06 octobre 2011

Le guide du patrimoine indutriel



J'aime beaucoup l'architecture industrielle, c'est donc avec plaisir que j'ai lu cet article consacré au dernier guide qui lui a été consacré : « Les Plus beaux lieux du Patrimoine industriel ».

Depuis quelques années déjà, les Français montrent un fort engouement pour le tourisme patrimonial. Le succès croissant des Journées du Patrimoine en est une illustration.

Plus de douze millions de personnes se sont en effet pressées au mois de septembre 2010 pour visiter les 15.000 sites ouverts - souvent exceptionnellement - au public ce jour-là. Architecture, savoir-faire, machinerie : tous ces domaines passionnent aujourd’hui les visiteurs, et notamment les seniors.

Grâce à un savoir-faire presque centenaire en matière d’informations touristiques, à la richesse de ses sélections et de son expérience du terrain, Michelin peut ainsi publier un nouveau guide recensant les plus beaux lieux du patrimoine industriel français, dont certains sont encore peu connus (comme les filatures des Cévennes ou la vallée des Usines à Thiers) et d’autres bénéficient d’une reconnaissance internationale avec leur inscription sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco (comme la Saline Royale d’Arcs-et-Senans).



Sur 336 pages, les auteurs ont effectué une large sélection de plus de 200 sites, classés en trois catégories :

- Des sites industriels en activité, comme la bonneterie Claude et Duval de Le Corbusier à Saint-Dié-des-Vosges, les entrepôts de champagne Vranken-Pommery à Reims, la fonderie de cloches Cornille Havard à Villedieu-les-Poêles, l’usine d’embouteillage d’Evian, Airbus Visit à Toulouse…



- Des sites industriels, reconvertis et remarquables pour leur architecture, comme l’usine de chocolat Menier à Noisiel, les docks de la Joliette à Marseille, l’ancien entrepôt Laîné à Bordeaux, la Cité internationale de la bande dessinée à et de l’image à Angoulême…

- Des musées évoquant une activité industrielle, comme la Cité de l’Automobile à Mulhouse, la Cité de la Céramique à Sèvres, la corderie Royale à Rochefort, la Cité internationale de la dentelle et de la mode à Calais, l’Aventure Michelin (forcément !) à Clermont-Ferrand…

Tous ces sites sont classés par zone géographique puis par ordre alphabétique de ville. Ils sont accompagnés d’une description et d’informations pratiques pour y accéder ou les visiter. Ils bénéficient également du classement par étoiles, spécificité des guides Michelin depuis plus de cent ans.



De plus, des circuits thématiques, avec des cartes, sont proposés au lecteur lorsqu’une activité est largement implantée dans une région : la route des Gueules Noires autour de Lens, les filatures de Cévennes, etc.

Enfin, plus de 300 belles photos agrémentent la lecture ; les sommaires sont également illustrés, pour inciter à la découverte ou à la re-découverte de ces lieux symboles du patrimoine industriel français.

Guide Michelin « Les Plus beaux lieux du Patrimoine industriel ». 336 pages. Prix de vente : 17 euros

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source texte : Sénioractu.com


05 avril 2011

Des sièges à tomber par terre

Voici quelques bâtiments ou immeubles destinés à héberger des sièges sociaux … ou comment rendre sa société visible et communiquer sur son secteur d’activité ;-)


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Longaberger : fabricant de paniers artisanaux
(Newark, Ohio, USA)

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Twistee Treat : glacier
(Zephyrhills, Floride)

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Bibliothèque municipale de Kansas City
(Kansas, USA)

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Hood Milk Bottle : glacier
(Musée des enfants de Boston, Massachusetts, USA)

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United : travaux publics
(Turlock, Californie, USA)

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Furnitureland : Fabricant de meubles
(Caroline du Nord, USA)

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Source des photos : MentalFloss.com


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Miss You

28 janvier 2011

The Cloisters, cloîtres de France à New York

Parmi les endroits que je rêve de découvrir quand je retournerai saluer la Grosse Pomme, il y a le Musée des Cloîtres ou, plutôt, « The Cloisters ».

D’abord, parce que j’adore les cloîtres.

Ensuite, parce que cette Annexe du Metropolitan Museum of Art, les collections et trésors qui s'y nichent, la rencontre de l’Europe et de l’Amérique qui en a découlé, la multitude d’époques (du moyen-âge à Manhattan), d’architectures (romane, gothique), de petits morceaux d’Histoire, de ponts entre la religion (catholique ou anglicane), les hommes et leurs espérances, font que ce lieu m’attire depuis bien longtemps.




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Quelques mots sur le Musée




« The Cloisters » (le Musée des Cloîtres),
Annexe du Metropolitan Museum of Art (MET) à New York
consacrée à l'art et à l'architecture d'Europe médiévale,
regroupent des éléments architecturaux, séculaires et religieux européens,
datant du douzième au quinzième siècle.


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The Cloisters
(source photo)



Les bâtiments des cloîtres et leurs jardins,
situés à Fort Tryon Park dans le Nord de Manhattan,
sont de véritables trésors et font partie intégrale de la collection de ce Musée.


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Le Musée vu de Hudson River
(source photo)



La collection du Musée des Cloîtres comprend environ 5 000 œuvres d'art en provenance d'Europe,
datant de l'époque médiévale –du neuvième au quinzième siècle-.

(Des autres oeuvres, je vous reparlerai plus tard.)


Présentation signée par le Musée




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Les Cloîtres exposés



Le Cloître de Cuxa


Il présente de beaux chapiteaux du XIIe siècle provenant de l'Abbaye Saint-Michel de Cuxa, dans les Pyrénées.

Le jardin est composé d'essences médiévales et modernes.


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Chapiteaux de Cuxa
(source photo)




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Le Cloître de Saint-Guilhem-le-Désert


Il est composé de divers éléments de la fin du XIIe siècle provenant du monastère de Saint-Guilhem-le-Désert, dans l'Hérault.

On peut y admirer des sculptures des XIIe et XIIIe siècles venant de France et d'Italie.


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Cloître de Saint-Guilhem
(source photo)


St Guilhem, sur le blog :

• La Grotte de Clamouse
• Mon commentaire du 06 mars 2009 sous la note Le Désert



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Cloître de Saint-Guilhem
(source photo)




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Le Cloître de Bonnefont-en-Comminges


Cette reconstitution du Monastère cistercien de Bonnefont-en-Comminges donne des éléments de la fin du XIIIe siècle et du XIVe siècle.

Le jardin du cloître expose 250 espèces de plantes cultivées au Moyen Âge.


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Monastère de Bonnefont
(source photo)



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Le Cloître de Trie


Il s'agit d'un cloître du XVe siècle constitué d'éléments provenant du Couvent carmélite de Trie-en-Bigorre
dans les Hautes-Pyrénées.

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Cloître de Trie
(source photo)



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Les Arcades de Froville



En 1922, les arcades gothiques du XIIIe siècle de ce Prieuré ont été achetées pour être intégrées à l'entrée du Musée des Cloîtres de New York, à titre d'exemple d'un style gothique trilobé très épuré.


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Prieuré de Froville
(source photo)



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Le site du Musée des Cloîtres à New York




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20 novembre 2010

Festival Tzig’n’Jazz - Ambassade de Roumanie - Hôtel de Behague



Je vous parlais dernièrement du groupe Taraf de Haidouks, cet ensemble musical rom originaire de Roumanie, eh bien, amis parisiens, sachez qu'il se produit à Paris ce soir, dans le cadre du festival Tzig'n'Jazz.

Du 17 au 21 novembre 2010 se déroulle la 3ème édition Tzig'n Jazz organisée par Alin Predoi et l'Institut Culturel Roumain en collaboration avec l'Ambassade de Roumanie à Paris, véritable joyau du patrimoine de la Roumanie et de la France. A l'affiche, une exceptionnelle programmation qui poursuit la qualité devenue traditionnelle des deux précédentes éditions du festival. Alin Predoi a décidé de mettre à l'honneur cette année le cymbalum, afin de faire découvrir au public parisien un des instruments traditionnels de l'Europe de l'est. Grands noms de la musique tzigane et jazz seront présents pour offrir une vision très large de cet instrument encore méconnu en France. (Source)

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Site Officiel

Festival Tzig’n Jazz - L’histoire


Alin Predoi, talentueux pianiste d’origine roumaine, a suivi de brillantes études au conservatoire supérieur de Paris, où il obtient six premiers prix. Il enseigne aujourd’hui dans sa propre école, qu’il a voulue très singulière, puisque son enseignement est basé sur l’oreille, la sensibilité, l’improvisation…il y transmet la musique avec une grande sensibilité.

Ce jeune artiste a eu l’ambition de créer à Paris un évènement culturel franco-roumain d’envergure, pour mettre en valeur le potentiel artistique de la Roumanie.

Ses origines et sa passion pour les musiques improvisées l’ont amené tout naturellement vers le jazz et la musique tzigane. Il en a fait un moment exceptionnel, mêlant swing, sensibilité, improvisation, virtuosité... un grand moment de communion avec le public.

C’est avec talent et une immense énergie qu’il a concrétisé son rêve, et gagné son pari, de faire de ce festival un tremplin pour les jeunes artistes roumains, et le rendez-vous incontournable à Paris des amoureux du jazz et de la musique tzigane.

Dès le début, L’Institut Culturel Roumain a été partenaire du festival pour promouvoir la qualité exceptionnelle du jazz manouche roumain et les valeurs inédites que la Roumanie peut offrir au monde musical européen.

entree.jpgL’Hôtel de Béhague, l’un des plus beaux palais de Paris

L’écrivain Henri de Régnier qualifia cet hôtel d’être l’ "un des plus beaux palais de notre ville". Ce lieu fut vendu le 27 mars 1939 à l’Etat Roumain qui y transféra son ambassade qui était auparavant à l’hôtel de Pomar, avenue de Wagram. Le premier ambassadeur qui y résida fut Georges Tataresco.

La grand-mère de Martine de Béhague avait acheté en 1863 le terrain où se trouve aujourd’hui l’ambassade. Elle demanda à Gabriel Hippolyte Alexandre Destailleur (1822-1893), restaurateur de Courances et de Vaux-le-Vicomte, d’y édifier un hôtel de style Louis XV afin de correspondre aux collections du XVIIIe siècle qu’il devait abriter. L’architecte possédait une renommée internationale, il fut lié à la famille impériale et travailla en particulier pour les Rothschild de Vienne, Destailleur possédait une impressionnante collection de dessins d’architecture et d’ornements. Cette connaissance aiguë lui permettait de s’inspirer pour ses œuvres des décors anciens. Il avait aussi coutume de réemployer d’anciennes boiseries et éléments de décor mis sur le marché au moment des reconstructions d’Haussmann.

Le bâtiment, appelé Grand Hôtel, qu’il construisit était destiné à l’usage de Victoire - Félicie de Béhague et à celui de son fils. Il fut réalisé en 1866-1867 et était justement remarquable par l’emploi de lambris anciens. Ce bâtiment était construit parallèlement à l’avenue (no. 24) à laquelle il était relié par un vestibule vitré.

Un Petit Hôtel dévolu à Octave de Béhague, fut ensuite rapidement construit pour une somme supérieure à 400 000 francs. Plusieurs boiseries de sa collection y furent remontées en 1868.

Dès 1893, Martine de Béarn fit effectuer des remaniements par Walter-André Destailleur (1867-1940), fils du précédent architecte.

bibliotheque.jpgLe Grand Hôtel fut démoli ainsi que les communs du petit qui occupaient une partie de la place du bâtiment actuel. Certains éléments furent en revanche intégrés au nouvel édifice comme l’escalier de bois voisin et la précieuse Bibliothèque Ovale. Pour ces deux ensembles, d’anciennes boiseries furent réutilisées. Le grand escalier de bois harmonise différents rampes du XVIIIe siècle du nord de l’Europe. Il menait aux appartements de la comtesse qui avait aussi aménagé un ascenseur.

La Bibliothèque Ovale était un écrin pour la collection de livres précieux et rares d’Octave de Béhague. La plupart des livres ont été vendus aux enchères en 1877, mais la bibliothèque est restée intacte, avec ses superbes panneaux de bois précieux et ses portes délicatement sculptés. Le plafond peint représente l’amie des muses, Aurore, qui mène un char attelé et éloigne les nuages de la nuit. Ce sujet se rencontre fréquemment dans la peinture de plafond baroque. Dans la bibliothèque aménagée par son père, Octave de Béhague, la comtesse de Béarn réunit des livres de luxes et des reliures anciennes confiée à des bibliothécaires de qualité dont le célèbre Paul Valéry.



salonbleu.jpgLe Salon Bleu, permettant d’accéder à la Bibliothèque Ovale aux portes à double battant et à la magnifique serrure du XVIIIème siècle ornée de dragons, comporte encore l’une des deux tapisseries flamandes du XVIIIe siècle, elle aussi, représentant des lavandières. Au centre du Salon se trouve un marbre de " La confiance en Dieu " (1835) d’après Lorenzo Bartolini.

Walter André Destailleur aménagea en 1894-1895 le grand escalier tapissé de marbres polychromes à la rampe en fer forgé rehaussé de bronzes dorés. Cet escalier d’honneur inspiré de celui de la reine à Versailles constitue une formule couramment utilisé au XIXe siècle.

Jean Dampt qui bénéficia de son amitié et avec qui elle mena une véritable collaboration, est l’auteur du bas-relief en marbre d’un seul tenant et haut de 4 mètres environ Le Temps emportant l’Amour. Présenté au Salon de 1898, il orne depuis lors le sommet du grand l’escalier.

La salle de bal néo-rocaille, appelée aussi Salon d’Or, qui servait de bureau et de salon de réception à Martine, fut aménagé en 1897.

escalier.jpgCet ensemble restauré il y a quelques années, se distingue par le travail d’intégration de boiseries Louis XV de différentes provenances dû à Florian Kulikowski.

L’ensemble révèle l’influence de l’hôtel de Soubise. Les peintures des dessus de portes sont dans le style des compositions florales du XVIIème. Cette salle, dont le plafond représente des nuages peints au naturel, a gardé son grand tapis au point de savonnerie, évalué en 1992, à 1.110.000 FHT, par les spécialistes des ateliers " La Lisse d’Aubusson " de Tours.

Le petit salon octogonal qui, lui est contigu, fut réalisé vers 1903. Quatre charmantes scènes de chasse de la fin du XVIIIème siècle, sont remployées. Ici aussi, un habile travail de raccordement des boiseries permit d’harmoniser l’ensemble. Ce salon conduit à la salle de théâtre et à la salle à manger.

La salle à manger fut réalisée vers 1904 dans le style rocaille comme en témoigne son décor. Cette pièce est ornée de magnifiques marbres polychromes dans le goût versaillais, tout comme le plâtre surmontant la fontaine qui reprend le motif du " Bain des Nymphes " de Girardon. Le plafond est peint en trompe l’œil. La table décorée d’une frise de stalactites est toujours en place. La " Fontaine de Neptune " à double vasque représente un élément typique du XVIIIème siècle et de son goût pour le thème de 1’univers aquatique trouve son écho dans toute la pièce et en particulier dans le tableau qui lui fait face.

Il s’agit d’un fameux Boucher (1703 – 1770) de jeunesse, " La Re - Naissance de Vénus ", qui fit l’objet d’une étude en 1994. Il fut acheté aux environs de 1902-1904, pour 21 000 £., aux descendants de madame Tussaud qui l’avait acquis vers 1848 et exposé dans son musée de cires. L’historien d’art Alastair Laing suppose que cette œuvre fut exécutée vers 1731.

theatre.jpgEn 1897-1898, une grande salle de concert et de théâtre, privée, rebaptisée Salle Byzantine, devint réalisable avec la possibilité d’achat d’un terrain contigu donnant sur la rue Saint Dominique. Ce fut Gustave - Adolphe Gerhardt (1843 - 1921) qui réalisa cette salle. Gerhardt, grand Prix de Rome d’architecture, auteur de nombreux hôtels particuliers et restaurateur du Collège de France, reprit, suivant vraisemblablement les désirs de la comtesse elle-même, le plan basilical antique et la disposition des églises byzantines.

Le théâtre était aussi musée : différents témoignages indiquent, par exemple, que des instruments de musique et des peintures y étaient exposés.

En 1900, " Le Monde Musical " annonçait que la salle pouvait accueillir 600 visiteurs et qu’elle possédait un grand orgue. Cet orgue existe encore partiellement et constitue l’un des rares exemples d’orgue profane parisien, encore existant, du début du siècle.

La Salle Byzantine fut le lieu d’événements majeurs pour l’histoire du théâtre : le metteur en scène Adolphe Appia y effectua sa première représentation en 1903 et le fameux couturier Mariano Fortuny, surnommé par Proust – " le fils génial de Venise "- y inaugura un système de coupole de toile repliable donnant au spectateur l’illusion de la profondeur. Celle de l’hôtel, toujours en place derrière l’arc scénique, porté par quatre colonnes de porphyre, possède une hauteur de 15 mètres. Un tel appareil fut installé, en 1922, à la Scala de Milan. Le système d’éclairage électrique était lui aussi absolument novateur. De nombreuses autres représentations y eurent lieu. Martine de Béhague pouvait assister aux représentations depuis la Salle du Chevalier. Ce studiolo mêlant un art nouveau mesuré et l’inspiration médiévale donnait au moyen d’une grande baie sur la salle de théâtre.

Musique et mondanité

Durant trente ans, la comtesse de Béarn reçut chez elle une société choisie.

La comtesse de Béarn invitait volontiers des compositeurs contemporains à diriger leurs œuvres. Ainsi, le 15 janvier 1902, le compositeur allemand Friedrich Gernsheim dirigea une symphonie dont il était auteur. Le 21 janvier 1903, Widor dirigea un orchestre pour un " charmant five o’clock musical ".

Le 6 avril 1905, Gabriel Fauré y dirigea son Requiem " avec un énorme succès " et la comtesse Potocka interprèta un concerto de Mozart accompagnée par un orchestre que dirigea Widor. En décembre de la même année, " quelques amis " sont conviés " à une réunion musicale pleine d’intérêt " au cours de laquelle ils peuvent entendre un " excellent orchestre " dirigé par Camille Chevillard.

La comtesse de Béarn semblait également ouverte à des répertoires qui sortent des sentiers battus. Ainsi, le 25 avril 1920, la compagnie de La Petite scène y donna une représentation devant les membres de la Revue critique. Le programme comporte des extraits de " L’idylle sur la paix " de Lully, d’ " Isabelle et Gertrude " de Blaise et Gluck et des " deux chasseurs et la laitière " de Duni. L’orchestre et les cœurs sont dirigés par Félix Raugel.

La salle byzantine accueillit aussi des concerts de charité, au bénéfice de l’Union mutualiste des femmes de France et des pauvres de Paris. Isadora Duncan y dansa en 1909.

jardin.jpgLes derniers travaux dans l’hôtel eurent lieu au début du siècle. En 1902, la façade sur le jardin, inspiré par la colonnade du Louvre, fut exécuté par Walter - André Destailleur.

Des miroirs, au lieu des perspectives peintes utilisées au XVIle siècle, permettaient au visiteur d’observer le reflet de l’hôtel et du jardin dans la grande arcade du portique de goût rocaille qui orne toujours le fond du jardin. Un lion de Georges Gardet, sculpteur contemporain de Martine de Béhague, est couché non loin de ce théâtre d’eau conçu par l’architecte Gonse.

Le jardin était le règne d’une réelle fantaisie. Haies interrompues de buis soulignant les pelouses, clématites, chèvrefeuilles et roses qui semblaient s’épanouirent avec nonchalance sur la ferronnerie de l’escalier, thermes aux visages graves, fontaine et statues dites antiques, sarcophage disparaissant sous les fougères, nombreux arbres apporta ont leur ombre et leur fraîcheur permettaient au jardin de pallier ses petites dimensions par la multiplicité des points de vue qui y étaient ménagés.

En 1904, la façade néo-byzantine de la salle de théâtre, fut masquée par une autre inspirée du XVIIe siècle. L’entrée se fit dès lors par la rue. Le vestibule fut ponctué de colonnes à bossages rustiques. Le visiteur pouvait accéder soit à la Salle Byzantine débutant au premier étage, soit au grand escalier et au jardin. Ganymède, une très belle œuvre en marbre de style néo-classique du sculpteur Odoardo Fantacchiotti, y accueille le visiteur.

Les contemporains de Martine de Béarn ne s’y trompèrent pas et reconnurent le faste exceptionnel de l’hôtel de Béhague qu’elle avait marqué de ses idées dès sa jeunesse ; Rodin en 1901 la remercia de l’avoir accueilli dans son "musée vivant où tout était animé et dans l’ordre et la grâce des choses qui peuvent vous entourer".

Note :
Texte adapté à partir des recherches de Laure Stasi, historienne d’art.
Photos de l’Hôtel de Béhague réalisées et mises à notre disposition par Florin et Mariana Dragu.
Source internet : Ambassade de Roumanie

Belle journée,

anti

21 septembre 2010

La chapelle Folon à St Paul de Vence

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Chapelle des Pénitents Blancs - Souce


L'an dernier, je vous avais parlé de la Chapelle du Rosaire de Vence que je rêvais de visiter depuis des années. Eh bien, il va falloir qu'on retourne là-bas de toute urgence car je viens de m'apercevoir que nous avons manqué une autre chapelle magnifique : La Chapelle des Pénitents blancs décorée par Jean-Michel Folon.

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Chapelle des Pénitents Blancs - Vue large - Crédit Photos Yann Ellesse - Your Little PLanet


En effet, depuis juin 2008, un nouvel élément vient renforcer l’attractivité du pays vençois, déjà catalogué, par la présence de la Chapelle Matisse et la Fondation Maeght, comme la cité des arts : la Chapelle des Pénitents Blancs décorée par l’artiste Folon.

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La chapelle des Pénitents. Son étonnant clocher à 3 faces, datant du XVIIe siècle, complète l'harmonie de la partie culminante du village, entre la place de l'église et la rue Cassette. C’est au sein de cette chapelle que Folon imagine un vaste projet de décoration. Il y travaillera jusqu’à son décès en octobre 2005. Un travail nettement inspiré par l’esprit du lieu qu’il avait transcrit avec précision sur des dessins et aquarelles. Le projet qui sera confié en 2007 à quelques artisans, est constitué d’une mosaïque, de 4 vitraux, de 8 toiles, de 2 sculptures et de la réfection du sol en galets de marbre blancs. Avant la décoration artistique, 3 années de travaux de restauration ont permis de remettre en état la toiture, les voûtes intérieures, l’électricité et le chauffage.

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La décoration de la chapelle constitue la dernière œuvre de Folon, décédé en octobre 2005. En juin 2008, le projet s’achève aux termes de cinq années de collaboration avec l’artiste Belge, initiateur et créateur du projet. Les maîtres artisans, maîtres verrier, mosaïstes et peintre, ont donné corps à l’œuvre poétique de Folon.

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Le projet de décoration imaginé par Folon repose sur le thème du don, choix totalement lié à la vocation caritative de la confrérie des Pénitents Blancs qui autrefois occupait la chapelle.

Une mosaïque de 106m² orne le mur situé au fond de la chapelle ainsi qu’une partie de la voûte et des murs latéraux entourant le chœur. Le projet est financé par la Commune, le Conseil Général, la Région et la Communauté d’Agglomération Sophia-Antipolis.

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Source texte Tourmag.com
Guide de la visite en pdf
Consulter le site de la Fondation Folon
le site internet de Folon
Les affiches de Jean Michel Folon

anti

31 juillet 2010

Une Mystérieuse Maison

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La photo ci-dessus est la photo d'une maison (en Californie), une seule. Impressionnant n'est-ce pas ? Et ce n'est pas celle de feu Mickaël Jackson... Je dois dire que cela m'a pour le moins intriguée. Qui avait bien pu se construire une telle demeure et pourquoi ?

Eh bien, je n'ai pas été déçue du voyage. Cette maison est celle de Madame Winchester, Sarah Winchester, la veuve de William Wirt Winchester, héritier de la Winchester Repeating Arms Company, fabricant de la célèbre carabine à répétition par levier.

Après le décès de sa fille et de son mari, la Sarah hérite de 20 millions de $ et devait recevoir 1000 $ de revenus par jour. Mais cet héritage ne la console pas.

Elle se met très vite à penser qu'une malédiction s'abat sur elle et sa famille et fait appel à un médium, qui lui dit de construire une maison pour elle et tous les esprits des personnes tuées par la carabine Winchester, et que tant que les travaux avanceraient, elle vivrait...



En 1884, Sarah Winchester acheta, alors, une ferme de 8 chambres située à l'ouest de la Californie. Elle dépensera 20 millions de $ pour la rénovation et l'agrandissement de la maison. Le travail est continu, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an pendant 38 ans. Les plans sont dessinés par Sarah qui chaque nuit faisait appel aux esprits pour leur demander les plans et les modifications, dans une unique pièce vide qu'elle seule pouvait fréquenter. Les travaux se sont arrêtés le jour de la mort de Sarah Winchester en 1922...

Aujourd'hui la maison Winchester est un monument historique national touristique comptant, après des tremblements de terre et beaucoup de modifications attribuées des esprits, 160 pièces dont 40 chambres, 10.000 fenêtres, 47 foyers, 17 cheminées et quelques curiosités uniques comme des portes qui donne sur le vide, des escaliers qui mènent au plafond, des placards sans fond ou des fenêtres sur le sol.

Pour aller plus loin, vous pouvez visiter le site internet de la Maison Winchester.

anti, c'est sûr, ça donne pas envie de faire un échange de maison.

Sources Wikipédia

10 juin 2010

« Archi&BD »

...ou quand la bande dessinée rencontre l'architecture.

Un diaporama de 20minutes comme j'aime, où des mondes se rencontrent, des arts se retrouvent et racontent des tas d'histoires.




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Du 9 juin au 28 novembre,

l'exposition « Archi&BD »
à la Cité de l'architecture et du patrimoine
montre les ponts entre ces deux arts.

La ville est un thème de Bande dessinée à part entière
depuis l’apparition des suppléments de fin de semaines
dans les journaux américains.



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Winsor McCay y dessine son Little Nemo dès 1905,
tout en voyant, fasciné, les métropoles grandir.

Crédit : Winsor McCay, «Little Nemo» 1907 © Peter Maresca et Sunday Press Books

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Chez l’héritier francophone de McCay, François Shuiten,
la ville devient un personnage à part entière.

Crédit : Schuiten « L'étrange cas du docteur Abraham » 2001 © Casterman Schuiten/ Peeters

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Chez d’autres dessinateurs,
la ville n’est pas un personnage,
mais l’un de ses attributs
.
Que serait Batman sans Gotham City ?

Crédit : Gene Colan « Daredevil » 1968 - Galerie 9ème art, Paris © DR

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bd4s.jpg
New York est la première ville à devenir une icône de la BD,
de George McManus, au début du 20ème siècle,
jusqu’à aujourd’hui, sous les traits de Juanjo Guarnido.

Crédit : George McManus, «Bringing up father» 1939 Galerie 9ème art, Paris © KFS/HEARST inc.

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Dans les années 50, Bruxelles devient la New York européenne
En tous cas selon René Goscinny.
La BD belge prend tout son essor, née entre 1938 et 1946,
entre la création de Spirou et celle de Tintin.
Les deux albums montrent un autre genre de ville, européen.

Crédit : Jean-Pierre Lyonnet «Hôtel Latitude 43, Saint-Tropez - Façade sud 2010 © Jean-Pierre Lyonnet

Sur le blog, le TAG Goscinny

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Paris et ses banlieues (comme Gennevilliers ou Aubervilliers chez Tardi)
ont depuis longtemps leur place sur les planches.
Dans Nouvelles du monde invisible,
le héros (et auteur) Jean-Claude Denis raconte :
« Certains soirs de grand vent ( …) Paris sent la mer, l’océan, le large, la liberté, quoi

Crédit : Tévessin, « Un taxi nommé Nadir » 2006 © Actes Sud

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Tokyo est la troisième grande ville de BD,
et pas seulement à travers les mangas.

Crédit : Jirô Taniguchi, « Le Promeneur », 2006, © Casterman

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De même que les auteurs de BD imaginent des villes,
les architectes dessinent les leurs
.
C’est un regard réciproque.
McCay s’était inspiré dans Little Nemo de l’exposition universelle de 1893, à Chicago ;
Schuiten collaborait à de prestigieuses expositions internationales d’architectures.
Les architectes intègrent aussi une dimension utopique.

Crédit : Ettore Sottsass, architecte. «The Planet as festival: Design of a Roof to Discuss Under perspective», 1973. MOMA

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Dans les années 60 – 80, l’utopie urbaine apparaît peu à peu
comme un sujet majeur des bande-dessinées,
qui deviennent un support idéal pour les imaginaires les plus débridés.
L’horizon de l’an 2000 fait rêver de villes nouvelles.

Crédit : Mézières, Vue de New York au 23e siècle, 1992 Recherche de décors pour « Le Cinquième élément » de Luc Besson © Mézières.

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L’incarnation de ce lien, entre architectes et dessinateurs de BD,
c’est « La Maison de verre » de Pierre Chareau
,
construite entre 1928 et 1931 rue Saint-Guillaume, à Paris,
et qui suscite l’enthousiasme.
Ted Benoit (auteur de Blake et Mortimer) la dessine dans un album.
En 2006, lors de la mise en vente de la maison,
le petit-fils du propriétaire invite des dessinateurs à l’immortaliser.
Loustal compte parmi eux.

Crédit : Jacques de Loustal, La maison de verre 2007 © Jacques de Loustal



Source des planches et de leurs légendes

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Miss You

22 avril 2010

D’anciennes civilisations ressuscitées par ordinateur

Je vous avais déjà parlé de la visite virtuelle (bluffante) du cabinet de travail du roi Charles V.

Voici un nouvel exemple, que je trouve assez fabuleux...

... ou quand les technologies les plus innovantes jouent à renouer les fils de l’histoire.




Des technologies issues des jeux vidéo

permettent aux chercheurs de recréer en détail

les environnements du passé.




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Modélisations de sites archéologiques réalisés par Donald H. Sanders




A la fin des années 1990, l’archéologue Sam Paley, de l’université de l’Etat de New York à Buffalo, étudiait la salle du trône du palais de Nimrud, antique capitale de l’Assyrie, aujourd’hui située en Irak.

Le site datait du IXe siècle avant notre ère.

A l’époque, la salle était ornée de peintures et de bas-reliefs (à propos de ces bas-reliefs) qui avaient pour but d’impressionner les visiteurs, mais il ne restait de ces œuvres que des fragments éparpillés dans une soixantaine de musées de par le monde. Puis, durant une conférence, Paley assista à une présentation de Donald Sanders, l’un des pionniers de l’utilisation en archéologie des graphismes en 3D sur ordinateur.





Les deux hommes passèrent des années à se procurer des photographies des divers musées et à reconstituer une maquette virtuelle en trois dimensions. Enfin, ils furent en mesure de tester certaines de leurs hypothèses sur l’agencement de la salle du trône.

La salle du trône du palais de Nimrud est un exemple typique de l’essor de l’archéologie virtuelle : les archéologues ont recours à l’informatique pour recréer des environnements du passé, qu’il s’agisse d’objets, d’édifices, de paysages peuplés de personnages humains ou même d’antiques champs de bataille.





La discipline se développe et, dans de nombreux pays, il est désormais courant qu’une équipe archéologique comprenne un spécialiste du virtuel. Cela tient entre autres au fait que le coût des équipements, comme les scanners 3D, ne cesse de diminuer. Le secteur profite également de l’évolution de l’industrie du divertissement : la technologie est la même que celle utilisée pour les jeux vidéo et les effets spéciaux au cinéma.



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Démonstration

sur le site de fouilles
Nemrut Dağı en Turquie
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Après modélisation

apmodelisation.jpg

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Les spécialistes du virtuel peuvent désormais s’attaquer à quelques-unes des énigmes les plus épineuses de l’archéologie.

Ainsi, on cherche depuis longtemps à comprendre pourquoi les Anasazis, un peuple antique amérindien, ont abandonné la région des Four Corners [les “quatre coins”, ainsi appelés parce que les frontières de quatre Etats – l’Arizona, l’Utah, le Nouveau-Mexique et le Colorado – s’y touchent], dans le sud-ouest des Etats-Unis, il y a environ sept siècles.





Depuis des décennies, les archéologues et les historiens ont envisagé diverses hypothèses, dont des guerres et des changements climatiques. Les scientifiques du programme de recherche Village Ecodynamics Project (VEP), sous la férule de Tim Kohler, de l’université de l’Etat de Washington, et de Ziad Kobti, de l’université de Windsor, au Canada, ont abordé la question sous un angle différent.

Ils ont recréé virtuellement le monde de l’époque, des paysages au climat en passant par le comportement humain. Ils comptaient répondre à plusieurs questions, dont celle du cycle démographique des Anasazis, qui alterna phases de croissance et de déclin entre 920 et 1280, époque à laquelle ils finirent par quitter la région.





En se fondant sur des données archéologiques telles que l’évolution du nombre de foyers, sur des données ethnographiques comportementales, comme le partage de la nourriture, ainsi que sur les cernes de croissance des arbres et sur des prélèvements du sol pour la climatologie, les scientifiques ont méticuleusement reconstitué une partie de l’environnement des Anasazis – une région de 1 827 km2 dans le sud-ouest du Colorado.

Une fois ce paysage recréé, ils y ont placé 200 foyers et les ont laissés réagir à divers scénarios : ils pouvaient choisir quelle quantité de maïs cultiver, combien d’animaux chasser, etc.





Les simulations de ce genre “nous donnent l’occasion d’observer l’interaction entre les humains et leur environnement” d’une façon que ne permet pas l’archéologie classique, commente Mark Varien, archéologue membre du projet VEP. L’équipe est ainsi parvenue à une découverte importante : les Anasazis se seraient mis à pratiquer une chasse trop intensive des cervidés à partir de l’an 900 de notre ère.

La simulation suggère également que c’est à peu près au même moment que cet ancien peuple aurait commencé à domestiquer des dindes – ce que confirme l’archéologie –, peut-être parce que les cervidés se faisaient justement plus rares.





Enfin, le projet a abouti à une autre conclusion : la région aurait connu une déforestation extensive, ce qui n’apparaissait pas clairement dans les fouilles archéologiques. “Sans la simulation, nous n’aurions pas pu calculer l’impact d’une population qui ramassait du bois tous les jours”, précise Kohler.

Cette dégradation de l’environnement ainsi que de nombreux conflits au sein de la population peuvent expliquer l’exode des Anasazis.

Non seulement les archéologues du virtuel sont en mesure de recréer d’anciens édifices et des cultures disparues, mais ils peuvent aussi remonter le temps pour vérifier leurs hypothèses.




Les Incas, qui bâtirent un vaste empire aux XVe et XVIe siècles dans l’ouest de l’Amérique du Sud, érigeaient de grandes colonnes de pierre, comme les deux que l’on trouve dans l’île du Soleil, située sur le lac Titicaca, en Bolivie.

Beaucoup d’archéologues pensent qu’elles avaient pour rôle d’indiquer la position du soleil sur l’horizon pendant les solstices.

Cependant, d’autres spécialistes estiment que ces tours servaient plutôt de sépultures.



L’hypothèse des solstices ne peut être testée dans la pratique qu’au coucher du soleil un jour de solstice, et les vestiges des tours sont très abîmés, ce qui rend toute vérification difficile. Bernard Frischer et son collègue Chris Johanson, de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA), ont donc développé un modèle en trois dimensions de la topographie de l’île du Soleil.

Puis, en s’appuyant sur des données astronomiques, ils ont reconstitué la position du soleil à son coucher tel qu’elle avait dû être en l’an 1500 aux alentours du solstice d’hiver.

Leur modèle a confirmé l’hypothèse des solstices. “Une fois que nous avons établi notre modèle, nous pouvons expérimenter de nombreuses façons, dit-il. Nous pouvons littéralement nous amuser à voyager dans le temps.”




Aparté : Le blog Lankaart, d’où proviennent les photos de bas-reliefs de Nimrud, est une vraie mine, à visiter et revisiter encore : tout plein d’infos, des photos sublimes, bref … une mine !!


A lire sur le blog (notamment) :

Kokopelli, un joueur de flûte enchantée dans le rêve de Gaïa (L'un des dieux vénérés par les Anasazis)

D’un lac à un livre, pour retrouver les Anasazis dans un thriller génial « Les sortilèges de la cité perdue ».



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15 mars 2010

La renaissance de Venise

Un tour au fil des canaux et au coeur des ruelles de la Sérénissime, ça vous dit ?

Un grand coup de chapeau à tous ces hommes et femmes qui contribuent à la rénovation et la sauvegarde de cette merveilleuse Cité des Doges.





Les marées devraient avoir raison de sa magnificence,

le temps s’acharner sur ses églises,

la pollution ronger ses palais.

Mais rien de tout cela n’est (encore) arrivé.

Venise n’a jamais été aussi belle.


Elle est immortelle.


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palazzograssi.jpg

A gauche du Palazzo Grassi, que François Pinault a tiré de l’oubli en 2005,
le petit Palazzina est devenu en janvier dernier
un hôtel design décoré par Philippe Starck.

A l’extrême droite, le Palazzo Malipiero,
où réside la Française Anna Barnabo,
est l’une des dernières demeures du Grand Canal encore habitées.
(Simeone-Fantuz/Sime)

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restauratrice.jpg

Une restauratrice retouche un détail du premier des trois tableaux de Véronèse
illustrant l’histoire d’Esther, reine de l’Ancien Testament.
Celui-ci représente la répudiation de Vashti,
l’épouse insoumise d’Assuérus, roi de Perse.
(Matteo de Fina/Presse)

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alorsqueles3toiles.jpg

Alors que les trois toiles de l’histoire d’Esther,
chefs-d’œuvre de Véronèse,
ont été déposées, les restaurateurs, juchés sur des échafaudages,
ont entrepris le nettoyage des boiseries et des panneaux de la nef.
(Matteo de Fina/Presse)

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realiseentre.jpg

Réalisé entre 1555 et 1570, à l’âge d’or de la peinture vénitienne,
le décor de l’église San Sebastiano est considéré
comme le chef-d’œuvre de Véronèse,
témoignage éclatant de ses recherches picturales,
de son goût pour l’illusionnisme et le luxe.
(Guido Baviera/Grand Tour/Corbis)

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autourmedaillon.jpg

Autour du médaillon central «Le Temps emportant la Vérité» de Sebastiano Ricci,
une fresque de Ferdinando Fochi a été redécouverte.
(Simeone-Fantuz/Sime)

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surleriosangiacomo.jpg

Situé sur le rio San Giacomo dell’Orio, non loin de l’église des Frari,
le casino Zane était une maison de divertissements et de plaisirs.
Il a retrouvé sa splendeur et ses couleurs d’autrefois.
(Simeone-Fantuz/Sime)

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veloursrouge.jpg

Velours rouge, pampilles, rideaux Grand Siècle et dorures,
le restaurant du dernier étage du Danieli.
(Francesca Moscheni/Presse)

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ptededouane.jpg

La pointe de la Douane,
désormais propriété de François Pinault,
rivalise de beauté avec l’église du Redentore (au second plan)
construite par Andrea Palladio.
(Luca Daros/Sime-4Corners Images)

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ptdelaconstit.jpg

Le pont de la Constitution, construit en pierre d’Istrie et en verre,
fut inauguré en septembre 2008 malgré une immense polémique.
(Marco Pavan/Sime)

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Sur le campo Santo Stefano,
A Beccafico séduit autant les vrais Vénitiens que les touristes.
(Simeone-Fantuz/Sime)

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Source des photos et de leurs légendes


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Miss You

09 mars 2010

Métros ? C'est trop... Beau !



Souvent, trop souvent, métro rime avec ennui, morne attitude, teints livides et ambiance tristounette. Pourtant, il existe des moyens de rendre le métro autrement plus agréable, en en faisant quelque chose de plus qu'un simple moyen de transport, en en faisant une œuvre d'art, quelque chose dont les citoyens peuvent se sentir fiers.

C'est en regardant l'époustouflant diaporama sur le métro de Stockholm que Sapotille m'a envoyé que j'ai eu envie de faire cette note.



Petit aperçu des métros, dont certains sont inscrits au Patrimoine Mondiale de L'Humanité.

Enjoy !



tashkent-mustaqilik-maidoni.jpg
Métro de Tashkent, Ousbékistan, seul réseau de chemin de fer souterrain en Asie centrale.


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Métro de Kiev. Le métro de Kiev est réputé notamment sa profondeur (plus de 100 mètres un des plus profond jamais construit), sa grande efficacité ainsi que pour la magnificence de ses stations (la plupart des métros de Russie et ex URSS comme l'Ukraine sont de véritables « palais souterrains ». Pour l'avoir emprunté plusieurs fois, je confirme !










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Métro de Paris dont la première ligne fut construite à l'approche de l’Exposition universelle de 1900.


Toutes les photos proviennent de l'article : Metro Arts and Architecture, sauf les deux premières qui ont été extraites du diaporama.

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