09 mars 2012

Greenpeace - Ayo, le clip est sorti !

Ca y est, le clip de Greenpeace avec Ayo - et nous parmi les figurants - vient de sortir ! C'est la boîte de prod qui vient de nous l'annoncer hier en postant un commentaire sur la note que j'avais consacrée au tournage du clip à Montpellier début février. Un grand moment malgré le froid glacial.

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Depuis ce jour-là, nous avions surveillé de près les infos diffusées par Greenpeace pour savoir quand le clip allait enfin être rendu public. Fin février, je recevais un mail d'Arnaud, l'un des chargés de communication de Greenpeace, qui avait repéré ma note - normal, elle apparaissait dans les deux ou trois premières réponses sur Google avec les mots-clés "Greenpeace Ayo" (c'est d'ailleurs toujours le cas aujourd'hui). Voici le contenu de son très sympathique message :

Bonjour Anna,

Je me présente, je suis un des chargés de communication web de Greenpeace France.

En faisant une de mes revues de blogs, je suis tombé sur votre blog et surtout sur votre billet sur Ayo à Montpellier : http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/archive/2012/02/04/une-journee-avec-ayo-et-greenpeace.html

Donc tout d'abord merci pour votre implication et pour votre participation pour cette journée (surtout vu le froid et le vent de celle-ci...).

Nous sommes en train de finaliser le clip avec tout ce que cela implique d'étapes de validation (remontage, reremontage etc.) et j'aimerais savoir si vous seriez potentiellement intéressée pour recevoir le lien vidéo dès qu'il sera publié et surtout intéressée pour le publier sur votre blog ? Bien sûr, libre à vous de ne pas le publier non plus !

Je tiens aussi à vous signaler et vous rassurer que nous n'avons pas de démarche de rémunération de blogueur et encore moins une démarche de fabriquer un panel blogueur (ou toute autre chose de ce type).

En espérant que mon courrier ne soit pas trop intrusif,

Très cordialement,

Arnaud, Libérons l'Énergie !

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...ce à quoi je lui répondais immédiatement ceci :

Bonjour Arnaud,

Quel grand plaisir de vous lire !

Concernant le clip avec Ayo, la réponse est OUI bien sûr ! Nous publierons très volontiers le lien et mettrons la vidéo en ligne dès qu'elle sera disponible, il nous tarde de la découvrir. Pour ne rien vous cacher, nous regardons régulièrement depuis le jour du tournage si nous trouvons des infos sur sa sortie sur les différents sites de Greenpeace. Nous pourrons également en faire diffuser le lien par Facebook, afin de contribuer en toute modestie à sa diffusion.

Et - je vous rassure également - nous ne recherchons aucune rémunération ni "retour d'image" (autre que celui naturel que ceux qui nous apprécient peuvent faire de façon spontanée). Nous partageons avec vous certaines valeurs qui nous semblent essentielles, dont l'engagement désintéressé au service de causes qui nous sont chères. Notre participation au tournage du clip en est l'une des manifestations, de même que les articles que nous consacrons régulièrement à Greenpeace sur le blog (pour info, nous recevons entre 35000 et 45000 visiteurs uniques par mois).

Encore merci pour votre message et au plaisir de poursuivre la route vers une Terre plus belle à vos côtés.

Très cordialement,

AG


... et visiblement, l'information a circulé efficacement puisque notre blog a été informé en avant-première de la sortie du clip dès hier. Et on trouve le résultat superbe. Bravo à Julien Paolini, le réalisateur, pour son excellent travail !



Attention, je ne dis pas ça parce qu'on en fait partie. D'ailleurs, ne nous cherchez pas, on ne nous y voit à aucun moment ou alors peut-être très fugitivement en flou à l'arrière-plan et encore on ne peut pas affirmer que c'est nous, ce qui a provoqué chez nous un fou-rire homérique. On a repensé à ces sept heures par une température polaire à refaire infatigablement les mêmes scènes et tout ça pour ne pas apparaître sur le montage final, arrgghh... Sic transit gloria mundi...

Mais attention, hein, si c'était à refaire, on n'hésiterait pas une seconde ; on le referait.

sulli bob.jpgCela a rappelé à Anti une scène hilarante de Monstres et Cie, où on voit Jack Sullivan, le gros monstre bleu, tourner une pub dans laquelle son acolyte Bob Razowski joue un second rôle. Ce dernier est très fier d'apparaître sur le clip aux côtés de Sulli qui est une superstar chez les Monstres. Sauf que, quand le clip est diffusé, à l'instant où Bob apparaît, son visage est caché par un slogan publicitaire. Ben voilà, sur le clip de Greenpeace, Bob c'est un peu nous et Ayo, c'est Sulli.

Ayo ? Si tu lis ceci, avoue que tu n'aurais jamais cru qu'on te compare un jour à un énorme monstre bleu. Ben voilà, c'est fait.

Très belle journée à vous

05 février 2012

Une journée avec Ayo et Greenpeace

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Samedi matin, nous étions dès 8h30 à Montpellier par une température de -6°C pour participer à un évènement très particulier. Quelques semaines auparavant, Ayo avait lancé un appel sur son compte Facebook. Elle recherchait une cinquantaine de figurants bénévoles pour le tournage d'un clip de Greenpeace intitulé "Libérons l'énergie", en faveur des énergies renouvelables.

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Le lieu du tournage étant Montpellier, Anti avait aussitôt fait savoir que nous étions disponibles. Contribuer aux actions de Greenpeace comme nous le faisons à longueur de temps sur ce blog et avoir une occasion de revoir Ayo que nous aimons beaucoup et qui se trouve être également une amie de la famille, cela faisait de très bonnes raisons d'y être. Après un casting sur photos, notre candidature a été retenue et nous avons débarqué dès potron-minet sur l'Esplanade de l'Europe, face au Conseil régional à Montpellier.

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L'autre actrice principale du clip est Emma, une petite fille adorable dont la mère est une amie de Julien, le réalisateur. Dans la première partie du clip, nous sommes dans des positions statufiées pendant qu'Emma passe parmi nous. Elle trouve une petite éolienne et elle rejoint Ayo. Ensembles, elles jouent à chat parmi nous. Lorsqu'Emma traverse le groupe à nouveau, nous nous animons et revenons à la vie. Puis nous suivons Emma et Ayo dans une procession de plus en plus nombreuse.

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Le matin, nous étions une quarantaine.
Vers midi, une centaine.
En début d'après-midi, plus d'un millier.


Ayo nous a gratifiés d'un mini-concert improvisé a capella - impossible de jouer de la guitare avec le froid et le vent. C'était certainement la première fois qu'elle faisait un show en se servant d'un mégaphone ! L'ambiance était très joyeuse malgré le froid glacial et les longs intermèdes où nous attendions que la caméra soit en place pour refaire ou enchaîner les prises.

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La totalité du tournage a été réalisée de façon bénévole, pas seulement par les figurants mais aussi les deux actrices principales et l'équipe technique. Même le matériel a été prêté au lieu d'être loué, afin de soutenir Greenpeace dans son combat contre le nucléaire et pour la transition vers les énergies renouvelables.

Le clip sera mis en ligne sur le site de Greenpeace prochainement, on vous en reparlera sûrement.

A noter aussi le 11 mars une nouvelle manifestation d'envergure : une chaîne humaine ininterrompue entre Lyon et Avignon pour marquer le premier anniversaire de Fukushima dans ce couloir rhodanien où tant de centrales nucléaires ont été construites. On attend 230000 personnes.

Très belle journée à vous

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09 novembre 2011

Le bruit des éoliennes? Quel bruit?

eoliennes-vendee_0.jpgUn argument régulièrement utilisé par les opposants aux éoliennes est le bruit qu'elles génèrent lorsqu'elles tournent. Le niveau sonore peut, en effet, atteindre 120 dB (décibels), comparable à celui que fait un avion au décollage à une distance de 300 mètres. Personne ne peut avoir envie de supporter une pareille nuisance, c'est compréhensible.

Sauf que c'est faux.

Si le bruit d'une éolienne peut effectivement atteindre 120 dB, c'est lorsqu'on le mesure depuis la nacelle, c'est-à-dire tout en haut du mât et tout contre l'hélice en rotation. A ma connaissance, personne n'habite à un endroit pareil.

Au pied de l'éolienne 80 mètres plus bas, le niveau sonore est inférieur à 50 dB, c'est-à-dire l'équivalent de ce que l'on entend quand on est dans une bibliothèque.

Un lecteur de Rue89, Jean Desmaison, vient de mettre en ligne son témoignage à ce sujet. Il habite en Vendée, à 800 mètres d'un parc de cinq éoliennes et voici ce qu'il en dit :

Le vent dans les branches fait plus de bruit que les pales

"Quand, comme au moment où j'écris, le vent vient de la direction des éoliennes, il m'est totalement impossible d'entendre par ma fenêtre ouverte leur bruit. Et pourtant elles tournent !

Le bruit de fond de la vie courante (entre autres, le moteur du ventilateur de mon ordinateur et la nationale qui est à plus de 2 km et contre le vent) rend leur bruit inaudible. Par grand vent d'Est, le matin ou le soir, quand la campagne qui m'entoure est calme sans bruit de tracteur lointain, il arrive, en tendant l'oreille, d'entendre le faible bruit caractéristique des pales qui tournent, mais il faut que le vent ne soit pas trop fort, sinon il couvre le bruit des pales en passant dans les branches des arbres. [...]

J'invite expressément ceux qui s'inquiètent du bruit généré par les grandes éoliennes à aller en voir de près. On peut, en effet, s'en approcher au pied, il n'y ni barrières ni clôture. Cette simple visite permet de balayer tous les doutes."

Photo prise par Jean Desmaison

31 octobre 2011

Sortir du nucléaire pour sortir de la crise

Du 26 au 30 octobre s'est tenu à Calvi la vingtième édition du Festival du Vent, éco-festival exemplaire pour l'environnement. L’écologie, il ne suffit pas d’en parler. Les organisateurs du Festival du vent l’ont bien compris: ici, tout est pensé pour limiter les consommations d’énergie et les impacts sur l’environnement préservé de la baie de Calvi, en Corse. Du merchandising aux prestations techniques, les fournisseurs ont été sélectionnés pas l’association Les amis du vent, dirigée par Carina Orru, épouse de Serge Orru, directeur général du WWF.

Quels sont les thèmes abordés dans le cadre de cet évènement ? Serge Orru répond : "Tous ! L'art, la science, le sport, l'économie, la sociologie, la philosophie. Mais, autour de l'écologie. Nous souhaitons montrer que l'écologie est l'épicentre de notre vie. Être écolo, c'est défendre son environnement immédiat et lointain, mais également prendre part à la lutte sociale, se battre pour les droits humains, pour la parité hommes/femmes, etc."

article_lepage.jpgAu moment où la Belgique vient d'annoncer son retrait du nucléaire après la Suisse, l'Italie et l'Allemagne, les points de vue sur le nucléaire de Corinne Lepage, candidate à la présidentielle pour Cap21 et Michèle Rivasi, eurodéputée d'Europe Ecologie ont été recueillis par Audrey Chauvet (20 Minutes).

Sur quels points êtes-vous en désaccord concernant le nucléaire ?

Corinne Lepage: En dehors du nucléaire militaire, aucuns. Michèle dit qu’il faut donner l’exemple et nous débarrasser de l’arme atomique, je réponds que ce serait formidable mais que dans le monde actuel, il serait déraisonnable de priver la France et l’Europe d’une force de frappe nucléaire. Je suis pacifiste, mais réaliste.

Michèle Rivasi: Globalement, nous sommes d’accord, mais nous n’avons pas la même stratégie. Nous voulons sortir du nucléaire et pas tergiverser. Nous sommes pour l’instauration d’un ministère de la transition énergétique, pour l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables qui permet de fermer progressivement les centrales. Notre décision politique est plus nette sur ce point.

Pensez-vous que le nucléaire sera un sujet important dans la campagne de 2012 ?

Corinne Lepage: Je porterai ce sujet car il est très structurant sur le plan économique et industriel, et en termes d’organisation du territoire. Ce ne sera pas le seul sujet de la campagne, mais je souhaite en parler de manière économique: la sortie du nucléaire est la seule solution pour une ré-industrialisation de la France et pour sortir de la crise.

Michèle Rivasi: J’en suis persuadée car avec l’audit de la Cour des comptes sur le coût du nucléaire, la construction de l’EPR de Flamanville et la question de la fermeture de Fessenheim, la question énergétique va se poser. Il va falloir que les experts scientifiques soient honnêtes et présents pour éviter une désinformation sur ce sujet.

Quel est le programme de votre parti sur le plan énergétique pour 2012 ?

Corinne Lepage: La mesure phare est de ne plus construire de nouvelles centrales en France pour donner un signal clair en faveur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Cela va créer de l’économie, des emplois, et réduira le coût de l’énergie pour les ménages. Je ne fais pas de fixation sur la date de sortie du nucléaire, mais il faut y arriver progressivement: sept millions de personnes vivent en France à proximité d’une centrale et on sait qu’un accident n’est pas inenvisageable.

Michèle Rivasi: Notre programme se fonde sur une transition énergétique qui, en sortant du nucléaire, permettra de réindustrialiser la France avec des emplois non délocalisables liés à la rénovation des bâtiments, à la recherche et développement pour fabriquer des appareils moins consommateurs d’énergie et au développement des énergies renouvelables. Les accords entre Europe Ecologie et le Parti socialiste passeront par la fermeture des centrales les plus à risque, l’arrêt de l’utilisation du Mox et l’abandon de l’EPR.

Propos recueillis par Audrey Chauvet, 20 Minutes
Photo : Audrey Chauvet - 20 Minutes

14 octobre 2011

Idéol, des éoliennes flottantes

ideol.jpgIdeol, une start-up française située à La Ciotat, a conçu un système pour faire flotter les éoliennes offshore plutôt que de devoir les faire reposer sur le fond marin.

La France a lancé en juin un appel d’offres pour l’installation de 600 éoliennes au large des côtes bretonne et normande. Ces éoliennes sont pour le moment toutes des modèles qui se fixent sur le fond de l'océan.

«Nous sommes partis du constat que cette conception a des limites, explique Paul de la Guérivière, président d’Ideol. Ce type d’éolienne repose sur le fond marin, il est donc difficile de s’éloigner des côtes, ce qui peut être négatif d’un point de vue esthétique ou source de problèmes avec les pêcheurs par exemple.»

La société a développé et breveté un flotteur pouvant porter n’importe quel type de turbine, qui pourra être ainsi tractée au large sans contrainte de profondeur. Les avantages sont multiples. En plus de ceux énumérés ci-dessus, les vents sont bien plus forts loin des côtes et avec le système de flotteurs, rien n'empêche une installation même très éloignée pour profiter de zones idéales, la profondeur du fond n'étant plus un problème.

Ideol1.jpgLa base flottante peut, de plus, se déplacer par rapport à son point d'ancrage avec une amplitude d'une centaine de mètres, ce qui permet d'optimiser la prise au vent. En effet, lorsque les éoliennes sont alignées dans l'axe du vent, seules celles qui sont à l'avant sont efficaces, celles de derrière se retrouvant dans un flux affaibli et perturbé. Celles d'Idéol, grâce à un logiciel spécialisé, se décalent automatiquement pour assurer dans toutes les conditions une prise au vent maximale.

Le premier prototype doit être installés en mer dès 2013, avec en projet une ferme pilote mise en service vers 2015. Les enjeux sont énormes : une éolienne en mer peut fournir de l’électricité à 1.000 foyers par an. A l'heure actuelle, 1% de la production d’énergie en France provient du vent mais cette part doit grimper à 23% d'ici 2020 selon les objectifs fixés par le Grenelle de l’Environnement.

Ici, une petite vidéo sur le site d'Idéol qui montre l'essentiel des avantages de l'éolienne flottante : Les éoliennes flottantes d'Idéol

21 septembre 2011

La croissance n'est pas la solution : elle est le problème

En cette période pré-électorale et de crise de surcroît, voici un texte de Pierre Rabhi qu'il fait bon de lire et de relire.

Rabbi.JPGLa croissance n'est pas la solution : elle est le problème

Une texte de Pierre Rabhi

POUR UNE INSURRECTION DES CONSCIENCES

La croissance est devenue une idole devant laquelle économistes, médias et politiques se prosternent. C'est pourtant une croyance irréaliste et dangereuse. Une croissance matérielle infinie sur une planète aux ressources
limitées est bien sûr impossible. Le culte de la croissance économique est à la base de la plupart des maux dont nous souffrons. En fait, la croissance n'est pas le remède, elle est le problème. Ce principe produit un système qui fait de chaque nation une entreprise compétitive en guerre économique contre les autres nations et de chaque individu un ennemi de son voisin. Cette guerre, aux conséquences humaines et écologiques catastrophiques, touche d'abord les plus faibles, chez nous en France, par la précarité puis par l'exclusion. Elle augmente l'injustice dans les pays riches et encore bien davantage dans les pays pauvres au sud de la planète. 20% de la population de la planète, les pays riches, dont la France, consomment 80 % des ressources naturelles de la Terre.

Les changements climatiques, liés aux activités humaines, sont maintenant scientifiquement démontrés. La capacité de notre Terre d'absorber la pollution atteint sa dernière limite.

D'autres façons de penser et de pratiquer les échanges et l'économie existent, et sont mises en pratique avec succès dans de nombreuses contrées du globe.

L'argent produisant de l'argent, la spéculation monétaire, est une illusion aussi dangereuse qu'une bombe à retardement. Les vraies richesses ne sont pas virtuelles. Elles sont tangibles et résultent également de la créativité humaine.

En France, comme dans tous les pays riches, nous devons apprendre à consommer mieux pour consommer moins.

Le temps de la décroissance soutenable est venu


Pyramide des populations (en fonction de leur mode de déplacement) Énergies dépensées

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Se libérer de la société de surconsommation

La publicité envahit chaque jour d'avantage l'espace public, nos domaines privés, jusqu'à notre imaginaire. Elle tente de nous imposer l'idée que le bonheur se trouverait dans une consommation sans limite. Mais alors quel sens pour l'existence ? Comment s'accomplir comme être humain quand nos vies sont réduites à une acquisition effrénée d'objets et de services ? L'explosion des banlieues et la montée de la violence, la surconsommation de médicaments antidépresseurs, le mal vivre de nombre d'habitants des pays riches, tous ces phénomènes trouvent une large part de leur origine dans ces messages qui propagent une fausse idée de la vie. Rompre avec cette idéologie est une étape indispensable pour nous diriger vers une société plus humaine. Privilégier un esprit critique et constructif, vivre sobrement, en favorisant une vraie convivialité dégagée de l'accumulation des marchandises, conditionnent notre capacité à vivre de façon véritablement désirable et responsable sur notre planète.

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Le modèle dominant
Concentration et spéculation. Épuisement et dissipation des ressources.Destruction de la biosphère et de l'humain.
Le temps, c'est de l'argent. La Terre nous appartient.


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La logique du vivant
Renouvellement, pérennité, échange, dynamique entre les espèces vivantes. Le temps, c'est de la vie.
Nous appartenons à la Terre.


Produire et consommer localement

Nous assistons à une confiscation graduelle et sournoise de la capacité des peuples à se nourrir eux-mêmes. Ce constat est la cause d'injustices et de violences génératrices d'une insécurité planétaire. Les biens communs de l'humanité comme la terre, l'eau, les semences sont accaparés au profit de quelques puissances financières. Ils sont, soit soumis à l'abandon, à l'érosion et à la pollution, soit dissipés comme les semences, au profit de firmes multinationales qui leur substituent des productions incertaines et dangereuses comme les Organismes Génétiquement Modifiés.

L'alimentation est aujourd'hui l'objet de transports incessants et inutiles rendant des populations entières dépendantes des seules lois du marché. Elle parcourt des milliers de kilomètres avant d'être consommée. Cette pratique absurde engendre ainsi de multiples pollutions, alors que la nourriture pourrait être produite sur place, et sur des structures à échelle humaine par des paysans qui ne demandent qu'à le faire dans des conditions viables.

L'agriculture non productiviste doit être respectueuse des équilibres de la terre, de la nature et des consommateurs à qui elle fournit des denrées de haute qualité.

Cultiver son jardin, développer des potagers communautaires, favoriser les échanges ville-campagne, les associations « producteurs/consommateurs » sur des bases humaines et économiques saines, sont des actes politiques de résistance pacifique.

Produire et consommer localement devrait être le grand mot d'ordre planétaire

Cela signifie pour la France comme pour tous les pays du monde une nouvelle politique de ménagement des territoires et de l'urbanisation.
Santé de la terre, qualité de l'alimentation et santé humaine sont indissociables

Cela ne veut pas dire pour autant, et bien au contraire, renoncer aux échanges solidaires entre les régions et les peuples, seuls en mesure de répartir les biens de la terre et de stimuler la créativité humaine pour le bien-être du plus grand nombre.

Désormais, autonomie et solidarité doivent se conjuguer en tous lieux et en toutes choses

Le progrès en question

Il serait absurde de nier la réalité du progrès dans de nombreux domaines de la connaissance et dans leurs applications concrètes, mais il est tout aussi déraisonnable de transformer le progrès en idole. Toute évolution technique n'est pas forcément un progrès humain et le nouveau n'est pas une valeur en soi. Plus n'égale pas mieux.

Les nouvelles armes chimiques ou bactériologiques, la bombe à neutron etc., sont-elles un progrès ? Devons-nous être fiers que la France soit dans le peloton de tête des exportateurs d'armes et de centrales nucléaires ? Pouvons-nous nous enorgueillir de répandre sur toute la planète nos hypermarchés ? Une société réellement démocratique doit garder le choix et la maîtrise de sa science et de sa technique. Ce n'est ni aux scientifiques, ni aux firmes, de décider de notre avenir. L'automobile, la grande distribution ou l'agriculture productiviste, considérées comme des progrès en soi, ont provoqué plus de problèmes réels, dont on commence à mesurer l'ampleur aujourd'hui, que de libérations attendues. Il est reconnu que la réparation des dégâts produits par ces types de progrès coûtera bien plus cher que les bénéfices que nous en avons tirés.

Respecter la vie sous toutes ses formes
Base d'une autre éducation et d'une autre culture


Nous savons que la culture de certains peuples montre les signes d'une gratitude à l'égard des ressources vivantes que leur offre la nature. Nous sommes bien loin de cette attitude. Les exactions et les souffrances que l'être humain inflige aux créatures qui accompagnent son destin ne sont plus tolérables. Il n'est plus possible de voir la condition animale située soit dans l'excès d'adulation soit dans la cruauté la plus injustifiable. La logique du vivant que nous préconisons nous fait obligation de considérer toute créature vivante comme représentative d'un ordre à respecter pour lui-même, mais aussi dans notre propre intérêt bien compris. Toutes les injustices et exclusions inadmissibles que subissent nos semblables ne doivent pas nous faire oublier celles que nous infligeons à d'autres espèces que la nôtre. La vie sur terre est un tout qu'il faut protéger, soigner et aimer.

L'enthousiasme d'apprendre

Il ne peut y avoir de changement d'orientation de la société sans changement de l'éducation.

Comme en économie, il nous faut renoncer à la compétitivité en éducation pour instaurer la complémentarité, la réciprocité, la solidarité entre les enfants. La peur d'échouer doit faire place à l'enthousiasme d'apprendre. Cette option n'est pas seulement morale, elle est profondément réaliste.

Le rapport à la nature doit être enseigné à tous les âges. Il est indispensable, car il permet de comprendre la complexité, la fragilité et la cohérence des fondements de la vie.

Mais il serait tout aussi insensé de se défausser de nos responsabilités sur les nouvelles générations. La meilleure éducation que nous pouvons donner à nos enfants est l'exemplarité de notre capacité à remettre en cause nos choix de vie. Elle est aussi l'affirmation de notre volonté à faire évoluer notre société.

Le désir de se comprendre et de partager

Comme la biodiversité, la culture est le bien commun des habitants de la planète. La diversité des cultures et des peuples est le gage inaliénable de tout désir d'humanisation. Cette diversité nous permet de nous émerveiller devant la différence des réponses à des questions identiques. Notre capacité à cultiver notre singularité culturelle est la promesse d'avoir l'aptitude à émouvoir et enrichir ceux que nous accueillons, comme elle est la faculté d'être émus et enrichis par ceux que nous recevons.

Le pouvoir est entre nos mains

La démocratie représentative, celle qui limite le rôle des citoyens aux périodes électorales, est une démocratie inachevée. Nous avons des institutions favorables à l'épanouissement de la démocratie, mais nécessitant une citoyenneté plus active et participative pour la faire évoluer.

Depuis quelques années, les femmes et les hommes politiques reconnaissent eux-mêmes la faiblesse de leur marge de manoeuvre face aux intérêts des lobbies économiques et aux pressions des corporatismes. Cet aveu nous renvoie à la réalité de notre responsabilité et de notre pouvoir : c'est avant tout en nous changeant nous-mêmes et en choisissant des projets de vie en accord avec notre conscience que nous pouvons changer la société. L'engagement politique de Pierre Rabhi n'est pas un appel à une illusoire prise du pouvoir formel. La réalité du pouvoir de transformation du monde appartient à chacune et chacun d'entre nous, dans nos actes quotidiens et dans nos choix qui les commandent.

Le féminin au cœur du changement

Dans sa globalité, la société est dominée par un modèle masculin outrancier. Sur la scène du monde, les femmes sont les victimes, plus que les actrices, des violences et des tragédies qui s'y déroulent. Elles sont plus enclines à protéger la vie plutôt qu'à la détruire. Le courage dont elles font preuve dans les circonstances les plus difficiles témoigne d'une énergie et d'une obstination qui les font aller à l'essentiel pour répondre aux exigences de survie. Plus que jamais, il nous faut entendre le féminin, les femmes, mais aussi la part féminine qui existe en chaque être humain. Cela va bien au-delà de la simple parité. Le destin collectif de notre pays comme de l'humanité est désormais lié à l'équilibre des influences entre le masculin et le féminin.

Remettre les pieds sur Terre

Notre civilisation tourne actuellement à l'envers. De plus en plus déconnectée de la réalité physique et sensible de la planète, fascinée par les promesses d'un univers virtuel, aveugle face à la guerre qu'elle mène contre la nature et donc à elle même, elle ne parvient plus à se fixer d'autre but que la gestion dans l'urgence du quotidien. Apporter des solutions superficielles à un problème beaucoup plus profond présenterait tous les risques d'amplifier nos difficultés. Notre système n'est pas réformable comme tel. Nous devons donc inverser radicalement sa logique. Partir de la réalité concrète et de l'état présent de notre petit vaisseau spatial, la planète, pour imaginer ensemble les conditions réelles d'un avenir désirable pour tous. Avenir à bâtir sur un projet de réconciliation de l'être humain avec lui-même, les autres et la nature.

Tel est le devoir d'espérance et de responsabilité auquel nous convie l'engagement politique de Pierre Rabhi. C'est la ligne d'horizon la plus réaliste qui soit parce qu'elle est la plus poétique et la plus politique qui puisse être !

Une texte de Pierre Rabhi, source SOS Planete.



anti

02 septembre 2011

Hambourg capitale verte de l'Europe

Hambourg est une ville de 5 millions d'habitants au nord de l'Allemagne. Elle vient d'être élue Capitale verte européenne 2011, alors qu'elle déploie une activité économique intense - cette précision s'adresse à ceux qui pensent ou prétendent que "vert" signifie "retour à la bougie".

Le journal en ligne 20 Minutes y consacre un article signé d'Audrey Chauvet, dont voici de larges extraits.

hambourg.jpgDepuis 1990, les émissions de CO2 y ont été réduites de 15 % et la ville compte atteindre -40 % en 2020.

A Hambourg, la révolution énergétique a déjà eu lieu

Les espaces verts représentent 16,7 % de l’agglomération. Les canaux et le grand plan d’eau en plein cœur de la ville sont parcourus par des bateaux à hydrogène, qui n’émettent pas de CO2. La société hySolutions a étendu cette technique à six bus à moteur hybride qui sillonnent Hambourg: «Les usagers apprécient car c’est silencieux et confortable», explique Britta Kampmann, représentante de hySolutions.

Le train S-Bahn, qui relie le centre-ville au gigantesque port de commerce, roule totalement à l’électricité verte. Depuis 2007, un organisme public, Hamburg Energie, fournit la région en électricité 100% renouvelable et locale, sans charbon ni nucléaire. Les éoliennes et les panneaux solaires fleurissent dans la ville, comme sur la colline de l’île Wilhelmsburg où l’ancienne décharge, dont les fuites avaient contaminé les sols dans les années 1970, a été transformée en un site propre dédié à la production d’électricité. En 2013, cette colline alimentera les 55 000 habitants de l’île, quartier défavorisé oublié entre deux bras de l’Elbe.

Sur l’autre rive, les bobos assistent à la renaissance des anciens docks: ils se changent en un éco-quartier qui émettra seulement un tiers du CO2 d’une ville classique. Hafen City mixe habitations, bureaux et commerces, chacun disposant de sa propre source d’énergie. Le WWF et Greenpeace y ont déjà leurs sièges et seront bientôt rejoints par 300 entreprises et 12 000 résidents. Sans oublier les 2 700 arbres qui rendront le quartier encore plus vert.


L'article d'Audrey Chauvet dans son intégralité : Hambourg, la capitale verte européenne, montre l'exemple (20 Minutes)
Photo : Des éoliennes ont été dressées sur une ancienne décharge de Hambourg (source : Ville de Hambourg)

01 juin 2011

80% d'énergies renouvelables en 2050

Près de 80% de l’énergie mondiale pourrait être fournie par les renouvelables d'ici 2050 si les États s'engagent de façon active dans ce processus, selon un nouveau rapport du GIEC.

L'étude a été réalisée par plus de 120 chercheurs travaillant au sein de l'Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC). Elle indique aussi qu'une conséquence de cette montée en puissance des énergies renouvelables conduirait à une réduction d'émission de gaz à effet de serre pouvant aller jusqu'à 560 gigatonnes de CO2.

De son côté, l'Union européenne a fait des prévisions quasiment identiques en tablant sur 85% d'énergies renouvelables en 2050.

Les experts du GIEC "jouissent d'une renommée internationales, ces conclusions scientifiques donnent tout leur poids aux idées que les ONG expriment depuis longtemps sur le potentiel des énergies renouvelables", a déclaré Raphaël Claustre, directeur du comité de liaison énergies renouvelables (CLER).

Ce nouveau rapport viendra certainement en appui des négociations, lors de la prochaine conférence des Nations unies sur le climat de Durban (Afrique du sud), prévue entre le 28 novembre et le 9 décembre 2011.

Les prévisions du GIEC s'appuient sur la tendance d'un recours croissant aux énergies renouvelables. Malgré la crise de 2009, les investissements dans ce secteur n'ont pas chuté, ils ont au contraire enregistré une augmentation de 30%.

Les États et les investisseurs privés sont, semble-t-il, de plus en plus sensibles à la rentabilité à long terme de ces sources énergétiques. "On sort enfin de la dictature du court terme, lorsque les États commencent à penser à 2050, c'est là que les énergies renouvelables deviennent attractives car elles sont rentables à long terme et ne s'appuient pas sur des ressources épuisables", se réjouit Karine Gavand, responsable des négociations politiques pour Greenpeace France.


Sources : GIEC et EurActiv.fr

20 mars 2011

Sortir du nucléaire, le plan des écologistes

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Les évènements survenus au Japon ont remis au cœur des débats les dangers présentés par l'énergie nucléaire. La France possède le deuxième plus gros parc de centrales nucléaires du monde et notre électricité en dépend à 80%. Peut-on sortir du nucléaire ? Est-ce réaliste ?

Éric Besson, ministre de l'Industrie et de l'Énergie, a mis les écologistes au défi de le démontrer : "Il faut que ceux qui prônent la sortie du nucléaire disent exactement comment ils entrevoient cela et surtout quelles seraient les conséquences économiques, financières, sociales pour les Français".

Le Post a collecté sur divers médias les réactions et propositions de quatre leaders écologistes : Cécile Duflot, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère et Yves Cochet. Voici l'essentiel de leurs réponses.

duflot.jpgUn plan sur 20 ou 25 ans

Les leaders écologistes s'accordent sur un délai de 20 à 25 ans pour que la France puisse se passer du nucléaire, de manière progressive et en jouant sur plusieurs élements en même temps.

"Le risque de l'exploitation du nucléaire est tellement extrême qu'il faut choisir de développer d'autres énergies - comme les énergies renouvelables- et pousser simultanément à une politique d'économie d'énergie", a résumé la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot, mardi, sur France Info.

Fermer ou ne pas prolonger la vie des centrales actuelles

"La priorité est de ne pas prolonger la vie des centrales actuelles et de 'mettre le paquet' sur une alternative", indique Noël Mamère, dans un chat au Monde.fr.

"Qu’est-ce que ça veut dire sortir du nucléaire en France ? C’est décider de ne pas renouveler le parc nucléaire et de ne pas prolonger les centrales", renchérit Daniel Cohn-Bendit dans une interview à Libération, publiée mardi.

cochet.jpgFaire la chasse au gaspi et améliorer l'efficacité énergétique

Pour Yves Cochet, la France peut diviser par deux sa consommation d'électricité, en baissant la part consommée dans les trois secteurs les plus gourmants en la matière : l'industrie, le résidentiel et le tertiaire. Sachant qu'au total, la France consomme annuellement environ 450 milliards de kilowatt-heure d'électricité, selon l'ex-ministre de l'Environnement.

- l'industrie : le potentiel d'économie de l'électricité est à peu près de 40 % dans ce secteur, selon Yves Cochet. Comment ? En améliorant les moteurs et en jouant la production de chaleur, l'éclairage et les ondes.

- le résidentiel : On peut y faire 60 % d'économie en mettant en place des diodes électroluminescentes pour éclairer les habitats. Pour les appareils électroménagers, on peut également améliorer la performance de ces appareils. Il faut aussi supprimer les chauffages électriques au maximum, qu'ils servent à chauffer les habitats ou l'eau.

- le tertiaire : possible d'économiser 50 % d'électricité dans ce domaine. Comme dans le résidentiel, possible de faire des économies sur les chauffages, sur les ordinateurs...

Avec les mesures qu'il propose, et qui passent par une politique de sobriété, le total d'électricité nécessaire serait donc d'environ 225 milliards de kilowatt-heure.

Pour que la France puisse se passer, en 2035, de ces 225 milliards de kilowatt-heure restant, Yves Cochet prône le développement de cinq ou 6 filières renouvelables.

cohn-bendit.jpgDévelopper d'autres énergies (photovoltaïque, éoliennes...)

"Il faut développer les énergies alternatives pour avoir de moins en moins besoin du nucléaire", propose Daniel Cohn-Bendit.

"Il faut mettre le paquet sur les énergies renouvelables, sur la recherche et le développement dans ces secteurs, qui restent très largement inexploités dans notre pays, à cause de la prééminence du nucléaire", selon Noël Mamère.

Yves Cochet présente sur Le Post, les cinq ou six filières d'énergies renouvelables et leurs objectifs.

- le gros hydraulique : conserver, voire développer les grands barrages (objectif de produire 70 TWh en 2035).

- le micro hydraulique : avec des petits barrages dans des ruisseaux ou des torrents, en prenant soin de ne pas perturber l'écosystème (objectif de 5 TWh).

- l'éolien : développer cette filière (objectif de passer de 10 à 100 TWh).

- le photovoltaïque : développer cette filière (objectif de passer de 5 à 20-25 TWh).

- la biomasse : possible de produire de l'électricité avec la combustion du bois (objectif de passer de 5 à 20 TWh).

- la géothermie profonde : tirer de la chaleur en allant la chercher dans le sol.

Combien coûte ce plan ?

300 milliards d'euros, selon Yves Cochet. Pour comparer, il souligne qu'entre 350 et 400 milliards ont été investis dans le programme électro-nucléaire en France, depuis 1973.

Sans nucléaire, l'électricité serait-elle alors plus chère ?

C'est l'argument massue des pro-nucléaires. "C'est grâce au nucléaire que nous avons une électricité 40% moins chère que la moyenne des autres pays européens", selon Eric Besson.

mamère.jpgLes écolos rejettent cet argument. "L'électricité coûtera au contraire beaucoup moins cher car si on est vertueux et qu'on arrive à moins consommer, on dépensera moins en énergie", assure Yves Cochet.

"L'argument des tarifs est faux, parce que tronqué", affirme de son côté Noël Mamère. "Même certains ingénieurs pro-nucléaire reconnaissent que le prix de l'éolien ou du photovoltaïque est à peu près le même que celui du nucléaire. Pourquoi ? Parce que l'on n'intègre pas le coût du traitement des déchets nucléaires, les subventions de l'État visant à l'exportation de notre électricité, ni surtout, le coût du démantèlement d'une centrale, qui n'a jamais été vraiment évalué."

Quelles conséquences pour l'emploi dans l'industrie nucléaire ?

Pour Cécile Duflot, le projet de sortie du nucléaire des écolos consiste "à la fois à former et à développer une industrie des énergies renouvelables, qui permet la reconversion professionnelle et de maintenir l'emploi, voire d'en créer dans l'industrie des énergies renouvelables".

"Investir dans les économies d'énergie et l'efficacité énergétique, comme dans la recherche et développement sur les énergies renouvelables, c'est créer des emplois non délocalisables, et donc revitaliser l'économie", estime de son côté Noël Mamère.

"La France doit devenir championne du démantèlement de centrales nucléaires et exporter son savoir-faire en la matière", estime Yves Cochet.

Quels efforts demandés à la population ?

"Nous sommes dans une société de gaspillage et il est possible de s'orienter de manière forte vers une société de sobriété énergétique par la voie démocratique et consentie", souligne Noël Mamère.

"Le comportement doit être vertueux. Cela nécessite un effort citoyen mais la technologie peut aussi nous aider, avec par exemple des systèmes de lumière reliés à des détecteurs de présence. La fiscalité peut aussi inciter les gens à aller dans ce sens", pense Yves Cochet.


Source : Voici le plan des écolos pour sortir la France du nucléaire en 2035 (Le Post)
Photos prises sur le web, sauf la première de moi

15 décembre 2010

L'hydrogène va-t-il remplacer le pétrole ?

Avec le tarissement d'ici quelques décennies des différents gisements de pétrole, un nombre croissant d'industriels, d'ingénieurs et de chercheurs ont pris l'enjeu technologique et économique à bras le corps pour être à même de proposer le plus rapidement possible des solutions de remplacement.

En ce qui concerne l'automobile, il y a, bien sûr, les avancées réalisées dans le domaine des moteurs électriques mais les inconvénients pratiques non résolus à ce jour restent une autonomie limitée à environ 150 km par plein et une recharge des batteries très longue (cette dernière peut cependant être palliée par un système d'échange standard dans les stations-service).

Les autres fronts sur lesquels l'innovation progresse pour propulser les moteurs à la place du pétrole sont les bio-carburants et, le plus avancé, l'hydrogène.

Une entreprise anglaise, ITM Power, vient de présenter un nouveau système de recharge rapide de ce gaz très léger et facilement stockable.

650 kilomètres par plein avec un carburant extrait de l'eau

hydrogene voiture.jpgGrâce à dix années de recherche sur la manière de générer et stocker de l'hydrogène, ITM a développé plusieurs machines, de tailles différentes et aux usages variés (chauffage, électricité domestique, laboratoires, etc.).

Elles transforment l’eau en hydrogène grâce à une membrane en plastique très fine à travers laquelle passe du courant électrique. De tels moteurs sont parfois appelés aussi des moteurs à eau mais la dénomination est impropre.

Le plein peut être fait en trois à cinq minutes. La batterie du moteur à hydrogène est, de plus, nettement plus petite et moins polluante que celles prévues pour les moteurs électriques.

Le seul rejet dans l'atmosphère est de la vapeur d'eau

Bien que la vapeur d'eau soit un gaz à effet de serre, elle ne présente pas de potentiel de réchauffement global (PRG). En effet, la vapeur d'eau en excès réside moins de 2 semaines dans l'atmosphère, dont elle est éliminée par précipitation. Sa contribution au réchauffement est, de ce fait, négligeable.

La technologie mise en œuvre pour extraire l'hydrogène de l'eau a encore besoin d'être optimisée mais a l'avantage d'être opérationnelle dès aujourd'hui avec de très bons résultats.

Trois constructeurs - Honda, Chevrolet et Toyota - ont déjà lancé leur modèle de voitures à hydrogène. ITM prévoit que plus de 500.000 véhicules à hydrogène seront produits dans le monde d'ici 2020. En Allemagne, toutes les stations services seront équipées de pompes à hydrogène d'ici 2015.

Enfin, ITM Power est actuellement en train de développer un module de petite taille qui permettrait de recharger sa voiture à la maison. Avec de l'eau.


Les principaux éléments de cette note proviennent d'un article d'Audrey Chauvet dans 20 Minutes et de Wikipedia
Photo : ITM

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