16 mai 2012
Sortie en mer avec Robert

Port de la Grande Motte - anti
Pour la troisième édition du salon "Les Pyramides du Livre", la ville de la Grande-Motte a décidé de mettre en avant son originalité géographique, être une ville balnéaire, en proposant deux sorties en mer pour des rencontres-lectures.Robert Notenboom et Étiennette Paule-Lugaro ont donc étrenné chacun leur tour cette nouveauté pour le plus grand plaisir de leur auditoire dans lequel se mêlaient lecteurs et auteurs.
Voici quelques photos du samedi après-midi, prises lors de la prestation de Robert Notenboom.

L'équipage de "La Providence" accueille Robert Notenboom - Sortie en mer, samedi 12 mai 2012

Robert Notenboom - Sortie en mer, samedi 12 mai 2012

Robert Notenboom - Sortie en mer, samedi 12 mai 2012

Robert Notenboom en grande discussion avec le souriant Alain Vircondelet, président de jury du Prix Marguerite Duras
Sortie en mer, samedi 12 mai 2012

Elsa Schellhase, adjointe à la culture, Étiennette Paule-Lugaro & Alain Vircondelet

Retour au port, encore quelques dédicaces de Robert Notenboom avant de débarquer
Un grand merci à la municipalité de la Grande Motte pour cette idée originale qui a séduit tout le monde. Et bien sûr, un grand merci à Robert Notenboom et Étiennette Paule-Lugaro de nous avoir enchantés avec leurs mots.
Vivement l'année prochaine !
anti
10:47 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : éditions du puits de roulle, robert notenboom, clovis perrin, nimes et ses alentours, salon du livre
15 mai 2012
"Lucienne" : pré-selections officielles !

Lucienne en bonne place à la librairie Marbot de Périgueux - Crédit photo non précisé
Bonjour à tous,
Aujourd'hui, je suis heureuse de vous annoncer non pas une, mais deux bonnes nouvelles !
En effet, j'ai la joie de vous annoncer que le roman de Jean-Michel Berardi "Lucienne", est officiellement pré-sélectionné pour deux prix littéraires : Le prix chronos de littérature 2013 et pour le Festival du premier roman de Chambéry 2013.
Le Prix Chronos de littérature, créé en 1996 par la Fondation Nationale de Gérontologie, propose aux participants de lire des ouvrages ayant pour thème les relations entre les générations, la transmission du savoir, le parcours de vie, la vieillesse et la mort...Les objectifs de ce prix sont de :
- Sensibiliser les jurés à la découverte du parcours de vie, de la naissance à la mort, aux relations entre les générations, à la transmission du savoir… , c'est-à-dire : "Grandir, c'est Vieillir ; Vieillir, c'est Grandir"
* Permettre à des personnes de tous âges de réfléchir sur la valeur des étapes du parcours de vie.
* Primer les meilleurs albums et romans traitant des relations entre les générations, de la vieillesse...
* Développer le goût de la lecture chez les jeunes et la découverte de la langue française chez les jurés étrangers.
* Promouvoir et favoriser la rédaction et l’illustration d’ouvrages sur cette thématique.
* Encourager les éditeurs à publier des ouvrages sur le sujet.
* Éduquer à la citoyenneté grâce au vote individuel.
Pour en savoir plus sur cette très belle initiative : c'est par là !
Premier festival de lecteurs en France, le Festival du premier roman de Chambéry est unique en son genre. C'est le seul festival où les auteurs invités sont choisis par des lecteurs. C'est aussi depuis maintenant 25 ans un lieu référent en matière de premiers romans francophones et européens.Né de l'initiative d'un enseignant chambérien, Jacques Charmatz, le Festival est devenu au fil des années un véritable témoin de la littérature contemporaine. Depuis 1987, des milliers de lecteurs ont lu quasiment toute la production de premiers romans (en français) et ont sélectionné des auteurs prometteurs. Nombre d’entre eux sont aujourd’hui reconnus, voire célèbres : Amélie Nothomb, Michel Houellebeck, Laurent Gaudé, Muriel Barbery, David Foenkinos…
Depuis une quinzaine d'années, le Festival s’est largement ouvert sur l'Europe, avec la lecture de premiers romans en langue originale. Des auteurs italiens, espagnols, allemands, roumains et anglais, sont lus et invités à Chambéry. La littérature ne s'arrête pas aux frontières !
L’année se divise en deux temps : la saison de lectures de septembre à mars et le Festival qui fêtera ses 25 ans du 31 mai au 3 juin 2012.
Pendant la saison de lectures, près de 3000 lecteurs lisent en France et à l'étranger les premiers romans en lice pour le Festival. Après échanges et discussions, ils votent début mars pour les auteurs qui seront les invités du Festival en mai.
Quatorze auteurs de premier roman francophone et six auteurs de premier roman italien, espagnol, allemand, anglais et roumain seront à nouveau accueillis en 2012 à Chambéry grâce aux lecteurs. Pour tout savoir, cliquez ici.

Lucienne & Pamela - crédit photo Cathy Berardi
Certes, rien n'est encore définitif, mais ces pré-sélections sont tout de même le témoignage d'une certaine reconnaissance des lecteurs et des professionnels du livre alors :

Bravo !
Jean-Michel Berardi pour ce magnifique roman, gros coup de cœur de ces derniers mois !

Lucienne, un livre d'ici, écrit là-bas - crédit photo Cathy Berardi

Lucienne, un livre qui donne le sourire - crédit photo Cathy Berardi
Voir tous nos articles concernant Lucienne :
La Ruelle Bleue recommande la lecture de Lucienne
Lucienne voyage
"Lucienne" un livre d'ici, écrit là-bas
Lucienne : soumise, rebelle et rêveuse - Pascal Serre
Le Péril Gourdin...
Lucienne est dans le pré !
C'est vous qui le dites : "Lucienne" un livre parfait pour Noël
Des nouvelles de Lucienne !!!
Lucienne, de Jean-Michel Berardi
Lire les derniers retours de lecteurs ici
Pour commander un exemplaire c'est simple :
chez votre libraire préféré
chez un libraire en ligne (Amazon, Fnac, Priceminister...)
ou
chez votre éditeur préféré
anti
15:25 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : editions du puits de roulle, jean-michel nerardi, lucienne, livres, edition
14 mai 2012
Le ciel, le sable, le coeur

La matinée s'est écoulée paresseusement, il n'y avait vraiment pas foule. Nos deux compères, les Roberts, en ont profité pour faire encore mieux connaissance. Nous avons un peu mieux organisé leur stand pour mettre en valeur les autres réalisations de Clovis, en exposant en bonne place les aventures de Replète la Sorcière (eMmA, on a bien pensé à toi).

La dame qui nous servait était non seulement efficace, mais surtout pleine d'humour. Elle était d'origine népalaise.

Nous avons fait, Anti et moi à tour de rôle, un petit tour sur la plage pour admirer les créations de sable d'un artiste qui vient là tous les ans et essaie d'en vivre. Ses œuvres éphémères étaient impressionnantes de précision. Ont-elles survécu à la nuit ? Le sculpteur doit probablement les refaire jour après jour pour attirer à nouveau les promeneurs.

L'une d'elles, qui se prénomme Aimée (à droite sur la photo ci-dessous), a payé avec un chèque. Je regarde machinalement son nom et surprise : c'est celui de l'homme dont l'histoire malheureuse a inspiré le film Intouchables. Je lui demande si elle est parente avec lui. Elle l'est, effectivement, et nous a décrit avec beaucoup d'émotion le drame qui l'a enfermé dans son propre corps, pour reprendre son image.

Très belle journée à vous
08:30 Publié dans Accueil, Actu sur mes livres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : éditions du puits de roulle, robert notenboom, clovis perrin, salon du livre
13 mai 2012
Stand avec vue
Notre première journée aux Pyramides du Livre à la Grande-Motte s'est très bien passée, malgré une baisse d'affluence du public à cette manifestation par rapport aux années précédentes. La venue de Charles Aznavour était censée servir de locomotive pour les 150 autres auteurs présents mais le chanteur se l'est jouée diva en ne restant que le temps strictement nécessaire pour dédicacer et vendre son petit stock de livres avant de se barrer sans se mêler au commun des mortels.

L'ambiance était fort joyeuse et la chaleur estivale. D'ailleurs, Anti et moi avons fait un petit tour à la plage pour tremper nos pieds, histoire de prendre un peu l'air, malgré notre stand avec vue sur la mer. L'article dans le Midi Libre a eu un impact certain : plusieurs personnes sont venues nous voir en relation directe avec sa parution.

De retour à Nîmes, nous avons lancé un bon poulet pommes de terre. Gwlad est arrivée peu après avec Houssam - eux aussi étaient à la mer mais pour profiter de la plage au Grau du Roi - précédés de peu de Mouayadi et Anli. Notre maison étant aussi ouverte et accueillante que l'est ce blog, qui n'en est après tout que la prolongation dans le cybermonde, Anti a aussitôt lancé un repas-bis pour les ados qui sont allés manger sur la terrasse pendant que nous nous installions à la grande table en chêne du séjour.

Très belle journée à vous
08:30 Publié dans Accueil, Actu sur mes livres | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : éditions du puits de roulle, robert notenboom, clovis perrin, claude montjaux, salon du livre
12 mai 2012
Farandole de Roberts sur canapé

Nous leur avons montré leurs lits respectifs : le fameux canapé-baignoire-orange pour Robert Premier (normal, il aime l'art moderne) et le lit en mezzanine d'Enzo pour le second (normal, il a illustré les aventures de Replète la Sorcière écrites par eMmA).

Après avoir tout rangé dans le frigo et les placards, il était temps que nous ressortions puisque nous approchions de 20h et que l'un des Roberts voulait absolument nous inviter au restau avec l'autre. Nous somme retournés au restau viet où nous avions amené le premier Robert la dernière fois qu'il était à Nîmes.

L'ambiance à notre table était fort animée. Le Gigondas et les plats épicés aidant, nous nous sommes racontés bien avant le dessert nos découvertes respectives de la sexualité. J'ai bien peur que nous nous soyons exprimés un petit peu trop fort mais comment pourrait-il en être autrement quand on est avec deux volumes de Robert complétement défoncés...

Très belle journée à vous
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11 mai 2012
Les Editions du Puits de Roulle tournent la page de la couveuse

Un nouvel article consacré aux Éditions du Puits de Roulle dans le Midi Libre, signé Françoise Condotta
Je profite de l'occasion pour remercier encore une fois tous les auteurs qui me font confiance, ainsi que tous les lecteurs dont j'apprécie les retours de lecture quels qu'ils soient. Un grand merci à toutes les personnes de la Capitelle - Couveuse d'entreprise, aux libraires, aux organisateurs de manifestations autour du livre, aux journalistes toujours soucieux de se tenir informés de notre actualité, à tous les professionnels qui m'ont entourée et m'entourent encore (greffe, comptable, banques, assurances etc.) Et enfin, un merci tout particulier à mes amis et ma famille qui me soutiennent depuis le début et m'encouragent à persévérer dans les moments plus difficiles.
11:10 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : edition, auto-edition, editions du puits de roulle, antipode editions, stephanie lahana, nimes et ses alentours
04 mai 2012
Les Pyramides du Livre
C'est parti pour la nouvelle édition du salon "Les Pyramides du Livre" qui se tiendra à la Grande Motte (34) le week-end prochain. Grand succès l'an dernier, c'est avec plaisir que Les Éditions du Puits de Roulle y participeront cette année encore. Il faut dire que, là aussi, la municipalité met tout en œuvre pour accueillir tous les acteurs de la chaîne du livre et les visiteurs dans les règles de l'art. Seront présents nos auteurs : Anna Galore, Claude Montjaux, Robert Notenboom et Clovis Perrin.

Cette année, le parrain de la manifestation n'est autre que Charles Aznavour qui dédicacera son livre D’une porte l’autre le samedi 12 de 15 h à 17 h 30 (Stand SAURAMPS), mais au-delà de la présence de cet illustre artiste, c'est un programme riche et varié que nous propose le service culturel de la Grande-Motte avec des nouveautés, notamment la découverte du livre en mer :

SAMEDI 12 MAI à 14 h 30
Robert Notenboom présentera son dernier livre publié aux Éditions du Puits de Roulle : "Langue Française et Poésie", et vous lira quelques poésies... Attention : places limitées. Pour assister à cette sortie en mer, vous pourrez vous inscrire dès le samedi matin auprès du stand du service culturel qui sera sur le quai d'honneur.
Le dimanche 13 mai, c'est Etiennette Paule-Lugaro qui prendra le relai.
Pour en savoir plus sur nos auteurs et leurs ouvrages :
Anna Galore
Claude Montjaux
Robert Notenboom
Clovis Perrin
Pour en savoir plus sur Les Éditions du Puits de Roulle : cliquez là
A très bientôt !!!
Stéphanie Lahana
02 mai 2012
Redessan toujours au sommet
Pendant qu'en ce 1er mai certains défilaient dans le monde entier pour honorer le travail et que d'autres assistaient à des meetings parisiens de veille d'élection, nous étions pour la seconde année consécutive à Redessan qui organisait ses 4e journées du livre. Une fois encore, l'accueil et l'organisation étaient au meilleur niveau et la convivialité régnait dans les travées.

C'est ainsi que nous avons fait la connaissance coup sur coup de deux personnes qui ont vécu chemin du Puits de Roulle. Le premier y habitait dans les années 70 un peu plus haut que chez nous, son ex-épouse y vit toujours. La seconde a passé sa jeunesse dans la maison voisine de la nôtre, maison qui appartient depuis toujours à la sœur du monsieur qui m'a vendue celle où nous vivons. C'était vraiment émouvant de l'entendre raconter ses souvenirs d'enfance. Elle a promis qu'elle passerait nous voir prochainement.

Nous avons retrouvé avec plaisir Frances Harper, une romancière anglaise qui vit en France depuis des décennies. Elle réside actuellement dans les Cévennes et elle est de tous les salons régionaux (ces livres sont écrits en français), ce qui fait que nous avons rapidement sympathisé avec elle.

Nous avons quitté Redessan sous un ciel d'été - enfin ! - non sans avoir promis aux organisateurs que nous reviendrions sans hésiter l'an prochain.
Très belle journée à vous
08:30 Publié dans Accueil, Actu sur mes livres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : editions du puits de roulle, nimes et ses alentours, salon du livre
01 mai 2012
4e journées du livre de Redessan

Pour la quatrième année consécutive, la ville de Redessan, dans le Gard, organise ses 4e journées du livre. De 10 heures à 18 heures, le festival du livre se tiendra dans la salle des fêtes en présence de plus de 50 auteurs et de diverses sociétés d'édition. Présentes déjà l'an dernier, c'est avec grand plaisir que Les Éditions du Puits de Roulle ont accepté d'y revenir cette année encore, même si Kathy Dauthuille ne pourra pas cette fois être de la partie puisqu'elle supervise la haveli de Nadine Le Prince au Rajasthan jusqu'en juillet prochain.
Plusieurs rendez-vous sont à noter :
De 14 h 30 à 17 h 30 : Café littéraire, dans la salle des mariage prés de la mairie. Lecture et poésie dans la bonne humeur. Animé par Bruno Pol, poète et écrivain caissarguais, Jean Paul Alexis, Maïthé de Goulet, Serge Rivage,
A 17 h 30, Fabienne Réve présidente de l'association littéraire "encre bleu" présidera la remise des prix aux lauréats des trois concours d'écriture ouverts tout d'abord aux élèves du primaire, puis aux collégiens et enfin aux lycéens et aux adultes.
Pour nous rejoindre sur place, c'est simple, il suffit de suivre le plan :

Image Google Maps
Nous vous attendons nombreuses et nombreux dans la joie et la bonne humeur !

Source Wikipédia
D'après le langage des fleurs, le muguet signifie « retour du bonheur », alors que la journée vous soit doublement belle !
Le temps du muguet
Il est revenu le temps du muguet
Comme un vieil ami retrouvé
Il est revenu flâner le long des quais
Jusqu'au banc où je t'attendais
Et j'ai vu refleurir
L'éclat de ton sourire
Aujourd'hui plus beau que jamais
Le temps du muguet ne dure jamais
Plus longtemps que le mois de mai
Quand tous ses bouquets déjà se sont fanés
Pour nous deux rien n'aura changé
Aussi belle qu'avant
Notre chanson d'amour
Chantera comme au premier jour
Il s'en est allé le temps du muguet
Comme un vieil ami fatigué
Pour toute une année pour se faire oublier
En partant il nous a laissé
Un peu de son printemps
Un peu de ses vingt ans
Pour s'aimer pour s'aimer longtemps.
Francis Lemarque
Belle journée à tous !
anti
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26 avril 2012
Amour de la langue française et poésie
La sortie de "Langue Française et Poésie", de Robert Notenboom est accueillie avec beaucoup d'enthousiasme par les amoureux de la langue française comme le témoignent cet article et cet entretien sur le site de "La Cause Littéraire" :

Valérie Debieux : Robert Notenboom, en tant qu’amoureux de la langue française, que pensez-vous de l’influence anglo-saxonne sur notre langue ?Robert Notenboom : La langue anglaise a bénéficié et souffert d’avoir été pendant plus de deux siècles celle de la puissance mondiale dominante, la Grande Bretagne d’abord, les Etats-Unis jusqu’à présent. Cela explique que nos élites aiment à émailler leurs propos de mots anglais. Il s’agit là d’un phénomène passager un peu agaçant, mais qui ne met pas notre langue en danger. Parfois, des mots étrangers entrent dans notre langue durablement quand ils correspondent à un concept nouveau. Les mots « humour » et « tennis », eux-mêmes d’ailleurs venus du français, se sont bien intégrés et nous avons renoncé à les prononcer à l’anglaise. Certains emprunts, il est vrai, pourraient avantageusement être remplacés par des mots français. Mais relativisons cette crainte de l’influence anglo-saxonne, bientôt remplacée peut-être par une autre, chinoise ou indienne. Depuis ses origines, notre langue s’est faite d’emprunts et, comme je l’écris dans "Langue Française et Poésie" son vocabulaire est constitué, non seulement de mots d’origine latine, mais aussi francique, celtique, arabe, etc…
Remarquons que certains mots anglais font une courte incursion dans notre langue avant de disparaître assez vite. Les romans de Jules Verne sont truffés de mots anglais, en vogue à son époque et disparus aujourd’hui. Cela dit, je regrette que l’on dise aujourd’hui « obsolète » au lieu de « désuet » et « spécifique » à la place de « spécial ». Remarquons que ce sont surtout les « élites » qui parlent ainsi, notre peuple, dans ses profondeurs, continuant de parler un français convenable.
Valérie Debieux : La langue française bénéficie d’un vocabulaire excessivement large. Pourtant, l’on assiste à une paupérisation du langage et nombreux sont ceux qui, enseignants, hommes ou femmes de lettres, journalistes, déplorent cet appauvrissement. Existe-t-il, à votre avis, une solution pour aller à l’encontre de cette tendance ?
Robert Notenboom : Notre vocabulaire n’est pas si riche que cela. Les langues romanes sont assez pauvres en mots décrivant les sensations. Nous n’avons pas l’égal de l’anglais pour rendre les nuances entre « to shiver » et « to quiver ». Quel mot français pourra traduire l’allemand « summen » ? D’autre part, nos langues romanes sont peu aptes à construire des mots composés. D’où notre recours aux racines grecques ou à l’anglais. Mais on ne peut pas dire non plus qu’une langue est pauvre, ou riche. Chaque peuple a très exactement le nombre de mots dont il a besoin puisque c’est lui qui, souverain au moins en ce domaine, décide de leur création ou de leur intégration. D’autre part, de très grands écrivains ont écrit avec un nombre limité de mots, comme Racine ; d’autres, comme Maurice Genevoix utilisent un vocabulaire impressionnant. On peut cependant regretter un appauvrissement du langage, aussi bien dans les milieux populaires que chez les journalistes et universitaires qui ne prennent plus le temps de chercher le mot juste.
Valérie Debieux : À votre avis, le rôle des grammairiens va-t-il perdre de son influence, si tant est qu’ils en ont encore, au point d’être relayé à quelques pages dans l’histoire de la langue française ?
Robert Notenboom : Oh, les grammairiens ne sont que les juristes du langage. Ils ne le créent pas mais en codifient l’usage. Malherbe disait déjà cela en son temps. Je ne suis pas sûr qu’ils aient perdu le peu d’influence qu’ils ont jamais eu. Plus grave, selon moi, l’abandon de l’enseignement du latin qui rend plus difficile aux élèves la compréhension de notre langue dans sa structure, sa syntaxe, son orthographe. Je regrette qu’il n’existe pas une Académie de la Langue Française, uniquement constituée de linguistes, de grammairiens et de quelques écrivains des différents pays de la francophonie. Elle veillerait à entériner et à encadrer les évolutions indispensables de notre langue et à en maintenir l’unité au niveau mondial.
Valérie Debieux : La langue française ainsi que les règles de grammaire s’y rapportant, tendent vers une simplification au point d’assister à un élagage en règle du dictionnaire. Peut-on dire qu’une révolution est en marche et que celle-ci aura pour conséquence de « décapiter » notre langue ?
Robert Notenboom : Les langues sont l’expression d’un peuple et le reflet de son évolution culturelle. Le vrai problème réside, tout au moins en France, dans la qualité de l’instruction que notre école apporte à nos citoyens. Je ne suis cependant pas aussi pessimiste que vous semblez l’être. Je suis même très admiratif de la façon dont parlent les français et surtout les françaises issus de l’immigration.
Valérie Debieux : Il est difficile de dissocier « apprentissage de la langue française » et « enseignement ». Quels conseils donneriez-vous aux personnes responsables de la langue française ? Que ce soit à l’école primaire, dans les lycées ou les collèges ?
Robert Notenboom : Là encore, je ne puis parler que de la France. Je regrette que nos politiques confondent « Education Nationale » et « Instruction Publique ». Dès lors que l’éducation n’est plus totalement assurée par les familles, que les enseignants sont contraints de se substituer à elles, il leur est très difficile de se consacrer comme il le faudrait à l’enseignement d’une façon générale, de notre langue en particulier. Il y aurait beaucoup à dire sur notre système d’enseignement qui ne consiste, hélas, pas à donner à chaque élève le niveau qu’il serait capable d’atteindre, mais de prendre en main les plus doués ou les plus vifs et d’abandonner les autres en chemin. Compte tenu de la situation, il faudrait commencer par diminuer les effectifs dans les petites classes, notamment dans les banlieues à forte proportion d’immigrants. C’est toute la philosophie de notre enseignement qui devrait être revue pour que chaque enfant puisse devenir ce qu’il est potentiellement (C’est le « Werde was Du bist » de Nietzsche).
Valérie Debieux : Quels sont vos influences littéraires ?
Robert Notenboom : Mes influences littéraires ? Vous savez, j’ai beaucoup lu pendant mon enfance et mon adolescence. Ensuite, la vie active, je l’ai consacrée aux affaires pour nourrir ma famille. Ce n’est qu’après ce qu’on appelle une grave maladie il y a quelques années, sentant planer sur moi les ombres de la mort, que j’ai sorti de mes tiroirs les poésies écrites en cachette tout au long de ma vie, en ai écrit d’autres et les ai enfin publiées. Ce n’est aussi que depuis quelques années que je me suis remis à la lecture, privilégiant la poésie et la philosophie. Ainsi, je ne connais Philippe Jaccottet que depuis deux ans. Je pense donc avoir échappé aux influences d’autres poètes et cela a souvent été avec étonnement que je me suis senti proche d’eux. Je dois avoir été influencé, moins par tel ou tel auteur, que par l’air du temps.
Valérie Debieux : Quels sont vos poèmes préférés ?
Robert Notenboom : Mes poèmes préférés ? Le Cimetière Marin de Paul Valéry, quelques poésies courtes de Juan Ram Jiménez de son recueil intitulé Eternidades, quelques poésies d’un poète allemand contemporain, Rainer Kunze, de son recueil Ein Tag auf dieser Erde.
Valérie Debieux : Quels sont vos thèmes préférés en matière de poésie ?
Robert Notenboom : La vie, l’amour et la mort qui les illuminent. Mais peut-on parler d’autre chose en poésie ? La fragilité aussi, la poudre d’or qui reste sur nos doigts d’avoir seulement effleuré les ailes d’un papillon.
Valérie Debieux : Ecoutez-vous de la musique en écrivant vos poèmes ? Où n’écoutez-vous que votre voix intérieure, tel un « cante jondo » qui glisserait en votre oreille, tel un « murmure d’ange »…
Robert Notenboom : Voyez-vous, j’aime énormément la musique au point de vouloir que la poésie en soit une. Je tiens énormément à ce qu’une poésie soit une mélodie avec son rythme, ses durées, ses sonorités. Aussi, je ne veux pas que cette petite musique soit contrariée, étouffée par la « Grande » musique. Donc, ou bien j’écoute, ou bien j’écris attentif à cette voix intérieure dont vous parlez si justement. À peine ai-je dit cela que j’ai envie de me contredire… un peu. Il arrive qu’écoutant Jean Sébastian Bach ou Gustav Mahler, l’émotion me pousse à me jeter sur le carnet qui ne me quitte jamais.
Valérie Debieux : Le mot de la fin. Il est pour vous…
Robert Notenboom : Le mot de la fin ? Permettez-moi qu’il y en ait deux. Le premier pour vous remercier de tout le temps que vous m’avez consacré. Le second, pour souhaiter que l’on donne ou redonne aux français l’amour de la poésie. Cela passera par un dépoussiérage de notre panthéon poétique. Certains auteurs terriblement bavards et de peu de talent ont laissé d’abominables souvenirs des poésies apprises au lycée tandis que la postérité, aussi injuste que le temps présent, n’a pas rendu justice à d’immenses poètes. Une belle tâche pour une revue littéraire……
Entretien mené par Valérie Debieux
"Langue Française et Poésie" (...) une remarquable étude de la poésie au travers des siècles. Un article de Valérie Debieux.Robert Notenboom a donné une conférence au SIEL de Paris le 27 novembre 2011. Le verbatim de celle-ci figure en première partie de son ouvrage et le rappel des règles de la prosodie classique constitue la seconde.
L’auteur n’a, selon ses propos, pas hérité de la langue française, il a dû la conquérir, ce qui explique, sans doute, le profond attachement qu’il lui porte. Dans cet essai, il dépeint la langue de Molière, son histoire, sa nature, son vocabulaire, son orthographe, sa richesse vocalique, son rythme, son statut actuel entre « classicisme rassurant et verlibrisme délirant ». Il présente, avec bonheur et un souci marqué du détail, la langue française sous toutes ses facettes. Un peu à l’image d’un artisan travaillant la matière.
Sa démarche, il l’explique en quelques lignes : « De même qu’un maçon doit connaître le sable et la chaux, ainsi que le maniement de la truelle, un ébéniste doit distinguer les différents bois, en connaître la dureté et la densité, maîtriser l’usage de la gouge et du maillet ; de même le poète doit-il connaître la langue qu’il a choisi de servir, être à l’aise avec sa grammaire, sa syntaxe et ce que l’on nomme communément la prosodie, à laquelle je préfèrerais donner le nom de rythmique ».
Le poète se doit ainsi d’être en osmose avec la langue qu’il pratique ; il se doit d’en connaître les règles et les usages tout en s’accordant certaines libertés en s’affranchissant consciemment des canons de la grammaire. Faut-il plutôt écrire en vers classique, en prose poétique ou en vers libre moderne ? « Fais ce que veux » aurait répondu Rabelais. « Fais comme il te vient », dit Robert Notenboom, qui revendique « […] une certaine audace, tant en matière grammaticale que lexicale ».
Afin d’imager au mieux la teneur de ses propos, Robert Notenboom recourt à l’usage des comparatifs. Aussi se réfère-t-il notamment à la musique : « Nous avons tout intérêt à tenir compte dans la musique de la phrase de ces durées. Elles lui sont ce que sont les blanches et les noires en musique alors que l’accent d’intensité, lui, bat la mesure. Il n’est pas indifférent que dans cette longue méditation qu’est le “Cimetière marin”, la plupart des rimes féminines soient des longues. Même à l’intérieur des vers, Paul Valéry semble avoir préféré les syllabes les plus longues ».
Tout entouré de mon regard marin ;
Et comme aux dieux mon offrande suprême,
La scintillation sereine sème
Sur l’altitude un dédain souverain.
Robert Notenboom nous montre que la poésie est de la « musique avant tout » : « une musique moins éclatante que la grande musique, une musique discrète, subtile, ridicule quand elle se laisse aller à de grandes envolées pour lesquelles elle n’est pas faite, mais d’autant plus belle qu’elle accepte dans sa modestie, toute harmonie, comme un bateau bien chevillé prêt à prendre la mer ».
Avec son sens de l’image, sa pratique de l’ellipse, il aborde la difficulté rencontrée par le poète, en charge d’exprimer une réalité dans sa globalité, de composer à l’aide des mots, le plus juste reflet de celle-ci.
Robert Notenboom, en orfèvre du mot, pratique l’économie du verbe, tout comme le préconisait Jean Prouvé qui disait, en substance, que tout ce qui n’est pas indispensable est de trop, de même qu’en musique, le musicien « n’ajoutera pas de notes aux notes et ne compliquera pas ses accords dans l’intention d’orner, de rendre son œuvre plus plaisante ».
Cet ouvrage est une remarquable étude de la poésie au travers des siècles.
Valérie Debieux
Et pour finir en douceur, voici quelques lignes du poète intitulées Poésie et instantanéitéLa piqûre d'une épine, d'un frelon, la caresse imprévue et soudaine, la choc au coeur à revoir au hasard d'un concert l'être aimé, perdu de vue depuis tant d'années, l'émerveillement devant un cerisier en fleurs, autant d'ondes électriques qui se faufilent dans tout le corps jusqu'au cerveau.
Notre esprit les perçoit, ces sensations, ces émotions, plus encore, il les comprend à faire corps avec elles. Vite, vite ! C'est tout de suite qu'il faut jeter sur le papier les mots qui nous viennent.
Un peu plus tard, notre esprit prendrait de la distance, décrirait ce qu'il aurait perçu et évacué de soi, prendrait donc du recul, l'expliquerait, raisonnerait, ratiocinerait, le transformerait et censurerait ce qui lui aurait paru obscur, dénué de sens, privant la poésie, peut-être, de l'essentiel.
Les mots, rapidement jetés, il sera toujours temps de les relire, d'en remplacer un par un autre, d'en supprimer surtout, de modifier peut-être le rythme de la phrase pour arriver à la beauté. Surtout ne rien ajouter. Et cette poésie sera le plus souvent brève parce qu'elle doit nous saisir, d'un seul coup, comme nous le fûmes par nos sensations. La parole dite, elle poursuivra en nous son chemin silencieux.
Mais alors Paul Valéry et le "Cimetière Marin" ? Effectivement, ici nous ne sommes plus dans le domaine de la poésie courte, instantanée. Le poète n'a pas réfréné son esprit, pour recueillir simplement le jaillissement de ses sens et l'élan de son coeur avant qu'ils ne se transforment en rhétorique. Ici, nous sommes dans un troisième temps. Dépassée, la perception, dépassées les analyses que l'on trouve dans les "Cahiers" du poète. Nous sommes dans la méditation. Il ne s'agit plus de l'expression immédiate d'une émotion mais du souvenir de celle-ci, dune réflexion qui, au rythme incantatoire du décasyllabe le plus classique, génère et amplifie des émotions renouvelées.
La poésie, c'est ou bien la fulgurance de l'instant ou bien l'émotion à revenir sur nos pas, sur nous-mêmes, observant rêveusement comme Narcisse, notre propre visage dans le flot ralenti du fleuve ou sur le "toit tranquille où picoraient les focs".
Robert Notenboom
« Langue française et poésie », de Robert Notenboom. Format : A5 - 100 pages -
ISBN : 978-2-919139-21-7 Prix : 10 € - Frais de port 2,40 € - Pour commander : cliquez ici.
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anti
11:08 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : livres, poésie, robert notenboom, editions du puits de roulle, valérie debieux, nîmes et ses alentours








