17 mai 2012
Présence du chamanisme, nouveau courrier du 15 mai 2012

Exposition Les masques de jade mayas à la Pinacothèque de Paris, du 26 janvier 2012 au 10 juin 2012
Voici le dernier courrier de Jean-Gabriel Foucaud en date du 15 mai 2012
Deux dates avant l'ouverture très proche, en fin de semaine, des inscriptions pour les Loges des 16 et 17 juin, à côté de Paris, et la Quête de Vision des 14 au 21 juillet dans les Vosges. Ces deux dates sont les vendredi 25 mai et 22 juin au « temps du corps » de 19 h 30 à 23 h (conférence, pendant une heure + cercle de tambours et cercle de paroles pour partager les informations venues pendant le temps de tambour). J'y parlerai des « âges de la vie » : vendredi 25 mai « de la naissance à 28 ans » et vendredi 22 juin « de 28 à 63 ans ».
La très belle exposition à la Pinacothèque sur les masques maya mérite un long détour et promet des heures de bonheur.
Si on aime les films d'amour, on peut aller voir « Margin calls ». Ce film retrace l'univers des « traders » qui précipitent avec une rare indifférence les sociétés où nous vivons dans un chaos dont certains d'entre eux savent aussi profiter. Ce film rappelle un adage d'un ami économiste : « les crises sont un moment pendant lequel des riches conscients plument des riches inconscients. Les pauvres conscients parfois arrivent à se protéger et les pauvres inconscients paient pour tous ».
Quand je parle de film d'amour, c'est bien sûr d'un amour immodéré pour la possession, plutôt l'accaparement de l'argent. En réalité, pour ceux qui n'y voient pas l'objet d'une telle passion, c'est plutôt un film d'horreur !!!
La treizaine est le mode d'adaptation humaine à l'intérieur des saisons. En ce moment, début de l'été, le temps fleur, première période de l'été s'achève. (Pour en saisir la dynamique, voir le courrier précédent sur le blog Parole des Mondes Anciens).
Le 18 mai commencera le 2e temps de l'été. Ce sera la période « herbe sèche » : 18 mai-6 juin
Le Chien, dans le calendrier aztèque du Mexique ancien, représente l'ouest de l'hiver (donc le temps automnal à l'intérieur de l'hiver). Ce symbole sert à décrire les évolutions ayant lieu lors de la période allant du 25 décembre au 11 janvier. Il apporte donc une couleur automnale (ouest) à cette treizaine avec l'envie, et le besoin, d'un retour sur soi (en automne, c'est le corps émotionnel qui prime), des doutes sur le « à venir ». On n'y voit pas très clair, à nous de trouver les moyens d'écarter ces brumes.
Le Chien, forme terrienne de Quetzalcoatl, nous entraîne dans les formes souterraines occultes. N'est-ce pas lui qui part chercher les os, traversant les 9 enfers, afin de reconstruire l'être humain nouveau ? C'est lui aussi, sous les traits de Cerbère, qui garde les enfers et guide celui qui y arrive.
Donc pendant cette treizaine, on se retire et on tente de retrouver un peu de souveraineté sur sa vie, voire une maîtrise, avec toutes les illusions que cela peut comporter.
Le Chien nous fait voyager à l'horizontale, avec un désir correcteur grandissant de verticalité (chercher encore et toujours son axe pour avancer). Pour pouvoir reconstruire, il aime aller flairer, sa pensée est tournée vers les autres. Bien souvent, il ne refuse pas le câlin quand son flair lui parle de positif. Notre question sera « que va-t-on arriver à reconstruire ? ». Puis… « que fais-je ? Où vais-je ? Avec qui ? »
Le parcours est rude, d'autant plus si on ne sait quelle direction prendre..., mais la fidélité du Chien aide à suivre un fil directeur. À nous de le considérer comme un dieu protecteur qui déploie ses bienfaits. Il va partout, il sait chercher le plus petit indice propice à la reconstruction. Qui parmi ses amis, alliés peut jouer ce rôle ? Quoi lire ? Quoi écouter en soi ?
Voici la figure du chien dont on a besoin en ce moment, pendant cette treizaine : Il sera celui qui décrira un fil directeur. Ce chien nous guidera... Pour cela, il se devra d'être dans la créativité, de pousser à réaliser.
Si nous sommes chien pour un autre, faisons confiance à celui pour qui nous sommes guide. Peut-être a-t-il ou a-t-elle plus de force qu'on ne l'imagine ? Faisons aussi confiance à qui occuperait cette fonction pour nous. Du moins s'il aide avec une attitude créatrice de la capacité à voyager dans l'obscur. On découvrira que son aide sera d'autant plus précieuse qu'elle s'étendra bien au-delà de ce que l'on peut imaginer, quand soi-même on a l'esprit bien obscurci.
C'est un guide qui, si on le suit dans l'obscur, l'invisible et les profondeurs, décrit les étapes, montre le chemin, pousse à prendre les bonnes décisions tout en évitant les bla-bla. Si tout semble s'effilocher, ou s'effiloche pour de vrai, le Chien est là pour aider à réunir les morceaux qui composent un être humain et à l'aider à se réunir avec les autres. Ouf !!! Il dessine des chemins permettant à l'énergie de circuler librement... enfin, car le Chien tourne autour du groupe pour rassembler et ne dévie ni de son chemin, ni de ses actes.
Pour qui occupons-nous cette fonction ? Qui l'occupe pour nous ? Qui le devrait ? Pour qui le devrait-on ? Autant de questions qui doivent occuper chacun. Et pour de vrai !
Avec ténacité il maintient ce fil qui relie la vie tangible avec l'invisible (il parcourt l'infra monde à la recherche d'indices). Il propulse aux quatre directions d'un carrefour, à nous de l'écouter et le suivre. En allant dans les coins, il montre ce qui est à nettoyer et à trier. Il sait faire la différence entre le mort et le vivant. Il éclaire ce qui est accompli et fait parfois naître l'extase en apportant de la douceur à cette lumière pour en adoucir les contours.
Témoin de toutes les blessures, puisqu'il parcourt inlassablement les 9 strates de l'inframonde, il se pose en guérisseur de l'âme dont il connaît les secrets. Avec dignité, il sait montrer que le but est atteint. Alors, il s'en va pour respecter ceux qui revivent. C'est un sauveur, avec tous les dangers que cela comporte. À chacun de trouver le juste équilibre pour ne pas laisser la prédominance au maître ou à l'esclave. Il peut aider à adoucir le terrain, construire, tisser une toile. Est-il nécessaire de lui demander en plus de piloter le parcours sur la Toile ?
La renaissance est peut être là toute proche... car tout à coup, c'est l'eurêka. Emportés par sa ténacité, une roue nous entraîne... on a enfin trouvé ce trou noir et on sait qu'il vit ! On peut approcher les dieux, se sentant dotés d'une grande puissance et d'une grande confiance.
Avec prudence, courage et perfectionnisme, il joue de son flair. Attention, car il est parfois peureux, aussi. Cette capacité à sentir le moindre indice aide à passer à l'action, à discerner ce qui prend forme et en favoriser l'éclosion.
Pendant cette treizaine Chien, il convient de déployer son potentiel créatif, de s'ouvrir en grand vers les autres, du moins avec ceux avec qui le chemin se clarifie, d'utiliser son aptitude à voir ce qui se concrétise et de commencer à s'engager.
Malgré l'aspect idyllique parfois évoqué dans ce texte, le chemin est rude car le passage obligé par les enfers, les trous noirs de sa vie, risque bien de perturber cet instant, du moins pour ceux qui voudraient que chaque seconde soit extatique, que chaque pas soit facile.
Ne perdons pas de vue que le Chien est un guide. S'il y a besoin de guide en ce début d'été, c'est qu'il convient de faire des efforts. Savoir que l'on n'a rien sans rien sera gage de la réussite.
Le chien est là pour rassembler les os, reconstruire le foyer, montrer le chemin pour y vivre.
Francine Rousseau et J.G.Foucaud
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anti
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24 avril 2012
Le chant de la Terre

Pyrénées avril 2012
La Terre a un chant.
Elle porte le son de l'univers.
Chaque créature a un chant.
Chaque plante a un chant.
La terre est notre corps.
Notre esprit vient du soleil,
et notre passé est une étincelle du soleil.
Fais du bien à ton corps
Pour que ton âme ait envie d'y rester.
Et là où sont mes pieds, je suis à ma place.

Pyrénées avril 2012
Chaque pas fait sur la Terre,
Devrait être reconnu comme une prière.
Les hommes d’aujourd’hui recherchent les connaissances, pas la sagesse.
Les connaissances concernent le passé,
La sagesse concerne l’avenir.
Que le Grand-Esprit guide nos pas
Sur la route de la vie.
Respectons sa création, notre mère la Terre,
Et préservons-la afin qu'elle nous préserve.
Les oiseaux quittent la terre avec leurs ailes,
Et nous, les hommes, pouvons également quitter ce monde,
Non pas avec des ailes mais dans l'esprit.
Sagesse Amérindienne

Vautour - Pyrénées avril 2012
source
Pour que le génocide Amérindien soit classé CRIME CONTRE L'HUMANITE
Belle journée à tous,
anti
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16 avril 2012
L'Observatoire International du Bonheur

Vous vous souvenez peut-être de cette note : Le droit au bonheur, consacrée au Bouthan qui venait d'inscrire le « droit au bonheur » dans sa devise nationale ? Mais connaissez-vous l'O.I.B ? L'Observatoire International du Bonheur ?
L'Observatoire International du Bonheur de Montpellier est un projet de l’EFACS (École de Formation des Avocats Centre Sud). En mai 2009, lors de discussions informelles au Conseil national des barreaux il a été suggéré que les Écoles des Avocats mettent en œuvre un laboratoire d’excellence, afin de compléter son positionnement en Grande Ecole et de participer à la stratégie internationale de recherche et d’innovation.
L’EFACS s’est alors proposé de lancer le premier projet « pilote ». Le projet choisi se devait d’être international, pluridisciplinaire et innovant. Lors de sa réunion du 13 juin 2009, le Conseil d’administration de l’EFACS a retenu le thème du bonheur, sujet d’actualité.
Contexte
L’idée de mener une étude sur le bonheur est issue du constat que les sociétés occidentales commencent à intégrer la notion de bonheur à leurs processus décisionnaire. En effet, le monde de l’économie, et dans son sillon celui de la politique, s’intéresse à la notion de bonheur, impactant de manière innovante les sciences humaines et sociales.
Objectif
Placer les valeurs fondamentales d’humanité, qui fondent le socle du droit, au centre de la réflexion sur le bonheur. L’Observatoire international du bonheur a vocation à devenir un institut de recherche au sein du quel travailleront en synergie, chercheurs, enseignants, étudiants et citoyens. L’OIB a pour objectif de mettre en œuvre des projets de recherche innovants, ayant une dimension nationale, communautaire et internationale.
Si je vous parle de cet observatoire aujourd'hui, c'est pour deux raisons. La première est que Jean-Gabriel Foucaud est engagé auprès de lui ce qui est déjà une bonne raison en soi, outre le fait que l'objectif et la démarche sont vraiment très intéressants. La seconde, c'est l'actualité. En effet, les 2, 3 et 4 avril dernier, L'OIB était invité à la conférence des Nations Unies sur le Bien-être et le Bonheur, à New-York.
Cette participation à la table ronde organisée par le Bhoutan à la demande des Nations Unies sur la mise en place de nouveaux indicateurs de développement durable à l'échelle mondiale marque une nouvelle étape majeure pour l'OIB.
Pour en savoir plus, je vous encourage à lire le communiqué de presse relatif à cet événement en cliquant ici.
Enfin, Yamouna David (administrateur délégué d'OIB France) rappelle dans l'un de ses derniers messages que nous pouvons tous nous impliquer et participer aux travaux de l’ONU. Si vous n’êtes pas encore membres de l’OIB, vous pouvez le rejoindre pour être tenu au courant de cette action passionnante : le bulletin d'adhésion (10 €) se trouve là.
anti
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11 avril 2012
Présence du chamanisme, nouveau courrier du 10 avril 2012

la treizaine Singe : 6 au 18 avril 2012
Dans le calendrier des saisons du Mexique ancien, le Singe est le cœur ou centre de l'automne (7 au 24 septembre). En se reliant au centre lors d'une saison, on saisit l'axe permettant de stabiliser les éléments vitaux contradictoires et complémentaires affectant nos existences.
Quand il est signe d'une treizaine, il nous avertit que nous allons être plongés dans une atmosphère automnale porteuse d'inquiétude émotionnelle et de vague tristesse (propriétés de l'automne).
De la roue posée pour cette treizaine, il se dégageait du côté ouest une sensation plus aérée et légère. Ayons donc bien à l'esprit que le Singe nous apporte tout son humour et sa bonne humeur pour terminer le temps Mouvement (26 mars au 12 avril) et commencer celui de l'Eau (13 au 30 avril). Jouant sur notre corps émotionnel il nous apprend les grimaces et à faire contre mauvaise fortune bon cœur ! Inquiétude et peur sont alors remplacées par la bonne humeur et le côté rieur et malin du Singe.
Ces lectures de situations commencent toujours cartes retournées afin de capter l'énergie spécifique que décrit le symbole présent sur la carte. Un singe de bonne humeur est très différent d'un singe apeuré.
La phrase qui me venait pour certaines cartes amplifiait les côtés douloureux et difficiles à surmonter, alors que pour d'autres, c'était un conseil qui disait comment surmonter l'épreuve annoncée. C'est dire qu'avec le Singe, il n'est pas possible de rester dans l’inaction, la stagnation (mépris du Singe pour tout ce qui stagne). Ça bouge sans cesse !!! Et pas toujours comme on le croit !!
Avec facilité, le Singe passe d'un monde à l'autre. Sourire aux lèvres et avec humour, il traverse des tunnels, parcourt la terre et les enfers sans encombre, faisant toujours confiance à son guide. Il est la figure du chamane, voyant dans l'invisible et sachant utiliser la ruse (le coyote n'est pas loin) pour voir et ne pas se faire voir. Il est toujours relié à ces mondes invisibles par le sommet de sa tête. C’est cet axe que nous devons travailler pour garder notre posture et notre ancrage. Le Singe est remuant et sautille sans cesse, pour lui la vie est un jeu, une image...
Toujours à couvert, il utilise sa débrouillardise et son intelligence. Il pourra être notre allié pendant cette treizaine si on reste bien dans notre axe. En effet, nous terminons le temps Mouvement (décrit dans le courrier précédent) : il est toujours possible de faire et refaire les mêmes choses en rebondissant sans cesse ou d'éviter le pire par le même mouvement… prudence.
Patron des forgerons, le feu ne lui fait pas peur. Il nous aide à maîtriser le feu venu du cœur de la terre pour construire quelque chose. C'est la ruse qui se montre, mais attention à ne pas tout transformer radicalement, car sous cette légèreté, c'est la force d'un guerrier qui sommeille chez le Singe. Elle peut stimuler les forces de survie à un degré stupéfiant, pour le meilleur et le pire.
Attention au côté joueur du Singe, de peur de passer à côté de quelque chose : il va et vient, touche à tout, expérimente, mais ne termine pas toujours.
Il s'adapte, charme, ne se prend pas au sérieux, aime se regarder dans un miroir et nous fait prendre des vessies pour des lanternes, croire qu'on a terminé quand on vient à peine de commencer. Ce pétillement, ces jeux, cet attrait du miroir reflétant, font que la vérité n'est pas toujours là où on le croit, là où on croit la voir. Le Singe aime tellement son double ! En le suivant sur ce terrain, on risque de perdre autonomie et personnalité.
Si on a compris ce risque, on peut le suivre dans la découverte de portes secrètes à la recherche d’ouvertures lumineuses. Il adore ce qui est secret, ce qui ne se voit pas. Sa couleur marron orangée sur la carte nous enseigne qu'il faut rester ancré à la terre pour ne pas nous disperser (encore un travers du Singe qui sautille de branche en branche rendant difficiles une union ou de terminer une tâche). Le singe mène tout de front, du moins le croit-il... pour finir par découvrir que son allégresse joyeuse n'a rien construit.
Pendant cette treizaine, il faudra avoir confiance pour agir seul, tout en tissant des liens avec les autres, utilisant la ruse pour ne pas attiser les conflits. Légèreté et bonne humeur, le Singe aime plaire (il a même un tempérament ardent en amour !), en travaillant notre charisme, l'union avec les autres semblera moins dure.
Sans cette attitude, il est rude de démarrer, de se mettre en route, car les pieds sont lourds. En cherchant à tout posséder, à tout s'attribuer, on s'englue dans un statut d'esclave où il est difficile de défaire ses pieds de la boue collante ou ardu de défaire les chaînes que l'on s'est mises.
Le Singe vit dans un monde qui n'est pas structuré. Alors, ne soyons pas « trop carrés » et évitons de nous prendre trop au sérieux. On trie, on range, on en extrait le positif.
Bon moment pour ne plus voir à plat, à l'horizontale, mais plutôt en relief et utiliser la capacité du Singe à passer de l'autre côté de la réalité. Chercher ce double qui complète derrière ce que l'on voit devant, car le Singe connaît les différentes directions.
Se relier à l'infini, à la vie instinctive, utiliser la partie « dieu du Vent » auquel est relié le Singe pour travailler la respiration. Une bonne respiration apporte bien-être et soulagement et envoie de l'énergie dans tout l'organisme. Un grand soupir peut être également l'aboutissement d'une action entreprise, ne pas passer à côté.
Devant les difficultés et les épreuves, ayons le réflexe d'écouter nos alliés dans l'invisible et laissons libre cours à notre intuition quant à la direction à suivre. Sans se prendre au sérieux, en se moquant de soi, il est possible de se sortir de n'importe quelle situation embarrassante.
Dans le Yi jing il correspond à l'hexagramme 11 : prospérité.
« Ciel et Terre à parité s'épousent et s'imprègnent mutuellement de leurs souffles. C’est l'échange, la profusion, l'ivresse. »
le Yi jing par lui même, de Pierre Faure.
Francine Rousseau et Jean Gabriel Foucaud.
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14 mars 2012
Moebius raconte...
Samedi dernier, un grand monsieur de la bande dessinée s'en est allé, Moebius est allé affronter son dernier ennemi comme il dit... Ce matin, j'ai reçu ces quelques extraits d'interview de la part de Jean-Gabriel Foucaud. Je les ai tout de suite ajoutés en commentaire à la note sur le désert, mais je les remets ici en lumière afin qu'ils profitent au plus grand nombre :
« Quand j’avais 16-17 ans j’ai traversé le désert en Mexique, pas un désert avec des ondulations comme au Sahara, mais un désert plat, de pierres et cactus. Et moi j’étais collé à la fenêtre de l’autocar, complètement halluciné par cette beauté. Quand on s’est arrêté à un relais, une casemate posée sur le sable, je suis entré dans un couloir un peu sombre, une autre porte s’est ouverte sur le désert : cette vision m’a carbonisé complètement et m’a marquée, ainsi que mon œuvre, à vie. C’est pourquoi tous mes personnages errent dans des déserts. »
« Aujourd’hui la seule façon possible de s’évader, c’est d’aller dans des déserts conceptuels, c’est à dire dans des endroits où il y a peu de monde, en croyant des choses que les autres ne croient pas et en faisant des choses que les autres ne font pas. »
« Dans la quête spirituelle on cherche des voies, des clés, des portes. On tâtonne et souvent on entre dans une pratique qui a fait ses preuves soit au sein d’une multinationale religieuse soit dans un groupe privé. Mais, après avoir essayé plein de choses, je fais aujourd’hui partie des solitaires : et c’est mon dessin qui témoigne de ma spiritualité, qui désencombre mon esprit, et me permet de capter une énergie qui sera, je l’espère, d’utilité publique. Pour aider au désencombrement général. »
« Dans son exposition chez Cartier, Kitano met des pièces d’horloges en vrac, sur une membrane qui saute, et dit : Combien de temps va-t-il falloir pour que les vibrations fassent que l’horloge soit remontée par le hasard ! Non, le hasard ne peut pas tout faire, il y a un moment donné où il faut mettre en action les systèmes dont on dispose pour ordonner les choses, ordonner le monde et s’ordonner soit même ! »
« Je m’intéresse beaucoup à la science car je pense qu’elle est le chemin vers une nouvelle perception d’un concept de Dieu qui soit réconcilié avec tout ce qui est de l’ordre de l’intuition empirique, et de la révélation hallucinatoire. A un moment donné il va falloir mettre en accord ce qui est la conséquence même de ce que découvre la science, c’est à dire que nous faisons partie de l’univers, que nous sommes constitués d’une façon absolue par ce qui constitue l’univers dans sa dimension de temps, d’espace, et d’énergie, dans sa conception vibratoire. On a une sensation de proximité avec tout ça même si en même temps on a surtout la sensation d’être devant un mur, un mystère. C’est ça qui fait notre humanité : on a accès à une interrogation sans réponse. »

« Ce qui m’embête dans les religions c’est que qu’elles finissent toujours en idolâtrie, en récupération, en rituels externes qui perdent leur vraie raison d’être, des clés pour passer les portes de la perception et faire sortir ce qu’il y a à l’intérieur de soi. Y-a-t-il une vie avant la mort, reste la seule vraie question ! »
« J’ai soixante douze ans. Pendant près de 20 ans j’ai essayé de suivre les enseignements du Don Juan de Castaneda. Et Don Juan dit que dans une recherche de réalisation il faut affronter le dernier ennemi. La dernière danse, c’est celle de la désintégration, de la mort, et il faut l’aborder comme un guerrier, c’est à dire avec tout son bagage de lucidité, de force, de capacité à comprendre, à s’emparer des choses et à leur donner du sens. Alors évidemment, voici quelque chose qui se construit, et ça se construit sous la risée générale ! Pourquoi tu ne bois pas ? Pourquoi tu ne fumes pas ? Parce que je veux mourir en pleine forme ! Hahaha, quel clown ! Donc j’ai fait ça pendant 20 ans et puis je me suis dit qu’au fond, peut être que la meilleure façon de se préparer à mourir, est-elle de vivre comme tout le monde et de ne pas se sentir différent. Parce que finalement c’est un poison que de se sentir différent. Oui, j’ai envoyé balader l’austérité, j’ai trouvé que cela me rendait puant de prétention dans mon rapport avec les autres. »
« Le vieillissement est une drôle de pochette surprise, on ne sait pas ce qu’il y a dedans, tous les jours on l’ouvre et on trouve un truc nouveau ou un truc en moins, on ne sait pas. Alors évidemment on espère être un beau vieillard plein de sagesse, plein de vitalité surprenante… »
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08 mars 2012
Quintessence
Quel point commun y a t-il entre un neurone, l'internet et l'univers tout entier ? Bien qu'il s'agisse de trois objets d'une grande complexité, de nature et de taille complètement différentes, leur aspect est étonnamment similaire.
En les contemplant, comment ne pas être fasciné par l'incroyable conservation de leurs formes pourtant loin d'être simples...

Un neurone (gauche), l'internet (centre), l'univers (droite)
Le neurone est la plus petite structure naturelle de traitement de l'information d'un cerveau. Internet est la plus grande structure artificielle de traitement de l'information jamais créée à ce jour par l'Homme. L’univers nous contient tous. Ces trois mondes sont inclus les uns dans les autres, depuis le millionième de mètre jusqu'à plusieurs milliards d'années-lumière, si différents et si semblables.
Alors qu'il n'avait pu voir aucun d'entre eux comme nous pouvons les voir aujourd'hui, Paracelse en avait eu l'intuition en 1571, dans son livre consacré à l'astronomie. En visionnaire hors du commun, il décrivait l'unité de l'univers en termes de mondes emboîtés, le microcosme et le macrocosme.
"Quelle est cette poussière dont l'homme a été formé ? Elle est le limon de la terre, c'est-à-dire le grand monde... De la quintessence que l’Écriture appelle le limon de la terre, ce même Dieu, après avoir créé le grand monde, a formé le petit monde.
L'homme est ce petit monde qui contient toutes les qualités du grand monde. C'est pourquoi on l'appelle un microcosme. L'homme est la quintessence du firmament et des éléments, du ciel et de la terre.
La conception offre l'exemple de ce concours entre les forces extérieures et les forces intérieures. Les astres du macrocosme et ceux du microcosme forment entre eux des combinaisons qui engendrent une action spécifique au moment de la conception."
La quintessence, ou quinte essence comme l'écrivaient les alchimistes, c'est le cinquième élément qui domine et surpasse les quatre autres, assurant leur cohésion et leur donnant un sens supérieur, la substance la plus profonde de chaque chose.
Hermès Trismégiste synthétisait la même vision dans sa Table d’Émeraude :
Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut
Et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas
Pour faire les miracles d'une seule chose."
Très belle journée à vous
Illustrations : (1) Mark Miller, (2) Opte Project, (3) Virgo consortium
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22 février 2012
Présence du chamanisme, nouveau courrier du 21 février 2012
Voici le dernier courrier de Jean-Gabriel Foucaud :
Avant de décrire la qualité spécifique de cette période : quelques dates.
- Les inscriptions pour la loge (près de Pacy-sur-Eure, à une heure de Paris) commenceront le 1er mars. Voir les conditions dans les courriers précédents ou consulter notre site transvisions.org.
- La conférence « découvrir 2012, aspects énergétiques et sociaux » aura lieu le vendredi 24 février au « Temps du corps » 10, rue de l'échiquier 75010 Paris. Cette soirée s'organisera en 2 parties :
1) présentation 2012 de 19 h 30 à 21h
2) cercle de tambours et cercle de paroles 21h-23h. Il est possible d'assister seulement à la 1ère partie.
- Les ateliers (rue J.J.Rousseau, 75001 Paris. Métro Louvre ou Palais-Royal) :
* « pour s'initier au tarot mexicain », le samedi 3 mars de 9 h 30 à 17 h, 85 €.
* « pour découvrir comment s'adapter à 2012 », les lundis 19 h 15 - 21 h 45. 5 ateliers,180 €.
Dates de la seconde session : groupe 1 : 6/2, 5/3, 19/3, 2/4 et 14/5) et groupe 2 : 13/2, 12/3, 26/3, 16/4,21/5. Il est possible de passer d'un groupe à un autre et de venir s'inscrire jusqu'au 26/3.
But de ces ateliers :
Elargir la conscience des liens entre un être humain et toute autre réalité : humaine (psychologique, financière, sociologique, énergétique, généalogique,...), végétale, minérale, ancestrale, familiale, cyclique...)
Chaque forme de vie ayant une réalité propre, se demander à chaque consultation, à chaque atelier : cette forme de vie (présente chez un autre) et la mienne sont-elles compatibles et jusqu'à quel point ?
Et ceci en amour, en amitié, en famille, dans une ville, un pays, une maison, avec un thérapeute, un enseignement ou un enseignant, une entreprise, etc.
Le but de ces ateliers est aussi d'augmenter la clairvoyance des participants quant à l'usage de leurs forces et capacités, et de devenir plus lucides dans leurs différents engagements. En particulier pour 2012 et lors ce cette 2e session qui débutera en février, on se consacrera à sentir quelles forces se déploieront cette année et comment s'y relier pour bien vivre. Identifier comment relier notre « nature personnelle » et celle des activités, des institutions dans lesquelles on est impliqué sera au programme, ainsi que de découvrir comment aider ceux avec lesquels on est relié.
Le schéma de travail est un schéma de transformation 1) où en suis-je ? (ou bien où en est cette personne, institution, etc,. 2) vers quoi aller comme transformation ou bien vers quelle transformation va aller cette personne, institution et 3) par quoi passer pour l'accomplir ?

Le roseau : 2e temps du printemps - du 18 février au 7 mars
Le Roseau 2e temps du printemps représente l’Est de l’Est et évolue du 18 février au 7 mars.
Le printemps : description des forces de vie au long de la saison
Dans le calendrier du centre du Mexique ancien, la saison du printemps est décrite par 5 signes dits astrologiques permettant de découvrir et décrire cinq périodes allant du 1er février au 30 avril.

Premières impressions :
Prendre un temps pour se stabiliser dans les marécages.
Moment où on se redresse avec souplesse.
Temps pour mettre en place d’une façon minutieuse.
On sent un étirement vers le haut : redressement, dignité.
On blanchit quelque chose pour que ce qui renaît soit clair et sans bavures.
La dureté du Crocodile (temps précédent et Centre du printemps) fait place à un délassement : le désir d’accorder deux choses, jour et nuit, action et rêve, mouvement et contemplation, retour et envolée.
La dureté du crocodile est parfois nécessaire pour se dégager des stagnations et étroitesses inhérentes aux refus de transformations. Les événements internationaux en parlent chaque jour. Les événements privés le confirment.
On sent une pointe d’amour faire surface et rebondir sans cesse. La stagnation n’est plus de mise, on prend son élan et on rebondit.
Faire attention à ne pas se découvrir totalement (dans tous les sens du terme). Les beaux jours arrivent, mais il est trop tôt pour tout mettre à découvert. Se méfier de la tentation de tout envoyer paître et de s’échapper dans le plaisir : le Roseau bouge peu, mais constamment et avec souplesse.
Pendant ce « temps Roseau », on prend de la distance par rapport aux plaisirs, aux jeux, aux créations qui ne manqueront pas ! Prenons la posture du spectateur, car les bases du Roseau sont dans la vase et peu stables, si l’on n’y prend pas garde !
Caractéristique de la dualité du Roseau : risque d’entraîner un éparpillement, une division excessive. Elle peut aussi générer une élévation, une promotion, une amélioration dans sa qualité d’expression à condition de développer la discipline le permettant.
La force primaire du Crocodile, parfois encore présente, peut envahir notre mental. Il est temps alors de voir problèmes et relations d’une façon différente : tout renaît, on tire vers la clarté, on lutte contre la confusion, ce qui enferme et rend statique. Bref, on veut se défaire de ce qui nuit à la beauté, comme à ce qui étouffe.
Pendant cette période de grande richesse et de fertilité, le Roseau nous conduit vers une recherche d'harmonie, et pour cela, le fait avec distinction (après la brutalité du Crocodile), on va faire fonctionner son esprit.
Avec le Roseau, on se calme et on accueille avec dignité et respect ce qui nous est présenté. Il devient plus facile de nous lier et nous adapter à ce qui nous entoure : actes et pensées tendent vers la dignité.
La « couleur » de la saison étant « Est de l’Est », c'est à dire printemps de l'Est, la relation à autrui est prédominante. Cette relation se construit dans la noblesse, acceptons le cadeau qui nous arrivent et l’échange qui nous est proposé. À l’inverse, tout acte de gentillesse, tous présents faits seront récompensés par des marques d’amitié.
Arrive alors le temps de comprendre ce qui a été vécu pour l’exploiter d’une façon plus positive et plus noble.
Les mille et une petites facettes du Roseau nous font rechercher ce qui peut croître, prendre de l’ampleur, apporter du créatif : le Roseau, souple et intelligent, nous permet cette élévation. Ferme dans ses bases mouvantes, il oscille au moindre souffle et avec habileté nous conduit vers un enseignement.
Psychologue, diplomate et élégant, c’est avec distinction qu’il nous amène vers le discernement. Il nous fait pointer le juste et le vrai, et pendant un temps, l’esprit retrouve une pureté. Tout à coup la lumière jaillit, c’est l’eurêka des formules. Avec patience il nous distille l’idée de distinguo, et petit à petit, les choses se mettent en place, s’emboîtent les unes dans les autres.
Dans le creux du Roseau circule alors une boule d’énergie pure qui nous ouvre aux belles choses. On se plaît à rechercher l’âme sœur, ou bien celui ou celle qui nous accompagnera dans l’éclosion printanière. Avec finesse, il nous insuffle la bonne parole, la bonne écriture. Et si l’on est bien à l’écoute, il sera facile de discerner la juste parole à donner.
Allons-y ! Pendant ce temps, paroles et écritures seront créatrices !!!
Non seulement nous aurons le désir de progresser intellectuellement, mais nous aurons à cœur de faire progresser autrui.
Niveau santé : son bon sens nous rappelle que le printemps est là pour drainer et épurer. Le Foie est dans sa propre saison énergétique et ne demande qu’à nettoyer les miasmes de l’hiver : jeûne, bouillon de légumes, plantes drainantes… tout cela sera bon pour notre organisme et notre esprit.
Un Foie bien équilibré dans sa saison, nourrit bien le Cœur : son fils. Le Roseau « tel un os creux » apporte au Foie de quoi apaiser le Cœur et empêcher le feu de monter (caractéristique de la saison, si on laisse le Foie s’emballer !)
Pour que ce deuxième temps du printemps soit bien vécu, il nous faudra garder cet aspect lisse du Roseau où tout est parfaitement empilé. Où l’enveloppe externe est douce et légère comme une plume, et l’intérieur solide et contenant bien la forme créative et généreuse de notre énergie printanière naissante.
Signe double et précieux, il nous fera « chercher notre double » ou dire « je cherche à ce que personne ne me double »
Francine Rousseau et Jean-Gabriel Foucaud.
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17:39 Publié dans L'Univers d'Anti, Symboles et croyances | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : présence du chamanisme, jean-gabriel foucaud, chamanisme, francine rousseau
11 février 2012
Göbekli Tepe, le temple d'Eden
Aujourd'hui, je vous emmène au Paradis. Plus précisément au jardin d'Eden et plus précisément encore au temple qui trônait en son centre. Car, comme tous les mythes, celui de la Genèse s'appuie sur des faits réels.
Au début des années 60, en Anatolie au sud de la Turquie, une équipe d'archéologues remarqua des collines recouvertes de milliers de silex cassés, signe certain d'activité humaine. Mais faute de temps et de moyens, aucune fouille n'eut lieu et les collines retombèrent dans l'oubli.
Il fallut attendre 1994 pour qu'un berger kurde remarque des pierres aux formes étranges dépassant du sol poussiéreux, dont une longue de plusieurs mètres. L'information parvient aux oreilles des responsables du musée de la ville la plus proche, qui contactent le ministère qui en parle à l'Institut archéologique allemand à Istanbul. Cette fois, une expédition est montée, sous la direction de Klaus Schmidt, qui arrive avec son équipe sur le site de Göbekli Tepe, "la colline au nombril".
"Aussitôt que je suis arrivé là et que j'ai vu les pierres, j'ai su que si je ne repartais pas tout de suite, je resterais là jusqu'à la fin de ma vie." Quinze ans plus tard, il y est encore.
Le site est constitué de cercles de pierre taillée. Celles aperçues par le berger étaient en fait posées au sommet de mégalithes en forme de T de plusieurs mètres de haut. La plupart d'entre eux sont décorés de bas-reliefs représentant surtout des animaux. Des examens géomagnétiques montrent qu'il doit en exister près de 300 encore enfouis, en plus des 45 désormais dégagés des sables.

Là où tout, absolument tout, devient extraordinaire et unique, c'est lorsqu'on rentre dans les détails.
Les pierres ont été érigées il y a 12 000 ans, ce qui en fait le plus vieux site au monde jamais construit par l'Homme. Il date d'avant la poterie, d'avant l'écriture, d'avant l'agriculture et bouleverse tout ce qu'on savait jusque-là puisque à cette époque reculée, on pensait la Terre encore peuplée d'hommes des cavernes incapables de bâtir quoi que ce soit. A titre de comparaison, Stonehenge est âgé de 5000 ans et les pyramides de Gizeh ont 4500 ans.
Comment des hommes préhistoriques ont-ils pu concevoir quelque chose d'aussi sophistiqué et gigantesque que Göbekli Tepe ? Klaus Schmidt pense que, pour une raison encore inconnue, des bandes de chasseurs ont pris l'habitude de se rassembler là pendant des décennies, vivant sous des tentes en peau de bête et chassant le gibier local pour se nourrir. On a en effet retrouvé de nombreuses pointes de flèches sur le site.Mais que des chasseurs-cueilleurs de la fin de l'Âge de Glace aient pu ériger un tel ensemble mégalithique a changé toute la vision de l'histoire de l'humanité qu'avaient les archéologues. Et pour commencer, l'hypothèse que l'agriculture aurait précédé toute érection de constructions importantes a volé en éclats. Göbekli Tepe montre en effet le contraire. A une époque pré-agricole, l'humanité a su créer un lieu de culte à l'architecture imposante.
Après quinze ans passés sur place, Klaus Schmidt va beaucoup plus loin. Pour lui, cela ne fait aucun doute : c'est Göbekli Tepe qui a inspiré le mythe du Jardin d'Eden. Plus précisément, les vestiges retrouvés sont, en quelque sorte, le temple d'Eden.
La Genèse, relue à travers ses yeux d'historien, raconte leur histoire sous une forme allégorique.
Au commencement, les chasseurs-cueilleurs vivaient dans l'innocence et une certaine opulence, se nourrissant de fruits cueillis dans les arbres et de poissons attrapés dans les rivières et consacrant le reste de leur temps aux plaisirs de la vie.
Ils suivaient probablement des rituels chamaniques et décidèrent d'ériger un temple pour les célébrer. Cela leur prit plusieurs dizaines, voire centaines d'années. Par la force des choses, ils s'étaient sédentarisés. Leur population croissant sur un terrain de chasse qui devenait trop petit pour satisfaire à leurs besoins, la facilité de la cueillette et de la chasse fut remplacée par la pénibilité de l'agriculture, avec ses contraintes quotidiennes incessantes. Pour la première fois, ils devaient travailler. C'en était fini du paradis.
Ils cultivèrent l'engrain, une forme ancienne du blé, qui poussait librement autour d'eux dans cette région alors très fertile et qui est devenue la première céréale exploitée par l'humanité. Leur nourriture devenant moins riche en protéines, les hommes devinrent plus faibles, moins résistants qu'ils ne l'étaient auparavant.
Mais alors, pourquoi l'agriculture a-t-elle fini par s'imposer, si elle avait des effets immédiats si négatifs ? Parce qu'elle représentait l'unique possibilité de survie pour mener à son terme la construction du temple. L'organisation sociale nécessaire à la création des bâtiments a imposé une exploitation organisée du blé.C'est leur foi qui a conduit les chasseurs-cueilleurs à devenir des éleveurs-cultivateurs. C'est leur religion qui a donné naissance à l'agriculture. Et ce qui confirme la vision de Schmidt, c'est que l'agriculture est effectivement apparue il y a 10 000 ans en Anatolie. Faire le lien avec le temple monumental lui parait donc sensé.
Un faisceau de faits convergents appuie l'hypothèse de Schmidt que Göbleki Tepe est bien le lieu qui a inspiré les auteurs de la Genèse.
- La Bible précise qu'Eden était "à l'orient d'Ashour" (à l'ouest de l'Assyrie), c'est le cas de Göbleki.
- Eden était entouré de quatre fleuves : le Tigre, l'Euphrate, le Pishôn et le Guihôn. Göbleki se situe entre le Tigre et l'Euphrate et des vues satellites ont révélé les traces de deux autres lits de rivières disparues.
- Un autre livre de l'Ancien Testament parle des "fils d'Eden qui étaient en Thelasar", une ville syrienne proche de Göbleki Tepe.
- Des textes assyriens très anciens font mention de "Beth Eden" (la maison d'Eden). Ce lieu est à quelques dizaines de kilomètres au nord de Göbleki Tepe.
- Le mot "eden" signifie "steppe", le type de végétation qui entoure Göbleki Tepe.
Göbekli Tepe semble donc bien être le temple au coeur de l'Eden, bâti par nos ancêtres qui vivaient un âge d'or lorsqu'ils se contentaient de tendre le bras pour cueillir des fruits ou pécher des poissons, ce qui leur laissait amplement le temps de développer l'art, l'architecture et des rituels complexes, avant de passer par nécessité à l'agriculture qui ruina à jamais leur vie paradisiaque.
"Et l'Éternel Dieu le chassa du jardin d'Éden, pour qu'il cultivât la terre, d'où il avait été pris."
Rappelons aussi que la fonte massive des glaciers de la dernière ère glaciaire s'est produite il y a environ dix mille ans et a provoqué une montée des eaux de 140 mètres, ce qui a donné lieu au mythe du Déluge - commun aux Mésopotamiens et à la Bible - en transformant un lac au nord de la Turquie en l'actuelle mer Noire, pas très loin du mont Ararat.Oui, tout dans cette région semble avoir été le théâtre des premiers versets de la Bible.
Et l'histoire va encore plus loin. Göbekli Tepe ne raconte pas seulement la sédentarisation, l'invention du travail et celle de l'agriculture, mais aussi la première catastrophe écologique causée par l'homme de l'histoire. Pour cultiver le plus possible de terres, les gens qui vivaient là détruisirent les forêts, trop et trop vite. Cela entraîna en quelques siècles un changement climatique et un appauvrissement des sols qui mena à la désertification de toute la région.
Il y a 8000 ans, tout le site fut recouvert de sable. Pas par une catastrophe naturelle, mais par des humains, volontairement, pour le faire disparaître. Peut-être en eurent-ils honte, ou se sentirent-ils maudits des dieux pour avoir transformé à jamais cet endroit qu'on nommait le Croissant Fertile en désert stérile.
Alors que nous sommes entrés dans une nouvelle ère de turbulence écologique, les vestiges de Göbekli Tepe nous rappellent le premier Eden que nous avons détruit.
Sources : Wikipedia, Mail Online
Photos : Berthold Steinhilber (1), Wikipedia et auteurs non identifiés pour les autres
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05 février 2012
Présence du chamanisme, nouveau courrier du 31 janvier au 12 février

La Maguelone le 1er janvier 2012
Les ateliers du lundi soir consacrés à se relier à l'énergie spécifique de 2012 commencent ce lundi 6 février. Devant tous les aspects de la vie qui posent question faute de réponse juste, on adoptera le mouvement suivant : 1) Où en suis-je ? 2) Vers où dois-je aller ? 3) Comment y aller, que dois-je transformer ?
2012 doit intégrer le pouvoir du régent de l'année 2011 qui était Tepeyollotl, dieu de la transformation du sauvage en humanisé. En regardant l'actualité, on voit clairement ce qu'engendrent les forces brutales quand elles ne se relient pas aux particularités de 2012 (régent de l'année : déesse de l'eau, c'est-à-dire déesse du rêve, analogue du dragon d'eau chinois).
10 soirées à mon bureau : 8, rue J.J.Rousseau 75001 Paris de 19 h 15 à 21 h 45 s'étalant de février à mai. (voir les dates sur le site transvisions.org ou sur le dernier courrier.
Prendre contact avec Jean-Gabriel Foucaud : jgquetzalcoatl@yahoo.fr
Dernier vendredi du mois à 19 h 30 au « Temps du corps » : Connaître 2012 au plan énergétique et s'y adapter
Roue de médecine aidant à l'interprétation de la nouvelle treizaine :

La treizaine Mort 31 janvier au 12 février 2012Dans le calendrier des saisons du Mexique ancien, la Mort est le symbole de l'énergie centrale de l'hiver (18 novembre au 6 décembre).
À l’œuvre pendant cette treizaine, elle nous demande un retour sur soi, un plongeon dans notre corps mental, celui qui perçoit les structures et qui se tient loin de toute émotion.
En tant que centre, tout converge vers elle et tout part d'elle puisqu'elle pousse quiconque la contemple à relancer sa vie. En ce début de printemps, nous sentons bien que le germe pousse, arrive alors une frayeur devant la non-concrétisation, les retards supposés ou réels, faisant place ensuite à une envie de tout bousculer pour enfin mettre au grand jour les projets. On se débat en ayant l'impression d'être entouré de vide, on cherche le concret à tout prix.
La Mort, véritable boule d'énergie pure, pousse à tout multiplier à l'infini. Peu de chair, et affectif à fleur de peau ! Entrons dans l'autre face de la Mort : prudence, attente du moment opportun, entrée dans la tranquillité, énergie de base clairement soutenue.
Avons-nous bien mis en place ce qui devait l'être ? Éliminé le superflu ? Nettoyé le bois mort ? Il est temps de faire place nette au printemps qui débute, et d'assurer ses bases. Temps de voir clair en nous-mêmes, d'y discerner nos besoins, idéaux, peurs, fuites afin de créer l’alignement indispensable au rassemblement des parties vivant en nous.
Le premier temps du printemps Crocodile est là depuis le 1er février, les premières sensations peuvent ne pas être confortables (jeté dans le brasier cosmique, la situation est rude). Mort nous dit de prendre un temps pour se chercher sur le plan énergétique. Elle nous exhorte à la stabilité, à la consolidation de nos structures, de nos fondations. Carte d'énergie pure, avec elle tout est possible... la vie renaît sans cesse. Il est important de sentir dans son corps l'alliance du Yin et du Yang, présents sur ce symbole. (en effet, il est décrit, dans la mythologie, comme composé d'un jeune homme et d'une représentation du sexe féminin). Le jeune Yang commence à surgir, il est bon de le canaliser, car Mort peut, à tout moment, nous entraîner dans une extrême lenteur ou une rapidité excessive, dangereuse.
Étant en temps saisonnier Crocodile où lenteur et rapidité sont également poussées à l'extrême, prenons la stabilité portée par la Mort pour remettre l'aiguille au centre de la balance. Mort demande de laisser parler le corps mental afin de tempérer le corps émotionnel qui risque de s'enflammer avec l'arrivée du printemps. Rappelons que le printemps c'est le bois, le Foie, le Yang qui s'enflamme sous l'effet de l'émotionnel. C'est aussi la couleur verte qui rassure et calme lorsqu'un feu du Foie s'emballe.
Les brusques changements à venir risquent de tout transformer de façon radicale.
Tout ce qui nous empêchait de vivre refait surface, profitons-en pour éliminer ce qui est périmé. Donnons la primeur à ce qui croît au-dedans. Et ne le voyons pas célébré par tous et porté loin devant nous par nous-mêmes. Ce n'est pas l'heure. Nous sommes seulement au premier temps de l'année. La Mort porte un masque, il est temps de plonger dans l'ancestralité, d'aller voir le caché, l'invisible, tout cela avec humour grâce à l'énergie qu'elle nous apporte.
En respectant équilibre et stabilité, on trouvera la parole juste (pas d'éclats de voix) et cette treizaine sera d'un grand enseignement dans la recherche de nos alliés pour le printemps qui surgit. Lenteur et prudence, réflexions sur les actions à venir et les formes à mettre en place afin d'apporter de la chair à ce squelette… pas d'emballements ni de passage à l’acte !
Francine Rousseau et Jean-Gabriel Foucaud.
Herbes sèches sur les chemins du Centaure - anti
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13:30 Publié dans L'Univers d'Anti, Symboles et croyances | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : présence du chamanisme, jean-gabriel foucaud, chamanisme, francine rousseau
01 février 2012
"Les messagers du Zanskar, un mariage en Himalaya"

Photo © Eric Bacos
La semaine dernière, le réalisateur Éric Bacos - auteur de nombreux documentaires - était passé sur notre blog pour signaler la diffusion toute prochaine de l'un d'eux : "Les messagers du Zanskar, un mariage en Himalaya". Eh bien voilà, nous y sommes, le film sera diffusé cet après-midi sur France 5 à 15 h 40 aussi, je vous propose une petite mise en bouche :
Likden est guide à Skagam, un village situé à 3700 m d’altitude dans la vallée du Zanskar, dans l’Himalaya. Après quatre longues années de négociations avec la famille de sa fiancée, il va enfin pouvoir se marier avec elle.
Les préparatifs s’étalent sur plus de quatre jours et les Nyopa, les guides spirituels de la communauté, veillent à ce que les traditions séculaires soient respectées.
Même si à Skagam les conditions de vie paraissent figées dans le temps, l’irruption du téléphone portable et d’internet changent néanmoins les perspectives. Ainsi le rêve de Likden est d’ouvrir une école d’informatique. Son frère et ses amis font des études dans le nord de l’Inde mais tous sans exception n’ont qu’une ambition : revenir dans la vallée pour construire un meilleur futur pour tous.
Au travers du cérémonial de ce mariage himalayen, ce film met en image l’éternelle confrontation entre tradition et modernité.

Photo © Eric Bacos
A la question : "Y a-t-il des projets autour de ce documentaire ?" Eric Bacos répond qu'il y a "un projet de recueil de photos plus qu’un « vrai » livre qui serait destiné à financer les études de différents jeunes Zanskarpas que nous connaissons et que nous aidons déjà."
Encore de belles rencontres en perspectives !
Marianne Chaud - Himalaya, le chemin du ciel
Marianne Chaud - Himalaya, le chemin du ciel. Deuxième !
Motup et Diskit. Caravane pour une école, Olivier et Danielle Föllmi.
La médecine tibétaine sauvée par les femmes
anti
11:00 Publié dans L'Univers d'Anti, Symboles et croyances, Tous des humains | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bouddhisme, tibet, zanskar, eric bacos, himalaya








