09 novembre 2011
Le bruit des éoliennes? Quel bruit?
Un argument régulièrement utilisé par les opposants aux éoliennes est le bruit qu'elles génèrent lorsqu'elles tournent. Le niveau sonore peut, en effet, atteindre 120 dB (décibels), comparable à celui que fait un avion au décollage à une distance de 300 mètres. Personne ne peut avoir envie de supporter une pareille nuisance, c'est compréhensible.
Sauf que c'est faux.
Si le bruit d'une éolienne peut effectivement atteindre 120 dB, c'est lorsqu'on le mesure depuis la nacelle, c'est-à-dire tout en haut du mât et tout contre l'hélice en rotation. A ma connaissance, personne n'habite à un endroit pareil.
Au pied de l'éolienne 80 mètres plus bas, le niveau sonore est inférieur à 50 dB, c'est-à-dire l'équivalent de ce que l'on entend quand on est dans une bibliothèque.
Un lecteur de Rue89, Jean Desmaison, vient de mettre en ligne son témoignage à ce sujet. Il habite en Vendée, à 800 mètres d'un parc de cinq éoliennes et voici ce qu'il en dit :
Le vent dans les branches fait plus de bruit que les pales
"Quand, comme au moment où j'écris, le vent vient de la direction des éoliennes, il m'est totalement impossible d'entendre par ma fenêtre ouverte leur bruit. Et pourtant elles tournent !
Le bruit de fond de la vie courante (entre autres, le moteur du ventilateur de mon ordinateur et la nationale qui est à plus de 2 km et contre le vent) rend leur bruit inaudible. Par grand vent d'Est, le matin ou le soir, quand la campagne qui m'entoure est calme sans bruit de tracteur lointain, il arrive, en tendant l'oreille, d'entendre le faible bruit caractéristique des pales qui tournent, mais il faut que le vent ne soit pas trop fort, sinon il couvre le bruit des pales en passant dans les branches des arbres. [...]
J'invite expressément ceux qui s'inquiètent du bruit généré par les grandes éoliennes à aller en voir de près. On peut, en effet, s'en approcher au pied, il n'y ni barrières ni clôture. Cette simple visite permet de balayer tous les doutes."
Photo prise par Jean Desmaison
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14 octobre 2011
Idéol, des éoliennes flottantes
Ideol, une start-up française située à La Ciotat, a conçu un système pour faire flotter les éoliennes offshore plutôt que de devoir les faire reposer sur le fond marin.
La France a lancé en juin un appel d’offres pour l’installation de 600 éoliennes au large des côtes bretonne et normande. Ces éoliennes sont pour le moment toutes des modèles qui se fixent sur le fond de l'océan.
«Nous sommes partis du constat que cette conception a des limites, explique Paul de la Guérivière, président d’Ideol. Ce type d’éolienne repose sur le fond marin, il est donc difficile de s’éloigner des côtes, ce qui peut être négatif d’un point de vue esthétique ou source de problèmes avec les pêcheurs par exemple.»
La société a développé et breveté un flotteur pouvant porter n’importe quel type de turbine, qui pourra être ainsi tractée au large sans contrainte de profondeur. Les avantages sont multiples. En plus de ceux énumérés ci-dessus, les vents sont bien plus forts loin des côtes et avec le système de flotteurs, rien n'empêche une installation même très éloignée pour profiter de zones idéales, la profondeur du fond n'étant plus un problème.
La base flottante peut, de plus, se déplacer par rapport à son point d'ancrage avec une amplitude d'une centaine de mètres, ce qui permet d'optimiser la prise au vent. En effet, lorsque les éoliennes sont alignées dans l'axe du vent, seules celles qui sont à l'avant sont efficaces, celles de derrière se retrouvant dans un flux affaibli et perturbé. Celles d'Idéol, grâce à un logiciel spécialisé, se décalent automatiquement pour assurer dans toutes les conditions une prise au vent maximale.
Le premier prototype doit être installés en mer dès 2013, avec en projet une ferme pilote mise en service vers 2015. Les enjeux sont énormes : une éolienne en mer peut fournir de l’électricité à 1.000 foyers par an. A l'heure actuelle, 1% de la production d’énergie en France provient du vent mais cette part doit grimper à 23% d'ici 2020 selon les objectifs fixés par le Grenelle de l’Environnement.
Ici, une petite vidéo sur le site d'Idéol qui montre l'essentiel des avantages de l'éolienne flottante : Les éoliennes flottantes d'Idéol
13:30 Publié dans Anna bloGalore | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : éoliennes, développement durable, énergies renouvelables
05 octobre 2010
Bientôt, 600 éoliennes au large de la France
L’appel d’offres pour le premier parc éolien en mer sera lancé avant la fin du mois. Il porte sur une dizaine de sites le large des côtes françaises, qui seront dévoilés à cette occasion. La Normandie et la Bretagne sont sur les rangs. Le parc totalisera 600 éoliennes qui produiront en tout 3 gigawatts par an à partir de 2015.
Un représentant du ministère du Développement durable a précisé : «La différence principale entre une éolienne terrestre, et une éolienne maritime, porte sur la taille et la puissance. Une éolienne en mer tournera 3 000 heures par an en moyenne, 40% de plus qu’une éolienne à terre.»
Pour les sites retenus en mer Méditerranée et en Atlantique, de nouvelles techniques devront être développées en raison de la profondeur des eaux, bien plus importante qu'en mer du Nord, par exemple.
Le parc éolien français a dépassé les 4,5 gigawatts cette année, ce qui représente une augmentation de +84,5% en deux ans.
Chaque année, plus de 1 GW supplémentaire est raccordé au réseau, c'est à dire l'équivalent d’une centrale nucléaire.
Les principaux éléments de cette note proviennent d'un article de 20 Minutes
Photo : www.developpementdurable.com
13:15 Publié dans Anna bloGalore | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : développement durable, éoliennes, pic pétrolier, ressources naturelles, énergies renouvelables
20 juillet 2010
Allemagne : 100% d'électricité propre dès 2050
L'Allemagne pourrait produire 100% (cent pour cent) de son électricité en énergies renouvelables dès 2050. C'est ce qu'annonce l'office fédéral de l'environnement allemand dans une étude publiée il y a quelques jours.
Non seulement c'est une excellente nouvelle pour l'environnement en général et la réduction des gaz à effet de serre en particulier, mais cela envoie aussi le signal que la plus grand puissance économique d'Europe peut se passer totalement d'énergie nucléaire sans perdre pour autant sa place de leader.
Voilà qui devrait remettre sérieusement en cause les politiques énergétiques de ses voisins, à commencer par la France qui voit, elle, les énergies renouvelables comme un simple complément au nucléaire. Pour rappel, l'une des priorités du grand emprunt lancé par Sarkozy est le développement d'un réacteur nucléaire de quatrième génération.
L'Allemagne est en seconde position derrière les USA pour la capacité de production d’électricité éolienne. Elle est le leader mondial pour l’énergie photovoltaïque, avec une capacité totale de 14 000 MW prévus d'ici la fin de l'année. L'électricité propre y représente 16% de l'électricité totale (elle n'était qu'à 5% il y a cinq ans).
Cerise sur le gâteau, cette politique énergétique volontariste a permis de créer 300 000 emplois en dix ans.
Le 8 juillet à Bruxelles, lors d'une conférence de presse, Greenpeace et l'EREC (Conseil Européen des Énergies Renouvelables) présentaient un rapport qui allait exactement dans le même sens en prévoyant qu'en 2050, 97% de l’électricité européenne et 92% de l’énergie totale des vingt-sept pays d'Europe pourraient provenir des énergies renouvelables.
A cette date, l'Union européenne pourrait ne plus compter une seule centrale nucléaire en activité.
Sources :
Nucléaire, la bombe allemande (Slate)
Energieziel 2050: 100% Strom aus erneuerbaren Quellen (en allemand)
Greenpeace EU Energy [R]evolution Scenario 2050 (en anglais)
15:20 Publié dans Anna bloGalore | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : climat, éoliennes, énergies renouvelables, pic pétrolier, nucléaire
16 mars 2010
Le moulin à idées
Un grand coup de cœur en lisant cet article de Courrier International.
S'y mêlent ingéniosité, détermination, générosité, courage, espoir et implication. Un très bel exemple !
Le parcours de ce jeune homme de 22 ans fait apparaître une impressionnante détermination.
Originaire du Malawi, aujourd’hui applaudi par Al Gore, William Kamkwamba a dû quitter l’école à 14 ans, ses parents ne pouvant pas payer sa scolarité.
De retour dans son village menacé par la sécheresse, il n’a qu’un seul but : amener l’eau et l’électricité dans son village pour améliorer la situation de sa famille.
Féru de science, il se plonge dans des livres empruntés à la bibliothèque.
(D.R.)A l’aide d’un manuel, il construit une éolienne avec des vieilles pièces détachées et parvient, sous les yeux de sa famille et de voisins stupéfaits, à produire de l’électricité.
Peu après, il installe une pompe solaire dans son village pour exploiter une source d’eau potable dans la région, puis une autre éolienne pour irriguer les champs de ses parents, relate The Guardian.
Ses réalisations attirent bientôt des curieux de toute la région. Il est invité à participer à une conférence sur la technologie en Tanzanie, et, bientôt, son portrait fait la une du Wall Street Journal.

Sa biographie, "The Boy Who Harnessed the Wind" ("Le garçon qui dompta le vent"), cosignée par un journaliste américain, vient d’être publiée.
Grâce à une bourse, il étudie aujourd’hui dans une prestigieuse université sud-africaine.
Miss You
11:15 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs, Tous des humains | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : climat, éoliennes, ressources naturelles, énergies renouvelables
06 décembre 2009
10 questions chaudes sur le climat
Encore ? Oui, encore, ce n'est jamais assez. Au cours du siècle écoulé, la planète s'est réchauffée en moyenne de 0,8°C, la France d'environ 1°C et les régions polaires de 2 à 4°C. Dans le même temps, le niveau moyen des océans s'est élevé de 17 cm, et les événements météorologiques intenses se sont multipliés. Voici de larges extraits d'un article publié le 4 décembre sur le site de l'Express. Il me semble à la fois synthétique et très complet. Je vous encourage à aller le lire dans son intégralité ici : 10 questions chaudes sur le climat, par Richard de Vendeuil , Aurélie Leone et Eric Lecluyse.

Le CO2 dans l'atmosphère n'a pas de frontières, la stratégie de réduction des gaz à effet de serre doit être globale et collective
Objectif : limiter l'élévation de la température moyenne à 2°C par rapport à 1850, c'est-à-dire depuis la révolution industrielle
1 - Quels sont les principaux états responsables du réchauffement ?
Les pays industrialisés, en particulier les Etats-Unis. [...] Les Chinois émettent aujourd'hui autant de CO2 que les Américains (6 milliards de tonnes par an) [...].
2 - Qu'est-ce qui prouve que l'homme influence vraiment le climat ?
En analysant les glaces polaires, les scientifiques se sont aperçus que pendant les dix mille dernières années, le dioxyde de carbone atmosphérique s'était maintenu à un niveau stable... Et voilà qu'il augmente de 30 % en quelques décennies !
Le CO2 produit par la combustion de ressources fossiles (pétrole, charbon, etc.) et par la déforestation est venu perturber les échanges naturels de notre planète. Cette augmentation coïncide - plusieurs études établissent le lien de cause à effet - avec l'observation d'une augmentation moyenne des températures de plus de 0,7 °C sur la Terre entre 1900 et 2000, particulièrement marquée depuis les années 1970.
D'autres gaz à effet de serre représentent une menace. Parfois, la responsabilité de l'homme est indirecte : on craint, du fait du réchauffement, le dégel des régions polaires, qui pourrait provoquer un dégagement massif de méthane stocké dans les sols. Un phénomène potentiellement dramatique... mais encore mal connu.
3 - Certains parlent d'une pause dans le réchauffement, voire nient celui-ci. Sur quoi s'appuient-ils ?
Des relevés, sur certaines périodes particulières, peuvent donner l'impression que la température sur le globe est stable, alors que les prévisions du Giec évoquent une augmentation de 0,2 °C par décennie environ. Ainsi, un récent relevé d'une équipe britannique indique qu'entre 1998 et 2008 la température n'aurait quasiment pas augmenté (+ 0,02 ºC).
Mais cette étude ne couvre pas toute la surface de la planète, et la période étudiée commence et se termine par deux années atypiques, 1998 (forte hausse des températures due à El Niño) et 2008 (forte baisse avec La Niña). Le diagnostic publié par le Giec juste avant ce sommet de Copenhague met les choses au point : malgré de fortes variations annuelles, consécutives à ces phénomènes climatiques ponctuels, la tendance depuis 1980 est - malheureusement - conforme aux prévisions.
2007, 2008 et 2009 figurent ainsi parmi les dix années les plus chaudes depuis cent cinquante ans, malgré une faible activité solaire.
L'idée d'un refroidissement est fausse, tranche ce rapport.
4 - Les prévisions des experts du Giec sont-elles fiables ?
La teneur en CO2 atmosphérique et le niveau des océans ont augmenté ces dernières années plus vite que ne le prévoyait le pire scénario établi par le Giec, ce qui montre que ce dernier ne verse pas dans le catastrophisme. [...]
5 - La technologie peut-elle nous sauver ?
Certains l'affirment. Ils mettent en avant des solutions avant-gardistes qui, pour l'heure, n'ont guère dépassé le stade des études.[...] Il s'agit de diffuser des particules soufrées à haute altitude pour créer une sorte de gigantesque parasol. De mettre en orbite un miroir censé dévier le rayonnement solaire. [...]
Moins farfelus, des projets de séquestration du CO2 sous la terre ou sous la mer sont actuellement à l'étude. Ces techniques risquent toutefois de coûter très cher. Leur intérêt est vivement contesté par les écologistes, qui préféreraient que cet argent serve au développement des énergies renouvelables.
6 - Le nucléaire, pauvre en carbone, est-il la bonne réponse ?Comme il émet peu de CO2, le nucléaire (15 % de l'électricité dans le monde, 75 % en France) figure parmi les solutions les plus évidentes. [...] Son empreinte écologique n'est pourtant pas neutre, au regard notamment de ses déchets toxiques à vie longue [...]. Et l'uranium, indispensable à la filière, se fait rare : il resterait soixante ans de réserve pour le parc actuel [...].
7 - Le vent et le soleil peuvent-ils produire toute notre énergie ?
Présentées comme les solutions du futur, les énergies solaire et éolienne, ainsi que la géothermie, ne peuvent pas produire en quantité suffisante l'énergie nécessaire à l'ensemble des habitants de la planète. Pas pour le moment. [...]
Sortir de "l'âge du pétrole" nous oblige à réinventer l'organisation de nos sociétés. Les combustibles fossiles (gaz, pétrole et charbon) fournissent encore 85 % de l'énergie primaire consommée dans le monde. De gros efforts seront nécessaires pour que la tendance s'inverse.
8 - Changer nos modes de consommation, est-ce vraiment efficace ?
Diminuer massivement les émissions de gaz à effet de serre dans la vie quotidienne est la plus évidente des parades, et l'effort de chaque pays, ainsi que le calendrier, va être âprement discuté à Copenhague. Pour maintenir un réchauffement global inférieur à 2°C (au-delà, l'évolution du climat pourrait devenir incontrôlable, selon les prévisions), il faut réduire de moitié les émissions de CO2 sur la planète. En France, comme partout en Europe, l'objectif est de les diviser par quatre. [...]
C'est notre façon de consommer qu'il faut changer. Un mode de transport plus propre, un habitat mieux isolé, un étalement limité des villes, toutes les pistes doivent être explorées.
9 - Qu'est-ce que la "compensation carbone" ?Le principe est simple : il s'agit de compenser nos émissions nocives de CO2 en finançant des programmes ou actions bénéfiques pour la planète. Deux [...] Problème : ces calculs sont peu fiables [...]. Cette formule n'empêche pas non plus de continuer à polluer, puisque même compensées, nos émissions de CO2 par la voiture ou l'avion restent dans l'atmosphère. [...]
10 - Faut-il un gendarme de l'environnement ?
Beaucoup de mauvais élèves, l'Espagne en tête, ne tiennent pas les engagements pris à Kyoto. Des sanctions sont prévues, mais personne ne peut vraiment contraindre ces pays à rectifier le tir. D'où l'idée de créer une OME, Organisation mondiale de l'environnement, placée sous l'égide de l'ONU, qui veillerait à la bonne application des textes.
C'est d'autant plus urgent qu'il n'est plus seulement question de science, mais de sécurité des Etats : des migrations massives de "réfugiés climatiques" sont attendues du fait de la montée des eaux, comme au Bangladesh.
Jusqu'à Kyoto, les pays en développement étaient plutôt réticents, craignant que cette instance soit synonyme d'ingérence plutôt que d'arbitrage. La tendance semble s'inverser, mais il est trop tôt pour qu'un accord sur cette question émerge à Copenhague.
Richard de Vendeuil , Aurélie Leone Aurélie et Eric Lecluyse, L'Express
Source : 10 questions chaudes sur le climat
Photos : répartition du CO2 dans l'atmosphère sous l'effet des vents (NASA), la ville de Mexico (Maxisciences), vallée du Rhône (Anna Galore), pollution en Chine (AFP).
13:30 Publié dans Anna bloGalore, Colère, Nature | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : copenhague, climat, pollution, éoliennes, énergies renouvelables
21 novembre 2009
Salon International Énergaïa
Ce mois-ci, le journal de la région Languedoc-Roussillon "Vivre en L.R." consacre un dossier de cinq pages aux énergies renouvelables. Il faut dire que la région Languedoc Roussillon figure en première position des régions françaises pour le développement des énergies renouvelables.
Quelques repères
Le Languedoc-Roussillon et les énergies renouvelables : 40 000 emplois, 10 500 entreprises, 1er parc en puissance solaire photovoltaïque raccordé au réseau, 6e parc éolien, Leader en France pour les investissements dans la maîtrise de l’énergie et les énergies renouvelables, Région phare pour le développement du solaire thermique dans les logements sociaux, très fort potentiel en bois-énergie.
La Région renforce une filière 100 % naturelle
La Région maintient sa place de leader en matière de soutien au développement des énergies renouvelables et poursuit son engagement en développant la filière, créatrice de nombreux emplois durables.

Pour la troisième année consécutive, elle est partenaire du Salon International Énergaïa qui se tiendra du 9 au 12 décembre au Parc Expo de Montpellier.
Soleil, vent, bois : le Languedoc-Roussillon bénéficie de précieux atouts, trop longtemps sous-exploités. Mais aujourd’hui, la Région est pionnière en matière d’énergies renouvelables. Le Conseil régional du Languedoc-Roussillon est en tête des Régions françaises pour son budget par habitant - 7 euros - consacré aux énergies renouvelables.
Au total, cela représente près de dix-neuf millions d’euros pour l’année 2008, dont plus de six millions à destination des entreprises. L’investissement se mesure également en termes d’emplois : la filière représente près de 40 000 emplois et devrait en créer plusieurs milliers d’autres dans les prochaines années.
Pour se donner les moyens de ses ambitions, la Région a défini quatre grandes priorités : encourager des comportements citoyens et responsables ; rechercher la performance énergétique ; conforter le marché régional des énergies renouvelables pour créer des emplois ; accompagner les politiques énergétiques d’autres collectivités territoriales. Résultat : elle a initié une solide filière des énergies renouvelables, développé des formations qui permettent aux stagiaires de trouver immédiatement un emploi et a participé à la création de l’association Effinergie qui milite en faveur des bâtiments basse consommation. Elle souhaite maintenant installer à Targasonne et à Odeillo, dans les Pyrénées-Orientales, un pôle de recherche et de transfert de technologies unique en Europe, autour de la centrale Thémis.
« C’est un défi permanent et à la fois si prometteur, estime Yves Piétrasanta, vice-président de la Région en charge de l’environnement. Notre priorité absolue, c’est l’amélioration de l’efficacité énergétique et l’adaptation des modes de production et de consommation ».
C’est dans cette optique que la Région vient d’adopter son Plan climat. Celui-ci sera cette année le thème majeur du stand régional au troisième salon international Énergaïa ouvert aux professionnels mais aussi aux particuliers et consacré aux énergies renouvelables et à l’éco-construction.
Plan climat régional : soixante actions concrètes
Après avoir engagé sa démarche d’Agenda 21 dès 2006, pour un développement durable du Languedoc- Roussillon, la Région a voté son Plan climat en septembre. Il s’appliquera à tous les départements et à tous les secteurs concernés par les politiques développées par la Région. Le Plan climat régional sera également le thème fédérateur du stand de la Région au salon Énergaïa.
C'est une vraie mobilisation régionale face au changement climatique : nous sommes l’une des rares Régions de France à avoir élaboré un plan climat, explique Yves Piétrasanta, vice-président de la Région en charge de l’environnement. Et pour cause : notre région est fréquemment citée comme étant aussi l’une des plus vulnérables face aux évolutions du climat (avec Paca et Rhône-Alpes, ndlr). Le Plan climat a été voté le 25 septembre dernier afin d’anticiper et d’intégrer dès aujourd’hui les effets du changement climatique dans les politiques publiques régionales.
Il définit ainsi soixante actions dont quinze prioritaires, relevant des secteurs du bâtiment, du transport, de l’urbanisme et des risques, de l’agriculture et du développement économique. Car c’est un fait : la température augmente actuellement de 0,2 degré par décennie et pourrait atteindre plus de 6 degrés en 2100, si aucun changement radical de mode d’organisation sociale n’est opéré.
Or, chacun le constate régulièrement, les premiers signes du réchauffement climatique sont déjà perceptibles : inondations, canicules, avancée des dates de vendanges depuis 1945, sécheresses récurrentes, manque de neige sur les massifs...
La Région a donc souhaité que son Plan climat couvre toutes les activités sociales et économiques - logement, loisirs, éducation, santé, travail, transports, production, transit, stockage, etc. - des citoyens et des entreprises dans des contextes de territoires particuliers du point de vue de la géographie, de la population, de l’économie et de la culture.
Énergaïa 2009 : une journée dédiée au grand public
Energaïa, troisième ! Le Salon international des énergies renouvelables et de l’écoconstruction se tiendra du 9 au 12 décembre au Parc Expo de Montpellier, avec le soutien de la Région.
Il permettra aux décideurs territoriaux, industriels, collectivités et particuliers de rencontrer les acteurs du marché et de découvrir les solutions innovantes de plus de quatre cents entreprises et organismes exposants en provenance de nombreux pays.
La journée du samedi sera spécialement dédiée aux particuliers pour qui l’entrée sera gratuite. Conférences, forum d’affaires, espace de recrutement… : cette année, le salon triple quasiment sa surface d’exposition « Nous sommes en passe de devenir le premier salon de France dédié aux énergies renouvelables devant Lyon et Paris », indique Yves Piétrasanta, vice-président de la Région en charge de l’environnement.
Questions à Fred et Jamy, les animateurs de l'émission C'est pas SorcierLa Région a invité Fred et Jamy, les animateurs de C’est pas sorcier (géniale émission de vulgarisation scientifique, tournée, elle aussi, à... Malakoff ;-) que je vous encourage à découvrir si vous ne la connaissez pas encore) sur France 3, pour animer le salon Énergaïa sur le modèle de leur émission, samedi 12 décembre.
Rencontre. Pourquoi avoir accepté de réaliser un C’est pas sorcier spécial Énergaïa ?
Fred : De façon générale, nous sommes sensibles aux questions de développement durable que nous traitons très régulièrement dans notre émission. Et nous avons découvert qu’en Languedoc-Roussillon, certaines initiatives sont particulièrement intéressantes à présenter au public, tant dans le domaine de l’habitat que de l’aménagement du territoire.
Utiliserez vous cette expérience sur les énergies renouvelables pour une prochaine émission ?
Jamy : En réalisant six films pour Énergaïa, nous avons été confrontés à des sujets que nous serons probablement amenés à présenter dans notre émission. Je pense, notamment, aux impressionnants travaux d’aménagement destinés à conserver le littoral comme le lido, ainsi qu’au marché international Saint-Charles de Perpignanq ui est en train de se transformer en une véritable centrale solaire… Ces initiatives sont passionnantes.
Les enfants sont-ils déjà bien sensibilisés aux énergies renouvelables ou l’effort doit-il se poursuivre ?
Fred : Il est évident qu’ils sont de plus en plus informés sur les énergies renouvelables et de façon plus générale sur le développement durable. C’est d’ailleurs en sensibilisant ces citoyens de demain que les choses pourront changer ou évoluer.
Jamy : Et ce sont eux aussi qui, très souvent, sensibilisent leurs parents à toutes les questions de développement durable. Ils permettent ainsi de changer les comportements au sein des familles. Il est donc évident qu’il faut continuer à sensibiliser les jeunes.
Réduction des émissions de gaz à effet de serre : Avec le train, sur la bonne voie des modes de déplacements doux
La Région n’a pas attendu le vote de son Plan climat pour adapter ses politiques publiques à la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
En témoigne, par exemple, sa politique de transports TER qui incite les habitants à préférer les trains régionaux à la voiture. Estampillés Haute qualité environnementale, les lycées neufs intègrent des solutions énergétiques durables et non polluantes.
Le projet Aqua Domitia doit résoudre durablement le problème de sécheresse et de ressource en eau etc. Les soixante actions du Plan climat viennent donc renforcer une démarche déjà bien engagée.
Parmi elles, « l’amélioration de l’offre régionale de formation en matière de maîtrise de l’énergie dans le secteur du bâtiment et de développement des énergies renouvelables », « la sensibilisation au changement climatique et aux économies d’énergie avec les établissements scolaires ».
Le Plan climat a donc vocation à s’inscrire comme cadre de référence pour la mise en oeuvre des politiques de la Région. Mais au-delà, il a aussi pour ambition de fédérer l’ensemble des acteurs. Ainsi, la Région a choisi de se mobiliser aux côtés des territoires, en lançant un appel à candidatures régional pour l'élaboration de plans climats territoriaux
L’hypermarché E. Leclerc de Saint-Aunès, près de Montpellier, s’équipe de 5472 panneaux solaires. Il crée l’une des plus puissantes centrales photovoltaïques d’Europe sur son parking de 1.300 places. Une valorisation originale d’un espace dédié jusqu’à présent uniquement aux voitures. (Lire ici).Plus de six mille projets soutenus par la Région depuis 2005 : La filière verte poursuit son envol
La politique développée par la Région en matière de soutien à la filière des énergies renouvelables induit l’augmentation constante de créations d’entreprises en Languedoc-Roussillon.
Le futur Parc régional d’activités économiques de Rivesaltes (Pyrénées Orientales) leur est pour grande partie dédié à la filière verte poursuit son ascension en Languedoc-Roussillon et devient l’un des secteurs clés pour l’emploi. Pour être à la pointe de nouveaux marchés, la Région continue à financer les projets de création ou de développement d’entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables. À Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales, le futur Parc régional d’activités économiques François-Arago est pour grande partie voué à accueillir des entreprises du secteur des énergies renouvelables.
Le Languedoc-Roussillon connaît une forte montée en puissance de l’implantation de centrales photovoltaïques. Dernier exemple en date, la centrale d’ombrières solaires à Vias (Hérault), réalisée par la société JMB Énergie installée à Villeneuve-les-Béziers. Productrice d’électricité verte, JMB énergie déploie ses activités en éolien, solaire photovoltaïque et biogaz. A Vias, il s’agissait d’abriter des caravanes en gardiennage tout en produisant l’équivalent de la consommation annuelle d’électricité de 580personnes, soit 13 % des habitants de la commune. La Région a facilité la réalisation de ce projet en lui accordant30 000 euros d’aide à l’innovation, puis une avance remboursable de 300 000 euros. Depuis 2005, la Région a soutenu plus de six mille projets dédiés aux énergies renouvelables, représentant plus de 300 millions d’euros d’investissements à travers tout le Languedoc-Roussillon.Pour Bernard Roycourt, délégué général d’Invest-LR (1),« il y a vraiment des cartes à saisir dans cette filière. Cette année, six entreprises étrangèresdu secteur des énergies renouvelables ont ouvert leurs portes en région et plus de quarante ont fait une demande d’implantation ! »
Comme la Région, signez l’Appel de Copenhague (si vous ne l'avez pas déjà fait ici).
Afin de s'inscrire dans une démarche plus globale de mobilisation générale dans la lutte contre le changement climatique, la Région a signé l'Appel de Copenhague "Ultimatum pour le climat".
Du 7 au 18 décembre, Copenhague accueillera la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques. La communauté internationale doit y élaborer un accord global qui prendra la suite du protocole de Kyoto. En signant vous aussi l’appel de Copenhague, vous interpellez le Président de la République sur ses responsabilités dans le cadre de la négociation à venir pour établir les nouveaux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
A lire encore dans ce dossier disponible en pdf :
Mitjavila, à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) : Et voici la pergola photovoltaïque !
SAS Bio Énergie Lozère, à Mende : La Région soutient la première usine française de co-génération bois.
Formation : Déjà plus de 700 artisans du bâtiment formés à l’éco-construction.
Energies renouvelables : Formations en Languedos Roussillon.
CFA-Cefobat, à Lézignan-Corbières (Aude) : Se (re) former grâce à la plate-forme solaire.
Greta Nîmes-Camargues, lycée Dhuoda à Nîmes : Promesses d’embauche assurées dans l’éolien.
anti
14:00 Publié dans L'Univers d'Anti, Nature | Lien permanent | Commentaires (41) | Envoyer cette note | Tags : biodiversité, pollution, développement durable, climat, copenhague, éoliennes, énergies renouvelables
18 novembre 2009
Les voitures Zéro Emission sont pour demain

Renault a annoncé récemment son objectif de remplacer progressivement la totalité des véhicules traditionnels par des véhicules électriques. Oui, vous avez bien lu : il s'agit de la disparition annoncée des véhicules à essence, diesel et autres dérivés du pétrole. Une ambition qu'on ne peut que louer.
La première vague de ces nouveaux véhicules sera nommée ZOE, pour "ZérO Emission" de gaz à effet de serre. Quatre modèles différents seront commercialisés entre 2011 et 2012.
Il ne s'agira pas de modèles haut de gamme mais bien de véhicules visant le plus grand nombre. Ils auront un prix d'achat de l'ordre de celui d'un diesel actuel et un très faible coût d'usage. Les voitures coûteront en réalité plus cher (du moins au début) mais bénéficieront d'une prime à l'achat de 5000 €, ce qui les ramènera dans des fourchettes de prix raisonnables.
Les autonomies annoncées sont de l'ordre de 160 km, avec une vitesse maximale de 130 à 140 km/h. Pour recharger la batterie, d'une durée de vie de 6 ans, trois moyens seront possibles :- dans des stations services, par simple échange standard entre la batterie vide et une pleine (un système de reconnaissance automatique de la voiture permettra de facturer automatiquement le seul surcoût correspondant au "plein")
- sur des bornes spécialisées installées à proximité des lieux d'habitation, des commerces et des bureaux, le plein durant 20 à 30 mn
- chez soi, sur une prise de courant standard, le plein durant 6 à 8 heures (donc, par exemple, pendant la nuit).
On peut imaginer que ces performances s'amélioreront significativement au fil des ans, quand les dizaines de milliers d'ingénieurs employés par les industries concernés n'auront plus que cela pour seul objectif. D'ailleurs, pour ceux qui pensent que rouler électrique signifie se traîner, je vous conseille d'aller voir ce petit article.
Il parle d'une moto 100% électrique qui vient d'atteindre 267 km/h et d'autres véhicules à énergie propre qui font encore mieux, comme cette Chevrolet propulsée à 383 km/h par un moteur à hydrogène, une énergie qui ne dégage que de l'eau.
Mais revenons aux voitures électriques. Les infrastructures (stations équipées, bornes spécialisées, etc.) vont être installées en partenariat avec une vingtaine d'autres entreprises réparties sur 15 pays, qui ont signé des accords en ce sens avec Renault. Le déploiement se fera dans un premier temps au niveau européen.

Il s'agit d'un superbe exemple où, une fois encore, l'écologie rejoint l'économie. En effet, les motivations de ces constructeurs ne sont pas uniquement écologiques mais aussi tout bêtement pragmatiques. D'ici 2050, la totalité des puits de pétrole actuellement connus auront craché leur dernière goutte et seront définitivement taris. Les industriels qui dépendent du pétrole doivent donc agir pour trouver des solutions de remplacement le plus longtemps possible avant cette date.
En première ligne, le secteur automobile, bien sûr. Les constructeurs qui s'y prendront trop tard, que ce soit par attitude de déni ou par incompétence, disparaîtront. Ceux qui sont sur le point de sortir des véhicules 100% électriques dès l'année prochaine vont prendre une avance certaine, qui leur permettra de dominer à terme leurs concurrents moins visionnaires. Et le plus beau, c'est que c'est nous tous, leurs clients, qui y gagneront.

Reste encore un bémol : une voiture électrique n'émet, c'est vrai, aucune émission de gaz à effet de serre mais sa source d'énergie est hautement dangereuse pour l'environnement. En effet, en France et ailleurs, l'électricité est pour le moment produite majoritairement grâce à l'énergie nucléaire. On ne pourra vraiment parler d'énergie propre que lorsque cela aussi aura disparu. L'illustration (utilisée par Renault) qui ouvre cette note indique donc plus un but à atteindre qu'une réalité d'aujourd'hui.
A l'heure actuelle, les énergies renouvelables représentent environ 8% de l'énergie totale consommée sur Terre. Un pourcentage dont on peut espérer qu'il sera amélioré dans les prochaines décennies si on en juge par les très belles réalisations qui fleurissent déjà dans certains pays comme le Danemark (l'île de Samsø est auto-suffisante en électricité renouvelable), la Suède (Hammarby Sjostad) ou l'Angleterre (Bedzed).
Très belle journée à vous
Sources : Renault Zéro Emission, Agoravox, Technologies propres
Les illustrations et les encarts proviennent du site de Renault ZE, à l'exception de la photo de la moto qui est de ZZ/Lightning Motorcycles.
08:30 Publié dans Accueil | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : pollution, énergies renouvelables, ressources renouvelables, pic pétrolier, nucléaire, climat, éoliennes
14 novembre 2009
Electricité éolienne VS électricité nucléaire
Hier matin, je pestais en voyant ce reportage sur la Grande-Bretagne qui veut agrandir son parc nucléaire :
Dix possibles sites d’implantation de nouvelles centrales, comme celle-ci dans le Sufford, ont été dévoilés ce lundi par le ministre chargé de l’Energie, Ed Miliband.
Le gouvernement, malgré une opposition très forte d’une grande partie de la population, promet d’accélérer la mise en place de nouveaux réacteurs.
Ed Miliband : “Le nucléaire nouvelle génération est opportun pour la sécurité énergétique, le changement climatique et l’emploi. Nous pourrons créer jusqu‘à 9.000 emplois pour construire et faire marcher ces centrales et aider les principales entreprises à accéder au marché international”.
20% de l‘électricité britannique provient du nucléaire, à titre de comparaison la proportion est de 75% en France.
En outre, sur les onze réacteurs nucléaires que possède la Grande-Bretagne, dix sont censés fermer avant 2025.
Cette volonté d’ouvrir de nouvelles centrales, loin d‘être concrétisée pour l’instant, participe du désir de Londres de réduire de façon drastique ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.
Copyright © 2009 euronews
Pendant ce temps, de l'autre côté de la France, en Espagne :

Photo Vallée du Rhône, Anna Galore 2009
Espagne : l'électricité éolienne a dépassé 50% de la production, selon El Pais (AFP) – Il y a 4 jours
MADRID — L'Espagne a enregistré un record de production d'électricité par éoliennes dimanche matin en raison des forts vents, et pour la première fois les moulins ont fourni plus de 50% de l'électricité produite en Espagne, selon le journal El Pais de lundi.
Le gestionnaire du réseau de transport électrique, REE, n'était pas disponible dans la matinée de lundi, férié à Madrid, pour confirmer l'information.
Le président de REE, Luis Atienza, a déclaré au journal que ce record "est une borne qui nous remplit d'orgueil".
Entre 03H20 et 08H40 (02H20 et 07H40 GMT) dimanche, plus de moitié de l'électricité produite était d'origine éolienne, avec un pic à 53%, selon El Pais, alors que de très forts vents soufflaient sur une bonne partie de la péninsule.
L'Espagne a résolument parié depuis plusieurs années sur les énergies renouvelables, et les éoliennes ont poussé un peu partout dans le pays. La capacité installée en énergie éoliennes peut atteindre 17.700 mégawatts, plus de dix fois celle de 1999, rappelle El Pais.
Le gouvernement socialiste espagnol de José Luis Rodriguez Zapatero a décidé de sortir progressivement l'Espagne de l'énergie nucléaire, en exploitant les centrales jusqu'à leur fin de vie, au profit des renouvelables.
CQFD.

A lire aussi, cet article sur un beau projet dans le Dakota du Sud : Dakota du sud, USA - Un projet éolien de... 6000 MW !
A consulter, le site de Wind Power.
anti, wind power ;-)
10:55 Publié dans Colère, L'Univers d'Anti, Nature | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : ressources naturelles, développement durable, pollution, éoliennes, énergies renouvelables, nucléaire
16 mai 2009
Le projet Dragonfly

Pour répondre au besoin d’autosuffisance alimentaire et énergétique des villes modernes, l’architecte belge Vincent Callebaut a conçu un prototype de ferme urbaine biologique. La tour Dragonfly ambitionne de réduire l’empreinte écologique des consommateurs urbains en faisant d’eux des agriculteurs bio.
Le contexte
- Selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), la population urbaine va passer de 3,1 milliards d’habitants en 2009 à 5,5 milliards d’ici à 2025.
- Jardins ouvriers à Paris, "community gardens" new-yorkais, mini-potagers en plein cœur de Moscou… L’agriculture gagne du terrain en ville. Aujourd’hui, 800 millions de personnes consomment les produits de potagers urbains, selon le cabinet Vincent Callebaut Architectures.

Le projet
Constatant l’engouement des citadins du monde entier pour un mode de vie éco-responsable et une consommation "durable", Vincent Callebaut a conçu un "appartement potager rapatriant la campagne dans nos villes densifiées". Dragonfly est donc un projet "d’agriculture urbaine communautaire capable de contribuer à la durabilité de la ville et de repenser la production alimentaire".
Pour contextualiser son projet, l’architecte belge a situé sa tour bionique en plein New York. Il a mis l’accent sur la recherche de l’autosuffisance alimentaire et énergétique, pour faire de sa structure "un Central Park nourricier cultivé à la verticale".
La ferme est constituée d’une superposition de plusieurs étages. Ces derniers accueillent des logements, des bureaux, mais aussi des espaces réservés à l’élevage ou à l’exploitation des sols agricoles.

Prise en charge par les habitants de la tour, la production alimentaire suit le rythme des saisons. Animaux, plantes et matériaux sont acheminés dans l'édifice grâce aux monte-charges de la "colonne vertébrale centrale". Quant aux sols agricoles, ils sont régénérés par le compost obtenu grâce au recyclage des déchets organiques.
Les eaux de pluie sont filtrées par les jardins verticaux, tandis que les eaux usées des habitants de la tour sont recyclées pour être réutilisées pour l’agriculture.
Autre caractéristique du projet Dragonfly : l’efficacité énergétique. Un immense bouclier solaire et trois éoliennes orientées en direction des vents dominants new-yorkais permettent au bâtiment d’être autosuffisant.
La tour Dragonfly comprend également deux marinas, qui abritent des étangs d’aquaculture et un marché flottant.
Découvrez en images le projet Dragonfly sur le site de Géo, des photos de projet futuristes à souhait mais très sympa si ça peut se faire (des questions quand même, la structure en verre ? Ils l'entretiendront comment ??? Les odeurs d'élevages à côté des bureaux ? Les nuisances sonores ?)
anti
13:30 Publié dans L'Univers d'Anti, Nature | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : architecture, vincent callebaut, éoliennes, énergies renouvelables










