11 octobre 2011

Bonsoir les Vous !






C’est en réalité un bonsoir en forme d’au revoir à chacun de vous, les Vous.

Depuis mon retour de Menton il y a dix jours, le temps file, file, file … et les jours passent sans que je puisse vous faire ne serait-ce qu'un coucou.

Des changements dans ma vie professionnelle et personnelle font que je n’ai matériellement plus le temps de venir sur le blog et d’y participer, aussi régulièrement que je le faisais jusque-là et aussi régulièrement que je souhaiterais continuer à le faire.







Lire vos commentaires et les notes avec plusieurs jours de retard est terriblement frustrant et dénué de beaucoup de saveur.

Aussi, je viens vous saluer ce soir, vous dire au revoir et surtout vous dire merci.







Il est bien petit ce mot « merci » pour exprimer tout ce que je voudrais qu’il vous dise.

Merci à toutes et à tous pour vos commentaires et votre présence attentive au fil des notes et des années.
Merci de votre fidélité et de votre bonne humeur à ce rendez-vous-sourire qu’est le blog depuis près de quatre ans.

Un merci énorme et particulier à toi Anna pour ce joli espace de partage, de découvertes et de rencontres, aussi riches que belles, que tu m’as ouvert ici.







Longue vie à ce blog et très belle route ensoleillée à chacun de vous, les Vous.

Je vous embrasse.

Miss You

30 septembre 2011

Miroirs d’eau

Pour le plaisir et la sérénité qui s’en écoule, une petite série miroirs signée QT Luong, dont je vous avais montré le travail ici.






Très doux week-end les vous, partout !

Miss You

28 septembre 2011

De la pizza au mur

Coup de cœur-sourire pour l’inventivité de certain(e)s, pour l’idée de départ, pour la réalisation et aussi et surtout pour l’effet rendu.

Et, puisqu'aujourd'hui, c’est mercredi, ce petit atelier créatif me semble plutôt bien tomber ;-)




Pour vous lancer, il faudra :





Une boite d’emballage à pizza








De la colle en spray








Des ciseaux et un cutter







Un rouleau de papier peint
(après avoir retapissé une pièce ou un mur,
il en reste parfois un mini bout qu’on n’a pas voulu jeter, au cas où… ),
ici il servira à recouvrir la boite de pizza.





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Une fois tout ce petit matériel rassemblé, place à la créativité ;-)


























Source Home-Dzine





Sympa, non ?
A vous de jouer !




Miss You

27 septembre 2011

Edvard Munch, l'œil moderne à Beaubourg



Edvard Munch, l'œil moderne



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Présentation de l'exposition,

par Angela Lampe et Clément Chéroux,
conservateurs au musée national d'art moderne.





Edvard Munch est parfois considéré comme un artiste du 19e siècle,
un peintre symboliste ou pré-expressionniste.

Une idée reçue en fait aussi un artiste reclus,
en proie à de violentes angoisses, dépressif, une âme tourmentée.

L'exposition montre, à rebours de cette mythologie,
que Munch était ouvert aux débats esthétiques de son temps,
et qu'il a entretenu un dialogue constant
avec les formes de représentation les plus contemporaines :
la photographie, le cinéma et le théâtre de son époque.


Il ira jusqu'à faire lui-même l'expérience de la photographie et du film,
osant des autoportraits qu'il est sans doute le premier à avoir réalisés,
à bout portant, en tenant l'appareil d'une main :
« J'ai beaucoup appris de la photographie, déclare-t-il.

J'ai une vieille boîte avec laquelle j'ai pris d'innombrables photos de moi-même.





"Solitaires"
(1906-1907)

(source)



Cela donne souvent d'étonnants résultats.

Un jour lorsque je serai vieux,
et n'aurai rien d'autre de mieux à faire que d'écrire mon autobiographie,
alors tous mes autoportraits ressortiront au grand jour. »
(Edvard Munch, interviewé par Hans Tørsleff, 1930).


Munch était pleinement « moderne »,
c'est la thèse que défend cette exposition que lui consacre le Centre Pompidou,
avec cent quarante oeuvres, dont une soixantaine de peintures,
cinquante photographies en tirages d'époque,
des oeuvres sur papier, des films et l'une des rares sculptures de l'artiste.


À travers neuf thèmes, elle présente un ensemble
comme il a rarement été possible d'en voir,
associé à ses expérimentations photographiques et filmiques.
[...]






"Autoportrait entre l'horloge et le lit"
(1940-1942)

(source)




[...]
REPRISES
Variantes, copies, autant de termes qui pointent un aspect essentiel
dans l'oeuvre de Munch, c'est-à-dire la répétition d'un même motif.


Décontextualisé, il s'apparente alors à un signe autonome.


Il existe, par exemple, sept versions des Jeunes Filles sur le pont,
sans compter les adaptations graphiques.

Quelques chefs-d'oeuvre de sa période symboliste dialoguent aussi
avec leurs reprises tardives, peintes souvent dans un style plus expressif
où le contour se dissout et où la couleur s'intensifie.



PHOTOGRAPHIES
Comme les peintres Pierre Bonnard et Édouard Vuillard,
Edvard Munch fait partie d'une génération qui,
au tout début du 20e siècle, s'empare de la photographie, en amateur.

Sa pratique photographique est centrée sur l'autoportrait.

En dehors de quelques images d'espaces liées à ses souvenirs,
l'artiste se photographie principalement pour se dévisager.

Ses autoportraits photographiques trouvent ici leur vraie valeur,
celle d'expérimentations visuelles.


[…]



L’intégralité de la présentation est à lire ici




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« Stjernenatt » [Nuit étoilée]
1922-1924
© Munch Museum / Munch-Ellingsen Group / BONO 2011
© Adagp, Paris 2011



A lire : « La nuit étoilée » Décryptage d’une oeuvre




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Une critique d’internaute,
celle de Mademoiselle Du Petit Bois

(chronique dont proviennent certaines des illustrations de cette note)



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Belle expo à tous.


Miss You

26 septembre 2011

Au fil du Gardon

Hier matin, nous sommes partis randonner en petit comité dans un coin que j’aime vraiment beaucoup, Collias (dont je vous avais parlé ici et qu’Anna mentionnait également dans sa note d’accueil ce matin) au bord du Gardon, pour une boucle de 16 kms en pleine nature, entre eau et roches, entre flore et faune, et nous nous sommes régalés ;-)

Nous avons croisé sur le sentier, parfois très escarpé, des arbustes et végétaux aussi variés que nombreux (dont un arbousier croulant de fruits mûrs à souhait), un moulin désaffecté, une chapelle improbable adossée à une grotte (réservée à partir de novembre aux chauves-souris qui viennent s’y reproduire), d'abord dans le noir le plus total avant qu'un puits de lumière ne vienne guider nos derniers pas vers la sortie de l'autre côté de la falaise, où nous avons rejoint la ligne de crête dans des parfums de garrigue, dignes de Pagnol.

L’automne essaimait ses premiers ors. La palette s’étirait du vert le plus tendre à la plus foncée des pinèdes. L’eau calme et transparente s’est faite émeraude pour l’occasion. La pierre a déroulé le plus pâle des gris jusqu’au granit le plus profond, dans un silence apaisant et le lent glissement des oiseaux à travers un ciel poudré.






Miss You

23 septembre 2011

« Negative space » par Tang Yau Hoong

Mon coup de coeur du jour !





Beware of these hands





Day vs night





In nostalgic mood



Coexistence





Eco friendly





Ernest Hemingway





Feather of life





Sound of nature: Piano





Erotic literature





Eye on the city





Moustacheville



© Tang Yau Hoong



Miss You

22 septembre 2011

Ranh Wang, la beauté du quotidien

Ran Hwang
est un artiste d’origine coréenne qui vit à New York et crée, avec infiniment de poésie et une très jolie douceur, des sculptures à partir de matériaux du quotidien (boutons, punaises, …), à l’instar de Federico Uribe.






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“Two love trees”













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“Invisibility is visibility”












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“Dreaming of joy”












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“Garden of light”













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© Ran Hwang





Miss You

21 septembre 2011

Des arbres par Steven Pinker

Quelqu’un de très proche me parlait tout récemment de l’arbre comme source de sérénité (ressenti que je partage totalement) et voilà que je découvre ce matin cette série de photos signée Steven Pinker, alors hop là je vous la montre ici ;-)






Miss You

18 septembre 2011

Giacometti et les Etrusques

Giacometti et les étrusques, voilà une exposition plus que tentante ;-)

Une mise en perspective intéressante entre les célèbres silhouettes émaciées de Giacometti et la sculpture longiligne de la civilisation étrusque.

A ne pas rater.







Jusqu’au 8 janvier 2012
www.pinacotheque.com




La Pinacothèque de Paris présente jusqu'au 8 janvier 2012 une lecture inédite de l'œuvre du sculpteur Alberto Giacometti.

L'exposition événement de la rentrée, intitulée Giacometti et les Étrusques, est attendue à Paris par les spécialistes et les amateurs de l'artiste depuis plus de cinquante ans.





L'intérêt de Giacometti pour la figure primitive se retrouve très tôt dans son œuvre, mais l'art étrusque en particulier va provoquer chez l'artiste un bouleversement considérable. Il découvre cette civilisation brillante au département d'archéologie du Louvre et surtout au cours de l'exposition sur l'Art et la civilisation des Etrusques de 1955 à Paris.




« Groupe de trois hommes »
(Source photo)



Ce peuple étrange et mystérieux, créa une forme d'art exceptionnel en qualité, en richesse et en beauté, composée principalement de sarcophages sculptés et de figures guerrières puissantes. Les étrusques développèrent également une forme de figure sculptée longiligne.

Le choc fut tel pour Giacometti qu'il souhaita aller plus loin dans la compréhension de ce peuple et de son art. Cette révélation constitue l'une des clés essentielles à la compréhension de sa forme de création la plus connue et la plus forte : la représentation de longues figures verticales, émaciées à l'extrême.





L'artiste se rendit en Toscane afin d'approfondir ses recherches sur cette civilisation antique. C'est à Volterra, cité de l'Étrurie, qu'il découvre l'œuvre sculptée emblématique du monde étrusque, l'Ombre du soir.

Les figures célèbres de Giacometti, des séries de Femme de Venise à celles des Homme qui marche, ne peuvent se concevoir sans référence à cette sculpture longiligne et puissante.





« L’ombre du soir »
(Source photo)



La Pinacothèque de Paris présente aujourd'hui ce rapprochement exceptionnel. L'Ombre du soir sera accompagnée de plus de cent cinquante objets étrusques exposés avec une trentaine de sculptures de Giacometti.







Belle et riche visite :-)


Miss You

17 septembre 2011

Lewis Hine, photographe social

Hommage à une belle âme, à l'un des hommes qui a su par son engagement et armé de son seul appareil photo, mettre en lumière la condition incroyablement difficile des travailleurs au début du siècle dernier, et tout particulièrement celle des "petites gens", des anonymes, des très (trop) jeunes. De tous ceux qui par leurs efforts et dans l'indifférence la plus totale ont contribué à la naissance et à l'extension des mégapoles actuelles.



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Première rétrospective du photographe Lewis Hine, considéré comme l'un des pionniers de la photographie sociale.

Portraits d'immigrants débarquant à Ellis Island, travail des enfants, ouvriers dans l'industrie victime de la Grande Dépression...

La Fondation Henri Cartier-Bresson présente une centaine de clichés inédits, merveilleux témoins de la face sombre du monde du début du XXe siècle.



www.henricartierbresson.com




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J'ai voulu montrer ce qui devait être corrigé ;
J'ai voulu montrer ce qui devait être apprécié.
Il faut de la lumière, de la lumière à flots.





Armé de sa lourde chambre photographique, Lewis Wickes Hine (1874-1940) fut un combattant acharné pour la justice sociale.

L'exposition de la Fondation HCB rassemble environ 150 tirages originaux en noir et blanc provenant de la George Eastman House, International Museum of Photography and Film de Rochester.

Cette rétrospective couvre l'ensemble de la carrière de Hine : portraits d'immigrants débarquant à Ellis Island, enfants au travail, construction de l'Empire State Building, reportages en Europe à la fin de la première guerre mondiale. Des documents inédits, récemment acquis par Rochester seront également présentés.

Coproduite avec la Fundación MAPFRE de Madrid et le Nederlands Fotomuseum de Rotterdam, cette exposition a reçu le soutien de la Terra Foundation for American Art.



Né dans le Wisconsin en 1874, Hinesuit des cours du soir tout en aidant financièrement sa mère avec des petits boulots. Il étudie ensuite la sociologie dans les universités de Chicago et New York ainsi qu'à la Columbia School of Social Work.

Il s'installe en 1901 à New York pour enseigner à l'Ethical Culture School et comptera Paul Strand parmi ses élèves. Il devient photographe deux ans plus tard et se consacre très vite exclusivement à ce médium.

En travaillant, à partir de 1906 pour le National Child Labor Committee (NCLC), la Croix-Rouge américaine ou la Works Progress administration, Hine utilise la photographie pour défendre les causes auxquelles il tient. Il se concentre sur « la part visuelle de l'éducation », n'hésitant pas à mettre en scène certaines de ses images pour mieux convaincre.

Eveiller une prise de conscience et donner une image positive de ses sujets, tel est le principe des photographies de Hine. C'est à Ellis Island qu'il mettra pour la première fois ce principe en pratique. Armé d'un équipement encombrant et obsolète, Hine fait le portrait de centaines d'immigrants venus chercher aux États-Unis de meilleures conditions de vie.



À cette époque et jusque dans les années 1920, les États-Unis sont portés par la révolution industrielle qui entraîne des réformes sociales, économiques et politiques. Les enquêtes photographiques pour le NCLC ou pour les revues comme The Survey vont se multiplier ; Hine va parcourir des milliers de kilomètres pour rendre compte des conditions de travail des enfants ou des ouvriers, à Pittsburgh par exemple en 1907. Les images récoltées sont nombreuses et les légendes précises. Les Américains découvrent des enfants travaillant dans les champs de coton ou dans les mines, des familles regroupées dans des taudis.

Hine est, depuis le début de sa carrière lié à ce milieu progressiste qui cherche à rendre compte des bouleversements que connaissent les États-Unis. Ses reportages contribuent à diffuser cet esprit réformiste et à une meilleure prise de conscience des problèmes. À la fin de la première guerre mondiale, Hine est embauché par la Croix-Rouge américaine et se rend en Europe pour photographier les conséquences de la grande guerre. Les images témoignent pour la première fois des mouvements de populations entraînés par la guerre et permettent à la Croix Rouge d'obtenir les aides financières longtemps réclamées sans succès.



Après 1919, le photographe se concentre à nouveau sur le monde du travail mais cette fois pour en dévoiler l'esprit positif. Il cherche à montrer les travailleurs dans leur labeur quotidien, il se rend dans les usines et photographie l'homme et la machine travaillant à l'unisson. Le travail devient un bien précieux, d'autant plus après la crise de 1929. C'est donc un véritable hymne au travail qu'Hine défend en photographiant la construction de l'Empire State Building.

Alison Nordström, conservateur à Rochester et commissaire de l'exposition écrit : Cet homme frêle de 57 ans se hissa sur des poutrelles, suspendu à un filin, chargé du poids de son vieil appareil photo, pour rendre un hommage « whitmanien » aux hommes héroïques qui joignirent le courage à l'habileté pour bâtir non seulement un gratte-ciel mais une métaphore, à laquelle toute la société pouvait adhérer, car elle défiait les ténèbres de la Grande Dépression. Cette exaltation de l'homme et de la machine est visible dans le seul ouvrage publié du vivant de Hine Men at Work.





Malgré ses efforts, les commandes se font de plus en plus rares, sa vision étant considérée comme démodée. Le FSA refuse qu'il participe au reportage sur la vie rurale américaine pendant la grande dépression ; le gouvernement préfère confier cette mission à d'autres photographes comme Walker Evans, Dorothea Lange, Ben Shahn…


Pourtant, à la fin des années 30, Beaumont Newhall, Berenice Abbott et Elisabeth McCausland mettent tout en œuvre pour réhabiliter le travail de Lewis Hine. L'essai de Beaumont Newhall fait du photographe un précurseur du style documentaire, notion reprise en 1939 par McCausland dans un article paru dans US Camer.





Une rétrospective de son travail est organisée la même année au Riverside Museum de New York. Cette exposition, mise en place par Abbott et McCauslanda attiré l'attention du public sur son travail mais ne fut pas un grand succès. Sans revenus suffisants, sa maison est saisie. Il décède quelques mois plus tard en 1940 suite à une opération.



Texte signé
par la Fondation Henri Cartier-Bresson



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A lire aussi :
l’entretien « posthume » paru sur Rue 89




Crédit : Lewis Hine
"Travail des enfants sur le pont de Brooklyn"



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