu'il a eu et les ruses qu'il a dû utiliser pour parvenir à acheter un taureau alors qu'il n'est qu'un simple particulier. Les éleveurs sont, en effet, très méfiants et beaucoup lui ont purement et simplement raccroché au nez.

Après avoir pas mal bavardé dehors, nous sommes passés à l'intérieur pour continuer notre conversation autour d'un bon café à parler de son action, des réactions qu'elle a suscitée et de quelques petites graines d'idées qui germeront peut-être dans les mois à venir pour donner encore plus de visibilité à son combat contre la corrida.

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Nous n'avons quitté qu'à regret ce lieu empli d'harmonie et d'amour envers nos frères animaux.

Fadjen aura deux ans le 5 février. Nous ne manquerons pas d'en reparler le jour de son anniversaire.

Très belle journée à vous

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27 décembre 2011

Nathan Cohen

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Peut-être vous souvenez-vous de ces deux petits bouts de choux qui nous avaient enchantés lors de l'anniversaire des sœurs jumelles d'Anna en nous invitant à les écouter jouer au piano ? Parmi ces loulous, il y avait Nathan, 6 ans :





Son grand frère nous avait alors expliqué que Nathan adorait le piano, travaillait avec son papa tous les jours - y compris par téléphone lorsque ce dernier était en déplacement - et qu'il allait bientôt intégrer un grand conservatoire.


Le 9 décembre dernier, Nathan, toujours 6 ans, donnait son premier concert public avec l'orchestre universitaire de Grenoble :


Enjoy !



Beethoven, sonate n°6 - Nathan Cohen


B R A V O !



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15 décembre 2011

L'intelligence des plantes

mancuso.jpgEn lisant il y a deux jours un papier de Pierre Barthélémy, chroniqueur scientifique au journal Le Monde dont je ne manque aucun article, j'ai découvert l'existence et les travaux fascinants du professeur Stefano Mancuso, fondateur du Laboratoire International de Neurobiologie des Plantes. Car pour lui, et d'ici quelques minutes pour vous si ce n'est pas déjà le cas, il ne fait aucun doute que les plantes sont des êtres vivants dotés d'intelligence même si elles n'ont pas de système nerveux et qu'à ce titre, on peut donc parler de neurobiologie lorsqu'on étudie scientifiquement leurs comportements.

Début 2011, le professeur Mancuso a donné une interview passionnante sur un site web anglo-saxon. Vous trouverez de larges extraits de cet entretien ci-dessous, traduit par mes soins. Je vous recommande également de prendre le temps de regarder ensuite la vidéo que j'ai ajoutée à la fin. Il s'agit d'une conférence donnée par le professeur Mancuso dans le cadre de TED.



Qu'est-ce que la vie ?

Je n'ai pas de définition simple de la vie. C'est un phénomène beaucoup trop complexe et important pour pouvoir être réduit à quelques mots. Je peux par contre vous dire que l'ADN n'est pas la vie. Une simple molécule chimique n'a rien à voir avec la vie. L'ADN n'est rien d'autre qu'un système d'enregistrement. Personne ne dirait que "La divine comédie" se définit par le papier et l'encre utilisés pour en imprimer des copies et pourtant, bien des scientifiques de renom ont soutenu un tel point de vue concernant l'ADN.


P5151332.JPGQu'est-ce que l'intelligence ?

Cette question est un petit peu plus facile. J'ai une opinion très claire sur cela. L'intelligence est la capacité à résoudre des problèmes. Je sais qu'il en existe bien d'autres définitions mais je n'en connais aucune aussi bonne que celle-ci.

Pour moi, l'intelligence est une propriété de la vie. Même le plus humble organisme vivant unicellulaire doit être intelligent pour résoudre les problèmes de son quotidien. Au passage, ces problèmes ne sont pas si différents que ça d'une espèce à une autre.

L'intelligence humaine est, certes, bien plus grande que celle d'une paramécie ou d'une chlamidomona (une algue microscopique), mais la différence n'est que quantitative, pas qualitative.

Même une amibe peut anticiper des évènements répétitifs ou trouver comment parcourir un labyrinthe efficacement.


Qu'est-ce que l'intelligence des plantes ?

Il n'y a pas, essentiellement, de différence entre les intelligences. Que nous considérions l'intelligence végétale ou animale, la propriété fondamentale est de résoudre des problèmes. A première vue, on pourrait penser que les problèmes des plantes et ceux des animaux sont différents mais si on y regarde de plus près, ils sont tout à fait similaires.

Lorsqu'on observe les réactions des plantes à des problèmes, on peut voir des actions qui ne sont pas de simples automatismes. Chaque plante doit percevoir et surveiller en permanence un grand nombre de paramètres environnementaux et elle est constamment tenue de prendre des décisions.


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Quels sont les buts de l'étude de la neurobiologie des plantes ?

Lorsqu'on observe les raisonnements des gens qui dénient toute possibilité cognitive aux plantes, un trait commun est que l'intelligence est associée à un groupe particulier de cellules appelées le "tissu nerveux". Ce rationnel s'appuie sur l'hypothèse que, puisque les plantes n'ont aucune trace de tissu nerveux, cela implique de facto qu'elles ne peuvent pas être intelligentes.

Si on regarde le principe de base de ce qu'est un système nerveux, on voit qu'il s'agit juste d'un groupe de cellules spécialisées dans la transmission d'impulsions d'une cellule à une autre. Les plus ordinaires des plantes le font. Il est incontestable qu'il n'y a aucun besoin de recourir au Graal que représente un système nerveux pour que se réalise le miracle de la transmission de signaux électriques et la communication.


Pouvez-vous expliquer l'aspect communication de l'intelligence des plantes ?

Les plantes sont des communicateurs étonnants. On le sait depuis plus d'un quart de siècle. Les plantes communiquent avec des molécules volatiles, qui sont utilisées pour transférer de l'information aussi bien à l'intérieur de la plante elle-même que vers les autres plantes.

P5241458b.JPGLes interlocuteurs peuvent être des plantes du même clan (on a pu démontrer que les plantes sont capables de distinguer les membres de leur "famille" des étrangers et peuvent ajuster leur comportement en conséquence), d'autres plantes de la même espèce, d'autres plantes d'espèces différentes et enfin, d'autres espèces non-plantes depuis les bactéries jusqu'aux mammifères. De nombreux moments de la vie d'une plante sont totalement dépendants de l'efficacité de ce système de communication complexe.

La pollinisation croisée est un bon exemple. La plante doit être capable d'attirer le "vecteur" pour le transport du pollen (il ne s'agit pas seulement d'insectes mais aussi de reptiles, d'oiseaux et de mammifères) et de lui donner en échange pour ce service une récompense sous la forme d'une substance énergétisante sucrée connue sous le nom de nectar. Le système complet de la pollinisation peut être décrit comme un marché avec des clients (insectes ou autres vecteurs), des acheteurs (les plantes), des bannières (les fleurs colorées), des promotions attirantes (les parfums) et aussi parfois, des publicités mensongères (comme ces orchidées qui trompent des insectes en imitant les signaux de séduction de leurs femelles).

Le plus excitant est que nous en sommes au tout début de l'histoire, nous commençons à peine à comprendre à quel point le système de communication des plantes est évolué. Jusqu'à maintenant, la recherche a essentiellement porté sur la détermination des substances chimiques utilisées par les plantes pour communiquer entre elles mais je suis, pour ma part, convaincu que les plantes sont aussi capables d'utiliser d'autres systèmes de communication dont nous n'avons pas idée.

Les années à venir pourraient bien nous valoir bien des surprises et des changements dans notre façon de voir les choses.


Quel impact peut avoir la neurobiologie des plantes sur notre compréhension de l'évolution et de l'écologie ?

Rien dans l'étude de la neurobiologie des plantes ne contredit l'évolution, je dirais même au contraire que cela confirme encore plus l'idée brillante de Darwin.

D'un point de vue évolutionnaire, le fait que l'intelligence n'a pas surgi soudainement à un certain niveau d'évolution mais a lentement évolué depuis la forme la plus primitive jusqu'à l'être humain est une preuve supplémentaire que rien en biologie n'a de sens en dehors de l'évolution.

Mon espoir est que cette nouvelle vision des plantes pourrait avoir un impact sur nos relations avec le monde végétal. C'est une chose de traiter les espèces de plantes comme si elles étaient à peine plus que des entités inanimées, c'en est une autre de savoir que les plantes sont capables de montrer des comportements suffisamment complexes pour être qualifiés d'intelligents.

Comprendre que les plantes sont des êtres vivants extrêmement complexes et évolués nous aidera à les respecter.
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___________________________

Comme la plupart des grands novateurs de notre époque, Stefano Mancuso a été invité à présenter l'essentiel de ses idées dans le cadre des conférences TED. Il a intitulé son intervention "Les racines de l'intelligence des plantes" et plus d'un passage vous stupéfiera d'admiration. Il s'agit d'une version sous-titrée en français parfois approximatif, ne faites pas trop attention aux fautes. Envie de voir de jeunes pousses de tournesol jouer entre elles ? Ou de découvrir que de simples racines font mieux qu'Internet pour échapper à tout contrôle ? C'est par ici :










La photo de Stefano Mancuso a été trouvée sur le web, les autres sont de moi.

11 décembre 2011

Je l'aime à mourir, la quiero a morir

Shakira vient de surprendre son public habituel en reprenant Je l'aime à mourir, la superbissime chanson de Francis Cabrel qui, comme plusieurs autres de lui, fait partie de mon panthéon personnel des plus belles paroles jamais écrites.

Il est probable que cette reprise de la bomba latina - magnifiquement interprétée - va valoir par ricochet à notre Francis national une visibilité planétaire. La version hispano-française de Shakira est, en effet, déjà classée n°1 sur la plupart des plateformes de téléchargements légaux, telles que iTunes.

Au passage, deux petites anecdotes :

- Francis Cabrel a également joué en public une version de sa chanson en espagnol que vous pouvez retrouver facilement sur Youtube.
- Shakira a déclaré à la presse qu'elle a appris le français avec les paroles de chansons de Francis Cabrel.

L'ambiance chez nous étant plus que jamais à l'amour, c'est avec un très grand plaisir que je vous propose d'écouter, de voir, de lire, de chanter, de redécouvrir Je l'aime à mourir interprété par ces deux artistes.





Moi je n'étais rien
Et voilà qu'aujourd'hui
Je suis le gardien
Du sommeil de ses nuits
Je l'aime à mourir
Vous pouvez détruire
Tout ce qu'il vous plaira
Elle n'a qu'à ouvrir
L'espace de ses bras
Pour tout reconstruire
Pour tout reconstruire
Je l'aime à mourir

Elle a gommé les chiffres
Des horloges du quartier
Elle a fait de ma vie
Des cocottes en papier
Des éclats de rire
Elle a bâti des ponts
Entre nous et le ciel
Et nous les traversons
À chaque fois qu'elle
Ne veut pas dormir
Ne veut pas dormir
Je l'aime à mourir

Elle a dû faire toutes les guerres
Pour être si forte aujourd'hui
Elle a dû faire toutes les guerres
De la vie, et l'amour aussi

Elle vit de son mieux
Son rêve d'opaline
Elle danse au milieu
Des forêts qu'elle dessine
Je l'aime à mourir

Elle porte des rubans
Qu'elle laisse s'envoler
Elle me chante souvent
Que j'ai tort d'essayer
De les retenir
De les retenir
Je l'aime à mourir
Pour monter dans sa grotte
Cachée sous les toits
Je dois clouer des notes
À mes sabots de bois
Je l'aime à mourir

Je dois juste m'asseoir
Je ne dois pas parler
Je ne dois rien vouloir
Je dois juste essayer
De lui appartenir
De lui appartenir
Je l'aime à mourir

Elle a dû faire toutes les guerres
Pour être si forte aujourd'hui
Elle a dû faire toutes les guerres
De la vie, et l'amour aussi

Moi je n'étais rien
Et voilà qu'aujourd'hui
Je suis le gardien
Du sommeil de ses nuits
Je l'aime à mourir
Vous pouvez détruire
Tout ce qu'il vous plaira
Elle n'aura qu'à ouvrir
L'espace de ses bras
Pour tout reconstruire
Pour tout reconstruire
Je l'aime à mourir


08 décembre 2011

Des nouvelles de Lucienne !!!

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Mais où courent-ils ???? A la librairie, bien sûr !


Dernièrement, je vous annonçais la sortie de "Lucienne", premier roman de Jean-Michel Berardi. Qu'en est-il de notre super mémé quinze jours après ? C'est ce que je vous propose de découvrir.

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Plan du village de Lucienne


Pour commencer, Lucienne a voyagé. Aussi incroyable que cela puisse paraître, elle a quitté son village pour arpenter les routes de France. Elle a commencé par Nîmes et ses environs évidemment (Langlade, Montpellier...), mais pas que ! J'ai ouïe dire qu'elle serait enfin allée à Bordeaux. Elle aurait laissé des traces de son passage à Tocane St Apre, Atur, Bergerac, Périgueux. Certains disent l'avoir vue à Evian, d'autres à Valognes, en Normandie, et en Bretagne aussi à Rennes et Guémené-Penfao, mais Zaza m'affirme qu'elle l'a vue elle, à St Max, en Lorraine ! C'est à y perdre la tête ! Mais là où cela devient délirant, c'est qu'elle aurait franchi les frontières ! On parle de Lucienne en Belgique, en Allemagne, en Suisse, à la Guadeloupe, à la République Dominicaine ! Enfin... là, on se demande si le facteur l'a vraiment vue arriver ;-)

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Partout où elle passe, elle tourneboule les gens !


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Lucienne est aussi puissante que la voiture ... mais moins rouge !


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Lucienne, prête à tout dévoiler... ou presque !


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Lucienne à la Une de La Dordogne Libre !


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Il faut dire que tous les lecteurs plébiscitent « Lucienne » ! Voyez vous-même !

« J'ai lu avec joie "Lucienne ", Lucienne est ma sœur aînée, et de plus, je m'appelle Lucette ...., j'ai reçu le livre hier matin et je l'ai terminé hier après midi, bravo pour votre humour et merci. »

Lucette, Bordeaux


« J'ai déjà commencé Lucienne et j'adore ce que j'ai pu en lire, ce sont des histoires comme j'aime. »

Karine, Nîmes


« J'ai aimé discuter avec Lulu, elle a eu raison Stéphanie de dire que ce livre est un coup de cœur, un vrai petit bijou.
Je me suis délectée en le lisant. »


Rosaria, Lorraine


« J’ai reçu Lucienne à ma porte hier matin et nous avons toutes deux conversé à bâtons rompus. Ce livre est un bouquet de fleurs."

Valentine, Suisse


Je ne résiste pas au plaisir de vous dire que ce livre est excellent.
Je l'ai dévoré cette nuit, J'ai ri avec Églantine, pleuré à l'enterrement de Lucette.
C'est un bouquet d’émotion, c'est une friandise à déguster.

Vraiment extra


Martine, Guadeloupe


« J'ai commencé la lecture de "Lucienne" dans la nuit de mercredi à jeudi 4 heures 30 du matin et... je n'ai plus lâché le livre jusqu'à la page 169 !

"Votre" Lucienne, dès le départ elle prend vie, elle est là, à côté de moi. J'ai rit avec elle, j'ai eu le cœur serré avec elle, je me suis indignée aussi et une grande envie de la prendre dans mes bras. Votre écriture est vivante et profonde.

Il faut que je vous dise aussi que ma maman, non seulement s'appelle Lucienne, mais a vécu rue Ste Catherine à Bordeaux au moment de la guerre ! Elle est née à Luxey dans Les Landes et a vécu toute sa jeunesse à Bordeaux. Aujourd'hui, c'est une vieille dame de 93 ans dont la mémoire s'efface, elle vit dans une maison de retraite où elle confirme les dires de Lulu : ce sont toutes des vieilles cinglées !

Merci pour ce tendre moment de lecture et vivement votre prochain livre !


Maïté, Suisse


« J'en suis seulement à la page 25 et j'adore. C'est horrible ! Je m'y retrouve chez cette Lucienne. Le frisson parce que je me suis revue écrivant Henry et appeler son chat "Le chat", comme moi avec mon gros, et tellement de choses encore...

J'ai vraiment beaucoup, beaucoup aimé. La rusticité du personnage, sa tendresse, son bon sens. Lucienne est un personnage à part entière, très, très vrai.

Cette histoire de parler à son défunt mari, et ses petits poèmes... comme une ponctuation aux événements de son existence, ceux qui en méritent un.

L'évolution... La fin de l'histoire... Je me suis régalée.»


Réginelle, Gard


« "Lucienne" est un véritable coup de cœur comme j'en ai rarement eu. Lucienne, c'est la petite dame que nous connaissons tous, celle qui vit seule discrètement à l’entrée du village. C’est aussi un peu nous-mêmes, notre voisine, notre tante ou encore notre grand-mère. Bref, Lucienne, un roman incontournable pour passer un excellent moment de lecture. »

Stéphanie, Gard


« Si vous n'achetez qu'un seul livre cette année, achetez Lucienne ! Ce livre est un délice, un pur régal, magnifiquement écrit, qui met le sourire aux lèvres, qui vous prend avec douceur et ne vous lâche plus. »

Roger, Gard


« Je suis en train de me dire que Lucienne fera très bonne figure au pied du sapin. Pourriez-vous m'envoyer deux exemplaires supplémentaires dédicacés? L'un pour ma sœur Sophie et l'autre pour Sandy, une passionnée de livres que se régalera sans doute avec Lucienne. »

Béatrice, Allemagne


« J'ai presque fini "Lucienne" . Je me doutais bien que ce livre serai super, on plonge tout de suite dans la vie de Lucienne, elle est attachante , attendrissante , j'aime l'écriture et les petits poèmes à la fin des chapitres c'est excellent ! J'en suis à la page 122 il ne m'en reste que très peu, il me tarde d'être à ce soir pour le finir.
J'offre aujourd'hui le livre à ma belle mère pour son anniversaire (88 ans !) et la semaine prochaine, à ma mère pour son anniversaire aussi. Une fois le mien fini je le passe à mon mari puis à mon gendre, ma fille et je sais que ma belle-mère le passera à ses copines... Lucienne va ainsi voyager de mains en mains !!! Merci à Jean-Michel Berardi pour son livre plein de fraîcheur dans ce monde de brute !!! »


Isabelle, Evian

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Librairie La Bouquinerie d'Evian - Librairie la Mandragore de Périgueux


Si vous aussi vous souhaitez découvrir ou faire découvrir « Lucienne », elle est présente dans de jolies petites librairies :






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Un grand merci à Cathy et Jean-Michel Berardi pour leur participation active autour de Lucienne, notamment concernant les montages photos. Merci à tous pour vos retours de lecture !

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