25 janvier 2011

Stoppez le "viol correctif"‏ en Afrique du Sud

Je viens de recevoir un mail d’Avaaz. J'en recopie ici les principaux extraits.



Millicent Gaika a été ligotée, étranglée, torturée et violée cinq heures durant par un homme se vantant de la "soigner" de son homosexualité.

Elle a difficilement survécu, mais elle n'est pas seule -- ce crime horrible est fréquent en Afrique du Sud où les lesbiennes vivent dans la peur de l'agression. Mais personne n'a été condamné jusqu'à présent pour "viol correctif".

Pourtant, dans un petit refuge de la ville du Cap, quelques militantes courageuses sont en train de risquer leur vie pour faire en sorte que le cas de Millicent fasse changer les choses. Leur appel au Ministre de la Justice a dépassé les 140 000 signatures, ce qui l'a contraint à réagir à la télévision nationale. Mais le Ministre n'a pas répondu à leurs demandes d'action.

Des quatre coins du monde, mettons en lumière cette pratique horrible -- si nous sommes suffisamment nombreux à donner de l'ampleur à cette campagne, nous pourrons atteindre non seulement le Ministre de la Justice mais aussi le Président Zuma, qui est le garant des droits constitutionnels.


Appelons Zuma et le Ministre de la Justice à condamner publiquement et pénalement le "viol correctif" et les crimes de haine, avec mise en application immédiate, assortie de mesures d'éducation du public et de protection des victimes. Signez dès maintenant la pétition et faites-la suivre à tous -- nous la remettrons au gouvernement sud-africain avec nos partenaires au Cap





L'Afrique du Sud, souvent appelée la "Nation arc-en-ciel", est admirée dans le monde entier pour ses efforts post-apartheid de protection contre les discriminations. Ce fut le premier pays à protéger dans la constitution les citoyens contre toute forme de discrimination basée sur la sexualité. Mais dans la seule ville du Cap, l'association locale Luleki Sizwe a enregistré plus d'un "viol correctif" par jour, et l'impunité règne.


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Le "viol correctif" est fondé sur l'idée choquante et totalement fausse qu'une femme lesbienne peut être violée pour "corriger" sa sexualité, mais cet acte abominable n'est même pas classé dans les crimes de haine en Afrique du Sud.

Les victimes sont souvent noires, pauvres, lesbiennes et très marginalisées. Mais même le viol collectif et l'assassinat de Eudy Simelane - héroïne nationale et ancienne star de l'équipe de foot féminine nationale - en 2008, n'a pas renversé la tendance. Et la semaine dernière, le Ministre de la Justice Radebe a insisté sur le fait que le motif de crime de haine n'était pas valable dans le cas de "viols correctifs".

Si nous sommes suffisamment nombreux à rejoindre cet appel à l'action, nous pourrons pousser Zuma à s'exprimer et à conduire une action gouvernementale ô combien nécessaire. Mais ce serait aussi le début d'un dialogue national qui pourrait faire changer radicalement les mentalités vis-à-vis du viol et de l'homophobie en Afrique du Sud. Signez dès maintenant et faites passer le message :





Une histoire comme celle de Millicent peut facilement nous faire perdre espoir. Mais lorsque les citoyens font entendre une seule voix, nous pouvons faire changer des pratiques et des normes fondamentalement injustes et enracinées.

L'année dernière, en Ouganda, nous avons déclenché une vague de pression publique si forte que le gouvernement a été contraint de suspendre une loi qui aurait condamné les Ougandais homosexuels à la peine capitale. Et c'est aussi la pression mondiale en soutien aux courageux militants sud-africains qui a conduit les dirigeants du pays à s'attaquer à la crise du SIDA qui s'emparait du pays.

À nous d'agir ensemble maintenant pour défendre un monde où chaque être humain peut vivre sans la peur de subir des sévices.

Avec espoir et détermination,

Alice, Ricken, Maria Paz, David et toute l'équipe d'Avaaz



*

A lire aussi sur ce drame
l’article de Slate.fr



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12 janvier 2011

Le massacre des rhinos empire

Les braconniers ont tué 333 rhinocéros en 2010 en Afrique du Sud, contre 122 en 2009, un record historique dans ce pays qui abrite 70% de la population mondiale de ces grands mammifères, a annoncé mercredi l'agence des parcs nationaux.

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"C'est sans aucun doute la pire année en terme de braconnage de rhinocéros, c'est le plus haut bilan que nous ayons jamais enregistré", a dit Reynold Thakali, porte-parole de l'agence.

L'Afrique du Sud enregistre depuis 2006 une recrudescence du braconnage des rhinocéros blancs et noirs, dont les cornes sont très recherchées en Asie pour leurs vertus médicinales supposées ou pour servir d'ornements.

Le pays a intensifié ses programmes de lutte et n'hésite pas à répondre à la violence des braconniers - souvent équipés d'armes ultramodernes.

Cinq braconniers présumés ont ainsi été abattus depuis le début de l'année dans le célèbre Parc national Kruger (nord-est), qui a le plus souffert en 2010 avec 146 rhinocéros tués pour leurs cornes.

"Depuis le 1er janvier, cinq braconniers y sont morts après avoir ouvert le feu sur des garde-chasse qui ont répliqué," a indiqué David Mabunda, le chef de l'agence des parcs nationaux.

En 2010, la police a arrêté 162 personnes impliquées dans des affaires de braconnage, certaines étant de simples messagers d'autres des cerveaux de réseaux criminels, a-t-il ajouté.

Malgré ses efforts, l'Afrique du Sud a déjà perdu 5 rhinocéros en 2011.



Source AFP

Crédit photo



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19 novembre 2010

Voler aux côtés des vautours

Je viens de découvrir cette vidéo sur Youtube et je la trouve superbe.

Kerri Wolter a fondé et gère un Programme de protection des Vautours du Cap (aussi connus sous le nom de "Vautours chassefiente"), au cœur de la Réserve de Magaliesberg en Afrique du Sud.

Elle nous emmène dans un vol en parapente auprès de ces grands rapaces.

En volant à leurs côtés, elle espère en apprendre plus sur leurs comportements en vol, mieux les connaître pour mieux les sauvegarder.

Bon vol !






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11 octobre 2010

Hommage à Desmond Tutu

J’ai lu avec beaucoup d'émotion le très bel hommage rendu par Pierre Haski sur Rue89 à l’un des hommes que j’admire le plus au monde,
Mgr Desmond Tutu, Archevêque du Cap et Prix Nobel de la Paix, pourfendeur de toutes les injustices, au sourire aussi grand que le coeur,
au moment où cette belle âme quitte la vie publique.

Je dépose ici les mots de Pierre Haski.




C'est l'un des hommes les plus extraordinaires, au sens littéral du terme, qu'il m'ait été donné de rencontrer en tant que journaliste.

Desmond Tutu, prix Nobel de la paix 1984 et, avec Nelson Mandela, l'un des personnages-clés de la résistance à l'apartheid et de la naissance d'une autre Afrique du Sud, a annoncé mercredi 6 octobre qu'il se retirait définitivement de la vie publique.

A 79 ans, et avec une vie bien remplie…





Je l'ai rencontré pour la première fois en 1976 à Johannesburg, prélat anglican déjà engagé dans la lutte contre l'apartheid. Chaque dimanche, il réunissait des foules considérables à l'église Regina Mundi de Soweto, haut lieu de rassemblement anti-apartheid, où des milliers de personnes se retrouvaient pour prendre, en l'écoutant, un bol d'énergie et de combattivité.

Desmond Tutu avait deux armes invincibles : un humour à toute épreuve, et une talent d'orateur dont il ne se départira jamais. Il pouvait faire hurler de rire les milliers de personnes réunies dans cette vaste église, et l'autorité du pouvoir afrikaner s'en trouvait affaiblie.



« God is on our side »

En homme d'église, il y ajoutait une foi inébranlable et, avec la fougue d'un prédicateur noir américain, il soulevait les foules en proclamant : « God is on our side » (« Dieu est de notre côté »), sa réponse aux Afrikaners qui faisaient une lecture biaisée de la Bible pour justifier les discriminations raciales, et se considérait, lui aussi, comme un « peuple élu ».

Un jour, la police commit l'erreur de l'arrêter à l'issue d'une manifestation un peu mouvementée. Il était alors président de la Conseil des églises d'Afrique du Sud, regroupant toutes les confessions sauf l'église réformée hollandaise blanche (car cette église avait poussé la logique jusqu'à séparer ses branches selon la couleur de la peau).





En tenue d'évêque, Tutu fut emmené avec des dizaines d'autres protestataires, et passa la nuit en prison. Il en sortit le lendemain matin, radieux, en brandissant comme un trophée la brosse à dents que lui avait fournie la police, et avec un rire qu'on pourrait qualifier de démoniaque s'il ne provenait d'un prélat…

Pendant ces années-là, Nelson Mandela croupissait à Robben Island et nul ne pouvait imaginer qu'il en sortirait vraiment vivant pour conduire le pays. Desmond Tutu, Winnie Mandela, alors l'épouse du dirigeant de l'African National Congress (ANC), et bien d'autres, incarnaient l'espoir pour des millions de Sud-Africains, et surent conduire une lutte désespérée contre un pouvoir implacable.

Le prix Nobel de la paix, en 1984, a justement récompensé un homme qui a su donner l'inspiration à cette résistance, et empêcher que la violence croissante ne débouche sur un bain de sang.






La conscience morale de l'Afrique du Sud

Le rôle de Desmond Tutu ne s'arrêta pas avec la fin de l'apartheid et l'émergence d'une Afrique du Sud démocratique.
Alors que Mandela prenait en main le destin du pays, il créa et présida la Commission vérité et réconciliation (TRC), un processus quasi unique au monde qui permit d'exorciser les démons du passé, et d'assurer une réconciliation peut-être illusoire, mais suffisante pour assurer une transition pacifique et sans règlements de compte. (Voir cette vidéo, en anglais, qui retrace son parcours)







Desmond Tutu est resté, au cours des deux dernières décennies, la véritable conscience morale de l'Afrique du Sud, et même au-delà. Plus libre dans sa parole que Nelson Mandela, tenu par la discipline de son parti et sa promesse de ne pas gêner ses successeurs au pouvoir, même quand ils erraient.

Mais on retiendra surtout de cet homme son incroyable capacité à rester lui-même, jovial, optimiste même quand les illusions arc-en-ciel se dissipent et se transforment en réalité moins enthousiasmante, voire carrément inquiétante comme les actuelles menaces sur la presse sud-africaine.

Jusqu'à cette performance en « live » sur la planète entière, le soir de la cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde de football, à Johannesburg en juin, lorsque le prix Nobel, affublé comme un supporter de base des Bafana Bafana, a fait un show jubilatoire mémorable. (Voir la vidéo capturée ici sur France2 par FHDR via LePost)






Desmond Tutu tire sa révérence à un moment délicat pour l'Afrique du Sud.

Incontestablement, il manquera à son pays.

Et au monde.


Hommage signé Pierre Haski


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(Source photo)


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Un autre bel hommage, celui de Miles Davis









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Merci Monseigneur, infiniment !


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30 septembre 2010

Kevin Richardson

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Lions, guépards, panthères, hyènes... ce sont les amis de Kevin Richardson.


Vous vous souvenez peut-être de la magnifique histoire de Christian le lion ? Aujourd'hui, grâce à un pps que j'ai reçu de Kathy (Merci Kathy !!!), j'ai découvert une autre belle histoire, celle de Kevin.

Plutôt qu'une série de photos, je vous propose de découvrir cette fabuleuse histoire à travers un documentaire de 55 minutes qui vaut le détour même si on ne parle pas anglais (langue du doc.). Ça se passe de mots... Attention les yeux !


Dangerous Companions - Documentaire de 55 minutes


Bon quand même, quelques infos trouvées chez Sourires nomades pour patienter en attendant d'avoir le temps de regarder la vidéo :

Kevin Richardson est un zoologiste et comportementaliste animalier d’exception. Depuis l’âge de 22 ans, il passe ses journées en compagnie des félins. Ces lions et lionnes l’adorent ! Véritable Robert Redford de la faune sauvage, on parle de lui comme étant l’homme qui murmure à l’oreille des lions, et je peux vous assurer qu’on est bien en dessous de la réalité.

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« L’exorciseur des animaux », comme le nomme les gens du pays, possède une réserve à Johannesburg (Lion Park) où batifole notamment plus d’une trentaine de lions, mais aussi hyènes, guépards, tigres et autres panthères. Ses compétences dans l’étude du comportement animal ont fait de lui un ami des grands félins. Rien d’exceptionnel me direz-vous, à ceci près qu’il côtoie ces animaux comme aucune autre personne. Au sein de sa réserve, il communique facilement avec ses « gros » protégés et a établi une véritable relation fusionnelle. Je me souviens d’une image qui m’avait scié. Celle d’une hyène (qui je le rappelle, possède une mâchoire plus puissante que celle d’un lion) venant lui faire une lèche sur le visage, comme un chien domestique.

Je suis pourtant loin d’être un militant de la détention animale, mais dans ce cas précis j’avoue être bluffé par cette complicité « naturelle ». Kévin Richardson a recueilli ces fauves alors qu’ils étaient pour la plupart orphelins. Sans lui, ils n’auraient pas survécu dans la nature. Les félins évoluent dans des enclos immenses et paraissent bien plus heureux que ces animaux apathiques des zoos.

Kevin n’utilise jamais de bâtons, ni de cordes pour élever et soumettre les animaux. Il a son approche à lui, considérant chaque animal comme un individu. Il le traite avec respect et on lui répond de même.

Cet homme offre sans conteste une seconde vie au monde animal. Et si leur territoire est limité, l’immensité de l’amour que porte Kevin à ses « gros chats » est infinie. D’ailleurs, jugez en par vous même avec les vidéos dénichées sur le web : Toutes les vidéos en un clic.

A lire (en anglais) :



Le site du parc des Lions en Afrique du sud.

Belle journée à tous,

anti, Râooooo !

23 juin 2010

Redécouvrir la maison de Gandhi

En commençant à lire cet article du Monde, je me suis dit qu'on était à la limite du publi-reportage (autant dire de la promo déguisée en article de fond).

J’en suis toujours convaincue mais peu importe.

Je le dépose ici quand même parce que j’aime l’histoire de cette maison et cette nouvelle vie qu’elle commence.



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Un lieu atypique ré-ouvrira ses portes début 2011 en Afrique du Sud : la maison de Gandhi.


Car le penseur indien a vécu ici entre 1908 et 1911. Un séjour qui revêt une importance toute particulière puisque c'est en Afrique du Sud que Gandhi théorisera la Satyagraha, la lutte par la non-violence.


(A lire sur Wiki,
l’importance de son séjour là-bas, pourtant très court,
aux plans professionnel et surtout personnel et,
tout particulièrement, le paragraphe dédié
aux Mouvements de droit civil en Afrique du Sud (1893-1915))



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Située dans le quartier de Orchards, dans la campagne proche de Johannesburg, cette maison de 70 mètres carrées a été rachetée l'an dernier par Voyageurs du Monde à une famille sud-africaine qui y vivait depuis une vingtaine d'années.

Le but est dans faire un lieu unique, une guest house mais aussi un endroit où perpétuer la pensée du Mahatma”, explique Fabrice Dabouineau, directeur de Voyageurs en Afrique, qui nous ouvre les portes de cette maison en exclusivité.

Outre les 8 chambres que comptera la Satyagraha's Guest House, une pièce sera dédiée à la méditation et une autre fera office de bibliothèque spécialisée, avec de nombreux ouvrages sur la spiritualité, poursuit le responsable du projet.

Nous souhaitons que cette maison pas comme les autres soit aussi ouverte au public gratuitement afin de délivrer un message de paix
.”

Le directeur du lieu, Didier Bayéyé, chargé de la gestion de la maison au quotidien, ajoute qu'elle sera également “un lieu d'accueil pour des écrivains ou des penseurs qui travaillent à la paix dans le monde.”

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Murs blancs, toit de chaume, la maison de Gandhi, construite par l'architecte allemand Hermann Kallenbach, est entourée d'un magnifique jardin arboré de plus de 1500 mètres carrés.

L'impression d'être en pleine campagne alors que vous êtes en pleine ville. Cette maison portait alors le nom de "Kraal" (la ferme).

C'est dans la mezzanine de la pièce principale que le Mahatma, alors avocat, avait l'habitude de s'isoler pour méditer. Le sol, fait en tomettes, est d'origine. Pour l'heure, Voyageurs du Monde réalise des travaux de rénovation, en lien avec l'équivalent des Monuments historiques sud-africains, car le lieu est classé.

Tout est réalisé dans le plus grand respect de l'environnement et de l'histoire”, confirme Fabrice Dabouineau. Les voyageurs auront l'occasion de découvrir ce lieu atypique prochainement. Une guest-house minimaliste mais confortable (sans télévision ni Internet et avec une formule uniquement petit-déjeuner) à des tarifs très abordables, compris entre 40 et 50 € par jour.

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Le projet n'est pas destiné à être bénéficiaire, précise le directeur de Voyageurs en Afrique pour justifier des prix aussi bas. Nous avons mis en place des partenariats avec plusieurs associations éducatives locales à qui nous reverserons les bénéfices.”

La maison de Gandhi devrait rapidement devenir une étape incontournable pour quiconque souhaite partir à la découverte de ce magnifique pays qu'est l'Afrique du Sud.






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11 juin 2010

Le foot comme je l’aime

Ca ne vous a sûrement pas échappé, une nouvelle coupe du monde de football commence aujourd’hui.

Sincèrement, les évènements de ce genre, moi je m’en foot complètement.

Ce que j’aime dans les sports d’équipe et notamment dans le football, ce ne sont pas les flonflons, ni les abus ou les polémiques à deux balles, mais le partage, l’esprit d’équipe, le plaisir de jouer ensemble, et ce, quelque soit le terrain, l'état du ballon, les membres de l'équipe, ou encore l'âge des joueurs.

Alors, en découvrant ce diaporama de l’Express , là j’ai craqué.

Pour moi, le foot c’est ça !




Football : le rayon de soleil des townships



En Afrique du Sud, le sport le plus populaire est le football.

Dans les bidonvilles, les enfants le pratiquent quotidiennement.

Imités parfois par leurs grands-mères.
.


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Crédit photo : REUTERS/Siphiwe Sibeko
Foot mamie.
Une grand-mère du township de Nkowankowa tâte du ballon
dans la province du Limpopo.




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Crédit photo : Lefty Shivambu/Gallo Images/Getty Images
Des équipes de grands-mères s'affrontent dans ce township
pour soutenir leur équipe et se maintenir en forme.
Un exercice pratiqué... deux fois par semaine.




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Crédit photo : REUTERS/Finbarr O'Reilly
Ces enfants du township de Khayelitsha sont élévés par leur grand-mère.
Comme beaucoup d'autres orphelins sud-africains,
ils ont perdu leur mère, fauchée par le sida.




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Crédit photo : REUTERS/Kai Pfaffenbach
Boum bada boum.




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Crédit photo : REUTERS
Des enfants s'entraînent
entre l'autoroute et le township de Khayelitsha près du Cap.




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Crédit photo : Christof Koepsel/Bongarts/Getty Images/AFP
Même image dans tous les townships d'Afrique du Sud.
Des enfants font une partie de football, ici à Erasmia.




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Crédit photo : REUTERS/Siphiwe Sibeko
Dans le township de Gugulethu au Cap.




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Crédit photo : REUTERS/David Gray
Nous sommes à présent dans les rues de Soweto,
célèbre township de Johannesburg.




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Crédit photo : Jamie McDonald/Getty Images/AFP
Sur un terrain vague du township de Standerton.




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Crédit photo : AFP/ ALEXANDER JOE
Cette petite fille en tenue... de danse
participe à l'opération "football for hope" de la Fifa
dans le township d'Alexandra à Johannesburg.




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Crédit photo : AFP/ YASUYOSHI CHIBA
A Bloemfontein, quelques heures avant le lancement de la Coupe de Confédérations et
le match entre l'Afrique du Sud et l'Espagne,
le 20 juin 2009.




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Crédit photo : REUTERS/Siphiwe Sibeko
Des supporters se rendent à pied au stade Mbombela de Nelspruit,
pour le match amical entre la Thaïlande et l'Afrique du Sud, le 16 mai 2010.



Source photos et légendes L’Express.fr



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21 avril 2010

Les "bifurcations" d’André Brink

Voici une autobiographie (j’en lis assez peu) que je vais lire cet été.

D’abord pour son auteur, André Brink, à qui je dois mon premier coup de cœur pour l’Afrique du Sud, en découvrant, adolescente, « Une saison blanche et sèche ».

Ensuite pour le pays qu’il aime tellement fort et qu’il sait faire aimer malgré tout.

Enfin, pour toutes les rencontres qu’il a pu faire, et les combats que cet Afrikaner a menés pour contribuer à ce que son pays devienne la nation arc-en-ciel.


*
**








"Post-scriptum, avril 2009 : depuis peu, les événements en Afrique du Sud se succèdent à une vitesse faramineuse et chacun affecte les relations entre les communautés blanche et noire."

Un an plus tard, les lignes qui referment les mémoires d'André Brink, descendant de colons boers arrivés en Afrique il y a des siècles, collent douloureusement à l'actualité violente de son pays natal : "Les vieux clivages entre Noirs et Blancs sont encore au coeur du problème."




Une semaine après l'assassinat du leader suprématiste blanc Terre'Blanche , et à quelques mois de la Coupe du monde de football, l'écrivain afrikaner, sans le perdre tout à fait, est revenu du grand espoir si bien traduit par le film Invictus.

"Ces dernières années, on pourrait même parler d'une résurgence du racisme. La tragédie est qu'elle est encouragée non seulement par l'attitude butée de Blancs d'extrême droite, mais aussi par les actions et l'attitude de certains dans le camp même de l'ANC ", écrit Brink, qui poursuit : "L'ANC est devenu l'ennemi du peuple" ; "Les hooligans ont pris le pouvoir".

Et il est plus radical encore à l'égard du président Jacob Zuma...




Les mémoires de l'auteur de "L'amour et l'oubli" sont une lecture irremplaçable pour pénétrer la complexe, douloureuse et passionnante histoire contemporaine de son pays, en suivant ce qu'il nomme ses "bifurcations".

C'est à Paris en 1960, où ce fou de Camus découvre qu'il peut partager un repas avec des étudiants noirs, que le regard qu'il porte sur son pays se transforme radicalement.

À partir de 1968, où il se trouve de nouveau en France en pleine révolution de mai, il va s'engager, dans son pays, contre l'apartheid.

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"Retour au jardin du Luxembourg"
(Préface de Nelson Mandela)



L'itinéraire d'une conscience a souvent été abordé dans son oeuvre romanesque, mais ici cette conscience s'incarne à la première personne avec une sincérité crue : Brink ne cache rien de son enfance blanche, bourgeoise, où le Noir n'existe pas, où la violence imprègne déjà les relations entre les êtres, ne cache rien, non plus, de son soutien aux débuts de l'apartheid, en conformité avec son milieu afrikaner.

Comment ce chemin l'a mené vers le militantisme anti-apartheid que l'on sait, quelles en furent les rencontres fondamentales (sa grande amitié avec Breyten Breytenbach, peintre et poète emprisonné), tout vient dans le désordre des souvenirs, sous la forme de confidences, de récit de voyages, d'un moment romanesque, d'un extrait de journal...




Brink y dévoile aussi la genèse de ses romans, y compris ceux qu'il n'a pas publiés, la censure (il faut lire comment, envers et contre tout, "Une saison blanche et sèche" est sorti de l'imprimerie !), mais encore l'exil de compatriotes.

L'auteur vit toujours en Afrique du Sud, où il est né en 1935, et semble avoir cédé non pas tant à ses éditeurs qu'à sa quatrième et jeune épouse, Karina, pour mettre au jour une vie qu'il raconte ici entre intime et collectif.




C'est que Brink est un homme à femmes, ou plutôt s'est beaucoup transformé par elles. Elles l'inspirent toujours, comme le prouvent admirablement quelques-unes des plus belles pages de son livre : sur la poétesse Ingrid Jonker, qui a failli le "rendre fou".

Ou sur "H", rencontrée en 1966, et qui a beaucoup joué sur sa conscience politique.

S'il est impossible de résumer plus de 500 pages de mémoires, on peut en revanche vivement recommander la lecture d'un livre qui réussit à donner la "texture" d'une vie vouée à la littérature et à son pays.









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22 mars 2010

Jürgen Schadeberg, de Drum à Polka

Je vous ai déjà parlé de Polka, un magazine photo, que j’aime particulièrement, pour les clichés qu’il expose et aussi pour les portraits et articles de fond qu’il propose.

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Aujourd’hui, grâce au numéro 8 de cette jeune revue et à l’expo photos qui lui est associée à la Galerie Polka, je découvre un autre magazine : « Drum ».

« Drum » est une page de l’histoire, un témoignage sur l’Afrique du sud telle qu’elle a été et de tous les espoirs qu'elle portait.




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(Jürgen Schadeberg)

Pour le raconter, un photographe : Jürgen Schadeberg. Il est l’un des photographes officiels de Nelson Mandela, un témoin crucial de la vitalité culturelle et artistique de la communauté noire en Afrique du Sud, des combats pour la liberté et du choc des civilisations. Il a promené son regard vif, bienveillant, aiguisé, de Sophiatown, berceau du mouvement anti apartheid, à Soweto, au plus près des grands leaders de l’African National Congress, au plus près de la vie, des chagrins, des sourires, des espoirs…

L’Afrique, l’Europe, les Etats-Unis… Jürgen Schadeberg n’a jamais achevé ce voyage personnel et intellectuel. Généreux, enthousiaste, réaliste, il a cherché à transmettre son savoir-faire, il a voulu partager un patrimoine social et artistique hors du commun et poser les principes d’un photojournalisme honnête et sans concession.

A ses yeux, « la dénonciation des injustices est une hygiène que chaque société devrait s’imposer ».

(Source)







*
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Drum,

titre phare

de l'Afrique du Sud encore noire et blanche




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Dès les premières années de l'apartheid,
les bonnes plumes se retrouvent aux côtés de photographes légendaires pour faire "Drum",
le magazine de l'Afrique urbaine et moderne destiné aux lecteurs noirs.
"Drum" (1950-1985) est la mémoire de ces années d'espoir et de violence
.



Quelques clichés noir et blanc qui font revivre une époque…

Les photos de Jürgen Schadeberg, exposées à la galerie parisienne Polka et dans le magazine du même nom, proviennent d'une époque de combats et d'espoirs en Afrique du Sud : les années 50, les années Drum, du nom du magazine sud-africain qui l'a le mieux incarnée.

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Drum était un petit miracle : un magazine réalisé par une équipe multiraciale dans un pays qui était en train de bâtir les murs de séparation et de haine de l'apartheid, dans la foulée de la victoire du Parti national des Afrikaners en 1948. Un groupe animé par une énergie positive que seule la glaciation de l'apartheid saura faire taire une décennie plus tard.

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Drum character, 1952


De passage à Paris pour l'exposition, Jürgen Schedeberg, aujourd'hui âgé de 75 ans, toujours bon pied bon oeil, évoque cette période étonnante de bouillonnement culturel et d'effervescence politique.

Drum a été lancé en 1951 par un millionnaire blanc, Jim Bailey, qui prit comme premier rédacteur en chef un journaliste britannique par la suite réputé, Anthony Sampson.

Engagés contre la montée en puissance des lois d'apartheid, ils s'entourèrent des meilleurs journalistes noirs, et produisirent un mélange d'enquête et de reportage qui fit sensation.

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Mandela 1994


Au même moment, Nelson Mandela, alors jeune avocat, et ses amis, radicalisaient le Congrès national africain (ANC) après avoir pris la tête de sa Ligue de la jeunesse. Ils lançaient des campagnes de désobéissance civile et trouvaient dans Drum le relais nécessaire à leurs idées.


La « zone grise » des années 50

Les lois d'apartheid n'ont pas été imposées du jour au lendemain, et, dans les années 50, il existait encore une grande « zone grise » dans laquelle Blancs et Noirs pouvaient encore se rencontrer, coopérer, ou même faire la fête ensemble. Le jazz sud-africain était en plein essor, avec des musiciens comme Todd Matshikiza, Dollar Brand (Abdullah Ibrahim), ou Hugh Masekela, qui durent ensuite s'exiler.





Des quartiers comme Sophiatown à Johannesbourg, ou District 6, au Cap, préfiguraient une « autre » Afrique du Sud multiraciale, et le pouvoir s'efforça de les raser, quel qu'en soit le prix.





Drum était le magazine de cette « autre » Afrique du Sud. En 1988, Jürgen Schadeberg, qui avait été le directeur artistique et photographe du magazine, réalisa un documentaire intitulé « Have You Seen Drum Recently », pour garder la mémoire de cette époque.





Des journalistes de Drum comme Peter Abrahams, Can Themba, Ezekiel Mphahlele, figurent aujourd'hui dans les anthologies de la littérature sud-africaine. Des photographes comme Peter Magubane, l'un des grands noms de l'histoire du photojournalisme sud-africain y ont également débuté.

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Midnight kids


Jürgen Schadeberg est arrivé en Afrique du Sud en 1950 à l'âge de 19 ans, en provenance de son Berlin natal.

Il raconte dans Polka :
« Quand je suis arrivé, j'ai découvert un mur invisible entre deux mondes. Les Blancs vivaient comme dans un cocon, dans une ambiance coloniale, ignorant les gens de couleur. »


Les photos d'une décennie oubliée

Entré à Drum, il sera le témoin de cette époque, et ses photos racontent cette décennie oubliée, qui prendra fin au début des années 60 avec les lois d'exception, l'emprisonnement des dirigeants de l'ANC, Nelson Mandela en tête, et une longue période de glaciation.

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Penny whistlers


Restent ces photos noir et blanc, cette histoire de Drum et d'une certaine Afrique du Sud qui s'entremêlent, et qu'on revoit avec délectation.

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Lighting up


Et avec un personnage central, Nelson Mandela, dont Jürgen Schadeberg a pris l'un des rares clichés connus antérieurs à son emprisonnement à Robben Island, alors qu'il quitte le tribunal de Johannesbourg où il comparaissait avec 155 autres prévenus dans le « procès de la trahison ».


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Premier retour de Mandela dans sa cellule en 1994,
quatre ans après sa libération.


Il sera finalement acquitté, pour mieux être condamné à la prison à vie en 1964, après une brève période dans la clandestinité.

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Un quart de siècle plus tard, Jürgen Schadeberg reverra Mandela à sa sortie de prison. Il raconte dans le magazine Polka : « Quand il m'a revu, après toutes ces années, il m'a dit en souriant : “Alors, vous n'êtes pas encore à la retraite ? ‘ Et je lui ai répondu : Vous non plus, semble-t-il.




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Article signé Rue89

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Sauf précision contraire,
les photos de cette note appartiennent aux Silver Archival Prints et
proviennent de PolkaGalerie.com







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05 janvier 2010

Pourquoi j’irai voir « Invictus » ?

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Pourquoi ?

Parce que le personnage principal est l’un des hommes que j’admire le plus au monde : Nelson Mandela (TAG), et que j’aime découvrir de nouveaux aspects de sa vie, ses engagements, son histoire.

Parce que le film est interprété notamment par Morgan Freeman, un acteur qui sait m’emporter chaque fois, quel que soit le rôle qu’il interprète et quel que soit le registre choisi.

Parce que l'action se déroule dans un pays, l’Afrique du Sud, qui me fascine et surtout qui a surmonté l’apartheid, les différences entre les peuples et entre les hommes, dans la paix.

Parce que le réalisateur du film est Clint Eastwood et chacun de ses films a été une véritable surprise, un fort moment d’émotion (Bird, Impitoyable, Sur la route de Madison, Minuit dans le jardin du bien et du mal, Mystic River, Million dollar baby, Mémoires de nos pères et Grand Torino).


Pourquoi irai-je alors que l’un des thèmes est le sport, et plus précisément le rugby, alors que je ne suis ni fan ni même familière de ce sport ?

Parce que, autour d’un évènement sportif, il existe parfois une ferveur, un rassemblement des hommes et des femmes que je trouve émouvant (souvenez-vous de la Coupe du monde de 1998 et de l’émotion suscitée chez beaucoup d’entre nous).

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J’aime le partage que cette union fait naître même s’il est éphémère. Au moment où les cœurs se rassemblent, il n’y a plus ni méfiances, ni couleurs de peau, ni différences, ni divergences.

Il y a seulement une joie infinie et une communauté qui se retrouve, et je trouve ça magique.


Aussi, parce que j’aimerais être certaine d'être le capitaine de mon âme...








Invictus est un court poème de l'écrivain William Ernest Henley qui fut cité à de très nombreuses reprises dans la culture populaire et qui contribua à le rendre célèbre.

Le titre latin signifie « invaincu, dont on ne triomphe pas, invincible » et se fonde sur la propre expérience de l'auteur puisque ce poème fut écrit en 1875 sur son lit d'hôpital, suite à son amputation du pied. A l’origine, ce poème ne possédait pas de titre, celui-ci fut ajouté par Arthur Quiller-Couch en 1900.

William Henley disait lui-même que ce poème était une démonstration de sa résistance à la douleur consécutive à son amputation.

"Invictus"

Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbow'd.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.



Traduction littérale

Hors de la nuit qui me recouvre,
Noire comme un puits d'un pôle à l'autre,
Je remercie les dieux, quoi qu'ils puissent être
Pour mon âme indomptable.

Tombé dans l'étreinte des circonstances
Je n'ai pas gémi ni pleuré à voix haute.
Sous les coups de la fortune
Ma tête est ensanglantée, mais redressée.

Au-delà de ce monde de colère et de pleurs
Ne plane que l'Horreur de l'ombre.
Et pourtant la menace du temps
Me trouve et me trouvera, sans peur.

Peu importe l'étroitesse de la porte,
Le nombre des punitions sur le parchemin,
Je suis le maître de mon destin:
Je suis le capitaine de mon âme
.



Sur la page Wiki, trois traductions sont proposées. J’ai retenu la deuxième, moins poétique que la première mais plus fidèle au texte anglais original. La 3ème, sans contraintes poétiques ni littérales, serait plus proche de l’esprit original du poème. Je vous laisse en juger.


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Le film



Date de sortie cinéma : 13 janvier 2010

Réalisé par Clint Eastwood

Avec Morgan Freeman, Matt Damon, Scott Eastwood, et ... casting complet.

Genre : Drame, Biopic

Durée : 2h12 min






Synopsis :

En 1994, l'élection de Nelson Mandela consacre la fin de l'Apartheid, mais l'Afrique du Sud reste une nation profondément divisée sur le plan racial et économique.

Pour unifier le pays et donner à chaque citoyen un motif de fierté, Mandela mise sur le sport, et fait cause commune avec le capitaine de la modeste équipe de rugby sud-africaine. Leur pari : se présenter au Championnat du Monde 1995...


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Secrets de tournage

Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Invictus" et de son tournage !



Un Anglais devient sud-africain
Après s'être lancés à la recherche d'un acteur anglais connu, pour interpréter le rôle du père de François Pienaar, les producteurs se sont finalement rabattus sur un comédien sud-africain moins connu, Patrick Lyster en l'occurence.

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Logoland
C'est la version 1984 du logo de la Warner qui est utilisée dans Invictus.

Retrouvailles sous l'égide de Nelson Mandela
Nelson Mandela ayant affirmé qu'il ne voyait personne d'autre que Morgan Freeman pour l'interpréter, le comédien fut le premier engagé sur le film, son troisième sous la direction de Clint Eastwood après Impitoyable et Million Dollar Baby, qui lui avaient tous deux valu l'Oscar du Meilleur Second Rôle Masculin.

Entraînement intensif
Afin de se préparer au rôle de François Pienaar, Matt Damon a suivi un entraînement au Gardens Rugby Club, sous la houlette de Chester Williams, qui avait porté les couleurs de l'Afrique du Sud en 1995, lors de la Coupe du Monde de rugby, et n'est autre que le premier joueur de couleur à avoir été appelé en sélection après l'aboltion de l'Apartheid (et le troisième de l'Histoire du pays).

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D'une coupe du Monde à l'autre...
Hasard des calendriers : Invictus, qui évoque la Coupe du Monde de rugby organisée en Afrique du Sud en 1995, sort l'année où le pays accueille le Mondial de football.

Sans Chabal...
Le rugbyman Sébastien Chabal a avoué avoir refusé un rôle dans Invictus.

La trentaine
Invictus est le trentième long métrage réalisé par Clint Eastwood.

D'après une histoire vraie... et un livre
Si Invictus est tiré d'une histoire vraie, son scénario se base sur le livre "Playing the Enemy: Nelson Mandela and the Game that Made a Nation" de John Carlin.


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Bonne séance !

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