28 avril 2010
Bienvenue sur la terre des Voyageurs au Sang D'or
Pour la 3 400e note de ce blog, cette 3 400e escale dans nos cyber-voyages, j'ai la joie de vous annoncer que nous sommes arrivés sur la terre sacrée des Voyageurs au sang d'or dont je vous annonçais la sortie prochaine au mois de février dernier (Voir l'article Des nouvelles des Voyageurs au Sang D'or).
Ils sont arrivés hier matin ! Du tout beau, tout neuf, tout frais !
Bien sûr, je reviendrai très vite dans un tout prochain article sur le livre lui-même et son actualité mais pour l'instant, partage de ce grand moment de joie en images ;-)
Premier titre édité à compte d'éditeur pour les Éditions du Puits de Roulle et premier titre édité à compte d'éditeur pour son auteur, Kathy Dauthuille.
Les mamans se portent bien :
Tout droit arrivé d'Équateur, Atawallpa Oviedo - dont Kathy traduit les ouvrages - était présent lors de la remise de ses premiers exemplaires à Kathy. Attention ! Prise en main studieuse :
Enthousiasme final :
Ah... Elle est floue ! On recommence !
Une bien belle aventure qui n'en n'est qu'à ses balbutiements bien qu'une grande étape vienne d'être franchie.
Pour celles et ceux qui ne se sentent pas d'attendre le prochain article sur les Voyageurs au Sang d'Or, voici déjà quelques informations pratiques :
Les Voyageurs au sang d'or, roman de Kathy Dauthuille, publié aux Éditions du Puits de Roulle, 2010, 226 pp. Disponible à la vente auprès des Éditions du Puits de Roulle au prix de 15,85 € + frais de port France 2,90 € (pour l'étranger nous contacter) sur simple demande par courrier en précisant vos coordonnées. Si vous souhaitez un ouvrage dédicacé par l'auteur, n'oubliez pas de le préciser ;-) Un paiement en ligne sera mis en place dans les prochains jours sur le site internet des Éditions du Puits de Roulle, les règlements par chèque se font à l'ordre de Lahana-La Capitelle.
Et pour finir quelques liens vers les sites de Kathy Dauthuille, Atawallpa Oviedo, les Éditions du Puits de Roulle.
Retrouvez aussi tous les articles consacrés sur le blog
- à Kathy Dauthuille
- aux Éditions du Puits de Roulle
A très bientôt, pour découvrir :

Les Voyageurs au sang d'or
anti
Photos Anna Galore
27 octobre 2009
En chacun de nous
Hé ben, quelle joyeuse ambiance hier dans nos pages ! Les rires passaient d'un fil à l'autre, de Béatrice à Catherine, des Rauscher à leur frère Michel et ce soutien à Atawallpa et à la communauté Rom qui nous fait chaud au coeur, le tout accompagné des guitares en fusion de Francis Cabrel et de Paul Personne, vraiment une belle fin de journée.
Justement, Atawallpa, nous l'avons revu hier soir à la librairie L'Hors du Temps, pour la conférence qu'il donnait sur sa vision du monde et de la vie.
Ce que j'ai trouvé le plus frappant, dans ces mots, ce sont les nombreux points communs entre l'univers tel qu'il le décrivait et celui dont nous parlent les bouddhistes tibétains. Oh, bien sûr, tout n'est pas pareil, bien des détails varient d'une tradition à l'autre, mais l'essentiel est identique : chacun de nous peut atteindre un état supérieur de conscience, la vie sous toutes ses formes est régie par l'interdépendance, nous sommes seuls responsables de nos destins, ayons une attitude de confiance et d'ouverture vers les autres si nous voulons qu'ils en fassent de même envers nous, tout est déjà en nous et ne demande qu'à être exprimé comme dans les vers sublimes de Djalâl ud-Dîn Rûmî :
La mer et la pierre.
Rien de ce qui existe en ce monde
N'est en dehors de toi.
Cherche bien en toi-même
Ce que tu veux être puisque tu es tout.
L'histoire entière du monde sommeille
En chacun de nous.
Ces similitudes ne sont pas si surprenantes, quand on y pense, puisqu'aussi bien les premiers habitants des Amériques que les premiers bouddhistes tibétains ont une origine commune, la Mongolie, le tout premier peuple chamane. Il faudra qu'Anti vous parle plus en détails de ce que nous a exposé Atawallpa si elle en trouve le temps, elle a pris plein de notes.
A la fin de sa conférence, Atawallpa a remercié Kathy de son amitié de longue date et nous a également adressé ses remerciements publics pour le soutien que nous lui avons apporté depuis l'époque de l'émission de M6. C'était émouvant et amusant à la fois de voir plein de gens de l'assistance nous demander l'adresse de notre blog (quand ils ne l'avaient pas déjà !) pour venir y lire tous les détails mis en ligne par Anti et les autres articles qu'elle ou moi lui avons consacré.

Très belle journée à vous
08:30 Publié dans Accueil | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : atawallpa oviedo, kathy dauthuille, chamanisme, rumi, interdépendance
26 octobre 2009
Devine qui vient dîner ce soir ?
Les plus cinéphiles ou les plus âgés d'entre vous se souviennent de "Devine qui vient dîner ce soir", le premier grand film hollywoodien à avoir traité du racisme anti-noir de façon frontale, en 1967 aux Etats-Unis. La ségrégation sévissait encore largement, au point que dans certains états, il était illégal de se marier entre noirs et blancs. Je vous rappelle le thème.
Joey, une jeune femme de 23 ans vient à San Francisco présenter son futur époux, le docteur John Prentice (Sidney Poitier), à ses parents. Brillant médecin, sous-directeur de l'OMS et professeur de médecine de 37 ans, John craint la réaction des parents de Joey, car il est noir et elle blanche. Les parents de Joey ont élevé leur fille dans le refus du racisme. Pourtant, lorsque John leur fait savoir qu'il renoncera au mariage s'il n'obtient pas leur consentement, les parents hésitent. John est sympa, John a une belle réussite sociale, ils n'ont rien contre les Noirs mais quand même, la vie serait plus simple si leur fille ne les avait pas pris au mot en décidant d'épouser justement un Noir. Devine qui vient dîner ce soir ? Ces "braves gens" tirent la gueule et la plupart des spectateurs de l'époque s'interrogent gravement à leur tour. Ils n'ont rien contre les Noirs mais quand même, de là à voir un Noir épouser une Blanche... Depuis quarante ans, les choses se sont heureusement bien améliorées. Mais pas partout et pas pour tout le monde.
Hier soir, nous avions à notre table Atawallpa, qu'un documentaire de M6 a présenté comme un dangereux manipulateur, prêt à risquer la vie des gens qui lui font confiance pour leur soutirer un maximum d'argent. Il n'a pourtant rien d'un psychopathe ou d'un inculte. Il est titulaire d'un doctorat en droit et a été professeur d'histoire dans son pays, l'Equateur. Hier soir, il nous parlait encore de cette émission de M6, tellement il s'est senti blessé par la présentation qui a été faite de lui, il y a à peine quelques mois. Devine qui vient dîner ce soir...
Le rejet de sa différence, Atawallpa l'a vécu dès sa petite enfance. Ainé d'une famille de neuf enfants, il est l'un des très rares garçons de son pays à porter ce prénom, celui du dernier Inca. Pourquoi ? Parce qu'en Equateur et plus généralement en Amérique latine, les Indios comme on les appelle avec mépris, ce sont des sauvages, des demeurés, des sous-hommes. Porter un nom indien (inca, aztèque ou autre), c'est donc la honte et Atawallpa se souvient des gamins qui se moquaient de lui à cause de ça, au point que, jusqu'à l'âge adulte, il a utilisé son deuxième prénom, typiquement espagnol, pour qu'on lui foute la paix. Devine qui vient dîner ce soir...
Quand il était ado, Atawallpa adorait les westerns. A une particularité près : pour lui, les bons, c'étaient forcément les Indiens, même s'ils étaient présentés comme des sauvages sans pitié qui harcelaient et tuaient les bons Blancs. Aussi, lorsqu'il a obtenu un poste de professeur d'histoire à Quito, il a décidé d'enseigner "l'autre histoire", comme il l'appelle. L'histoire des hommes qui vivaient sur le continent américain, et plus spécialement l'Amérique dite latine, bien avant l'arrivée des conquistadores. L'histoire du génocide systématique commis par les envahisseurs espagnols. L'histoire de la tentative d'éradication aussi bien physique que culturelle de ces populations premières. Il a même écrit un livre là-dessus qu'il a utilisé avec ses élèves. Vous vous doutez de la suite. Un parent s'est plaint. Le directeur a convoqué Atawallpa et l'a licencié. Ce n'était pas il y a un siècle, ni il y a quarante ans, mais là, tout près, il y a à peine quelques années. Devine qui vient dîner ce soir...
Chez nous, hier soir, celui qui venait dîner, c'était Atawallpa, homme parmi les hommes, qui a horreur de la violence et qui a décidé de consacrer sa vie à exercer le métier de guérisseur tel qu'il se pratique depuis toujours chez les descendants du peuple chamane venu par le détroit de Béring il y a quelques milliers d'années pour habiter les Amériques. Kathy, traductrice de ses livres, était également invitée. La conversation était chaleureuse, sensible, variée, prenante.
Lorsqu'Anti est allée raccompagner Kathy chez elle, le crépuscule était superbe. Une magnifique soirée, après un très beau dîner...
Très belle journée à vous
PS : La discussion qui a suivie la mise en ligne de cette note a rapidement évoluée vers un type particulier d'exclusion, celui qui concerne les Roms dont nous parlons souvent ici. C'est pourquoi j'ai ajouté à la la liste de tags le mot-clé "roms", afin que l'échange qui suit puisse plus facilement être retrouvé par ceux qui s'y intéressent.
08:30 Publié dans Accueil, Tous des humains | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : atawallpa oviedo, roms, rencontre
25 octobre 2009
Conférence de Atawallpa Oviedo
Comme le disait Anna dans sa note sur M6 tout à l'heure, après la venue des moines, nous avons maintenant le plaisir de recevoir Atawallpa Oviedo à la maison.
Après plusieurs formations données en Belgique ces dernières semaines, et avant de poursuivre sa route, Atawallpa fait une pause à Nîmes où il donnera demain une conférence sur les chemins de l'arc en ciel à la librairie "L'hors du temps", située dans le centre ville.
Ces chemins de l'arc en ciel, Attawalpa en parle dans son livre (traduit par Kathy Dauthuille) Les Marcheurs de l'Arc en Ciel :
Dans les Andes, comme clans le monde entier, des Ordres Secrets ont existé pour conserver la connaissance initiatique. L'un de ces Ordres était celui des Wakakué; ces derniers connaissaient les secrets de la transmutation et ceux de la connaissance supérieure au travers de l'énergie vibratoire et de la lumière.
Les conquistadors et particulièrement l'église catholique persécutèrent et exterminèrent prêtres et hommes de sagesse d'Amérique. Sachant que tout ceci arriverait, les Wakakué et d'autres sages, ont gardé leur connaissance dans le ventre de la terre et dans le cœur du soleil, pour qu'après 500 ans, elle puisse s'activer et se réveiller à nouveau.
Atawallpa M. Oviedo, après une expérience vibrante et très particulière avec l'ayawaska, est entré en relation avec des forces, énergies et consciences lumineuses qui l'ont guidé ensuite pendant sept ans, à travers différentes expériences de vie, de rencontres, de rêves, de transes, où quelques secrets lui furent révélés.
Aujourd'hui, il partage son expérience et ses savoirs avec ceux qui sont prêts à poursuivre la route jusqu'aux origines et qui désirent continuer à découvrir davantage les mystères du Chemin de l'Arc-en-Ciel; c'est ainsi que s'appelle le chemin d'union entre le Père Soleil et la Mère Terre, chemin d'harmonie entre la lumière et l'obscurité.
Conférence de Atawallpa Oviedo, Lundi 26 octobre 2009 à 18 h 30, Librairie L'Hors du Temps, 3, rue des Fourbisseurs (à côté de la Mairie), participation 5€ - Inscription conseillée (nombre de places limité) : téléphone 04 66 70 25 04.
La conférence.
anti
15:30 Publié dans L'Univers d'Anti, Symboles et croyances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : atawallpa oviedo, nimes et ses alentours, chamanisme
M6, nouveau ratage, nouvelle marrade
Attention, ceci est un scoop incroyable. C'est Libé qui a révélé l'évènement, repris par plusieurs journaux depuis et on le comprend. Tenez-vous bien : il y aurait de vrais journalistes à M6 pour préparer les sujets de Zone Interdite. Non, vous ne rêvez pas : des gens qui enquêtent, qui croisent leurs infos, qui laissent la parole aux gens qu'ils accusent.
En tout cas, c'est ce qu'ils disent. Je vous explique en quelques mots.
Figurez-vous qu'un reportage réalisé pour Zone Interdite a été rejeté par la direction de la chaîne avant sa diffusion. Le sujet ? Les écarts répétés à l'hygiène dans deux chaînes de fast-food, relevés par les services de répression des fraudes. C'est du lourd, il s'agit de KFC et de McDonald's.
Pour annoncer le sujet, la chaîne écrivait ces mots : « Produits périmés, propreté douteuse, étiquettes falsifiées... le constat est alarmant. Rupture de la chaîne du froid, congélation illicite, produits périmés sont parmi les anomalies trop souvent relevées par les services de la répression des fraudes. Face à l'engouement croissant des Français pour la fast-food, certains professionnels font parfois une croix sur l'hygiène. Enquête dans les cuisines des petits commerces comme des chaînes de restauration rapide ».
La direction a jugé que « juridiquement, le sujet n’était pas valide », ce qui est tout à son honneur. L'ensemble de la rédaction s'est senti outragé. Les journalistes dénoncent une censure inadmissible : « Le sujet était béton et journalistiquement et juridiquement, il y avait la réponse de McDo et la réponse de KFC, cette censure fait froid dans le dos. »
C'est beau.
Au fait, ils étaient où, ces journalistes si sourcilleux sur la déontologie et la rigueur qui siéent à leur métier lorsque Caroline Benarrosh a fait, elle, diffuser sans aucun problème sur M6 "Chamans, gourous : nouveaux sorciers, nouveaux dangers", son soi-disant documentaire, entièrement bidonné, qui voulait faire croire que les chamanes étaient des gourous et qu'il n'y avait qu'un pas du reiki au satanisme ? Euh... ben... en vacances ? Sur une enquête de la plus haute importance à l'autre bout du monde ? Occupés à lire le journal parce que leur télé était en panne ?
Ah, j'ai gardé le plus drôle pour la fin. Le titre de ce subversif documentaire qui est passé à la trappe, c'est : « Nouveaux produits, nouvelles habitudes : révélations sur nos assiettes ». Il va falloir qu'ils pensent à remplacer le responsable des titres des documentaires, à M6. Il a une forte tendance à s'auto-parodier.
Sinon, ne le répétez pas, mais... le dangereux chamane Atawallpa Oviedo est justement à la maison aujourd'hui. Il restera chez nous jusqu'à demain avant d'aller donner une conférence à Nîmes, Anti vous en parlera un peu plus tard. Oui, nous prenons des risques inconsidérés avec nos fréquentations douteuses, c'est vrai. Après les moines bouddhistes, les chamanes équatoriens.
Imaginez qu'Atawallpa en profite pour nous convertir à... à quoi, au fait ? A éplucher nos pommes de terre nous-mêmes pour ne plus tomber malade en allant au McDo ?
13:30 Publié dans Anna bloGalore | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : caroline benarrosh, atawallpa oviedo
07 octobre 2009
Joie et Tristesse
"Le marcheur de l'arc-en-ciel accueille tout et l'accepte, il est ouvert à tout ce qui vient et il laisse vivre avec remerciement. Il voit tout comme un cadeau de la vie et ne fait rien, c'est-à-dire qu'il fête seulement la vie. (...) Au moment où tu aimeras toutes les obscurités, la clarté arrivera. Aime ta tristesse et la joie consciente apparaîtra, non pas la joie inconsciente et momentanée mais la joie consciente et permanente; c'est un état de vie naturel, tu n'as pas besoin de reflets extérieurs pour être heureux, tu l'es, simplement."
Voilà les lignes que je lisais tout à l'heure dans "Les marcheurs de l'arc en ciel" et je me disais que finalement, c'était très proche de la pensée bouddhiste cette vision de la joie et voilà que je tombe à l'instant sur l'un des derniers articles de Antiochus d'un auteur d'une autre partie du globe encore. Magnifique...
Ces mots si beaux que je viens de lire, les voici :
Parle-nous de la Joie et de la Tristesse.
Et il répondit :
Votre joie est votre tristesse démasquée.
Et votre rire fuse du même puits que vos larmes remplissent.
Et comment pourrait-il en être autrement?
Plus la peine évidera votre être, plus la joie y tiendra.
N'est-ce pas la même coupe, celle qui contient
votre vin et a été cuite dans le four du potier ?
Et le luth qui apaise votre âme n'est-il pas fait
d'un morceau de bois évidé avec des larmes ?
Quand vous êtes joyeux, regardez en profondeur
votre coeur et vous remarquerez
que c'est seulement ce qui vous a donné
de la tristesse qui vous cause de la joie.
Quand vous êtes tristes, regardez à nouveau en
votre coeur, et en vérité, vous verrez que vous
pleurez sur ce qui fut votre plaisir.
Certains d'entre-vous disent : "La joie est plus
grande que la tristesse" et d'autres disent : "Non,
la tristesse est la plus grande."
Mais je vous dis moi qu'elles se révèlent inséparables.
Ensemble elles s'en viennent et quand l'une
s'assoit à votre chevet, rappelez-vous que
l'autre est assoupie dans votre lit.
En vérité vous êtes suspendus comme l'aiguille
d'une balance entre votre tristesse et votre joie.
Lorsque vous êtes vides, alors seulement
êtes-vous immobiles et équilibrés.
Lorsque le gardien du trésor vous soulève pour
peser son or et son argent, votre joie
ou votre tristesse s'élève alors ou retombe.
"Le Prophète" (publié en 1923) : Khalil Gibran
anti
18:35 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : atawallpa oviedo, khalil gibran, poésie
08 juillet 2009
La chamane du 5e âge

Je viens de recevoir "La chamane du 5e âge" de Jean-Patrick Costa et j'ai hâte de me plonger aussi dans cet ouvrage. Voici ce qu'on peut lire sur le 4e de couverture :
Vers la fin du XXIeme siècle, une petite communauté montagnarde s’est lancée dans une guerre "sainte" contre le monde technologique.
Elle se bat au nom de la nature. Son objectif : injecter un virus mutant sur internet pour faire disparaître les gens dans les mondes virtuels des jeux vidéo.
Elle est parvenue à récupérer l’esprit de quatre chamans du passé.
Quatre magiciens qui marquèrent l’évolution de l’humanité.
Maintenant qu’elle maîtrise le feu, l’eau, la terre et l’air, elle s’apprête à agir sur le dernier élément, le cinquième...
Jean-Patrick Costa. Ce nom vous dit sans doute quelque chose. D'abord, parce qu'il en a été question dernièrement sur le blog dans la note "L'action Zéro Déforestation", ensuite parce que Jean-Patrick Costa a un sacré parcours et est l'auteur de nombreux ouvrages : Indiens Jivaros, histoire d'une mort programmée, L'ethnomédecine : Une alliance entre science et tradition ; Les chamans hier et aujourd'hui : Mieux connaître le chamanisme ; Le Retour de l'Homme Rouge : Entretiens avec six chamans d'Amérique latine, préface du livre de Atawallpa, L'homme nature ou l'alliance avec l'univers ; Les chamans hier et aujourd'hui. Il a aussi participé au DVD de Jan Kounen Visions : regards sur le chamanisme.Bref, le monsieur semble connaître son sujet ! Ethnopharmacien spécialiste des médecines traditionnelles et du chamanisme, Jean-Patrick Costa a vécu trois ans en Amazonie dans le cadre d’une mission humanitaire pour la Communauté Européenne et Pharmaciens Sans Frontières.
La cinquième chamane est son premier roman. Voici ce qu'on lit sur son site :
LA RAISON D’ÊTRE DE CE LIVRE
L’idée de ce livre m’est venue suite à une déclaration de Jacques Cousteau peu avant sa mort : « La Terre est cent fois trop peuplée ». J’ai alors voulu imaginer une fin heureuse et surtout un sens à cette surpopulation. Peu après, suite aux évènements du 11 septembre, j’ai acquis la conviction personnelle que presque toutes les sociétés ne peuvent anticiper leur disparition ou tout changement radical.
Celui-ci est forcément imprévisible et brutal. Enfin, troisième et dernière idée maîtresse de ce livre, toute évolution déterminante de l’humanité est le fait d’un seul individu à un moment précis, et ne peut résulter de l’effort conjugué d’un groupe de personnes gagnant progressivement à leur cause le reste de la population, car dans ce cas, il ne s’agirait que d’une réforme ou transformation légère.
Mon attrait pour le chamanisme a fait le reste ! C’est ainsi que tous les personnages principaux de ce roman (les quatre chamans, Lumi et Ishi) entrent en scène par une transe, sorte d’état second que l’on appelle volontiers de nos jours, état modifié de conscience. Ce serait dans cet état de conscience chamanique, lorsque l’homme se lie avec le monde invisible au-delà de nos sens, qu’il recevrait des messages de « l’univers bouillonnant » à l’origine d’inventions décisives pour l’humanité. Cette hypothèse selon laquelle toute grande innovation est issue d’une transe ou d’une extase permettant de recevoir une information-clé venant de l’extérieur, n’est pas si inattendue que cela. Elle a été formulée par d’autres auteurs avant moi (Terrence Mc Kenna, Jeremy Narby, David Lewis-William). J’ai ensuite tenu à agencer ces découvertes et leur mise en situation selon un rythme chronologique vraisemblable, tous les 5.000 ans.
Invention de la sarbacane (- 18.000 ans av. J.-C. en Amazonie)La transe chamanique est ici provoquée par l’ingestion d’une préparation à base de plantes renfermant des composés psychotropes, comme c’est encore le cas de nos jours en Amazonie. Les Indiens disent que ces plantes sont enseignantes, dans le sens où le savoir qu’ils ont pu acquérir leur vient de la nature elle-même. L’organisation sociale, les coutumes autour de la bière de manioc et la conception sur les tribus voisines sont largement inspirées des Indiens Jivaros d’Équateur avec lesquels j’ai vécu pendant trois ans.
Maîtrise de la pêche au filet en mer (- 13.000 ans av. J.-C. en Asie du Sud-Est)
Les rêves sont une source importante d’inventivité et d’intuition pour tous les peuples chamaniques. Ils ne seraient pas une simple évasion dans l’imaginaire, mais une porte ouverte chaque nuit vers le monde invisible. La maîtrise de la navigation en haute mer et de la pêche au filet se situe approximativement à cette époque. Elle favorise les rencontres et échanges entre peuples distants, comme dans ce cas, avec les aborigènes déjà présents en Australie depuis plus de 40.000 ans.
Découverte de l’agriculture (- 8.000 ans av. J.-C. en Europe Centrale)
Le coma est une autre situation particulière où la conscience se trouve dans un état modifié. L’apparition de l’agriculture est un sujet particulièrement controversé, car la Mésopotamie n’est plus aujourd’hui considérée comme son seul foyer d’origine. En fait, l’agriculture semble être apparue en même temps à différents endroits de la planète, à l’occasion d’un changement climatique. Ce même chapitre me donne l’occasion de traiter d’une autre forme d’accession à la transe : les danses et le tambour, technique chamanique sibérienne.
Âge du Bronze et Invention de l’écriture (- 3.000 ans av. J.-C. en Inde)Les prémisses des grandes religions panthéistes, directement inspirées par le chamanisme, m’ont donné l’occasion de placer la méditation cataleptique comme une possible source d’inventivité pour l’humanité. La fonte du bronze et l’apparition de l’écriture sont des faits contemporains dont l’un des berceaux serait la vallée de l’Indus. Là aussi, on s’est aperçu que l’explosion simultanée de ces techniques à différents endroits est un modèle plus crédible que la simple diffusion de proche en proche... En tout cas, elles ont fait entrer l’humanité dans l’ère de la matière, et plus particulièrement du métal !
Invention des mondes virtuels numériques (2.000 ans ap. J.-C.)
L’état de conscience dans lequel nous plongent les jeux vidéos est tout à fait comparable à la transe chamanique, à la différence près qu’il correspond plus à une fuite du monde quotidien, alors que les chamans l’utilisent pour soigner une maladie ou réparer une infortune bien concrète. Le monde de l’information (de l’immatériel) est devenu en quelques décennies une réalité très structurée pour l’humanité entière. Ses conséquences seront énormes, elles transforment déjà la matière et pourraient bien nous emmener dans d’autres niveaux de réalités… d’un autre âge…

A lire sur le site de Terre Sacrée : Interview de Jean Patrick Costa, président de l'association ARUTAM
Le site de ARUTAM
Et sur le blog :
La réponse de Caroline Benarrosh
Lettre ouverte à Caroline Benarrosh
Les nouveaux masques des sectes
Le regard du soleil, le chant de la nuit
Présence des chamanismes
Les 4 éléments
Le kobyz et les chamanes
Ayu Lhamo
Pollock et le Chamanisme
Les Secrets Du Jaguar
L'origine des lunes
Le cinquième rêve
anti
14:15 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : climat, pollution, chamanisme, jan kounen, atawallpa oviedo
04 juin 2009
La réponse de Caroline Benarrosh.
Il y a près d'un mois, la chaîne M6 diffusait une émission intitulée Chamans, gourous : nouveaux sorciers nouveaux dangers dans son magazine "Enquête Exclusive". Cette émission qui mêlait des séquences de reportage sur le reiki, le chamanisme et le satanisme a suscité de nombreuses réactions quant à la déontologie de la journaliste/réalisatrice de ce reportage.
Ainsi, le 27 mai dernier nous publiions une Lettre ouverte à Caroline Benarrosh.
Voici sa réponse :
Atawallpa,
Je viens de lire les mails que tu m'as envoyé ...
Je suis désolée d'avoir mis du temps mais j'etais à l'étranger.
Je ne sais trop que dire...
Je n'ai pas l'impression d'avoir dévoyé tant que ça le séjour auquel j'ai pu assister.
L'information sur ta condamnation, je me devais de la donner. C'est une association qui m'en a fait part. C'est une information que l'on m'a donné pendant le montage, je ne le savais pas avant. Et cette information concernait une mineure, une petite fille de 12 ans.
Je comprends tout à fait que le reportage ait pu déplaire à ton entourage. J'ai porté un regard distancié sur le chamanisme. Je ne suis pas là pour faire de la publicité ou un film anthropologique mais pour faire un documentaire, destiné à la chaine M6. C'est souvent simplifié, je le reconnais car cela doit parler à tous.
Il est vrai que j'ai été plus sévère avec le reiki. je n'étais pas partie avec un regard critique mais ce que j'ai pu voir m'a mis sur ce chemin.
Je pense avoir rendu ce qui s'est passé en Equateur. Rien n'a été déformé. Tu vois bien que ce que tu dis ou ce que les filles disent n'est pas "saucissonné" par le montage.
J'ai dit que tu dormais quand Dominique est sortie du temple car c'etait vrai. Rapelle toi que c'est moi qui suis venue te reveiller.
J'ai dit que tu ne les avais pas alerter sur les dangers d'un mélange de la plante avec d'autres médicaments et c'est vrai. Ce sont d'autres chamans qui m'ont dit que ces mélanges pouvaient etre dangereux...
En ce qui concerne le satanisme ... Je te l'accorde, le mélange est loin d'être idéal !
Enfin, saches que la déontolgie demande que je donne la parole à tout le monde, d'un côté comme de l'autre, les pour, les contre, confronter les avis divergents et garder toujours une distance.
Caroline

Réponse de Atawallpa :
Les maîtres disent : celui qui est beau regarde tout avec de la beauté, celui qui est sage avec de la sagesse, celui qui est pervers regarde tout avec perversité. Quel est votre regard, madame Caroline Benarrosh ? Je ne vais pas vous dire ce qu'il est, mais vous faire prendre conscience plutôt de vos actes et de vos paroles.
Vous dites : "Je pense avoir rendu ce qui s'est passé en Équateur. Rien n'a été déformé. Voyons s'il est vrai que rien "n'a été saucissonné par le montage".
Commençons par la fin de votre mail si vous voulez bien :"J'ai porté un regard distancié sur le chamanisme."
Je vous rappelle un de vos premiers mails que vous m' avez envoyé : "Le film sera de 52 minutes sur la recherche du mieux être. Le documentaire s' attachera à raconter le parcours d'un français qui part à la rencontre du chamanisme. Il ne racontera qu'une seule histoire, d' avant le départ jusqu'au retour d'une personne. Pas de petits bouts de ci de là... le film passera en début d' été à la télévision française. Je ne veux surtout pas bâcler ce sujet qui est pour moi très important. C'est une tradition ancestrale que je respecte."
Vous dites dans le reportage et dans votre mail : "L' information sur ta condamnation, je me devais de la donner. C'est une association qui m' en fit part. C'est une information que l'on m'a donnée pendant le montage, je ne le savais pas avant. Et cette information concernait une mineure, une petite fille de 12 ans."
La vérité est la suivante : Je n'ai pas été condamné à donner de l 'argent. J'ai été en garde à vue pour l'acte d'organiser chez moi la cérémonie. Il y a une grande différence entre donner et organiser (celui qui a donné le médicament est un chaman de l' Équateur, car je ne pratique pas ce genre de cérémonies) ; il en est de même dans le fait qu'il y a une très grande différence entre une condamnation et une garde à vue. J'ai le droit de me défendre, dans le cas où l'on me poursuivrait en justice, mais vous m' avez déjà condamné, tout au moins devant l'opinion publique, et quelques uns malheureusement le croiront ! Ce que vous avez dit est totalement faux ! Savez-vous que je pourrais vous poursuivre en justice pour calomnie, madame Benarrosh !
Au sujet de l'enfant mineure, c'est le père de la fillette qui l'a amenée. Il a demandé si elle pouvait prendre la plante et je lui ai dit que dans notre tradition les enfants en prennent depuis l'âge de 4 ans, et que même des femmes enceintes la prennent. Cela est si vrai que dans votre reportage, on voit le petit garçon, fils du chaman qui lui en boit... car nous savons tous dans notre pays que c'est un médicament et non pas une drogue ! Et on voit comment l' enfant vomit, ce qui est la façon pour lui de se purifier, ce n'est pas qu'il est malade ! Votre regard se trompe mais vous direz certainement que vous en savez plus que nous, car pour vous, nous sommes seulement des 'chamanes fous', comme vous dites dans votre reportage. Il serait intéressant de savoir quelle est cette association qui vous a menti et que vous avez crue, sans vérifier comme l'aurait fait un vrai professionnel, madame la journaliste. C'est sûrement une de ces associations qui disent qu'elles luttent contre les sectes et qui sont à l 'intérieur de ce même petit esprit, car elles vous ont menti en déformant l' honneur d' une personne. Qu'allez-vous faire pour rectifier cette calomnie ?
Il en est de même concernant votre professionnalisme ; vous lancez en l' air un cas supposé d' assassinat de deux italiens, ce qui n'est pas confirmé ni jugé, ce sont seulement de pures suppositions. Madame Benarrosh, est-ce là la déontologie dont vous me parlez ? C'est alarmer les personnes avec des cas qui ne sont pas vérifiés ? Et quel est votre intérêt dans votre reportage de mélanger le satanisme avec le chamanisme ainsi que le reiki ? Que voulez-vous faire comprendre aux spectateurs ? Quel est le langage subliminal que vous pensez y insufflez ? Ou comme vous le dites-vous-même dans votre mail :" ces mélanges pouvaient être dangereux...". Comment allez-vous corriger aussi cette faute grave ? Même si dans votre mail vous semblez reconnaitre déjà certaines choses cela n'est pas suffisant : " En ce qui concerne le satanisme... Je vous l'accorde, le mélange est loin d' être idéal !"
Vous dites dans votre reportage que je demande 2000 euros pour le voyage pour réaliser 2 cérémonies. Mais vous savez bien, et vous vous ne le dites pas intentionnellement, que c'est pour réaliser un voyage dans 3 pays : Equateur, Perou et Bolivie ; et pour y réaliser 7 cérémonies de différents types, en incluant les autres frais d' hébergement, d' alimentation, de transport (avion depuis Quito à Cusco). Mais vicieusement vous dites seulement ce qui vous intéresse. Et ceci est vrai quand vous dites : "Je n'ai pas l' impression d'avoir dévoyé tant que ça le séjour auquel j'ai pu assister."
Vous dites dans votre mail : "J'ai dit que tu dormais quand Dominique est sortie du temple car c'était vrai. Rappelle-toi que c'est moi qui suis venue te réveiller."
Quelqu'un d'autre avec un regard juste et sans jugement, aurait pu dire : "fatigué d' accompagner toute la nuit, il s'est endormi un petit moment au lever du jour, (comme cela fut), pour récupérer et continuer son travail." Mais comme nous l' avons déjà dit, chacun juge selon sa condition.
Vous dites : "Il est vrai que j'ai été plus sévère avec le reiki."
Qui vous a donné le pouvoir pour être sévère, comme vous le reconnaissez-vous-même. Est-ce que c'est votre travail d' être sévère, en plus d' autres choses ?
Vous dites : "J'ai dit que ne les avais pas alertés sur les dangers d' un mélange de la plante avec d'autres médicaments et c'est vrai. Ce sont d' autres chamans qui m' ont dit que ces mélanges pouvaient être dangereux..."
Madame Caroline Benarrosh, seuls les produits chimiques ont des effets secondaires, les plantes naturelles n' ont aucun effet de ce type. L' ayahuasca est une plante qui a été utilisée durant des milliers d'années et elle a d' excellents résultats avec les toxicomanes et d'autres maladies.
Au contraire les composants chimiques génèrent de la dépendance et une mort lente. On appelle les drogues légales : médicaments, et on appelle drogues : les médicaments naturels ; ce qui est contraire et paradoxal. Seulement 15% de la médecine allopathique est considérée comme pleinement scientifique, et comme je vous l'ai déjà dit dans un autre communiqué, la seconde cause de mort est la mauvaise pratique médicamenteuse. C'est pour cela que les médecines naturelles ont commencé à être réutilisées, avec une grande participation. Alors, quelle est la plus violente ? Les drogues légales ou les drogues naturelles, madame Benarrosh ? Est-ce que dans votre reportage, il y un seul acte violent dû à l'ayahuasca, ou est-ce seulement votre qualificatif ? Dans tout votre reportage, on ne voit en aucun moment une violence quelconque, c'est plutôt le contraire, les participantes disent que ce fut une belle expérience et qu'elles sont très contentes, l'une autant que l'autre!
Vous dites dans votre reportage, que je veux libérer les vagins. Où dis-je cela ? C'est vous qui dites cela ! Je dis et on l'entend clairement : le vagin n'est pas seulement un organe de reproduction mais aussi un organe de perception. D'où sortez-vous l'idée que cela signifie libérer les vagins ?! Seulement votre mauvaise foi peut l'interpréter ainsi. Et ensuite vous dites : 'Quelques femmes furent séduites'. Souvenez-vous que vous nous avez fait répéter ce passage, pour que je dise comment se fait le processus d'inscription. La dame qui apparaît en train de nous écouter peut le certifier.
Vous dites, qu' après le festival à Trimurti vous êtes partis en Équateur. C'est un autre gros mensonge, le reportage en Équateur fut fait plus d’un mois avant ce festival, et vous le présentez comme une continuation.
Vous dites que j'ai vu les 2 femmes (qui apparaissent dans votre reportage), une fois seulement à Paris, et qu'elles me firent confiance. En vérité, je ne les ai jamais vues avant qu'elles arrivent en Équateur. C'est un autre mensonge de plus! Elles peuvent le confirmer, et d'autres choses encore, s'il y avait la liberté d'expression pour dire notre vérité. Des mensonges et toujours plus de mensonges.
Alors madame Caroline Benarrosh : Qui a donné aux journalistes (peu arrivent à s'en échapper) le pouvoir de juger et de dire tous les qualificatifs que vous avez nommés: chamanes fous, drogue violente, rares cérémonies, nouveaux dangers, sacrifices. Qui êtes-vous pour dire ce qui est bon ou mauvais ? Est-ce cela le journalisme ?! Une autre chose aurait été que quelqu'un le dise, comme dans le cas du policier, qui donne des opinions que je ne partage pas mais qui ne juge pas ni ne valorise comme vous le faites durant tout le reportage. Alors il est clair que votre intention était de tout déformer.
Avez-vous seulement vu quelque chose de bien ? Avez-vous la capacité de valoriser quelque chose ? Ou votre intention était-elle simplement de se moquer de moi et de mon peuple, en cherchant des choses ridicules pour essayer de nous présenter de façon négative. Où est la supposée liberté d' expression et votre respect des cultures ? Mais vous essayez de vous corrigez , quand vous dites dans votre mail : "Je comprends tout à fait que le reportage ait pu déplaire à ton entourage."
Est-ce qu'il peut y avoir une reportage sérieux et sincère, madame la journaliste ?
Souvenez-vous que 3 personnes du groupe (5 au total), m'ont dit que les journalistes sont perverses; que l'on ne peut pas avoir confiance en eux et qu'ils vous ont fait signer un document spécifiant qu'ils n'apparaîtraient pas dans le reportage. Souvenez-vous qu'à un moment ils s' énervèrent contre vous, et je suis intervenu pour calmer les esprits exacerbés, et j'ai dit pour clore la discussion : "J'ai confiance en toi Caroline, je sens que tu es une bonne personne".
Comme je me suis trompé complètement, comme vous as profité naïvement de moi ! Dommage que je ne vous ai pas fait signer un papier qui dise que le reportage ne paraîtrait pas sans mon approbation, comme vous me l'aviez promis.
Je peux seulement espérer que vous fassiez quelque chose pour remédier à ce que vous avez fait, sinon la vie se chargera de le faire, et de cette façon vous aller pouvoir prendre conscience de ce que vous avez fait. Vous n' avez sûrement pas une réelle et profonde conscience de ce que vous avez fait. Je veux croire qu'il en est seulement ainsi et non pas que vous êtes une personne de mauvaise foi avec le cœur déformé ! Nous allons voir.
Atawallpa Oviedo
Con el permiso y la guia de las 7 direcciones
anti
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27 mai 2009
Lettre ouverte à Caroline Benarrosh

Suite à la diffusion de l'émission, dans les circonstances que l'on sait, "Chamans, gourous : nouveaux sorciers, nouveaux danger", Christien Nourry, masseur-Kinésithérapeute et ostéopathe, a envoyé cette lettre à Caroline Benarrosh, réalisatrice du programme. Très bien écrite, elle apporte un nouvel éclairage qu'il me semble bon de mettre en avant.
Cette lettre, dont Atawallpa était en copie et qu'il m'a transmise, la voici (avec accord de tous, évidemment) :
15:30 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : chamanisme, reiki, atawallpa oviedo, nita mocanu, caroline benarrosh
19 mai 2009
Les nouveaux masques des sectes
Les sectes sont dangereuses et nuisibles. Elles s'appuient sur la manipulation mentale et l'asservissement, en vue d'en tirer des bénéfices au détriment et au mépris total de l'individu. Le pire se produit quand des faux gourous prétendent soigner ceux qui les croient de maladies graves, au point de les convaincre d'arrêter tout traitement classique, ce qui les conduit à une mort certaine.
Quelques points communs entre toutes les sectes
- Manipulation financière : dans une secte, la plupart du temps les tarifs sont exorbitants et dépassent largement la valeur de l'enseignement, ou d'un week-end de thérapie. La participation n'est pas libre, mais imposée et les montants sont disproportionnés. Certains vont même jusqu'à s'endetter.
- Manipulation sexuelle : sous couvert de soins énergétiques, les gourous imposent des pratiques parfois sexuelles. Par ailleurs, être choisi par le gourou est présenté comme un très grand honneur, refuser ses avances est non seulement difficile mais de plus mal vu par le groupe. Toute proposition sexuelle doit éveiller votre méfiance, quelle qu'elle soit. Il s'agit tout simplement d'abus sexuels qui en aucuns cas ne participent à votre épanouissement.
- Pressions physiques : fatigue, jeûnes, réveils nocturnes, etc. sont préconisés par le gourou. Au final, l'ensemble de ces pratiques visent à affaiblir physiquement les "adeptes" dont les capacités de résistance et de réaction sont alors amoindries.
- Perte des repères : rupture avec l'environnement d'origine. La manipulation peut aller jusqu'à la rupture avec le noyau familial. La nouvelle famille, c'est le groupe ! Il faut adopter la pensée du groupe, ses lectures et tous ses choix culturels. Plus le temps de réléchir. Peu à peu, la secte occupe davantage de votre temps. En dehors des séances de groupe, vous avez des rendez-vous réguliers et obligatoires avec un autre "adepte".
- Prosélytisme obligatoire : les sectes comportent des systèmes de parrainages, des soirées où vous devez amener un proche.
Les nouveaux masques des sectes
Les sectes prennent depuis peu des nouveaux masques, en particulier celui de la psychothérapie avec une floraison de faux coaches et autres experts autoproclamés de développement personnel (ce n'est pas le but qui est en cause mais les faux experts). Il s'agit de l'une des conclusions majeures du rapport publié aujourd'hui par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), qui dit avoir reçu ces derniers mois des "témoignages inquiétants sur deux types de déviance": "la nouvelle médecine germanique" et "la falsification de la mémoire retrouvée".
Les fausses formations de psychothérapeutes
Selon le rapport, seuls 50 à 65% des praticiens ont reçu une formation reconnue par l'Etat: doctorat de médecine, master en psychologie clinique ou formation de psychanalyste (encadrée par la profession). Les autres, 25 à 30%, se réclament de "disciplines diverses" et ont des "parcours de formation hétérogènes". Or les instituts, universités et facultés libres disant former à la psychothérapie "ne sont l'objet d'aucun contrôle de l'autorité publique sur la conception des programmes", remarque la Miviludes. "Aucune garantie n'est donc donnée sur la qualité des formations ni sur la valeur des diplômes délivrés, dont aucun d'ailleurs, quelle que soit la méthode psychothérapeutique enseignée, n'est aujourd'hui reconnu par les pouvoirs publics".
La "nouvelle médecine germanique" et la "falsification de la mémoire enfouie"
"Même si la majorité des psychothérapeutes exercent leur art de manière satisfaisante", un tel contexte est favorable aux dérives, note le rapport. "Au cours des derniers mois, la mission a plus particulièrement été alertée par des témoignages inquiétants sur deux types de déviances dans le champ de la santé".
La première, la "nouvelle médecine germanique", inspirée par le Dr Ryke Geerd Hamer, "développe la thèse que toute maladie et en particulier les cancers naissent de graves conflits psychologiques non résolus (...) enfouis dans l'inconscient du malade. Le décryptage de ce conflit conduit à la guérison". Les "praticiens" qui l'appliquent disent en général que leurs méthodes se réfèrent à "la psycho-généalogie, l'hypnose, la sophrologie, les constellations familiales, la kinésiologie, le rebirth".
La seconde déviance repose sur la "falsification de la mémoire enfouie". Le "psychothérapeute" diagnostique systématiquement des maltraitances ou agressions sexuelles commises sur le client au cours de son enfance, dans un cadre intrafamilial. Il suggère en outre au client d'en "tirer toutes les conséquences", autrement dit de rompre avec sa famille.
"Il ne s'agit nullement de suspecter toutes les médecines douces"
"Il ne s'agit nullement de suspecter toutes les médecines douces", souligne Georges Fenech. Une précision à laquelle nous sommes évidemment sensibles, après avoir protesté ici contre la manipulation dont ont été victimes sur M6 un chamane traditionnel, Atawallpa Oviedo, et un maître de reiki, Nita Mocanu, alors que leurs pratiques - qu'on y croit ou pas - n'ont absolument rien ni de sectaires ni de dangereuses.
Le chamanisme est la forme la plus ancienne de toutes les techniques que l'Homme a imaginées depuis son apparition pour se sentir mieux. Aucun chamane n'essaie d'avoir d'emprise sur ceux qui viennent le voir, ce serait totalement contraire aux bases mêmes du chamanisme.
Le reiki, comme l'a très clairement précisé Nita Mocanu, n'est pas une méthode de substitution à l'allopathie mais un simple accompagnement. Au mieux, cela fait vraiment du bien, au pire c'est totalement inoffensif mais en aucun cas, cela ne peut être dangereux. Comme dans le cas du chamanisme, aucun maître reiki ne va rechercher la dépendance de ceux qui viennent le voir. Au contraire, il partage volontiers ses connaissances avec ceux qui le lui demandent, ce qui est l'inverse d'une position de domination.
Cela étant précisé, les charlatans existent et doivent être combattus. Ce sont des escrocs dont les méfaits peuvent aller jusqu'à mettre en danger la vie de leurs victimes. Le ministère de la Santé prévoit de recenser et d'évaluer en ce sens "toutes les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique". Les premiers résultats de ce travail seront consultables sur Internet en 2010.
Les éléments de cette note proviennent principalement d'une dépêche d'agence (AP) et du site info-sectes.ch
Photos (source web) :
- Le faux gourou Claude Vorilhon alias Raël
- Tom Cruise à une réunion de scientologues
15:41 Publié dans Anna bloGalore | Lien permanent | Commentaires (46) | Envoyer cette note | Tags : sectes, atawallpa oviedo






