09 mars 2012
Greenpeace - Ayo, le clip est sorti !
Ca y est, le clip de Greenpeace avec Ayo - et nous parmi les figurants - vient de sortir ! C'est la boîte de prod qui vient de nous l'annoncer hier en postant un commentaire sur la note que j'avais consacrée au tournage du clip à Montpellier début février. Un grand moment malgré le froid glacial.

Bonjour Anna,
Je me présente, je suis un des chargés de communication web de Greenpeace France.
En faisant une de mes revues de blogs, je suis tombé sur votre blog et surtout sur votre billet sur Ayo à Montpellier : http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/archive/2012/02/04/une-journee-avec-ayo-et-greenpeace.html
Donc tout d'abord merci pour votre implication et pour votre participation pour cette journée (surtout vu le froid et le vent de celle-ci...).
Nous sommes en train de finaliser le clip avec tout ce que cela implique d'étapes de validation (remontage, reremontage etc.) et j'aimerais savoir si vous seriez potentiellement intéressée pour recevoir le lien vidéo dès qu'il sera publié et surtout intéressée pour le publier sur votre blog ? Bien sûr, libre à vous de ne pas le publier non plus !
Je tiens aussi à vous signaler et vous rassurer que nous n'avons pas de démarche de rémunération de blogueur et encore moins une démarche de fabriquer un panel blogueur (ou toute autre chose de ce type).
En espérant que mon courrier ne soit pas trop intrusif,
Très cordialement,
Arnaud, Libérons l'Énergie !

Bonjour Arnaud,
Quel grand plaisir de vous lire !
Concernant le clip avec Ayo, la réponse est OUI bien sûr ! Nous publierons très volontiers le lien et mettrons la vidéo en ligne dès qu'elle sera disponible, il nous tarde de la découvrir. Pour ne rien vous cacher, nous regardons régulièrement depuis le jour du tournage si nous trouvons des infos sur sa sortie sur les différents sites de Greenpeace. Nous pourrons également en faire diffuser le lien par Facebook, afin de contribuer en toute modestie à sa diffusion.
Et - je vous rassure également - nous ne recherchons aucune rémunération ni "retour d'image" (autre que celui naturel que ceux qui nous apprécient peuvent faire de façon spontanée). Nous partageons avec vous certaines valeurs qui nous semblent essentielles, dont l'engagement désintéressé au service de causes qui nous sont chères. Notre participation au tournage du clip en est l'une des manifestations, de même que les articles que nous consacrons régulièrement à Greenpeace sur le blog (pour info, nous recevons entre 35000 et 45000 visiteurs uniques par mois).
Encore merci pour votre message et au plaisir de poursuivre la route vers une Terre plus belle à vos côtés.
Très cordialement,
AG
... et visiblement, l'information a circulé efficacement puisque notre blog a été informé en avant-première de la sortie du clip dès hier. Et on trouve le résultat superbe. Bravo à Julien Paolini, le réalisateur, pour son excellent travail !
Attention, je ne dis pas ça parce qu'on en fait partie. D'ailleurs, ne nous cherchez pas, on ne nous y voit à aucun moment ou alors peut-être très fugitivement en flou à l'arrière-plan et encore on ne peut pas affirmer que c'est nous, ce qui a provoqué chez nous un fou-rire homérique. On a repensé à ces sept heures par une température polaire à refaire infatigablement les mêmes scènes et tout ça pour ne pas apparaître sur le montage final, arrgghh... Sic transit gloria mundi...
Mais attention, hein, si c'était à refaire, on n'hésiterait pas une seconde ; on le referait.
Cela a rappelé à Anti une scène hilarante de Monstres et Cie, où on voit Jack Sullivan, le gros monstre bleu, tourner une pub dans laquelle son acolyte Bob Razowski joue un second rôle. Ce dernier est très fier d'apparaître sur le clip aux côtés de Sulli qui est une superstar chez les Monstres. Sauf que, quand le clip est diffusé, à l'instant où Bob apparaît, son visage est caché par un slogan publicitaire. Ben voilà, sur le clip de Greenpeace, Bob c'est un peu nous et Ayo, c'est Sulli.Ayo ? Si tu lis ceci, avoue que tu n'aurais jamais cru qu'on te compare un jour à un énorme monstre bleu. Ben voilà, c'est fait.
Très belle journée à vous
08:08 Publié dans Accueil | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : greenpeace, ayo, énergies renouvelables
05 février 2012
Une journée avec Ayo et Greenpeace




Le matin, nous étions une quarantaine.
Vers midi, une centaine.
En début d'après-midi, plus d'un millier.
Ayo nous a gratifiés d'un mini-concert improvisé a capella - impossible de jouer de la guitare avec le froid et le vent. C'était certainement la première fois qu'elle faisait un show en se servant d'un mégaphone ! L'ambiance était très joyeuse malgré le froid glacial et les longs intermèdes où nous attendions que la caméra soit en place pour refaire ou enchaîner les prises.

Le clip sera mis en ligne sur le site de Greenpeace prochainement, on vous en reparlera sûrement.
A noter aussi le 11 mars une nouvelle manifestation d'envergure : une chaîne humaine ininterrompue entre Lyon et Avignon pour marquer le premier anniversaire de Fukushima dans ce couloir rhodanien où tant de centrales nucléaires ont été construites. On attend 230000 personnes.
Très belle journée à vous

08:30 Publié dans Accueil | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : greenpeace, ayo, énergies renouvelables
12 juillet 2011
Ayo et Féfé revisitent Maxime Le Forestier

On se les aime bien ces trois là, alors pensez que la nouvelle a fait mouche quand j'en ai eu vent ! Je vous propose de visionner cette petite vidéo, un pur régal de fraîcheur et de bonne humeur :
Je ne sais rien faire - Ayo et Féfé
Pour la petite histoire le premier album de Maxime Le Forestier est sorti en 1972, mais c’est un an auparavant que le chanteur a séjourné dans cette fameuse « maison bleue », à San Francisco. Pour fêter ce 40e anniversaire, l’album est entièrement réinterprété par des artistes d’aujourd’hui.
A l’époque de sa sortie, la chanson San Francisco, celle qui parle de cette fameuse « maison bleue adossée à la colline », a fait un "bide". Les radios ne la diffusaient pas, ou tard dans la nuit. Aujourd’hui, elle est devenue culte, symbole de toute la génération hippie. Une période que Maxime Le Forestier a lui-même vécue et dont il s'est inspiré pour écrire ce morceau après avoir séjourné dans la "maison bleue", située sur les hauteurs de San Francisco. C’était en 1971.
Quarante ans plus tard, le chanteur et sa maison de disques Polydor fêtent cet anniversaire d'une bien belle manière. Tout d’abord en ressortant l’album original dans une édition Deluxe comprenant en bonus des morceaux inédits enregistrés en studio, mais aussi des titres chantés en live lors d’un concert à l’Olympia en 1973 et lors d’un Musicorama en 1974.
Mais c’est surtout l'album de reprises qui attire l’attention. Intitulé La maison bleue, alors que celui d’origine n’avait pas de titre, il permet à toute une palette d’artistes de la nouvelle génération de reprendre toutes les chansons de l’album. On retrouve ainsi Calogero qui reprend magnifiquement Mon frère, Salvadore Adamo qui nous chante L’éducation sentimentale, Juliette et François Morel qui interprètent en duo Parachutiste ou encore Emily Loizeau sur Ça nous sert à quoi. Stanislas avec Fontenay aux Roses, Ayo et Féfé avec Je ne sais rien faire, La rouille avec La Fiancée, La Grande Sophie avec Comme un arbre, Sam avec Mourir pour une nuit, Daphné avec Marie, Pierre et Charlemagne, et enfin Daby Touré avec San Francisco complètent la liste.
La maison bleue reprise par tous ces artistes permet à tous ceux qui ne le connaissaient pas de découvrir un superbe album, aux mélodies indémodables et aux textes magnifiquement écrits par Maxime Le Forestier. De quoi donner envie de se replonger dans l’intégrale de sa discographie. (Source texte).
Mais pour finir, place à l'artiste :
Très belle journée à tous,
anti
14:00 Publié dans L'Univers d'Anti, Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ayo, féfé, maxime le forestier
01 juin 2011
Ayo - I want you back
Et on bouge ses p'tites fesses tout en regardant le nouveau clip d'Ayo !
Enjoy !
anti, doudou M.J.
14:29 Publié dans L'Univers d'Anti, Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ayo, mickael jackson
30 juillet 2009
Rock aux Arènes, la compil

Après les quelques concerts mémorables aux Arènes dont Anti a parlé ici et avant de partir pour des vacances très attendues, j'ai rassemblé dans un nouvel album une petite sélection de mes meilleurs soirées dans ce lieu hors du commun - du moins celles où j'ai pu prendre des photos.
Ca commence en 2004 avec Phil Collins. Connaissant bien l'organisateur - par ailleurs ami personnel du chanteur - j'ai eu accès, rare privilège, à la répétition dans l'après-midi qui a précédé le show. Nous étions en tout trois personnes dans les Arènes face à la scène, c'est dire si on se sentait plus VIP que n'importe quel VIP. Phil Collins a chanté, rien que pour nous donc, "True colours" a capella avec ses choristes. Moment inoubliable... Le soir du concert, environ 12 000 autres spectateurs nous ont rejoints. Le maximum que peut contenir les Arènes.
Autre superbe souvenir, Muse en 2007. Je n'avais malheureusement qu'un téléphone portable de très basse qualité et la seule photo que j'ai gardée est très floue mais reflète un moment d'euphorie, lorsque des immenses sphères gonflées ont été lancées sur le public. Le show était renversant du début à la fin.
Ce mois-ci, nous avons eu la chance, Anti et moi, de vivre deux soirées superbes avec en tout six groupes, dont elle a parlé ici :
Alela Diane, Justin Nozuka, Jason Mraz, Raphael Saadiq, Ayo et Seal. Il se trouve que plusieurs de mes photos préférées concernent Seal et son groupe, il y en a donc pas mal dans l'album.
Parmi les grands concerts dans le même lieu mais dont je n'ai aucune photo, je tiens à mentionner David Bowie (arènes bourrées à craquer), Placebo (fantastique) et Manu Chao (j'avais 39 de fièvre et c'était blindé aussi).
Rock fever, forever !
L'album se trouve ici : Rock aux Arènes.
Très belle journée à vous
08:15 Publié dans Accueil, Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : nîmes et ses alentours, concerts, photographie, muse, phil collins, ayo, seal
26 juillet 2009
Ayo aux arènes de Nîmes

Festival aux Arènes de Nîmes donc, la suite avec le concert de Ayo, gracile, sublime, à la voix enchanteresse.
Après le spectacle donné par Raphael Saadiq, spectacle auquel elle a assisté dans les arènes, une musique s'est élevée, une voix nous a élevé...
Petit retour sur cette jeune femme (née le 14 septembre 1980) que la vie n'a pas épargnée.
Née en Allemagne, enfant du métissage, Ayo (de son vrai nom Joy Olasunmibo Ogunmakin) est très tôt sensibilisée aux questions de l'Autre et de la différence. Son père nigérian, DJ à ses heures perdues, possède une importante collection de vinyles et l'initie à la musique. Elle est ainsi bercée par Pink Floyd, Fela Kuti ou Bob Marley.
A l'âge de six ans, elle assiste impuissante à la déchéance d'une mère tzigane roumaine sombrant dans la drogue. C'est aussi à cette époque qu'elle s'intéresse au violon, comme une sorte d'exutoire, avant d'abandonner cet instrument pour le piano, et enfin la guitare.
Déjà, elle commence à composer. C'est d'ailleurs à l'adolescence qu'elle écrit le titre 'Neva Been', qui paraît ensuite sur son premier album.
En 2001, à l'occasion d'un séjour dans sa famille à Londres, elle se découvre un réel besoin de voyager. Elle qui avait déjà visité le Nigeria de ses origines durant son enfance débute des allers-retours incessants entre Paris et New York et trouve dans le pluralisme de la Grosse Pomme un style de vie qui lui convient.
Faisant une pause dans sa carrière le temps de s'occuper de son petit garçon Nile, la jeune femme ne peut néanmoins prolonger son congé maternité car, et un peu malgré elle, le phénomène Ayo a commencé.
Composant et enregistrant en cinq jours les douze titres qui composent 'Joyful', qui sera un succès commercial et critique énorme. Elle récidive en 2008 avec Gravity at last. (Source Evène)

Attraction musicale
Avec plus de 450.000 copies vendues dans l'Hexagone et deux nominations aux Victoires de la musique, l'album 'Joyful' et son single 'Down on my Knees' ont propulsé Ayo sur le devant de la scène. Deux ans après le succès de ce premier opus, l'artiste revient avec un disque enlevé et diversifié. Rencontre avec l'heureuse auteur d'un 'Gravity at Last' très réussi.
Belle et talentueuse, c'est déjà pas mal pour une seule femme. Joy Olasunmibo Ogunmakin, Ayo de son nom de scène, ne s'en contente pas. Touchante, gentille, accessible et souriante, elle se prête avec simplicité au jeu de l'interview. Après une journée marathon de rencontres avec la presse, beaucoup seraient maussades. Ayo, elle, reste disponible et réellement à l'écoute. Ravie de pouvoir sortir sa guitare pour une session acoustique à la fin de l'entretien, elle s'inquiète même du résultat : "Vous êtes sûre que vous ne me dites pas que c'était bien comme quand le jury de la 'Star Academy' affirme que c'est génial alors qu'en réalité c'est horrible ?!" Mais non Ayo, on te jure, c'était super.
L'enregistrement de cet album, comme du précédent, s'est fait en cinq jours. Pourquoi un si court délai ?
Je pense que pour faire quelque chose de bon, il n'y a pas besoin de beaucoup de temps. On ne peut pas recréer un instant et, quand on a trop de temps, on essaie de le faire. Tu fais un truc très bon une fois et tu te dis que tu peux encore l'améliorer. Tu recommences mais ça ne sera jamais aussi bon… C'est pour ça que je ne fais jamais plus de trois prises. Trois, c'est vraiment le maximum, quand il y a un problème technique à l'enregistrement.
Avec des titres soul, gospel et blues, 'Gravity at Last' évoque une culture musicale noire américaine. Vous vouliez marquer une différence nette avec le style de 'Joyful' ?
Il y a certaines choses plus gospel, blues ou afrobeat. Ca ne signifie pas que c'est plus américain. Je suis africaine, gitane, née en Allemagne de l'Ouest. Je ne suis pas Américaine et je ne le serai jamais. En réalité, je ne crois même pas à l'idée d'être américaine, d'être ceci ou cela. Je suis juste moi. Le style du premier et du second album est le même. C'est juste plus progressif, plus rythmé. Il y a de nombreuses chansons que j'avais déjà lors du premier disque mais que je n'avais pas enregistrées. J'ai beaucoup plus de compositions que les douze du premier album et les treize du second ! J'écris tout le temps : je n'écris pas pour faire un disque, j'écris parce que je suis musicienne. Ce qu'il y a sur mes albums, c'est une infime partie de mes chansons. J'adorerais sortir un double album mais c'est la maison de disques qui décide du nombre de titres.
Dans ce cas pourquoi ne pas en avoir sorti un autre plus tôt ?
Si le disque n'était que pour le France, j'en aurais déjà sorti un autre l'an dernier. J'aurais vraiment aimé. Ce n'est pas sympa de jouer les mêmes chansons pendant deux ans. Mais c'est une sortie mondiale et il faut comprendre le fonctionnement d'un label dans son ensemble. Et puis je suis aussi une mère, une femme et je dois prendre soin de ma famille. Certaines choses ne sont pas aussi importantes pour moi qu'on pourrait l'imaginer. Ma priorité est ma famille. Mon fils m'a apporté un équilibre : avoir un enfant, ça t'oblige à être plus direct, plus déterminé. Tu vas droit au but. C'est en partie pour ça que j'ai intitulé l'album : 'Gravity at Last'.

Vous parlez beaucoup de votre vie personnelle dans vos chansons. La musique revêt une fonction catharsique chez vous ?
En ce qui concerne la musique, je suis égoïste. J'ai commencé à jouer parce que j'en avais besoin. Je n'avais personne à qui parler et je recherchais quelque chose pour exprimer ce que je ressentais vraiment. J'ai grandi dans des conditions un peu difficiles, différentes de la plupart des gens. Quand je joue ou j'écris, je le fais pour moi, pour me sentir mieux et devenir une personne meilleure, plus équilibrée. J'écris pour extérioriser mes angoisses, ma colère. Ca m'aide à lâcher prise et accepter les choses. Certaines de mes chansons comme 'Lonely' ou 'Better Days' sont prises pour des chansons d'amour. Seules les personnes concernées comprennent de quoi ça parle réellement. Parfois elles n'apprécient pas. Mon père n'est pas vraiment le plus grand fan de mon second album. Je n'ai aucun moyen de communiquer avec mes parents aujourd'hui alors je le fais par la musique.
En découle une certaine publicité de votre vie personnelle. Ça ne vous effraie pas ?
Les gens ne peuvent rien dire sur moi, vu que tout est déjà dit. Aujourd'hui, je suis plus protégée que je ne l'étais autrefois. Quand j'allais à l'école, je mentais. Je ne disais pas que j'allais voir ma mère en prison. Personne ne le savait. Les gamins sont horribles à un certain âge, il fallait que je me protège.
Du coup, je ne pouvais pas être entièrement moi-même et vivre pleinement. Je n'ai jamais été quelqu'un de triste : je plaisantais, j'étais joyeuse, mais quand je rentrais à la maison, c'était difficile. Ma mère n'était pas là et mon père avait beaucoup de problèmes. J'étais une petite fille noire dans un pays blanc.
L'Allemagne n'est pas comme la France, vous savez… J'avais beaucoup de choses à gérer et je ne pouvais pas en parler. Je n'avais pas beaucoup d'amis. Alors aujourd'hui, je suis juste heureuse de pouvoir parler de tout ce dont j'ai envie. Je ne suis plus gênée. On ne devrait jamais être gêné par quelque chose que nos parents ont fait. Certains me disent que je ne devrais pas évoquer tout ça mais je m'en fiche. C'est eux qui ont un problème. Les vies sans imperfections n'existent pas.
Comment vous êtes-vous retrouvée à signer avec un label français ?
C'est une longue histoire. Je m'apprêtais à signer avec un gros label allemand et puis, au dernier moment, j'ai changé d'avis. Ils voulaient m'enfermer dans un genre, faire de moi la prochaine star du reggae allemand. J'ai tout abandonné pour partir à Londres. Ca m'a causé quelques problèmes mais j'ai bien fait.
Je voulais quitter l'Allemagne, m'éloigner de ma mère, laisser mon passé derrière moi et me trouver. J'avais déjà quelques chansons comme 'Down on my Knees' 'Watching You' ou 'Without You' mais c'est là que j'ai vraiment débuté la musique.
J'ai acheté une guitare avec l'avance sur contrat que m'avait fait le label allemand et j'ai commencé à écrire. Je jouais dans des petits bars à Londres puis à Paris. J'ai fait les premières parties de Dieudonné et Titoff… Personne ne me connaissait. J'ai d'ailleurs commencé à apprendre le français pour comprendre ce qu'ils disaient parce que tout le monde riait, et moi je trouvais qu'ils avaient l'air drôle mais je ne comprenais rien.
Aborder des sujets plus politiques dans vos compositions, ça ne vous tente pas ?
J'ai des chansons politiques, beaucoup en fait. Peu sont sur l'album mais elles existent. Après, je pense qu'on peut mélanger musique et politique mais il faut vraiment savoir comment. Pointer du doigt bêtement n'a aucun intérêt. Je suis capable de dire si une action est bonne ou mauvaise, j'ai les bases en politique, mais, pour se permettre d'approfondir plus, il faut avoir étudié le sujet. Bob Marley était politique d'une façon intelligente. Il donnait de grandes tendances, parlait de bien et de mal… C'est une meilleure façon de faire passer un message que celle d'un Peter Tosh, je pense.
Propos recueillis par Aurélie Louchart pour Evene.fr - Septembre 2008
Ayo fera un hommage à Mickael jackson dans une superbe reprise de "I want you back".
Un concert très, très... humain.
Autres vidéos 1, 2, 3, 4, 5, 6.
Son site très sympa avec toutes les dates de concerts (et il y en a) de cet été.
Autres concerts aux Arènes :
Alela Diane, Justin Nozuka, Jason Mraz et Raphael Saadiq.
Joyful en écoute sur Deezer
Gravity at last en écoute sur Deezer
Ayo sur Deezer
anti
14:11 Publié dans L'Univers d'Anti, Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : nîmes et ses alentours, concerts, ayo
28 avril 2009
Iggy et Izia
Hier soir, l'évènement du jour était sur Canal, avec Iggy Pop à "La Musicale", émission malheureusement présentée par l'horripilante Emma de Caunes, toujours plus inepte et laborieuse que jamais avec ses vannes qui tombent lamentablement à plat. Heureusement, cet inconvénient était largement compensé par la prestation d'Iggy, en particulier dans une série de duos pour la plupart époustouflants.
D'entrée, on a pu apprécier sa voix chaude et grave sur "C'est une chanson qui nous ressemble" de Jacques Prévert et un premier duo, en français aussi, avec Ayo sur "Ne me quitte pas", plein d'émotion et d'intensité. Je ne vais pas parler de tous les duos - certains étaient d'ailleurs peu convaincants, comme celui avec Benjamin Biolay à la voix inexistante. Par contre, trois autres étaient au plus haut niveau : celui qu'il a fait avec China Moses (digne fille de Dee Dee Bridgewater) sur Hi De Ho de Cab Calloway, celui avec Grace Jones qui semble totalement échapper à l'âge tellement elle garde une plastique et une voix parfaites et celui - mon préféré - avec une chanteuse absolument renversante de pêche, de qualité et de puissance, Izia.
Un truc drôle : j'ai trouvé des infos sur elle en cherchant sur le net et devinez quel site me les a données en premier ? Celui de mon fils Daashy. Petit monde, non ?
Izia a 18 ans, elle a déjà fait des premières parties d'Iggy et des Stooges depuis qu'elle en a 16, elle est auteur, compositeur et interprète. Ah oui, elle est la fille de Jacques Higelin et donc la soeur d'Arthur H - mais ce qu'elle fait n'a rien à voir avec l'un ou l'autre, ce qui est tout à son honneur. Beaucoup la comparent à Janis Joplin. Elle a en commun avec elle une voix taillée dans le rock. Jugez-en par vous-mêmes. Attention si vous venez de vous lever, ça décoiffe.
Celle-là, elle n'a pas fini de faire parler d'elle et en bien. Dès que je trouve son CD, je l'achète.
Très belle journée à tous
08:30 Publié dans Accueil, Coups de coeur, Musique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : jacques prévert, ayo, iggy pop, izia






