05 octobre 2011
Actu de l'auto-édition n°6 : l'état végétatif
Pour ce numéro 6 de l'actu de l'auto-édition, j'ai choisi de reproduire un excellent article de Gaël Bouron publié sur son blog et consacré à la publication en auto-édition de son livre intitulé
« Tes yeux pleins de cendres ».
« Tes yeux pleins de cendres » par Gael Bouron, 04 Octobre 2011
Mon père a connu un grave accident en juillet 2009 lors d’une opération bénigne de la vésicule. Il est tombé dans le coma et en est sorti, une dizaine de jours plus tard, dans ce que l’on appelle un « état végétatif ». Depuis, il est allongé sur un lit d’hôpital, sans pouvoir communiquer et sans faire preuve d’aucune forme de conscience.
Comme beaucoup de personnes confrontées à la maladie, au handicap ou au deuil, j’ai ressenti le besoin d’écrire sur cette histoire. Cela a finalement pris la forme d’un essai-témoignage sur l’état végétatif appelé « Tes yeux pleins de cendres ». Essai parce que l’ouvrage est soutenu par une abondante documentation scientifique et littéraire, afin de mieux comprendre et expliquer la situation de mon père. Témoignage parce que l’histoire personnelle d’un fils face à un père dans un état si dégradé constitue le cœur du récit.
Une fois achevé le texte, au printemps 2011, j’ai envoyé le manuscrit à quelques proches dont les remarques m’ont permis de peaufiner certains passages. Leurs remarques positives m’ont également convaincu d’envoyer ce projet de livre à des éditeurs. Je l’ai fait sans conviction, ayant conscience que ce type de littérature (le « témoignage ») intéresse peu l’édition et que mon texte était loin d’être parfait. J’ai donc reçu sans surprises refus sur refus. J’avais ciblé quelques grandes maisons et beaucoup de petites. Parmi ces dernières, l’une me proposait d’éditer l’ouvrage moyennant la somme de 1200 euros (disposition presque cachée inscrite au milieu du contrat que j’ai reçu). Une autre maison, beaucoup plus connue notamment dans l’édition de sciences humaines, acceptait mon manuscrit avec une formule plus originale. Je n’avais rien à débourser mais 1) Je devais assurer moi-même la mise en page. 2) Je ne touchais rien sur les ventes avant 500 exemplaires vendus. 3) Magnanime, on m’offrait 5 exemplaires et une réduction sur le prix public. Dans les nombreux forums Internet consacrés à l’édition, j’ai lu cette phrase caractéristique : « Il est plus facile d’être édité chez Gallimard que d’être refusé chez H », H étant la maison d’édition qui venait de me proposer ce contrat…
Mon texte commençant à pas mal circuler dans mon cercle familial et amical, j’ai finalement décidé de concrétiser mon projet d’ouvrage sans intermédiaire en l’autoéditant. L’autoédition a mauvaise presse. Elle est qualifiée, non sans raisons, de sous-édition qui ne sert qu’à assouvir le désir d’auteurs médiocres de voir leurs noms sur la couverture d’un livre, un vrai. Bien sûr, il faut dire aussi que beaucoup d'auteurs médiocres trouvent des maisons d'édition ! Par ailleurs, certains projets d'autoédition connaissent un succès important (en France, le plus connu est Marc-Edouard Nabe).
Me concernant, en toute honnêteté, je crois qu’il aurait été utile que mon texte soit lu par un éditeur et que je le retravaille suite à ses remarques. Mais je crois également que dans son aspect artisanal (l’auteur fait tout de l’écriture à la maquette jusqu’à la diffusion), l’autoédition n’a pas à être dévalorisée. D’ailleurs, dans d’autres pratiques artistiques, comme la peinture ou la musique, les pratiques d’autodiffusion de certaines œuvres ne revêtent pas une image si négative que dans la littérature. L’autoédition permet de partager un écrit auquel on croit dans un format fini, pour un coût moindre que la photocopie d’un manuscrit (grâce à l’édition numérique) et pour une praticité supérieure à une simple diffusion électronique. Elle constitue aussi un acte de « résistance » face à certaines pratiques douteuses du milieu de l’édition.
L’ouvrage « Tes yeux pleins de cendres : essai-témoignage sur l’état végétatif » est disponible à la vente (15 euros) exclusivement sur Internet à cette adresse :site officiel du livre
Pour plus d'informations, consultez le site officiel du livre
Télécharger les trois premiers chapitres de l'ouvrage
Commander le livre
* *
L'actu de l'auto-édition n°1 : Françoise Buisson
L'actu de l'auto-édition n°2 : Stephen Clarke
L'actu de l'auto-édition n°3 : Marc-Edouard Nabe
L'actu de l'auto-édition n°4 : Anne Plichota et Cendrine Wolf

Nos participations aux parutions d'auteurs auto-édités (par ordre alphabétique) :
Dr Georges Ferrario
- Le sel de la vie (Roman)
- Les Vagues, le flux et le reflux (Roman)
- Les arcanes du théâtre d'ombres (Roman)
- Les ors du crépuscule (Roman)
- La forteresse du livre fermé (Roman)
- Le jeu de la Salamandre (Roman)
- Quelques piécettes pour faire l'appoint (théâtre)
Anna Galore
- Les Trois perles de Domérat (Roman)
- Là où tu es (Roman)
- Le Miroir noir (Roman)
- La Crypte au Palimpseste (Roman)
- Le Drap de Soie du Temps (Roman)
- La Femme Primordiale (Roman)
Jacques Guerrier
Observances - Histoires brèves d'un monde étrange. (Nouvelles)
Rémi Lugagne Delpon & Jérôme Petit
Lugagne 2010 - La Saga (Histoire de famille)
eMmA MessanA
illustrations Clovis Perrin
- Le régime de Replète la Sorcière (Livre pour enfants)
Grand succès !
Après seulement 8 jours de réception de ses 100 exemplaires, eMmA MessanA a ré-imprimé 200 Replète !
Claude Montjaux
Illustrations Francis Lavigne
Lors... Contes poétiques en pays d'Oc - En cours de réalisation -
Rosaria Mora-Laconi
- Poésies en Liberté (poésie)
- Vent de folie, vent de poésie (poésie)
- Au fil des mots (poésie)
- bientôt un quatrième recueil - en cours d'écriture -
Robert Régor Mougeot
- Le signe de Jonas - Si Jonas m'était conté (essai)
Georges-André Quiniou
- Le Paradise (Roman)
Marie-Lune Sage
Les Trois Petits Lapins (livre pour enfants)
Les aventures de Dédé la Roulette (bande dessinée)
Ouvrage collectif
Voyons Voir... (essai)
Pour plus d'informations sur ces ouvrages et / ou sur l'aide à l'auto-édition cliquez ici.

Nos auteurs édités :
Kathy Dauthuille
Les Voyageurs au Sang d'Or (Roman)
Anna Galore
Le septième livre (Roman)
La veuve obscure (Roman)
Les neuf soeurs (Roman)
Robert Notenboom
A l'embaumée des fleurs (Poésie)
Tarik Yildiz
Le racisme anti-blanc - Ne pas en parler : un déni de réalité (Essai)
Et prochainement
Jean-Michel Berardi : Lucienne (Roman)
Pour plus d'informations sur ces ouvrages, cliquez ici.
12 mai 2011
Amazon Kindle, les voleurs d’ebooks et les pirates de contenus
Après l'histoire avec J. K. Rowling et Orwell il y a 2 ans, aujourd'hui la plateforme Amazon Kindle fait encore parler d'elle de manière négative.
Voici ce que je viens de lire sur ID BOOX, le site très intéressant d'Elisabeth Sutton, spécialiste en numérisation.
Un blog américain relate cette histoire incroyable d’un auteur ayant mis en vente ses livres papiers sur amazon.com et qui les a retrouvés sous format ebook sur le Kindle Store et signés par un autre.
L’auteur s’apercevant de la forfaiture a immédiatement contacté la firme de Seattle qui n’a pas, pour le moment, daigné répondre.
Le voleur de contenus se fait appeler MingFeng Laï (Laï / Lie = menteur). Il s’approprie les livres des auteurs, ouvre un compte d’autoédition et vend les livres électroniques qui appartiennent aux autres !
Pire encore ! L’auteur en question, Ernie Zelinski a retrouvé l’un de ses livres signé de son nom dans la librairie de livres numériques d’Amazon alors qu’il n’a même pas de compte d’auto-publication !
Lorsque l’on fait une requête avec le nom Mingfeng, dans la partie Kindle d’amazon.com pas moins de 307 ouvrages (vendus entre 3.44$ et 5.74$) et en tous genres (développement personnel, informatique, cuisine…) appartiendraient à ce pseudo auteur. Ernie Zelinski ne semble pas être la seule victime du voleur de contenu. Et le blog incite les auteurs à poursuivre l’entreprise en justice pour demander réparation.L’auteur du billet s’indigne et il y a de quoi, il y a clairement là une violation du copyright et le cybermarchand ne bouge pas, ne répond pas et surtout ne met rien en place pour traquer ce piratage.
Il y a quelques mois, des éditeurs japonais ont retrouvé sur l’iBookstore des livres numérisés sans autorisation et vendus impunément.
Il est urgent d’agir contre ce genre de pratiques, car les revendeurs risquent d’être complices par « ignorance » de ce genre de pratiques qui conduisent à de graves dérives.
Combien de Mingfeng se cachent dans le Kindle Store ?
Source : Bookmarket - Photo : techtrends.eu
anti
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28 mai 2010
L'actu de l'auto-édition n°5 : iBooks s’ouvre à tous les éditeurs
Après les quatre premiers numéros de L'actu de l'auto-édition consacrés à Françoise Buisson, Stephen Clarke, Marc-Edouard Nabe et Anne Plichota & Cendrine Wolf, voici une information intéressante pour les auteurs auto-édités :
Mais, auparavant, Rappel :
Comme je l'explique dans l'article Les Éditions du Puits de Roulle : Quand le lien se fait livre l'auto-édition représente une réelle alternative aux difficultés à trouver un éditeur digne de ce nom (comprendre : qui ne soit pas un éditeur à compte d'auteur). Cette méthode qui consiste à s'éditer soi-même existe depuis longtemps et se développe de plus en plus. Puisque je propose aux auteurs de les aider à réaliser leur propre ouvrage avec Antipode - Les Editions du Puits de Roulle, la branche des Éditions du Puits de Roulle destinée aux particuliers, je vous invite à suivre l'actualité de l'auto-édition un peu partout en France et dans les pays francophones et/ou à connaître un peu mieux ces auteurs qui ont choisi l'auto-édition, ce que cette expérience leur a apporté etc. D'ailleurs, tous vos témoignages seront les bienvenus dans cette rubrique si vous le souhaitez !
Il est désormais possible aux auteurs et aux petites maisons d’édition de soumettre en direct à l’iBookstore leur production, en passant par iTunes Connect, disponible en ligne.
Pour le moment, le service n’est disponible que pour la mouture américaine de la bibliothèque virtuelle, puisqu’il faut en effet fournir un numéro de Tax ID.
Il sera ensuite nécessaire de convertir le fichier texte au format ePub, demander un numéro ISBN, puis soumettre le tout à Apple (Cupertino va t-il mettre en place une équipe de lecteurs de choc pour valider tous les bouquins ?). Pour le réglement, il faudra disposer d’un compte iTunes valide.
Pour éviter ces démarches fastidieuses, il est toujours possible d’en passer par un des sept aggrégateurs qui prélèveront leur dîme au passage.
Un peu brève comme info, je concède... Voyons alors ce qu'en dit l'excellent site Actua Litté
L'iBookstore propose l'auto-édition : haro sur AmazonEt il lui manque quoi, à cette bestiole désormais ?, un article de Nicolas Gary.
Et hop, voilà ce qui s'appelle une démonstration de savoir-faire, ou plutôt un enfumage complet des commerciaux qui travaillent pour la concurrence. Alors que Barnes & Noble a mis des mois à sortir son service d'autoédition d'ebooks Pubit! (arrivée prévue, pour cet été) et que celui d'Amazon est bien installé, quelques semaines après la sortie de sa tablette, Apple grille la politesse à tout le monde en proposant le sien. Sur iPad, of course. Et directement sur l'iBookstore.
Chaque ouvrage doit posséder un ISBN à 13 chiffres, être au format ePub et une validation ePubCheck 1.0.5. Si vous n'êtes pas familier avec ces notions, Apple vous suggère alors de travailler avec des sociétés tierces.
Une fois ces préliminaires techniques posés, il faut un numéro d'identification fiscale américain, un compte iTunes en cours de validité avec la carte de crédit qui va bien et un Mac processeur Intel, tournant sur OS X 1.5 ou supérieur.
La bonne nouvelle, c'est que dès ces formalités administratives complétées, Apple vous permet de vendre vos livres numériques dans plusieurs pays. Ou alors de restreindre la liste des territoires où l'on pourra se les procurer.
MacLife qui délivre l'information se montre vraiment enthousiaste à cet égard.
La rémunération n'est pas évoquée, mais doit fonctionner sur le même principe que pour les applications, à 30 % pour Apple et 70 % pour le vendeur.
Cela permet aussi de ne passer par le développement d'une application dédiée, à condition de remplir les exigences de la firme... Couplée aux partenariats qu'Apple a mis en place avec Lulu ou Smashwords, voilà qui va donner de méchantes envies d'écrire...
A lire aussi :
Auto-édition (numérique) : un succès annoncé
Numérique: j’écris donc j’édite ?, sur IBOOKRAMA, Panorama de l'actualité de la création littéraire numérique.
* *
L'actu de l'auto-édition n°1 : Françoise Buisson
L'actu de l'auto-édition n°2 : Stephen Clarke
L'actu de l'auto-édition n°3 : Marc-Edouard Nabe
L'actu de l'auto-édition n°4 : Anne Plichota et Cendrine Wolf

Nos participations aux parutions d'auteurs auto-édités (par ordre alphabétique) :
Anna Galore
- Les Trois perles de Domérat
- Là où tu es
- Le Miroir noir
- La Crypte au Palimpseste
- Le Drap de Soie du Temps
- La Femme Primordiale
à venir : Le septième livre, la veuve obscure, les Neuf Sœurs
eMmA MessanA
illustrations Clovis Perrin
- Le régime de Replète la Sorcière
Grand succès !
Déjà en passe de ré-édition. Après seulement 8 jours de réception de ses 100 exemplaires, eMmA MessanA se demande combien elle va ré-imprimer de Replète !
A suivre...
Rosaria Mora-Laconi
- Poésies en Liberté
- Vent de folie, vent de poésie
- Au fil des mots
Georges-André Quiniou
- Le Paradise

Nos auteurs édités :
Kathy Dauthuille : Les voyageurs au sang d'or, sortie le 1er mai 2010.
Pour plus d'informations sur ces ouvrages, cliquez ici.
anti
14:00 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : actu de l'auto-édition, livres, edition, editions du puits de roulle, antipode editions, auto-edition, edition à compte d'auteur, publier son livre
10 mai 2010
Actu de l'auto-édition n°4 : Anne Plichota et Cendrine Wolf.
Rappel :
Comme je l'explique dans l'article Les Éditions du Puits de Roulle : Quand le lien se fait livre l'auto-édition représente une réelle alternative aux difficultés à trouver un éditeur digne de ce nom (comprendre : qui ne soit pas un éditeur à compte d'auteur). Cette méthode qui consiste à s'éditer soi-même existe depuis longtemps et se développe de plus en plus. Puisque je propose aux auteurs de les aider à réaliser leur propre ouvrage avec Antipode - Les Editions du Puits de Roulle, la branche des Éditions du Puits de Roulle destinée aux particuliers, je vous invite à suivre l'actualité de l'auto-édition un peu partout en France et dans les pays francophones et/ou à connaître un peu mieux ces auteurs qui ont choisi l'auto-édition, ce que cette expérience leur a apporté etc. D'ailleurs, tous vos témoignages seront les bienvenus dans cette rubrique si vous le souhaitez !
Après les trois premiers numéros de L'actu de l'auto-édition consacrés à Françoise Buisson, Stephen Clarke et Marc-Edouard Nabe, voici la fabuleuse histoire d'Anne Plichota et Cendrine Wolf, deux bibliothécaires par ordinaires...
Publiée à compte d'auteur avant d'être éditée par XO grâce au "coup de gueule" de ses jeunes fans, "Oksa Pollock", saga fantastique proche d'Harry Potter, est sortie le 15 mars en librairie où elle promet de faire un tabac.
L'histoire commence le soir du 31 décembre 2005, lorsque Anne Plichota et Cendrine Wolf, deux bibliothécaires strasbourgeoises, se mettent en tête d'écrire l'histoire d'Oksa, adolescente de 13 ans qui se découvre des pouvoirs surnaturels après avoir emménagé à Londres avec sa famille, disent-elles dans un entretien à l'AFP.
Si ces deux femmes d'une quarantaine d'années ne font pas mystère de leur goût pour Harry Potter et la littérature fantastique, elles insistent sur les différences entre Oksa et le jeune sorcier de Poudlard. Anne Plichota souligne ainsi l'ancrage du récit dans le réel ou encore le fait qu'Oksa vit entourée de ses proches et "casse le mythe de l'orpheline héroïque".
Fin août 2006, après des mois de travail à quatre mains, les 600 pages des deux premiers tomes --sur les six prévus--, sont bouclées et expédiées illico chez Gallimard... qui rejette le manuscrit.
Pas découragées, elles optent alors pour l'autoédition : elles créent les Editions du Dehors, dénichent un imprimeur et sondent les libraires de l'Est, dont une cinquantaine acceptent de prendre en dépôt-vente les livres. Le premier tome, L'Inespérée, sort en février 2007.
A Strasbourg, où elles livrent leurs piles d'ouvrages sur un diable, la Fnac mettra Oksa Pollock en "coup de cœur" pendant deux ans et demi, se rappelle Cendrine Wolf.
Un site et un blog sont ouverts, puis un forum qui réunira plusieurs centaines de "pollockmaniaks" de toute la France.
Les tomes II : L'Homme-Fé et III : Le Murmou de sang Gracieux sortent en octobre 2007 et novembre 2008. Bouche à oreille, internet : le succès va croissant. Au total, elles vendront près de 14.000 exemplaires des trois tomes, un chiffre considérable pour une autoédition.
Mais cette belle aventure encore confidentielle va basculer en octobre dernier : interrogées sur le forum par des fans sur leur présence au salon du livre jeunesse de Montreuil, les deux bibliothécaires répondent par la négative : trop cher pour des auteurs autoédités.
Outrés, Achille, 14 ans, et Mystia, 13 ans, écrivent à des éditeurs et des journalistes pour dire leur "colère" et réclamer "de l'aide" afin de montrer "que ce sont les ados qui font d'un livre un succès". ( Lire Le coup de gueule d'Achille, 14 ans, « Pollockmaniak ». « Nous sommes en colère car le monde des livres est vraiment moche »
Je suis Achille et j'ai 14 ans. J'ai été nommée responsable du fan club d'Oksa Pollock par les membres du forum de la saga Oksa Pollock. Suite à plusieurs discussions avec les blogueurs littéraires sur internet, ils nous ont conseillé de faire des lettres à des personnes importantes comme vous.
Nous sommes en colère car le monde des livres est vraiment moche. Même les livres nuls marchent car les gros éditeurs mettent le paquet pour mettre leur livre au top 1 et ils nous matraquent de pub. La saga fantastique dont je vais vous parler est autoéditée mais c'est un best-seller car nous sommes des milliers en France à la connaître simplement avec le bouche à oreille et le forum officiel.
Il faut aider les Pollockmaniaks pour montrer aux éditeurs que c'est les ados qui font d'un livre un succès et pas eux avec leur pub pour des livres pas toujours bien. Oksa mérite d'être plus connue même si l'édition est petite.
Beaucoup de fans sont frustrés car il y a des dédicaces et des salons du livre sur Strasbourg et dans la région d'Alsace mais pas sur la France entière. La série est née la-bas et j'ai dû faire 600 kilomètres (Orléans / Strasbourg) pour aller à la sortie du tome trois de la série. Pour rien au monde je n'aurais manqué cette dédicace pour rencontrer les auteures et les centaines de Pollockmaniaks - les fans de la série sont appelés comme ça - à la FNAC de Strasbourg. Ces quelques heures étaient magiques car c'est pendant ce temps que l'on peut voir l'ampleur de la série. Certains Pollockmaniaks ont pu manger au restaurant avec les auteures, ce qui fut une soirée mémorable. Malheureusement, beaucoup de fans n'ont pas pu se rendre à cette dédicace à cause du prix et de la distance à parcourir. J'aime cette série car les mots nous transportent dès les premiers chapitres. Les personnages vivent en nous et on ressort bouleversé de chaque lecture. Je suis tombée amoureuse des Sauve-Qui-Peut et de leur histoire qui a basculé du jour au lendemain sans que personne ne le prévoit.
Le tome un - « L'Inespérée » - est le plus enfantin des trois déjà parus. L'histoire se pose calmement, les zones d'ombres et de lumières se mettent en place petit à petit. Le tome deux - « L'Homme-Fé » - est plus mature et sombre. Les personnages que nous pensons connaître cachent en fait de lourds secrets que l'on tente de discerner sans grands succès. Les héros grandissent et emmagasinent des informations plus ou moins faciles à digérer, ce qui créée parfois -voire souvent- des scènes inattendues. Quant au tome trois - « Le Murmou de Sang Gracieux »-... Il a dépassé toutes nos attentes. Magnifiquement sombre, aucun mot n'est placé au hasard, et les auteures osent enfin parler comme elles le souhaitent. Elles abordent des sujets qui peuvent passer pour tabous, et nous découvrons petit à petit les fonds obscurs de chaque personnage, ce qui ajoute du piment à la série.
Je suis une grande lectrice de livres fantastiques, et malgré tous les univers que j'ai traversés et qui m'ont marquée, aucun ne m'a autant attirée. Je vis pour les livres et leur voue un respect illimité. Oksa est l'exception qui m'a chamboulée jusqu'au plus profond de moi, et maintenant, ce livre, ces fans et ces auteures font partie de mon être.
Certains fans mettent cette série dans leur coup de coeur de l'année ! Certains parlent de l'année Oksa Pollock et si cette série n'était pas bien, nous n'existerions pas. La plupart des Pollockmaniaks sont fans d'Harry Potter et nous les fans on ne se trompe pas pour dire qu'Oksa Pollock c'est aussi bien.
Je vous laisse mon blog pour lire l'interview que j'ai faite le weed-end dernier au FIG (festival international géographie) et l'avis des fans pas contents de voir ce gâchis pour un roman.
Cordialement,
Le fan club d'Oksa Pollock
La supplique, appuyée par les posts de dizaines d'adolescents aussi fans d'Harry Potter que d'Oksa, sera publiée sur bibliobs.com, le site du Nouvel Observateur consacré à l'actualité littéraire.

Lui aussi destinataire des missives indignées, XO, qui fait son miel des romans à gros tirages, flaire le coup et offre en novembre un contrat aux deux Alsaciennes. "Les lecteurs ont forcé la porte", reconnaît le PDG Bernard Fixot, qui "croit beaucoup à un énorme succès de cette série".
Après quelques retouches (fusion des deux premiers tomes en un seul de 480 pages, réécriture plus "dynamique"), le premier volume, L'Inespérée, sort le 15 mars à 50.000 exemplaires en France ainsi que dans plusieurs pays francophones (Belgique, Suisse et Canada). La couverture, une adolescente avec une flamme dans la main, est l'œuvre d'une artiste, boulangère à Saint-Etienne...
Quant au deuxième tome, il est prévu pour mai et la saga est déjà en cours de traduction en anglais. La "pollockmania" est en marche... (Source AFP/ Bibliobs/ photo auteurs Ouest France : article Les fans d'Oksa Pollock bousculent les éditeurs).
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Vidéo de l'AFP : De l'autoédition aux gros tirages, l'étonnante saga Oksa Pollock
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L'actu de l'auto-édition n°1 : Françoise Buisson
L'actu de l'auto-édition n°2 : Stephen Clarke
L'actu de l'auto-édition n°3 : Marc-Edouard Nabe

Nos participations aux parutions d'auteurs auto-édités (par ordre alphabétique) :
Anna Galore
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Nos auteurs édités :
Kathy Dauthuille : Les voyageurs au sang d'or, sortie le 1er mai 2010.
Pour plus d'informations sur ces ouvrages, cliquez ici.
anti
01 mai 2010
L'actu de l'auto-édition n°3 : Marc-Edouard Nabe
Rappel :
Comme je l'explique dans l'article Les Éditions du Puits de Roulle : Quand le lien se fait livre l'auto-édition représente une réelle alternative aux difficultés à trouver un éditeur digne de ce nom (comprendre : qui ne soit pas un éditeur à compte d'auteur). Cette méthode qui consiste à s'éditer soi-même existe depuis longtemps et se développe de plus en plus. Puisque je propose aux auteurs de les aider à réaliser leur propre ouvrage avec Antipode - Les Editions du Puits de Roulle, la branche des Éditions du Puits de Roulle destinée aux particuliers, je vous invite à suivre l'actualité de l'auto-édition un peu partout en France et dans les pays francophones et/ou à connaître un peu mieux ces auteurs qui ont choisi l'auto-édition, ce que cette expérience leur a apporté etc. D'ailleurs, tous vos témoignages seront les bienvenus dans cette rubrique si vous le souhaitez !
Après les deux premiers numéros de L'actu de l'auto-édition consacrés à Françoise Buisson et Stephen Clarke, voici venu le numéro 3, consacré à Marc-Edouard Nabe un auteur au parcours particulier s'il en est car il a rejeté l'édition à compte d'éditeur pour s'auto-éditer !

Marc-Edouard Nabe c'est qui d'abord ? Vous ne connaissez pas ? Pourtant vous connaissez sûrement son papa :
On peut lire une biographie complète de l'auteur à scandale et controversé sur son site ou encore sur Wikipédia.
Marc-Edouard Nabe et les avantages de l'auto-édition, un article de Guillaume Champeau pour Numerama.com
Les artistes de la musique avaient été les premiers à s'y mettre. Grâce à Internet, les musiciens n'ont plus besoin de passer avec succès le filtre des maisons de disques et des programmations radios pour se faire connaître, ni celui des rayons des disquaires pour vendre leurs productions. A l'image de Radiohead, Nine Inch Nails, et des milliers d'artistes connus ou méconnus, les écrivains eux-aussi peuvent désormais s'affranchir de l'intermédiaire, incontournable hier, qu'est l'éditeur de livres.
C'est le cas de Marc-Edouard Nabe, qui a lancé sa propre plateforme en ligne où l'on peut commander ses nouveaux ouvrages, et une grande partie des anciens dont il a pu récupérer les droits. Faute de contrat écrit signé, il a pu retrouver les droits sur 22 livres édités par les Éditions du Rocher, et de quelques autres livres édités par Gallimard ou Dilettante, qu'il propose désormais sur son site. A l'avenir, tous ses romans seront édités par lui-même, ce qui n'est pas un maigre avantage comme le résume le magazine littéraire BSC News :
Après 27 livres édités aussi bien chez Gallimard qu'au Dilettante, il auto-publie son nouveau roman : L'homme qui arrêta d'écrire. Un véritable pied de nez à l’édition. « J'en ai assez des éditeurs blasés et des libraires boycotteurs. J'ai imprimé mille exemplaires de ce roman, qu'on ne pourra commander que sur ma plate-forme, marcedouardnabe.com. Au lieu de toucher mes misérables 10 % de droits d'auteur, désormais, je serai à 70 % », déclare-t-il à l’Express (30% à l’imprimeur). Nabe se fout de vendre beaucoup : avec le peu qu’il vendra, il gagnera plus qu’en touchant un maigre avaloir (les tarifs sont à la baisse) et 10 % de droits d’auteurs. Le prix de son roman de sept cent pages ? 28 euros – à peu près le prix du dernier Sollers. Vous pouvez le commander dès le 14 janvier, vous recevrez un livre avec une couverture élégante, papier bouffant, sans code-barres ni mention du prix.
Ça n'est pas pour autant la mort de l'éditeur. Il faudra "simplement" qu'ils travaillent beaucoup plus leur image de marque avec une ligne éditoriale affirmée par un accompagnement poussé dans l'écriture (un rôle trop souvent oublié de l'éditeur), et par un travail de promotion efficace du livre. Il faudra aussi, sans doute, qu'ils rehaussent la part du prix du livre reversée aux auteurs. A défaut, leur mort sera aussi lente que certaine.
Le site de Marc-Edouard Nabe
Ce qu'il ressort de ce témoignage
A la lecture de cet article plusieurs choses ressortent. D'une part, la question du pourcentage du droit d'auteur généralement autour de 10% ce qui semble peu. D'autre part, à mon avis, il néglige quand même le rôle de l'éditeur (ici, des éditeurs) qui ont fait leur travail en faisant connaître l'auteur qui, maintenant, peut s'auto-éditer et diffuser puisqu'il est connu.
Ce qu'il manque ici, c'est de rappeler que le plus gros de la part du prix d'un livre revient à la diffusion, à la distribution et au détaillant. L'éditeur touche à peine plus que l'auteur :
Par ailleurs, je suis étonnée que le livre vendu ne porte pas mention ni du prix de vente, ni du code barre et ISBN car ceci limite la diffusion de l'ouvrage à la vente par correspondance pour rester dans le cadre de la loi.
L'actu de l'auto-édition n°1 : Françoise Buisson
L'actu de l'auto-édition n°2 : Stephen Clarke

Nos participations aux parutions d'auteurs auto-édités (par ordre alphabétique) :
Anna Galore
- Les Trois perles de Domérat
- Là où tu es
- Le Miroir noir
- La Crypte au Palimpseste
- Le Drap de Soie du Temps
- La Femme Primordiale
à venir : Le septième livre, la veuve obscure, les Neuf Sœurs
eMma MessanA
illustrations Clovis Perrin
- Le régime de Replète la Sorcière (en cours de réalisation)
Rosaria Mora-Laconi
- Poésies en Liberté
- Vent de folie, vent de poésie
- Au fil des mots
Georges-André Quiniou
- Le Paradise

Nos auteurs édités :
Kathy Dauthuille : Les voyageurs au sang d'or, sortie le 1er mai 2010.
Pour plus d'informations sur ces ouvrages, cliquez ici.
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18 avril 2010
L'actu de l'auto-édition n°2 : Stephen Clarke
Après le numéro 1 de L'actu de l'auto-édition consacré à Françoise Buisson, voici venu le numéro 2, consacré à un autre auteur qui a testé l'auto-édition : Stephen Clarke.
Si vous avez manqué le début :
Comme je l'explique dans l'article Les Éditions du Puits de Roulle : Quand le lien se fait livre l'auto-édition représente une réelle alternative aux difficultés à trouver un éditeur digne de ce nom (comprendre : qui ne soit pas un éditeur à compte d'auteur). Cette méthode qui consiste à s'éditer soi-même existe depuis longtemps et se développe de plus en plus. Puisque je propose aux auteurs de les aider à réaliser leur propre ouvrage avec Antipode - Les Editions du Puits de Roulle, la branche des Éditions du Puits de Roulle destinée aux particuliers, je vous invite à suivre l'actualité de l'auto-édition un peu partout en France et dans les pays francophones et/ou à connaître un peu mieux ces auteurs qui ont choisi l'auto-édition, ce que cette expérience leur a apporté etc. D'ailleurs, tous vos témoignages seront les bienvenus dans cette rubrique si vous le souhaitez !
Stephen ClarkeVous connaissez ? Vous ne connaissez pas ? Alors que sort - en anglais - son dernier livre 1000 Years of Annoying the French, retour sur l'histoire d'un auteur de best seller qui a commencé par publié son livre tout seul.
Voici la présentation so délicieusement british qu'on peut lire sur son site :
J’ai passé ma jeunesse à Bournemouth (la Bondi Beach de l’Angleterre), où j’ai joué de la basse dans les pires groupes de rock de l’histoire de la musique, avant de quitter la ville pour aller étudier le français et l’allemand à Oxford.
Après la fac, j’ai décroché une série d’emplois prestigieux dans les domaines de la viticulture (les vendanges), du tourisme (la plonge dans un hotel allemand), et de la diplomatie internationale (enseigner l’anglais aux hommes et femmes d’affaires français).
Entretemps, j’écrivais des romans, qui sont tous restés inédits suite à une conspiration dans le monde de la culture mondiale que je révèle ici pour la première fois.Je me suis installé à Glasgow en Ecosse, où j’ai été embauché pour ajouter des gros mots dans les dictionnaires bilingues (voir par exemple mon travail sur le terme “motherf*cker” dans le Robert et Collins Senior).
Puis, attiré par le bruit comme quoi il y aurait bientôt une semaine de 35 heures en France, je suis arrivé à Paris pour travailler comme journaliste pour un magazine anglophone.
J’ai continué à écrire la fiction, et finalement, malgré l’opposition de mes conseillers financiers, j’ai décidé d’éditer à compte d’auteur les romans Who Killed Beano ?, Beam Me Up et A Year in the Merde et de les vendre via mon site web.
Etant basé à Paris, j’ai commencé par le marketing d'A Year …, et après trois mois passés à trimballer des exemplaires partout dans un caddy de shopping, j’ai réussi à le vendre.
Pas seulement à des librairies, mais aussi à un grand éditeur anglais, qui m’a promis que si je signais avec lui, je n’aurais plus de livraisons à faire. En fait, c'était une agent, Susanna Lea (l'agent de Marc Lévy) qui m'a pris sous son aile, qui a déniché le grand éditeur, et, puisqu'elle regardait l'avenir pendant que moi j'obsédais sur ma région lombaire, c'est elle qui a décroché le contrat pour écrire d'autres aventures de Paul West.Depuis, A Year in the Merde a été traduit en français (God Save la France), et j’ai écrit la suite, Merde Actually (God Save les Françaises), la suite de la suite, Merde Happens, la suite ... et, Dial M for Merde, et Talk to the Snail (Français, je vous haime), un petit livre qui essaie de résumer la vie française en dix commandements, tels que « tu mangeras », « tu n’aimeras point ton voisin » et « tu ne travailleras point » … qui contient quand même un éloge pas du tout anglo-saxon sur les plaisirs des 35 heures.
Retrouvez tous les livres de Stephen Clarke en cliquant ici.
Ce qu'il ressort de ce témoignage
Ce qui est fascinant à mes yeux dans l'histoire de Stephen Clarke, tout comme celle de Françoise Buisson, c'est l'énergie qu'il déploie pour faire en sorte que son rêve d'être édité et de vivre de sa plume devienne sa réalité. Aucun éditeur ne veut de lui ? Pas grave ! Il croit en son livre, il l'a écrit, il a financé sa parution et se démène pour le diffuser. Résultat : non seulement il a trouvé un éditeur, mais aujourd'hui, il en a... 21 !
FRANCE : Nil Editions (Robert Laffont), GRANDE BRETAGNE : Transworld UK, QUEBEC, CANADA FRANCOPHONE : Robert Laffont, ALLEMAGNE : Piper Verlag, AUSTRALIE ET NOUVELLE ZEALAND : Random House, BRéSIL : Record, CANADA : Penguin, CROATIE : Algoritam, ESTONIE : Sinisukk, HONGRIE : Ulpius, ITALIE : Sperling & Kupfer, JAPON : Sony/Village Books, LITUANIE : Baltos Lankos, PAYS BAS : House of Books, POLOGNE : WAB, PORTUGAL : Editorial Presença, RéPUBLIQUE TCHèQUE : Albatros, ROUMANIE : RAO, RUSSIE : Fluide, THAILANDE : FreeForm Editions, USA : Bloomsbury USA... Ça fait rêver ! mais c'est la réalité !
Un projet, du travail autour, des rencontres, une manière de recevoir toutes les expériences comme des bénédictions, de l'enthousiasme, je crois que nous tenons là la recette du succès, et la bonne nouvelle, c'est que c'est accessible à tous ;-)
L'actu de l'auto-édition n°1 : Françoise Buisson

Nos participations aux parutions d'auteurs auto-édités (par ordre alphabétique) :
Anna Galore
- Les Trois perles de Domérat
- Là où tu es
- Le Miroir noir
- La Crypte au Palimpseste
- Le Drap de Soie du Temps
- La Femme Primordiale
à venir : Le septième livre, la veuve obscure, les Neuf Sœurs
eMma MessanA
illustrations Clovis Perrin
- Le régime de Replète la Sorcière (en cours de réalisation)
Rosaria Mora-Laconi
- Poésies en Liberté
- Vent de folie, vent de poésie
- Au fil des mots
Georges-André Quiniou
- Le Paradise

Nos auteurs édités :
Kathy Dauthuille : Les voyageurs au sang d'or, sortie le 1er mai 2010.
Pour plus d'informations sur ces ouvrages, cliquez ici.
anti
11:15 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : actu de l'auto-édition, livres, edition, editions du puits de roulle, antipode editions, auto-edition, edition à compte d'auteur, publier son livre, stephen clarke
09 avril 2010
L'actu de l'auto-édition n°1 : Françoise Buisson
Comme je l'explique dans l'article Les Éditions du Puits de Roulle : Quand le lien se fait livre l'auto-édition représente une réelle alternative aux difficultés à trouver un éditeur digne de ce nom (comprendre : qui ne soit pas un éditeur à compte d'auteur). Cette méthode qui consiste à s'éditer soi-même existe depuis longtemps et se développe de plus en plus. Puisque je propose aux auteurs de les aider à réaliser leur propre ouvrage avec Antipode - Les Editions du Puits de Roulle, la branche des Éditions du Puits de Roulle destinée aux particuliers, je vous invite à suivre l'actualité de l'auto-édition un peu partout en France et dans les pays francophones et/ou à connaître un peu mieux ces auteurs qui ont choisi l'auto-édition, ce que cette expérience leur a apporté etc. D'ailleurs, tous vos témoignages seront les bienvenus dans cette rubrique si vous le souhaitez !
Pour commencer, honneur à la Bretagne et surtout à l'une de ses habitantes, Françoise Buisson, le dinosaure de l'auto-édition.
Françoise Buisson. Plongée dans la marmite de l'édition
Un concours de recettes a transformé Françoise Buisson, mère de famille concarnoise, en auto-éditrice de livres de cuisine. Le dernier d'une série de près de vingt ouvrages est consacré aux coquillages.
« Le salon du livre de Paris a été fatiguant, c'est toujours très bruyant, mais j'étais très bien placée sur le stand de la Bretagne, juste en face de l'espace d'un grand éditeur parisien qui avait invité Salman Rushdie. Sa file d'attente pour des dédicaces s'étirait sur plusieurs dizaines de mètres », raconte Françoise Buisson, une Concarnoise née à Brest qui est tombée, un jour, dans la marmite de l'édition.
Une recette boudée
Depuis, elle multiplie sa participation à des salons du livre partout en France et à des séances de dédicaces dans les librairies bretonnes, à la belle saison. « Je suis le dinosaure de l'auto-édition », s'amuse-t-elle. Tout ça n'aurait sûrement jamais existé sans un petit coup de pouce du destin qui a incité cette mère de famille à sortir de sa cuisine pour faire partager son amour des plats de poisson.
« Sans une recette boudée par mon mari et mes enfants, je n'aurais sûrement pas commencé à écrire des livres de cuisine. J'ai été piquée au vif quand ils m'ont dit que ce n'était pas bon et qu'ils voulaient du pâté Hénaff et une boîte de cassoulet. Le jour même, je suis tombée sur l'annonce, dans le Télégramme, d'un concours de recettes de poisson. Énervée par mon revers, j'ai aussitôt pris la plume pour proposer ma recette, cuisinée avec des concombres, qui n'avaient pas plu à mes convives ». Une fois son coup de sang retombé, Françoise Buisson oublie complètement sa candidature. Un coup de téléphone du Télégramme lui apprenant sa sélection la plonge dans une aventure culinaire inattendue. « Je me suis retrouvée à cuisiner sur un podium avec des casseroles immenses, entourée des autres concurrentes, sur un salon des produits de la mer, à Douarnenez. Et j'ai gagné ! ».
25.000 à 30.000 livres
Son plat obtient les faveurs d'un jury de cuistots professionnels reconnus. Et de fil en aiguille, l'idée d'un premier livre de cuisine se fait jour. « J'ai commencé par 130 recettes simples de poissons et comme je ne trouvais pas d'éditeur, je me suis lancée, sans rien y connaître, en allant voir un imprimeur ».
Au milieu des années 80, la démarche du compte d'auteur n'est pas encore si courante. L'ouvrage imaginé est luxueux, rempli de photos.
« Je voulais éditer ce livre en hommage à ma mère, qui m'a transmis ses recettes, mais le montant demandé dépassait mes capacités, j'ai revu mon projet plus modestement ». En trois semaines, un millier d'exemplaires sont vendus par souscription. Après ce premier livre, d'autres suivent, près de vingt en tout, à des prix abordables, entre 5 et 17 €. « En 24 ans, j'ai dû vendre 25.000 à 30.000 livres».
Et cela continue avec son dernier ouvrage, consacré aux coquillages, dans la série « 50 recettes pour...», illustré par son complice, le dessinateur Christophe Lazé. « Je trouve encore le temps de cuisiner et d'imaginer de nouvelles recettes, souvent par hasard, en fonction de ce que j'ai dans mes placards. J'ai ainsi conçu la Tatin de coquilles Saint-Jacques à la moutarde ».
Un article de Catherine Le Guen pour le Télégramme, 9 avril 2010.
Ce qu'il ressort de ce témoignage
Ce que je pense de cette histoire, c'est tout d'abord : Bravo ! Françoise Buisson, comme beaucoup d'auteurs a été confrontée aux refus de la part des éditeurs mais elle a su rebondir. Non seulement elle n'a pas baissé les bras mais elle a pris les choses en mains en décidant de faire imprimer son livre elle-même. D'ailleurs, souvenez-vous, c'est ce même fichu caractère de bretonne que j'adore qui l'a amenée à écrire sa première recette...
Ce que je retiens aussi, c'est sa capacité à voir les choses en face et partant, à prendre les bonnes décisions pour aller de l'avant. On sent que Françoise s'est posée les bonnes questions. Mon projet est trop luxueux ? Il va demander un budget de départ colossale ? Plutôt que de tout laisser tomber ou, pire, de continuer dans cette voix qui aurait eu pour conséquence de vouloir vendre (sans succès) un livre onéreux, elle revoit son projet plus modestement et obtient tout de même un beau résultat, dans son budget. Au final elle aura un livre qu'elle n'aura pas honte de présenter (pas un travail au rabais de mauvaise qualité non plus), qu'elle pourra vendre à un prix raisonnable, donc qui trouvera des acheteurs et, cerise sur le gâteau : elle rencontre le succès, certainement par son contenu qui est plus qu'alléchant et aussi par le fait que les livres du domaine "Vie pratique" sont ceux qui se vendent le plus en France.
Notez quand même que son succès ne tombe pas du ciel. Outre le travail avant impression, Françoise Buisson se démène pour faire connaître ses livres. On le voit dans l'article, elle est allée participer au salon du livre, elle a un site internet agréable à parcourir, elle fait parler d'elle dans la presse locale, elle fait régulièrement des séances de dédicaces et s'est inscrite à pas moins de près d'une dizaine de salons pour l'année 2010.
En espérant que cette histoire vous ait plu. A la prochaine !
anti
16:00 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : actu de l'auto-édition, livres, edition, editions du puits de roulle, antipode editions, auto-edition, edition à compte d'auteur, publier son livre
22 février 2010
Édition, édition à compte d'auteur et auto-édition
Mon site internet, Les Éditions du Puits de Roulle, est maintenant en ligne depuis trois semaines.
Depuis le 1er février, vous avez été nombreux à vous promener dans ses couloirs si j'en crois Google Analytics, qui m'indique plus de 300 visites et un millier de pages vues.
Près d'un mois d'existence donc et j'ai le grand bonheur d'accompagner eMma MessanA dans la réalisation de son premier livre en auto-édition : "Le régime de Replète la sorcière", je travaille sur "Les voyageurs au Sang d'Or" de Kathy Dauthuille, j'espère aider très bientôt d'autres personnes dans cette belle aventure qu'est la publication d'un livre, de son livre, puisque d'autres devis sont en cours, et je continue de m'investir dans de nouveaux projets dont je vous tiendrai informés régulièrement sur le blog et sur le site.
Vos visites ont engendré des remarques, des corrections, des appréciations diverses et variées, de vraies critiques constructives et perçues comme telles, dont je vous remercie du fond du cœur.
Plusieurs personnes, dont Virginie Bégaudeau, m'ont fait remarquer qu'il serait bon de consacrer un article à expliquer la différence entre l'édition classique (à compte d'éditeur), et l'édition à compte d'auteur, appelée aussi édition à compte participatif, ce que je vais faire avec cette note après vous avoir présenté Virginie.
Virginie est une jeune auteure, dont j'ai lu un commentaire sur l'édition à la demande au détour d'un article. Aussi, je me suis permis de solliciter son avis sur mon site car elle a connu le parcours de tous les auteurs en quête d'éditeur, avis qu'elle m'a donné avec beaucoup de gentillesse.
Virginie a publié "Mademoiselle Elisabeth", un roman de 332 pages, à découvrir sur son site : ICI.
Au sens premier, le mot « éditer » a pour origine le mot latin editum (de edere) et signifie « faire paraître au public ». Il y a là toute l'idée que j'aime particulièrement de lien, de lier, relier les hommes entre eux grâce au livre, tout comme on relie entre elles les pages d'un ouvrage.
Cette activité est celle de l'édition et les personnes ou entreprises qui l'exercent sont des éditeurs.
Selon la nature de l'œuvre publiée (livres, périodiques, musique, logiciels, jeux vidéo), les éditeurs spécialisés sont désignés par des termes plus précis tels que : maison d’édition (livre), éditeur de presse (presse) ou éditeur de logiciel (logiciel).
L'autre sens du mot « éditer » est modifier, corriger, ce qui fait aussi partie intégrante du travail d'éditeur.
L'édition littéraire - Édition classique, à compte d'éditeur
L'éditeur choisit parmi des « tapuscrits » qui lui sont soumis, des ouvrages précédemment édités, des ouvrages édités en d'autres langues, ou encore des ouvrages de commande, les œuvres qui correspondent à la ligne éditoriale de sa (ou ses) collection. Après corrections, il communique le texte à un imprimeur, en convenant des caractéristiques techniques du livre et du nombre d'exemplaires à imprimer.
L'éditeur prend tout le risque financier de l'édition. Les bénéfices vont principalement au diffuseur et au distributeur du livre, qui sont chargés, pour le premier, de démarcher les libraires et de prendre leurs commandes, pour le second, d'acheminer les livres aux librairies, pour honorer les commandes prises par le premier. Ces opérations coûtent à l'éditeur entre 50 et 60% du chiffre d'affaires dégagé par le livre. Le reste du chiffre d'affaires va à l'auteur d'une part (environ 10%, ce chiffre part de beaucoup plus bas, aux alentours de 6% pour les illustrés, et peut atteindre 20% voire plus pour les meilleures ventes) et à l'éditeur d'autre part, qui peut ainsi rémunérer, outre ses salariés (assistants d'édition, attachés de presse, chargés de fabrication, maquettiste, etc.), toute la chaîne du travail du livre (imprimeurs, correcteurs, photographes freelance, éventuellement documentalistes, etc.)
C'est l'éditeur qui coordonne le parcours de la chaîne du livre et, souvent, qui établit également le programme financier intégrant les coûts prévus et les gains espérés, comme dans n'importe quelle entreprise.
Ensuite, l'éditeur confie le destin du livre au diffuseur et au distributeur qui, eux-mêmes, s'en remettent aux soins du libraire.
A noter que l'on qualifie d'éditeur la personne qui effectue le travail éditorial et dirige des collections (et pas seulement le directeur de la maison d'édition). Les éditeurs sont salariés d'une maison d'édition ou sous contrat avec elle.
(fabrication, publication et diffusion de l'ouvrage)
est un investissement propre de l'éditeur.
Celui-ci doit assumer entièrement le risque financier de l'opération.
A défaut, notamment si l'auteur est tenu de participer financièrement d'une quelconque façon,
le contrat d'édition n'en est plus un et la cession des droits est nulle. (1)
On en arrive ainsi à l'édition à compte d'auteur ou compte participatif.
L'édition à compte d’auteur ou compte participatif
Dans le cadre du contrat à compte d’auteur, il est demandé à l’auteur de participer très largement (si ce n'est intégralement, voire bien plus) au financement de l’édition et de la diffusion de l’œuvre.
Les auteurs qui voudraient choisir cette forme de contrat doivent faire preuve d’une grande vigilance. L’expérience montre en effet que les auteurs sont souvent déçus, notamment par la diffusion (pourtant promise) très restreinte de l’œuvre.
Un éditeur à compte d’auteur n’est pas un éditeur stricto sensu mais un prestataire de services. L’auteur devient un client. L’éditeur à compte d’auteur n’assume pas le risque éditorial. En contrepartie, l’auteur devrait ne pas lui céder ses droits, rester propriétaire du tirage et recevoir la majeure partie du produit des ventes, ce qui n'est pas le cas. J'ai à la maison des contrats de ces maisons dites d'édition qui sont hallucinants.
Je conseille vivement aux personnes qui seraient intéressées par ce genre de contrats de bien les lires et surtout de se renseigner avant de signer quoi que ce soit (voir à ce sujet l'excellent site de Marc Autret).
L’éditeur vous écrit pour vous exposer votre future édition, vous proposer des services qu’il mettra en place contre une rémunération. Cette lettre sera contractuelle au même titre que le futur contrat. Si dans cette lettre, des points sont obscurs (la diffusion reste vague, le lancement n’est pas évoqué, etc.), vous devez alors impérativement exiger des précisions par courrier, avant de demander l’envoi du contrat.
Toute "note de lecture" ou "avis favorable" sur votre manuscrit doit être considéré comme sans valeur puisque c’est d’abord votre capacité à financer votre publication qui intéresse cet éditeur. La note de lecture favorable doit être considérée comme un élément commercial destiné à vous inciter à signer le contrat... et celui-ci peut être trompeur.
Pensez à vous procurer chez l’éditeur - ou par le biais d’un libraire, s’il prétend diffuser en librairie - un ouvrage semblable à ce que sera votre futur livre. Pensez à surveiller votre contrat. Suivez pas à pas votre édition. En tant que maître d’ouvrage (c’est vous qui payez !), vous devez exiger du maître d’œuvre (l’entrepreneur de livres) qu’il justifie intégralement tous les services qu’il vous a proposés. (Source Centre National du Livre)
Dans le cadre de l'édition à compte d'auteur ou compte participatif, on trouve aussi l'impression à la demande.
L'impression à la demande présente l'avantage pour l'auteur de ne pas avoir à avancer d'argent. En revanche, elle présente de nombreux inconvénients :
- mauvaise qualité du livre : une impression faite en Espagne pour Lulu.com par exemple, car moins onéreuse mais de moins bonne qualité aussi. Papier moyen, colle non satisfaisante, pages mal massicotées, montage médiocre, photo de couverture mal cadrée, etc.
- aucune relecture. Pas de conseils.
- l'auteur doit se charger de tout lui-même. Nombreuses démarches, ce qui prend du temps.
- coût du livre final trop cher pour espérer toucher un large public.
- délais de livraison très longs, annoncés de 10 à 15 jours ouvrables.
Alors, quelle solution s'offre aux auteurs qui ne trouvent pas d'éditeur à compte d'éditeur ? À mes yeux, la seule envisageable sans risque est l'auto-édition.
L'auto-édition
L'auto-édition consiste pour un auteur à prendre lui-même en charge l'édition de ses ouvrages, sans passer par l'intermédiaire d'une maison d'édition et surtout pas par un compte d'auteur.
Elle se distingue précisément de l'édition à compte d'éditeur ou à compte d'auteur. Dans le premier cas, l'éditeur se charge à ses frais de réaliser et diffuser l'ouvrage en rémunérant l'auteur selon les ventes. Dans le second, l'éditeur s'en charge aux frais de l'auteur.
Dans le cas de l'auto-édition, l'auteur se charge de toutes les étapes de la publication du livre :
- la saisie et la mise en page.
- les corrections : orthographe, grammaire, style, règles typographiques.
- l'impression : elle peut être éventuellement réalisée avec une imprimante personnelle pour un petit projet ; la reliure est toutefois un point délicat, car le résultat n'est pas toujours satisfaisant (reliure type spirale). Toutefois, l'impression est le plus souvent confiée à un professionnel.
- la réalisation de sa couverture en y intégrant un ISBN, un code-barre et en indiquant le prix de l'ouvrage.
- la conversion du manuscrit et la couverture en fichiers au format Portable Document Format si on veut avoir recours à un imprimeur.
- les formalités administratives et juridiques (ISBN, dépôts légaux).
- la publicité.
- la diffusion de son livre : c'est la phase sans doute la plus délicate de l'auto-édition mais pas plus que celle d'une édition à compte d'éditeur !
L'auto-édition ne permet certes pas de gagner beaucoup d'argent, mais elle permet de ne pas en perdre ! En effet, payer un compte d'auteur entre 2000 et 4000 €, même en espérant vendre des centaines d'ouvrages, ne permet pas de récupérer son investissement avec 10 % de droits d'auteur sur le prix de vente HT du livre.
Exemple :
Si votre livre est vendu 15 € et que vous touchez 1,5 € par vente (10 % en droits d'auteur), il vous faudra vendre 2000 livres pour simplement récupérer les 3000 € que vous aurez payé. Vendre 2 000 exemplaires d'un livre est une chose qui ne se fait pas facilement ,même pour un vrai éditeur ! Tandis que si vous vous auto-éditez, vous toucherez l'intégralité (100%) du prix de vente de votre livre et rentrerez probablement dans vos frais puisqu'il faudra en vendre dix fois moins pour y parvenir.
Les seuls inconvénients de l'auto-édition restent le temps que cela demande et les compétences requises pour aller au bout de votre projet. C'est pour cela que j'ai créé la prestation Antipode Éditions au sein des Éditions du Puits de Roulle, pour aider les personnes, les accompagner dans la réalisation de leur beau projet. Pourquoi ? Parce que j'ai déjà aidé beaucoup d'auteurs dans ce cas et que c'est une immense satisfaction, parce que j'aime les livres, parce que je suis scandalisée par certains contrats que j'ai eus entre les mains, et surtout parce que c'est une philosophie de vie : œuvrer pour le bien de tous. Il ne me suffit pas d'être heureuse, il faut aussi que les autres le soient.

Les articles consacrés aux Éditions du Puits de Roulle /// Antipode Éditions
Le site des Éditions du Puits de Roulle
150 questions sur l'édition, Marc Autret
anti
Sources Wikipédia, Centre National du Livre









