18 février 2012
Pesticides : 800 000 professionnels vont devoir retourner à l'école
Nous vous parlions dernièrement de la condamnation de deux empoisonneurs (Monsanto et Eternit condamnés, sale temps pour les empoisonneurs). De nombreux lecteurs du blog sont intéressés par un monde plus respectueux de la nature aussi je vous recommande le site : Bioaddict.fr, très riche, dont voici un article tout à fait dans l'air du temps.
Pesticides : 800 000 professionnels vont devoir retourner à l'école, un article de Mathilde Emery.
800 000 professionnels concernés par les produits phytosanitaires, dont les agriculteurs, les distributeurs, et les conseillers, vont devoir suivre obligatoirement une formation ou une évaluation. L'objectif est de réduire le recours aux pesticides, de mieux sécuriser leur utilisation et de diminuer les risques pour la santé et l'environnement.
Beaucoup d'agriculteurs se plaignent de ne pas avoir été, et de ne toujours pas être, bien informés sur la toxicité des pesticides et le bon usage de ces produits. Cette mésinformation, qui n'est pas innocente de la part de certains industriels, a indiscutablement entrainé des utilisations abusives et inconsidérées de pesticides, qui ont ainsi mis, et continuent à mettre notre santé en péril, et la leur aussi. Monsanto vient ainsi d'être reconnu coupable de l'intoxication d'un agriculteur qui avait utilisé le Lasso, un herbicide très puissant.
Dans le cadre du Grenelle de l'Environnement, les ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture ont donc mis en place en 2008 le plan " Ecophyto 2018 " avec pour objectif réduire progressivement l'usage des pesticides de 50% d'ici 2018. Ce plan prévoyait une formation adaptée des professionnels avec la remise d'un " certificat individuel produits phytopharmaceutiques " (dénommé Certiphyto) validant la formation (mais ce n'est pas un diplôme). Et il s'inscrit dans le cadre européen d'une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable.
800 000 professionnels à évaluer et à former
Plus de 140 000 professionnels ont ainsi pu bénéficier de la formation entre 2009 et 2010. Mais c'est très insuffisant.
Le dispositif Certiphyto a donc été généralisé début janvier 2012 auprès de tous les professionnels qui ont un lien avec les produits phytopharmaceutiques. Et c'est donc 800 000 personnes qui vont devoir se former rapidement : les distributeurs, les conseillers et les utilisateurs professionnels. Ces derniers représentent la catégorie la plus nombreuse notamment composée des agriculteurs qu'ils soient exploitants agricoles ou salariés, sans oublier ceux qui sont dans les dispositifs d'entraide et les professionnels qui travaillent en CUMA ( Coopératives d'Utilisation de Matériel Agricole). Sont concernés aussi les professionnels des entreprises des territoires qui font des travaux agricoles ou forestiers, les entreprises d'application professionnelle, les entreprises du paysage et aussi les entreprises qu'on appelle " les grands comptes " et qui ont un lien avec les pesticides, la SNCF par exemple qui assure l'entretien des voies. Et enfin, les personnes qui travaillent dans les collectivités territoriales devront également être formées. La formation porte sur la réglementation des produits phytopharmaceutiques, la préservation de la santé et de l'environnement et les techniques alternatives.
" Le certificat individuel, va donc devenir obligatoire à court terme pour utiliser à titre professionnel les produits phytopharmaceutiques, les vendre ou conseiller leur utilisation. Et ce certificat, qui concourt à l'agrément des entreprises, sera également obligatoire pour acheter les produits phytopharmaceutiques à usage professionnel" indiquent les ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture.
Bien entendu un délai est accordé pour acquérir la formation. Ainsi les personnes en activité dans les entreprises soumises à agrément pour les activités d'application en prestation de service, de distribution ou de conseil à l'utilisation de produits phytopharmaceutiques, auront jusqu'au 1er octobre 2013 pour obtenir le certificat.
Pour les professionnels des secteurs dont les entreprises ne sont pas soumises à agrément la date limite a été fixée au 1er octobre 2014.
Comment obtenir le certificat ?
Plusieurs voies d'accès au certificat ont été retenues afin de répondre à la diversité des professionnels :
La première est celle de la formation d'une durée de deux à quatre jours, sur quatre thèmes : la réglementation, la santé, la protection de l'environnement et les techniques alternatives.
Une deuxième voie est réservée aux personnes qui ont déjà des connaissances avérées en la matière, qui ont suivi des stages, par exemple, ou qui, dans le cadre de leur activité professionnelle, on suivi l'actualité en matière de réglementation, en matière de travaux de recherche, en matière d'évolution de technologie. Pour obtenir le certificat un test suffira. Il portera sur les 4 mêmes thèmes que la formation.
Enfin, bien entendu, les personnes qui ont obtenu des titres ou diplômes depuis moins de 5 ans seront exemptées.
Où s'adresser ?
En pratique la demande de certificat doit être effectuée par téléprocédure en se connectant sur le site www.mon.service-public.fr et en suivant les instructions.
La formation est assurée par les 300 organismes habilités par les DRAAF et accessibles sur les sites des différentes DRAAF ou DAAF.
C'est la DRAAF ou la DAAF qui instruit le dossier. Le directeur de la DRAAF ou de la DAAF délivre le certificat qui est ensuite édité et expédié au bénéficiaire par FranceAgriMer, un établissement public du ministère de l'Agriculture.
Enfin la durée de validité du certificat est de seulement 5 ans, mais elle est portée à 10 ans pour les personnes qui travaillent en exploitation agricole
Nul doute que ces actions de formation et de sensibilisation vont ouvrir les yeux de beaucoup de ceux qui doutaient de la toxicité des pesticides, ou qui ne voulaient pas savoir.
Mathilde Emery
anti
11:30 Publié dans L'Univers d'Anti, Nature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : kokopelli, ressources naturelles, ogm, biodiversité, pollution, développement durable, home, bio, monsanto
21 janvier 2012
Kokopelli en marche pour la Victoire !
Kokopelli ? Vous vous souvenez ? Non ? Alors relisez cet article, Kokopelli, un Joueur de Flûte Enchantée dans le Rêve de Gaïa.
Hier, j'ai reçu un mail de notre voisin d'Alès, qui m'a fait chaud au coeur ! Lisez plutôt :
Kokopelli en marche pour la Victoire !
Communiqué de Kokopelli du 19 janvier 2012
L’avocat général chargé du dossier Kokopelli devant la Cour de Justice de l’Union Européenne a donné aujourd’hui lecture publique de ses conclusions. Nous avons la joie d’annoncer qu’elles nous donnent entièrement raison !
En effet, le magistrat conclut à l’invalidité de l’interdiction de commercialiser des semences d’une variété non inscrite au catalogue officiel, et ce aux motifs que cette interdiction, portée par la législation Européenne aussi bien que par la réglementation Française, viole le principe de proportionnalité, la liberté d’entreprise, la libre circulation des marchandises, ainsi que le principe de non discrimination. La quasi-totalité de nos arguments ont été retenus !
De plus, l’avocat général n’a pas manqué d’affirmer, au contraire de ce qui était avancé par nos nombreux adversaires (Commission Européenne, Conseil de l’Union Européenne, République Française, Royaume d’Espagne et société Graines Baumaux), que, d’une part, les règles relatives à l’admission des semences au Catalogue Officiel n’ont « aucun rapport avec la santé des plantes », d’autre part, que « il appartient aux agriculteurs de décider des variétés qu’ils cultivent », enfin que cette législation limite excessivement le choix des consommateurs qui n’ont « ni accès aux denrées alimentaires ou autres produits issus de variétés qui ne satisfont pas aux critères d’admission, ni la possibilité de cultiver eux-mêmes ces variétés, par exemple dans leur propre jardin ».
De même, l’avocat général rappelle à juste titre que « le fait que les agriculteurs soient cantonnés à des variétés admises réduit enfin la diversité génétique dans les champs Européens ».
Il en conclut logiquement que « les inconvénients de l’interdiction de commercialiser des semences de variétés non admises l’emportent manifestement sur ses avantages. »
Nous sommes extrêmement satisfaits de ces conclusions et nous avons maintenant l’immense espoir que la Cour suive l’avis de son avocat général et vienne enfin mettre un terme au totalitarisme pluri-décennal de la législation sur le commerce des semences.
Pour plus d’information, voir sur le site de la Cour de Justice de l'Union Européenne (conclusions de l'avocat général disponibles dans plusieurs langues).
Blanche MAGARINOS-REY
Avocate de l’Association Kokopelli.

Le site de l'association se trouve ici
A lire sur le blog :
Effet Boomerang chez Monsanto
Les raisons de la colère
Repenser demain
Non aux OGM
OGM : Condamnation de la France
L'arnaque des OGM "sans danger"
Un noël sans OGM
Plus noir que vous ne pensez
Enfin un label "Nourri sans OGM
Monsanto : champs stériles en Afrique du Sud
Graines de discorde ?
Repenser demain
Déclin des abeilles et économie
Le grenier de la planète
Le Round-up, un poison pour vos enfants
Photo Kokopelli Wikipédia, les autres photos proviennent du site de l'association.
Plus ?
Tous les articles regroupés par mots-clefs que vous pouvez retrouver ici
anti, ravie !
11:00 Publié dans L'Univers d'Anti, Nature, Tous des humains | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : kokopelli, ressources naturelles, ogm, biodiversité, pollution, développement durable, home, bio
27 mai 2011
Catherine Kousmine

Docteur Catherine KOUSMINE
« J'aimerais que chacun comprenne qu'il ne peut compter que sur lui-même, qu'il est responsable de sa personne,
que le corps dont il dispose doit être géré comme n'importe quel autre bien. »
S'il y a un visage de personne âgée qui m'émeut particulièrement, c'est bien celui du Dr Kousmine. Aujourd'hui, je vous propose de découvrir ou redécouvrir cette femme étonnante. Textes et photos Association Kousmine Française, sauf mention contraire.

UNE VIE DE LUTTECatherine KOUSMINE est née en Russie en 1904, et décédée à Lausanne le 24 Août 1992. Son père, industriel, ne supporte pas les rigueurs de l’hiver russe, aussi, dès 1908, la famille KOUSMINE vient-elle tous les hivers en Suisse. Un appartement a même été loué à Lausanne pour 10 ans. Cette sage précaution leur permettra de quitter la Russie en 1916, lorsque les biens de la famille sont confisqués. Pour Catherine KOUSMINE, une vie de lutte commence !
Il lui faut s’adapter à un autre système scolaire. Elle découvre le latin, et met trois semaines pour déchiffrer la première page de "La guerre des Gaules" de César. La deuxième page sera faite en trois jours ! Esprit vif et méthodique, elle comble son retard en trois mois et se retrouve première de classe. Comme elle se plaisait à le rappeler, l’école qu’elle fréquentait préparait plus aux travaux ménagers qu’aux études. Malgré les difficultés pécuniaires, elle décide de devenir médecin. Ce sera l’époque des "petits boulots" (les poupées de laine, les cours d’allemand…).
En 1928, Catherine KOUSMINE obtient son Doctorat en Médecine, avec la distinction "Lauréate de la Faculté de Lausanne". Elle choisit alors une spécialité - la Pédiatrie - et suit une formation à l’Hôpital de Zurich, chez le Pr Fanconi : à travail égal, elle gagne moitié moins qu’un homme. Faute de moyens financiers, elle envisage d’arrêter ses études lorsqu’un événement capital intervient. En l’espace de trois semaines, elle rectifie le diagnostic de son chef de clinique, puis, par une trachéotomie en urgence, sauve un enfant de 7 ans ! "C’est l’acte le plus courageux de ma carrière" dira-t-elle avec satisfaction… Toujours est-il qu’on lui alloue le salaire d’un homme et qu’elle peut alors terminer sa spécialité.
Installée à Lausanne comme pédiatre, elle connaît encore le temps des vaches maigres. En effet, en Suisse, les honoraires des consultations d’enfants sont de moitié inférieures à ceux des malades adultes ! Elle perd en clientèle deux jeunes enfants atteints de cancer très évolutif. Très émue, notamment lorsque la petite fille, défigurée par sa tumeur, lui déclare : "J’ai eu beaucoup de chance. Ma maladie m’a permis de vous rencontrer". Elle avouera s’être échappée tant les larmes lui venaient aux yeux. C’est la seule fois où Catherine KOUSMINE parle de ses émotions !
UNE VIE DE RECHERCHELes événements vont la déterminer à s’échapper de ce terrible fléau. "Dans les années 40, le taux des cancéreux augmentant tellement, je me suis dit qu’il serait peut-être utile de chercher des explications différentes de celles de la Faculté". Pour cela, elle lit tout ce qui a été écrit sur le sujet, et constate que rien n’est clair. Elle décide alors de vérifier ce qui a été publié et commence ses propres recherches.
Avec un chimiste et un pharmacien, elle installe un laboratoire dans une cuisine inoccupée de son appartement. Pendant 17 ans, elle y élèvera des souris sur lesquelles sont greffées des tumeurs. Puis elle ira à Paris à l’Institut Curie chercher des femelles de race pure, porteuses spontanément d’un cancer du sein dans la proportion de 90 % dès l’âge de 4 mois.
A Curie, les souris sont nourries à partir d’aliments en comprimés. Par souci d’économie, le Dr KOUSMINE, elle, fait le tour des commerçants pour ramasser pain, légumes, fruits… Les souris reçoivent ainsi un jour sur deux une nourriture en comprimés, et un jour sur deux des aliments naturels. Le taux des cancers chute de 50 %. Intriguée de ces résultats, elle réalise qu’il y a peut-être une relation entre l’alimentation et la maladie. Mais encore faut-il le démontrer.
Pendant des années, elle testera toutes les substances qui peuvent composer nos repas. Sans le savoir, elle entre dans le domaine de ce que l’on appelle aujourd’hui "la médecine orthomoléculaire", médecine qui traite avec les molécules dont se compose le corps. Son équipe constate même que les souris de race pure, porteuses d’une tumeur mammaire survivent à des doses de toxiques qui entraînent le décès de souris sans tumeur, comme si la présence du cancer augmentait la résistance de ces animaux ! Poursuivant dans cette voie, elle trouve que le cancer se comporte comme un tissu de détoxication à l’action presque aussi efficace que le foie ! C’est cet élément capital qui va déterminer son approche de la maladie cancéreuse : "Supprimer d’abord le besoin du cancer avant de supprimer la tumeur elle-même".
UN PREMIER RESULTAT
En 1949, des amis lui confient le premier malade cancéreux. Atteint d’un réticulosarcome récidivant qui a métastasé à la clavicule, il a une espérance de vie de 2 ans. Sous traitement de vitamines, associé à la réforme alimentaire, il récupère en 4 mois ! Mais périodiquement, il abandonne toute surveillance alimentaire. Ceci durera 9 ans, pendant lesquels la maladie s’aggrave et récidive à chaque fois qu’il s’éloigne de son régime. En 1958, après sa neuvième poussée, l’ORL qui le suit le met en demeure de choisir entre la vie ou la gourmandise. Le malade se discipline et ne présente plus de rechute. "Par son indiscipline et ses retours à la sagesse, ce malade m’a apporté la preuve que j’attendais."
Forte de cet exemple, elle va chercher à comprendre pourquoi le corps fabrique le cancer.
D’une part, tous les tissus de l’organisme sont constitués de couches multiples de cellules, sauf l’intestin. D’autre part, elle fait des cultures de tissu cancéreux, et n’y trouvé que des germes habituels de l’intestin. Elle en déduit donc que l’intoxication du foie découle d’une fragilité de la muqueuse intestinale. Pourquoi ?
LA CREME BUDWIGEn tant que femme observatrice, Catherine KOUSMINE a remarqué que toutes les denrées alimentaires ont augmenté de prix pendant la dernière guerre. Toutes, sauf une : l’huile !
Intriguée, elle cherche à savoir pourquoi. L’explication lui est fournie par un employé d’huilerie qu’elle est amenée à soigner. On a tout simplement modifié les techniques d’extraction des huiles. Pour augmenter le rendement à partir de la même quantité de graines, on a autorisé les industriels à faire des pressages après chauffage. Le Dr KOUSMINE découvre tout de suite la faille de ce système. Elle a connu les habitudes du début du siècle : les huiliers sur la table. Elle mesure très vite, à la lumière de ses recherches, l’ampleur des dégâts : l’étanchéité des membranes cellulaires est altérée par carence en acides gras essentiels, et c’est au niveau de l’intestin que cela a le plus de conséquences : lorsque l’intestin laisse pénétrer dans le sang des agents infectieux, c’est le foie qui les reçoit et doit les détruire.
Elle a maintenant la solution : il faut augmenter la résistance des membranes des cellules et en priorité celles de l’intestin. Elle cherche un producteur d’huile qui a gardé les anciennes méthodes, et part en croisade contre les graisses "végétales" (margarines), qu’elle dénonce comme artificielles et même dangereuses pour la santé.
C’est le moment où elle reprend le petit déjeuner très connu des Suisses : le "muesli", et l’adapte avec ce qu’elle sait. Elle l’appellera "budwig", en hommage à Johanna BUDWIG, pharmacienne, qui a énormément travaillé sur les huiles et les margarines. Ce petit déjeuner va faire le tour du monde et contribuer à la célébrité du Dr KOUSMINE.
LA « METHODE KOUSMINE »Les malades arrivent d’un peu partout. Le Dr KOUSMINE met en place son traitement.
- Désintoxication du foie grâce au nettoyage de l’intestin.
- Alimentation saine.
- Rééquilibrage du pH.
- Apport de vitamines pour soutenir l’organisme.
Forte des premiers résultats, elle va poursuivre ses investigations et mettre en application dans d’autres pathologies ce qu’elle a trouvé pour le cancer. Elle obtient des améliorations pour ses malades. Mais son chemin est solitaire, et depuis longtemps elle est combattue. Comment admettre que trois petits chercheurs isolés puissent aboutir à des résultats, alors que les laboratoires piétinent ? Les malades insistent pour qu’elle publie ce qu’elle sait, avec exemples à l’appui. Le Dr KOUSMINE sait qu’il sera impossible de convaincre les médecins. Il lui faut sensibiliser le public.
En 1980, paraît : "Soyez bien dans votre assiette…". Ce livre voit le jour à la condition qu’elle en achète et distribue un grand nombre d’exemplaires. Qu’importe ! L’ouvrage sort et les malades arrivent chez les médecins en demandant à être soignés de cette façon.
SES ÉLÈVES
C’est le départ d’une nouvelle étape. Catherine KOUSMINE formera plus de quatre-vingts élèves.
Son succès grandit, les résultats se confirment. Jour après jour, les récentes recherches lui donnent raison. Elle avait vu juste ! Comme elle se refuse à s’enfermer dans son savoir, elle cherche dans tout ce qui est publié ce qui peut s’ajouter à son traitement : la théorie de Linus PAULING et ses doses massives de vitamine C, les recherches sur les oligo-éléments. Ses élèves lui feront découvrir l'’huile d’onagre, l'hydrothérapie du côlon, la spiruline... qu'’elle préconisera.
LA RECONNAISSANCE DU PUBLIC
Son plus dur combat, elle devra le mener avec l’arrivée du SIDA. Convaincue qu’elle peut aider les malades en attendant des traitements appropriés, elle avance des hypothèses de travail tout à fait originales. Elle a publié son dernier livre : "Sauvez votre corps", qui est un succès (plus de 100 000 exemplaires vendus). Elle a droit à quelques minutes d’antenne sur TF1. Enfin, elle quitte la scène publique à Dijon, lors du 3e congrès de l’Association Médicale Kousmine Internationale, en 1989, devant une foule admirative. Mille huit cents personnes, debout, reçoivent cette petite femme fragile, qui lit sans lunettes à 85 ans ! C’est une véritable consécration. Ce que l’Académie de Médecine n’a pas donné au Dr KOUSMINE, elle l’a obtenu du public. Elle en était consciente en reprenant la route de Suisse : "Je n’ai jamais reçu un tel hommage en Suisse", confiait-elle.
En 1985, déjà, la Société d’Encouragement au Progrès - dont le Siège est à Paris - lui décerne la Médaille de Vermeil pour ses travaux sur la sclérose en plaques.
En Suisse, elle obtiendra malgré tout la reconnaissance des autorités de la ville de LUTRY, où elle réside. Avec faste, en 1989, elle est nommée "Bourgeoise d’honneur".

plaque commémorative - Hommage au Dr Catherine Kousmine -
"La Reine de la crème Budwig honorée par les autorités de la ville de Lausanne"
UNE GRANDE DAME
Elle nous a montré ce qu’est la "Médecine Expérimentale", cette recherche sans à priori, qui se base sur l’observation pour en tirer ensuite des conclusions (et non l’inverse). C’est ce qui fait toute l’originalité et la valeur du travail du Dr KOUSMINE. Cinquante ans avant les travaux de BERGSTROM, SAMUELSON et VANE, Prix Nobel de Physiologie et de Médecine en 1982, pour leurs découvertes sur les Prostaglandines, elle avait pressenti l’importance des Acides Gras Insaturés à partir desquels l’organisme les fabrique.
Catherine KOUSMINE part en laissant à ses élèves, non seulement un héritage scientifique, mais aussi une méthode de travail. Elle nous a appris à vérifier sans cesse notre savoir et à rester ouverts à la "Connaissance", car rien n’est définitivement acquis.
Le travail du Dr Catherine KOUSMINE se poursuit actuellement grâce à ses élèves. Ceux-ci ont créé, en 1985, une Association qui regroupe les médecins formés à cette Méthode, et les personnes sensibilisées par cette approche, ainsi que les malades. Dans le cadre de cette Association, sont organisés des stages de formation pour médecins et des stages pratiques pour tous, au cours desquels on peut prendre connaissance rapidement des différents points préconisés, et aussi se mettre facilement à cuisiner sainement et vivant.
Depuis juin 2001, cette Association médicale a évolué vers une Association d’usagers de la méthode.
anti
14:00 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : femmes je vous aime, bio, kousmine
18 janvier 2011
Un viticulteur meurt d'une "maladie professionnelle" due aux pesticides
Photo Paul François, l'agriculteur intoxiqué par les produits chimiques, aux côtés de son ami Benoît Biteau, élu régional en Poitou-Charentes et éleveur de races menacées de disparition. Photo DR - Source Sud Ouest
Vous vous en souvenez peut-être, Jean-Paul Jaud est une personne dont j'admire les engagements et dont j'ai parlé à plusieurs reprise sur le blog (lire Severn, la voix de nos enfants, Nos enfants nous accuseront, le DVD et Nos enfants nous accuseront).
J'ai reçu cette information de sa part hier et comme je suis convaincue qu'il n'y a pas de vain combat, je vous livre les choses telles qu'elles sont, parce que plus nous serons au courant, plus nous pourrons agir pour les générations à venir.
Un viticulteur meurt d'une "maladie professionnelle" due aux pesticides
Yannick Chénet, 45 ans, viticulteur à Saujon (Charente-Maritime) s'est éteint samedi soir des suites d'une leucémie reconnue comme maladie professionnelle par la Mutualité sociale agricole. Il avait notamment témoigné dans le film "Severn" de Jean-Paul Jaud sur le danger des pesticides.
Dans ce long métrage, Yannick Chénet livrait un témoignage poignant sur sa maladie : « Les produits qui m'ont empoisonné et ceux qu'on me donne pour me guérir sont fabriqués par une seule et unique firme. »
« Severn », l'ode à la vie en guerre contre l'agriculture intensive
Le cinéaste Jean-Paul Jaud est parti en guerre contre l'agriculture intensive. Son second film sur ce sujet, tourné en partie dans notre région, tape juste. Et fort.
Tous les amateurs de football connaissent Jean-Paul Jaud, l'homme qui, aux débuts de Canal+, a apporté une vraie révolution dans l'art et la manière de retransmettre les matches.
Par contre, beaucoup d'entre eux ignorent que cet individu entier a toujours refusé de devenir salarié de la chaîne, tenant trop à sa liberté. Une liberté lui ayant permis de mener à sa guise son métier de cinéaste et de réaliser nombre de documentaires basés sur la même trame, celle des saisons. Sa série des « Quatre saisons » l'a conduit dans maints univers : le bassin de Marennes-Oléron, pays de son enfance, les cuisines du chef étoilé Guy Savoy, les vignes et les chais de Château d'Yquem.
Il s'est également penché avec délice sur les variations de la vie d'un berger pyrénéen, selon que le soleil brille ou que tombe la neige. Le berger de Jaud, devenu son ami, avait une drôle d'habitude. À longueur de temps, il se régalait d'oignons crus cultivés dans son propre jardin, sans autre ajout qu'un compost naturel. Le cinéaste, séduit par ce régime, a pris l'habitude, dès son retour à Paris, de faire provision d'oignons au supermarché du coin.
Le jour où il a appris qu'il souffrait d'un cancer, il a hurlé à l'injustice. Comment un homme comme lui, incapable du moindre excès de table, sobre comme un chameau, non-fumeur, sportif, avait-il pu être ciblé par la maladie ? Au fil de ses discussions avec les médecins, il s'est persuadé - et on ne lui a pas dit le contraire - que les produits chimiques de l'agriculture intensive déversés sur sa plante potagère préférée étaient la cause de son malheur. Il s'est soigné. On lui a assuré qu'il était guéri. Il a alors pu entamer sa croisade. Avec son arme de destruction massive : sa caméra.
Succès inespéré
C'est ainsi que, voilà deux ans, est sorti « Nos enfants nous accuseront », terrible réquisitoire contre les pesticides, les herbicides et autres saloperies du même tonneau. En fait, un film d'espoir, puisque son fil rouge racontait l'arrivée tranquille des produits bio à la table de la cantine scolaire de Barjac, petit village du Gard. Quel contraste avec les images d'agriculteurs déversant des tonnes de produits toxiques sur leurs arbres fruitiers et venant confier en pleurant qu'après chaque épandage, ils étaient victimes de saignements de nez des semaines durant. Ce documentaire a réalisé une performance formidable. Un succès inespéré : 300 000 entrées pour une sortie avec seulement vingt copies dans toute la France ! Preuve que lorsque le bouche-à-oreille s'y met…
Le 10 novembre prochain, une nouvelle attaque virulente est programmée avec la sortie du second étage de la fusée, un film titré « Severn, la voix de nos enfants ». Mais, déjà, Jean-Paul Jaud a repris son bâton de pèlerin, sillonnant le pays pour des projections en avant-première suivies de débats. La Rochelle, Saintes, Marmande (1) ont constitué quelques-unes de ses étapes dans notre région.
Autant le dire tout de suite, « Severn » tape encore plus fort que la réalisation précédente. Il est construit de la même façon. Critiques virulentes des pratiques d'un monde marchant sur la tête avec en face des messages d'espoir venant de partout sur notre planète et montrant qu'il est possible d'envisager les choses autrement.
Yannick, poignant
Là aussi, il y a un fil rouge. Particulièrement émouvant. Celle qui revient sans cesse, fabuleux leitmotiv, s'appelle Severn Cullis-Suzuki. Elle avait 12 ans, en 1992, lorsqu'elle s'est adressée aux puissants, aux chefs d'État et de gouvernement réunis à Rio pour le Sommet de la Terre. Elle les a copieusement enguirlandés à cause de la couche d'ozone, des animaux et des plantes s'éteignant tous les jours, disparus à jamais. « Ce que vous faites me fait pleurer la nuit ! » s'était alors exclamée cette gamine que Jean-Paul Jaud a retrouvée dans son île canadienne. Elle est devenue une femme ayant donné la vie à un petit garçon durant le tournage…
Espoir. Jaud montre quantité de raisons d'espérer dans « Severn ». Depuis le Japon, le Canada, la France. Avec des images superbes. Mais partout, crûment, il filme des désastres, des catastrophes. On n'en retiendra que deux, parce que proches. La première victime s'appelle Paul François. C'est un agriculteur de Charente touché par une grave intoxication après avoir respiré le solvant d'un herbicide produit par Monsanto (voir le tag OGM et surtout, si on a le coeur : Le Monde selon Monsanto).
Seconde victime, Yannick Chénet, viticulteur de Charente-Maritime, frappé par une leucémie causée par les produits liés au traitement de la vigne - cela a fini par être prouvé. Yannick a été guéri après une greffe de moelle osseuse. Aujourd'hui, le rejet de cette greffe est cause de multiples malheurs.
Et soudain, dans le film, il lâche cette phrase terrible : « Les produits qui m'ont empoisonné et ceux qu'on me donne pour me guérir sont fabriqués par une seule et unique firme. »

anti
13:50 Publié dans Colère, L'Univers d'Anti, Nature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jean-paul jaud, severn cullis-suzuki, bio, ogm, monsanto
18 décembre 2010
Vous êtes porteur de sens
Je vous parlais ce matin du prix humain du jean délavé que l'on trouve dans nos magasins dans mon commentaire sur la note "indécence". Pour ne pas rester sur ce sentiment de tristesse, je suis heureuse de saluer des initiatives complètement à l'opposé de ces manières de procéder, de très belles initiatives comme celle d'Ecoloco.
La semaine dernière, chez Satoriz, nous avons fait la connaissance d'un jeune créateur fort sympathique qui fait des sérigraphies artisanales. Il crée et imprime sur des vêtements dont la plupart sont bio équitables et certains seulement équitables avec un coton issu de champs en conversion vers le bio, le tout avec des encres sans phtalates ni métaux lourds.
En 2003, il était recruteur pour Greenpeace. Là, il a pris conscience du désastre écologique et social du coton traditionnel. Suite à la revente de marques bio équitables, il a crée Ecoloco grâce à un prêt de la NEF. Les salons bios militants sont ses réseaux de ventes. Marjolaine Paris, Ecobio alsace et les boutiques équitables.
Les produits son beaux, de grande qualité, ils tiennent bien chaud, ils sont bios, les travailleurs respectés et, contrairement aux idées reçues : les produits ne sont pas chers à qualité égale. Par exemple : les T-Shirts en photo en haut de la note : de 14 € à 21 €.
Évidemment, on a flashé et craqué ;-) On est reparti avec 4 articles.
Oui, mais, il doit faire des frais de port de folie pour se rattraper ?
Même pas...
Ben pourquoi on en parle pas alors ?
On en parle ici et ailleurs ;-)
C'est dingue non ? On peut donc faire de belles choses, dans le respect de tous jusqu'aux consommateur final ? Eh ouais ;-)
Grâce à lui, nous avons aussi découvert Idéo.
Là, impossible pour moi de faire un résumé : tout est à lire sur leur site, sans parler de voir leurs trombines toutes trop sympathiques !
Bon, allez, je vous copie/colle quand même ceci :
Notre philosophie
Urbains ou néo-ruraux, fétichistes de la garde-robe ou adepte du juste achat, designer, infirmière, professeur, en couple ou pas, Ideo est un éco-mélange de personnalités venues de tous horizons.
Une inspiration à la rencontre de l’urbain et du végétal, des coupes étudiées avec juste ce qu’il faut de détails, une touche d’humour et une envie de sentir beau tout en préservant l’environnement. C’est la delicious Green Fashion selon Ideo.
Nos engagements
Ideo utilise toujours les matières les plus écologiques possibles et cherche à offrir les meilleures conditions de travail aux femmes et aux hommes qui fabriquent la gamme.
La fabrication des modèles se fait dans le respect le plus pur des Hommes et de l’Environnement :
* Respect des Hommes : travail avec de petits producteurs selon les règles du commerce équitable : respect des conditions de travail, salaire juste, engagement sur des projets sociaux...
* Respect de l’environnement : utilisation de matières écologiques (coton bio, laine d’Alpaga, lin, fibres recyclées) et de procédés de fabrication respectant au maximum l’environnement (teinture sans métaux lourds, retraitement des eaux...).
IDEO s'efforce continuellement de faire évoluer ses engagements : recherche et développement en textile bio, réduction de l'impact environnemental de la production (emballage, transport...), choix de partenaire éthique ou écologique (société d'insertion...).
Porter Ideo, c'est être soi-même tout en étant beau et naturel.
Pour découvrir plus avant notre charte et nos engagements, visitez notre site www.ideocollection.com et la rubrique "engagements".
Plick ! Ecoloco.fr
Plick ! Ideo.com
anti, c'est mieux avec les sens ;-)
14:00 Publié dans Coups de coeur, L'Univers d'Anti, Nature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bio, developpement durable, commerce equitable
02 décembre 2010
Globalmag, Arte. Le fond de l'air est vert !
Une découverte pour moi, celle de cette émission d'Arte : Global Mag. Du lundi au jeudi, Émilie Aubry tient la chronique planétaire de l’environnement.
Dynamisme, interactivité, proximité : Global mag, le magazine malin qui prend le pouls de la planète et fait de la défense de l’environnement l’affaire de tous, adopte un rythme quotidien. Du lundi au jeudi à 13h30, Émilie Aubry nous emmène à l’autre bout du monde ou au coin de la rue pour ausculter les maux du Village global et, surtout, pour imaginer ensemble comment nous pouvons y remédier.
Au programme : des reportages au bout du monde et des rubriques insolites, de l'insolence et de l'esprit pratique. Global fait vivre au quotidien la devise « penser global, agir local ».
Un programme alléchant réalisé grâce à la collaboration d'une communauté toujours plus nombreuse d’Eco’respondants qui participe à la rédaction de ce site. Professionnels engagés, bloggeurs militants ou simples curieux du web et de la planète, ils apportent leur vision du monde et leurs témoignages.
Qui sont-ils vraiment ?

Hélène Seingier
« Journaliste successivement chez RFO, Ripostes, Phosphore et l’AFP, j’ai rejoint l’équipe de Global en 2009 pour étoffer la dimension web du magazine. En parallèle, j’ai passé une année de volontariat en Inde, écrit un livre sur l’insertion par le travail, co-écrit un documentaire sur le conflit en République Démocratique du Congo, donné des coups de pouce au commerce équitable et à l’entrepreunariat social… Autant d’expériences qui ont développé mon intérêt pour la planète et ses bientôt 7 milliards de locataires. »

Alban Fischer
« Journaliste, blogueur, cofondateur des sites Blogtrotters, blog de reportage participatif à travers le monde et d’Ecotidien, blog sur les nouvelles tendances de consommation, tous deux diffusés par Yahoo ! C’est grâce à ces aventures numériques (Tchad, Tuvalu, Kirghizistan…) que j’ai pris conscience des répercussions globales de nos comportements locaux. En 2008 j’ai posé mes valises chez Global mag, où je suis, entre autres, chargé des prolongements online de l’émission. »

Anne-Sophie Novel
« Docteur en économie politique, passionnée par les médias et bloggeuse, j’ai fondé en 2007 le projet EcoloInfo.com. Je cherche sans cesse à promouvoir l’information de l’écologie et du développement durable auprès du plus grand nombre. Auteur d’un livre sur les locavores récemment paru aux éditions Eyrolles, et qui a son prolongement sur le web, je travaille également à temps partiel pour la maison Deyrolle. »
Retrouvez ici toutes ses collaborations au site de Global

Salomé Kiner
« Parisienne mais pas figée, j’abandonne volontiers mon scooter pour aller voir ailleurs. De l’Asie à l’Islande, de la Carélie aux Balkans en passant par les Amériques, j’ai deux amours : les livres et les horizons. Aussi, léger, fidèle et polyglotte, le Web est mon outil préféré. »
Retrouvez ici ses collaborations au site de Global
Aurélien Francisco Barros« Je suis un amoureux de l’image : je tourne l’émission de cinéma « Lumière et caméra » sur TV5 Monde, produis et réalise des programmes audiovisuels et dévore tous les films qui me tombent sous la main. Mais à cette passion se mêle celle de l’environnement : j’ai consacré un documentaire au rapport entre homme et nature dans le Nordeste du Brésil, « Base zéro », et suis associé dans une société de production audiovisuelle tournée vers le développement durable. »
Retrouvez ici ses collaborations au site de Global.

Mickael Poillion
« 32 ans, deux petits garçons, je suis habitant du Nord-Pas-de-Calais et paysan dans la région naturelle du Ternois. Je travaille en famille sur une exploitation type « polyculture-élevage » et suis très préoccupé de l’impact de mon activité sur mon territoire et ses ressources naturelles. Nous sommes en réflexion permanente pour minimiser cet impact en conservant une activité rémunératrice et ancrée dans son territoire. Je partage ces réflexions sur le net depuis octobre 2009 par l’intermédiaire d’un blog : « Tu seras paysan mon fils ». »
Sa collaboration au site de Global : L'écologie, un passeport pour la liberté.

Frédérique Chartrand
« Folle de cuisine bio et maman écolo épanouie, j’ai fait de ma passion, l’écologie, mon métier. Je suis la fondatrice du site Internet LeCoinBio.com, un Web magazine sur le mode de vie bio et une boutique en ligne généraliste de produits biologiques et écologiques. »
Retrouvez ici sa collaboration au site de Global : « Maman, écolo et féministe ? Oui, c’est possible ! »

Romain Talva
« Ingénieur chimiste de l’environnement de formation, je suis gérant de l’entreprise Ökoté, qui se veut un catalyseur d’idées vertes. Je suis donc coach écolo depuis juin 2009. J’ai aussi fondé un concept shop écolo à Orléans, où les curieux peuvent trouver tous les accessoires du quotidien en version écolo (cosmétiques, économiseurs d’eau, jouets en bois, déco écolo…) . Tout ça pour quoi ? Pour aider les autres à trouver leur propre style de vie en intégrant des pratiques éco-responsables. »
Sa collaboration au site de Global : « Le conseil en écologie serait-il un poisson d’avril ? »

Thomas Bout
« Je suis un éditeur presque senior (40 ans) dans une maison d’édition plus que junior (1 an) : les éditions de la Rue de l’échiquier. Le Web, je suis tombé dedans alors que j’étais coopérant dans le pays de Nokia, en Finlande, au tout début des années 1990. Quant à la planète… “elle tourne monsieur, elle tourne…” et je vis dessus. »
Sa collaboration au site de Global : « Des éditeurs écolo-compatibles ? »

Anne Saurat-Dubois
« Journaliste passionnée d’économie, j’ai travaillé à de nombreuses reprises aux Echos. Je viens de rentrer dans le métier. J’ai lancé dans mon école, le CUEJ, le premier média en ligne pour une école de journalisme : www.adej.fr. Passionnée d’équitation, de voyages, de politique, et passionnée tout court, j’ai été très marquée par mes voyages humanitaires. »
Sa collaboration au site de Global : « Solutions locales pour un désordre global : la claque »

Maxime Vautier
« Je devais être Breton, têtu et fier. Sauf que deux semaines après ma naissance, ma mère nous installait en plein coeur de Paris ! Je veux devenir footballeur, mais ce doux rêve me place dès 16 ans devant mon premier échec. Qu’à cela ne tienne, je décide de devenir journaliste sportif. J’intègre une école de journalisme et deviens de plus en plus soucieux de l’état de notre planète. C’est donc chez Global Mag que j’atterris pour apprendre mon métier. Et tenter de sensibiliser aux problèmes écologiques. Un brin plus utile qu’une interview de footballeur… »
Sa collaboration au site de Global : « L’accès aux toilettes, un luxe pour 1/3 de la planète »

Alexis Danan
« Agé de 21 ans et étudiant à Sciences Po Paris, je suis un mordu du net. Face aux portes intimidantes du marché du travail, Internet me donne l’occasion de mieux m’y positionner et de déconstruire mes craintes les plus tenaces. Vaste espace de connaissances et de réflexion, le web est aussi une fenêtre béante sur tout ce qui est « hors de mes limites physiques naturelles». En toute humilité, je milite pour la généralisation d’une utilisation « éclairée » et intelligente de cette interface unique entre les mondes qui fabriquent le nôtre ! »
Sa collaboration au site de Global : « Oui, James Cameron est écolo !«

Pour voir ou revoir les émissions, cliquez ici
Devenir Eco-Respondants
Sur le blog, retrouvez tous les articles concernant :
le climat
le pic pétrolier
les énergies renouvelables
le développement durable
la nature
Colère
anti
13:45 Publié dans L'Univers d'Anti, Nature | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bio, climat, pic pétrolier, énergies renouvelables, développement durable
29 novembre 2010
Les villes en transition
Alors que de nouvelles négociations climat s’ouvrent à Cancun (Mexique) et que peu en attendent quoi que ce soit de concret, France-Info a consacré aujourd'hui un reportage à ceux qui, loin des sommets internationaux, n’ont pas renoncé aux enjeux du changement climatique et de la raréfaction inéluctable du pétrole.
C’est le cas des villes en transition, c'est à dire les villes de l'après-pétrole. Elles sont près de 400 dans le monde aujourd’hui. L’initiative est partie de Totnes (Royaume-Uni).
Je reproduis ci-dessous de larges extraits de l'article de Wikipedia consacré à ce sujet extrêmement riche.
Qu'est-ce qu'une ville en transition ?
Une ville en transition est une ville dans laquelle se déroule un processus impliquant la communauté et visant à assurer la résilience (capacité à encaisser les crises économiques et/ou écologiques) de la ville face au double défi que représentent le pic pétrolier et le dérèglement climatique.
Ce processus a été développé en 2005 par les étudiants du cours de soutenabilité appliquée de l'université de Kinsale (Irlande) sous la direction de Rob Hopkins, formateur et enseignant en permaculture. La première mise en application a été initiée en 2006 dans la ville de Totnes au Royaume Uni. Depuis, le mouvement est devenu international et compte plusieurs centaines d'initiatives officielles.
Une vision optimiste et communautaire de l'avenir
L'originalité du mouvement des initiatives de transition sur les mouvements écologistes ou sociaux existants tient en plusieurs points.
Tout d'abord, la vision de l'avenir est résolument optimiste. Les crises sont vues comme des occasions de changer radicalement la société actuelle.
La deuxième originalité est que le mouvement concerne la communauté dans son ensemble car c'est cette dernière qui doit porter le changement. L'action ne doit pas exclusivement venir des gestes individuels quotidiens, ni des instances politiques via la législation.
C'est pourquoi le mouvement des initiatives de transition est apolitique et ne choisit pas les confrontations (manifestations et autres).
De plus, le mouvement a développé une théorie psychologique inspirée de celle des traitements des dépendances toxicologiques pour tenter de traduire le désespoir ou le déni souvent consécutifs à la découverte du pic pétrolier et de notre dépendance au pétrole, en actions concrètes. Cette originalité semble à la source du succès que connaît le mouvement des villes en transition.
La descente énergétique
Les initiatives de transition s'intéressent aux réponses à apporter pour résister aux différentes crises, notamment celle engendrée par le pic pétrolier. Aussi, plus que le pic lui même, c'est le futur énergétique dicté par la déplétion de pétrole qui intéresse les groupes de transition.
Le concept de descente énergétique (energy descent) est défini par Rob Hopkins comme « le déclin continu de l'énergie nette sur laquelle se base l'humanité, qui est le reflet de la montée énergétique qui a pris place depuis la révolution industrielle. La descente énergétique se réfère également au scénario d'un futur dans lequel l'humanité s'est adaptée avec succès au déclin des énergies fossiles disponibles et est devenue plus locale et autosuffisante. C'est un terme privilégié par ceux qui voient le pic énergétique comme une possibilité vers un changement positif, plutôt que comme un désastre inévitable ».
Un double défi
Le pic pétrolier et le dérèglement climatique sont deux problèmes majeurs et qui nous concernent dès à présent. Ils ont en commun notre dépendance aux combustibles fossiles, et en particulier au pétrole. Alors que le dérèglement climatique nous incite à changer nos modes de vie, le pic pétrolier nous l'impose. Ne pas prendre les deux problèmes ensemble conduit à préconiser des solutions que l'on ne peut ou ne devrait pas appliquer.
Les initiatives de transition
Le mouvement des initiatives de transition s'intitulait à l'origine "villes en transition" (Transition Towns). Pour faire face à la diversité des différentes structures dont s'occupaient les différents groupes de transition (villes, villages, îles, districts, zones géographiques diverses, etc.), le mouvement a été renommé mouvement des "initiatives de transition" (Transition Initiatives).
« Le mouvement de transition est un mouvement international qui vise à inspirer, à catalyser et à soutenir les réponses des communautés face au pic pétrolier et au changement climatique. C'est un mouvement qui a une vision positive, centré sur l'élaboration et la mise en œuvre de solutions. »
L'objectif de toute initiative de transition est de définir et mettre en œuvre un «plan d'action de descente énergétique» (PADE) propre à sa communauté, qui dessine une vision à 20 ans de ce que peut être un lieu de vie où la dépendance aux énergies fossiles est minimum et la résilience maximum.
Pour ce faire, le PADE décrit, pour différents domaines comme l'alimentation le transport ou la santé, les étapes de la transition permettant de remplir les objectifs fixés. C'est dans le but d'aider les communautés souhaitant élaborer et mettre en place un PADE que le réseau des initiatives de transition a conceptualisé à partir des expériences des initiatives pionnières, un ensemble de principes directeurs formant une sorte de fondement théorique; un ensemble d'étapes qui structurent une initiative de transition dans le temps; ainsi qu'un ensemble de techniques pratiques.
Les principes
Le concept de ville en transition est basé sur un ensemble de principes qui se veulent facilement compréhensibles, et qui le distinguent des autres mouvements alternatifs.
1 - Vision
On ne peut tendre vers un objectif que si on peut visualiser comment ce sera si l'on y parvient. Ce concept de vision se trouve au cœur du plan de descente énergétique, qui contient des actions étalées sur les vingt années à venir. Cela diffère de la plupart des courants écologistes traditionnels qui dressent un avenir sombre qui a pour conséquence de déprimer les gens et de leur faire croire qu'ils sont impuissants à agir.
2 - Inclusion
Les défis et les conséquences du pic pétrolier et du dérèglement climatique nécessitent la participation de la société dans son ensemble. Tous les secteurs d'activité et tous les acteurs de la ville sont concernés et mis à contribution pour concrétiser la transition : citoyens à l'origine de l'initiative, associations, organisations professionnelles, administrations, enfants, actifs et retraités, dans les domaines énergétiques et économiques conventionnels ou plus inattendus comme la santé, l'éducation, l'immobilier, le tourisme ou encore les ressources maritimes.
Contrairement aux ONG et aux associations écologistes, les mouvements de transition placent leur action au cœur de la communauté, et ne visent pas une action de lobbying auprès des instances politiques (locales, nationales ou internationales) en vue de changer la législation.
3 - Éveil des consciences
Une des premières actions des villes en transition est d'informer le public aux enjeux du pic pétrolier et du dérèglement climatique.
4 - Résilience
La résilience est la capacité des systèmes à retrouver leur équilibre après une perturbation. Dans le cadre des villes, la résilience est la capacité d'une ville à ne pas s'effondrer aux premiers signes d'une pénurie de pétrole ou de nourriture.
La notion de résilience est différente de celle de soutenabilité, qui est la seule généralement mise en avant. Par exemple, une communauté qui récupère les déchets pour expédier au centre de tri réduit sa pression sur l'environnement, mais ne devient pas plus résiliente pour autant. Elle pourrait augmenter cette dernière en transformant localement ces déchets en matériaux d'isolation.
5 - Compréhension psychologique
Une des principales barrières au passage à l'action est un sentiment d'impuissance, de solitude ou d'accablement que les catastrophes écologiques provoquent souvent. Le modèle des villes en transition utilise la compréhension de la psychologie en formulant une vision positive, en offrant des espaces rassurants où les personnes peuvent exprimer leurs craintes, et en valorisant les actions déjà effectuées en incluant dans le processus autant d'occasions de célébrer les succès que possible.
Les fondateurs du mouvement de transition analysent les raisons de l'inaction des gens conscients des dangers écologiques de leur mode de vie en faisant le parallèle entre la dépendance au pétrole et les études psychologiques des comportements face à la dépendance toxicologique.
Solutions crédibles et appropriées
Une fois que les dangers du pic pétrolier et du dérèglement climatique ont été exposés au public, les initiatives de transition doivent laisser la possibilité aux gens de chercher des solutions pertinentes à une échelle appropriée, et ne pas se limiter aux solutions comme "éteindre les lumières en sortant de la pièce".
Ceci est très important car les gens ne conçoivent en général que deux types de réponses : la réponse individuelle chez soi, et la réponse gouvernementale à l'échelle nationale.
Les initiatives de transition explorent le niveau intermédiaire, celui des communautés.
Les étapes
Les étapes de la transition peuvent servir de guide de route à une nouvelle initiative de transition. Elles ont été élaborées pour maximiser les chances de succès d'une initiative, et la rendre plus efficace.
1- Former un groupe de pilotage temporaire
Le groupe de pilotage se compose d'environ une demi-douzaine de personnes, et permet d'initier une transition. Les personnes formant ce groupe doivent bien maîtriser (ou se former sur) les notions de pic pétrolier et de dérèglement climatique, ainsi qu'avoir une bonne idée du mouvement des initiatives de transition. Ce groupe va prendre en charge les étapes suivantes jusqu'à la création des groupes de travail.
2 - Sensibiliser
La sensibilisation permet d'introduire les notions de pic pétrolier et de dérèglement climatique, ainsi que de descente énergétique et de résilience, à la communauté (grand public, décideurs économiques, instances politiques). Cette sensibilisation peut prendre plusieurs formes (articles de presse, interventions dans des écoles, etc.), mais c'est en général les projections avec conférence et débats qui sont le plus privilégiées.
Les débats permettent aux gens d'exprimer leurs angoisses au sujet de ce qu'ils ont appris, pour ne pas qu'ils s'enferment dans le déni ou la dépression.
3 - Lancer un «grand déchaînement»
Lorsque la communauté est suffisamment sensibilisée (ce qui prend en général de 6 mois à un an après la première projection) et que des contacts avec d'autres groupes (associations environnementales ou sociales, etc.) ont été liés, le groupe de pilotage organise un «grand déchaînement» (Great Unleashing). Cet événement va permettre de catalyser toutes les craintes et les attentes des gens pour trouver et mettre en œuvre des solutions.
4 - Former des groupes de travail
Les groupes de travail se focalisent sur divers aspects de la vie quotidienne de la communauté : alimentation, déchets, énergie, éducation, jeunesse, économie, transports, eau, municipalité, etc.
Ces groupes ont leur propre façon de fonctionner. De manière générale, le déroulement d'une initiative de transition ne peut pas être contrôlé, car il dépend intrinsèquement des désirs de la communauté. Chaque membre d'un groupe est choisi, et l'ensemble de ces membres forme le nouveau groupe de pilotage, qui se réunit régulièrement pour faire le point.
Le travail combiné des groupes doit permettre la rédaction d'un plan d'action de descente énergétique.
5 - Rédiger un «plan d'action de descente énergétique»
Le plan d'action de descente énergétique (PADE) se base sur les travaux des différents groupes et organise les résultats en une vision unifiée à moyen terme (15 à 20 ans) ainsi que les étapes à effectuer à certaines dates pour y parvenir. Le PADE se base également sur un état des lieux des ressources de la commune (circuits de distributions, ressources naturelles, etc.) et prend en compte la politique actuelle mise en place.
Le PADE n'est pas une fin en soit. Une fois rédigé, il faut le mettre en œuvre et prendre en compte les retours d'application (difficulté imprévue, changement de contexte politique, social ou économique, etc.). C'est à ce moment seulement que commence véritablement la transition de la communauté vers un futur plus résilient.
Exemples d'actions concrètes
Un certain nombre de projets, à l'initiative d'un groupe de transition ou non, trouve généralement sa place dans les différentes expériences de transitions initiées à ce jour. Ces projets peuvent concerner des sujets aussi différents que les transports, l'éducation, la santé, l'énergie où l'alimentation.
- Économie
L'action qui a eu le plus grand retentissement pour la transition de Totnes est la création d'une monnaie locale, le «Totnes Pound». Une telle monnaie a pour but de relocaliser les échanges économiques, et d'éviter la fuite de la richesse.
De nombreuses monnaies locales existent, on en dénombre plusieurs dizaines en cours ou en projet en Allemagne et en Angleterre. Il existe en Suisse, le système du WIR depuis 1930 (1700 millions d'euros d'échanges en 2007) et les Berkshares dans le Vermont (USA) depuis 2006 (1 millions de billets en circulation). Ces actions sont encouragées par les acteurs locaux : élus, banquiers, et bien sûr entreprises et commerçants. Un système existe en France, le Sol (pour solidaire) à Grenoble.
Des monnaies locales «fictives» existent également dans les systèmes d'échange local (SEL). Ces systèmes permettent l'échange de biens ou de services sans passer par une monnaie réelle, seul un système de points étant mis en place pour pouvoir quantifier la valeur des échanges.
- Alimentation
L'alimentation occidentale est fortement dépendante des énergies fossiles, et une transition dans ce domaine est donc inéluctable. La résilience dans le domaine de l'alimentation passe par une relocalisation et des modifications de la production agricole.
Ainsi des projets pourront avoir comme objectif de développer des potagers ruraux ou urbains, individuels ou collectifs (jardins familiaux, jardins communautaires), la plantation d'arbres, ou le partage de graines, pour augmenter les savoirs, les pratiques et l'auto-production au sein de la communauté.
Concernant les circuits d'alimentation, les projets visent à relocaliser la production et à raccourcir les circuits de distribution. C'est le cas avec la création de marchés de producteurs, d'AMAP ou de coopératives d'achat.
Les pratiques agricoles doivent également évoluer vers une agriculture plus respectueuse vis-à-vis de l'environnement et moins consommatrice d'hydrocarbures.
- Transports
Multiplier les circuits courts pour favoriser l'activité locale et limiter la consommation de pétrole liée aux transports. (AMAP, filière bois énergie ...), amplifier les relocalisations économiques.
Se déplacer autrement : covoiturage et même autopartage (partage d'une voiture pour plusieurs personnes), transports en commun, transformation de routes en vélo-routes.
- Énergie
La consommation d'énergie est impactée par tous les autres domaines. Ainsi, une agriculture biologique, le choix des transports en commun, de produits locaux et de saison diminue l'empreinte énergétique au niveau local comme global.
Le scénario Négawatt propose une réduction de l'empreinte énergétique sur la période 2000-2050 suivant trois axes : sobriété, efficacité et utilisation d'énergies renouvelables.
- Recycler et échanger : développer le compostage (éventuellement collectifs) pour utiliser ses déchets verts et produire localement engrais naturel et pesticides biologiques (par exemple le purin d'ortie), favoriser la réutilisation (emmaus, brocantes, braderies, puces, dons).
Influence de la permaculture
L'influence de la permaculture est prégnante dans le concept des villes en transition. Rob Hopkins, l'initiateur du mouvement, enseigne la permaculture depuis plus de 10 ans.
La permaculture est une science de conception visant la création de lieux de vie humains soutenables. Lorsqu'il découvrit la réalité du pic pétrolier, le premier réflexe de Rob Hopkins fut de se servir des principes de la permaculture pour organiser une réponse. Il s'appuya notamment sur les travaux de David Holmgren, co-fondateur de la permaculture.
L'idée centrale des villes en transition, la résilience, est directement inspirée des écosystèmes naturels. En effet, ces derniers ont, contrairement à nos champs cultivés, la propriété d'être stables, diversifiés, de consommer un minimum d'énergie, d'être autonomes (cycles fermés) et de ne pas produire de pollution (grâce à la forte interconnexion de ses éléments : les déchets d'un système sont utilisés par d'autres systèmes).
C'est un modèle parfait pour des systèmes humains devant drastiquement réduire leur consommation d'énergie et leur émissions de CO2 (et d'autres polluants). L'apport de la permaculture est d'offrir une base philosophique ainsi que des principes généraux et des exemples concrets de mise en œuvre de systèmes basés sur les caractéristiques souhaitables des systèmes naturels.
Liste des initiatives francophones
Voici la liste des initiatives francophones de transition. Il n'y a pour l'instant aucune initiative officielle.
Belgique :
- Région de Bruxelles
- Ville d'Ottignies-Louvain-la-Neuve
France :
- Ville de Grenoble
- Ville de Lyon
- Ville de Saint Quentin en Yvelines
- Région de Trièves
- Ville de Sucy-en-Brie
Québec :
- Municipalité et ville-centre de Coaticook
- Ville de Sutton
- Transition Québec centre-ville
Un programme de recherches vise à travailler sur les transitions de la ville post carbone aux horizons 2030-2050 pour les villes françaises.
Mouvements similaires et amis
D'autres mouvements ont traité les mêmes problématiques que le mouvement des villes en transition, c'est le cas notamment de l'association Oil Depletion Analysis Centre au Royaume-Uni et l'ONG Post Carbon Institute aux Etats-Unis.
Lorsqu'une ville est déjà le siège de plusieurs associations environnementales, la difficulté est de travailler en partenariat avec ces initiatives, en leur faisant comprendre que l'initiative des villes en transition n'est pas en concurrence, mais peut servir de cadre plus général dans lequel l'expertise et la connaissance de ces associations ont toute leur place. Des associations comme les amis de la Terre, ATTAC ou des initiatives comme Slow Food ou le réseau Cocagne sont des partenaires privilégiés pour une initiative de transition.
Décroissance
Le mouvement de la décroissance (ou de l'après-développement) est en France celui qui pourrait se rapprocher le plus des initiatives de transition. Les points communs sont en effet nombreux : décroissance énergétique, relocalisation de l'économie, diminution de l'empreinte écologique, réappropriation des savoirs et des techniques, simplicité volontaire, ...
Dans certaines villes, le mouvement pour la décroissance est à l'origine de nombre d'initiatives (AMAP, SEL, ...) dans la droite ligne du concept des villes en transition.
La décroissance ne possède pas la philosophie permaculturelle sous-jacente dans les initiatives de transition. Cette dernière offre un cadre conceptuel fort, affiné et appliqué depuis plus de 30 ans, et notamment la compréhension des écosystèmes naturels et leur transposition à des systèmes anthropiques.
Ces différences montrent toute la légitimité des villes en transition, qui offrent une nouvelle vision et de nouveaux outils.
Sources :
Ville en transition (Wikipedia)
Totnes, première ville de l’après-pétrole (France-Info)
Illustrations provenant de divers sites web consacrés aux villes en transition.
Site français sur les villes en transition : Villes en transition
13:00 Publié dans Anna bloGalore | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : bio, climat, pic pétrolier, énergies renouvelables, développement durable
26 octobre 2010
Produits Carrefour "nourri sans OGM"
Un coup de cœur pour une chaîne d'hypermarchés ? Oui, puisqu'elle montre l'exemple en avance sur la législation. Carrefour vient de lancer dans tous ses magasins un étiquetage "nourri sans OGM" pour 300 produits alimentaires - viandes, poissons, œufs. Les produits laitiers devraient suivre rapidement.
Après les produits «garantis sans OGM», voici maintenant ceux qui ont été «nourris sans OGM». Le but de la chaîne est de répondre à l'une des grandes interrogations que se posent les consommateurs que nous sommes : comment le bétail est-il nourri ? Les OGM sont, en effet, très présents dans la production de soja, aliment largement utilisé pour nourrir le bétail.
«96% des Français réclament l'information selon l'IFOP, précise-t-on chez Carrefour. Et 63% arrêteraient leur consommation s'ils savaient que ces produits sont issus d'animaux nourris avec des OGM.»
L'opération d'étiquetage de Carrefour ne concerne que des produits maison. Cela ne signifie pas que les autres soient douteux.
«Seul un poisson d'élevage peut contenir des OGM. Nous n'allons donc pas étiqueter les poissons de pêche», précise le distributeur. Pareil pour les produits bio : «leur label garantit déjà l'absence d'OGM».
Carrefour a développé dès 1998 sa propre filière d'alimentation animale sans OGM.
Il ne reste plus qu'à espérer voir ses concurrents rapidement suivre l'exemple.
Les infos de cette note proviennent principalement d'un article de Gilles Wallon paru dans 20 Minutes
Photo Carrefour
13:15 Publié dans Anna bloGalore, Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ogm, bio
30 septembre 2010
L'agriculture bio en pleine expansion
L'agriculture bio est en pleine expansion en France. Trois mille producteurs s'y sont convertis au 1er semestre 2010, ce qui représente une augmentation de 30% par rapport à 2009.
Un article dans 20 Minutes raconte le parcours de plusieurs de ces agriculteurs qui ont choisi de passer au bio.
C'est le cas, par exemple de Raoul Leturcq, un céréalier de l'Oise qui a pratiqué l'agriculture intensive pendant vingt ans. Il possède un peu moins de cent hectares où il utilisait des engrais chimiques, des pesticides et des régulateurs de croissance. «J'ai commencé à me poser des questions quand j'ai vu les animaux sauvages disparaître autour de moi. J'ai vraiment pris conscience du danger quand j'ai moi-même été atteint de certaines paralysies faciales dues aux produits chimiques.»
En 1999, il décide que trop c'est trop et il se lance dans l'agriculture biologique. Il lui faudra dix ans pour obtenir le label AB, un délai qui a depuis été raccourci à trois ans. Et ce n'est pas rien. Un producteur de lait dans la Somme qui pense avoir son label en 2011 déclare : «C'est un moment difficile à passer, j'ai déjà perdu 100.000 euros de chiffre d'affaires, mais je suis confiant. Je vais enfin retrouver mon vrai métier d'agriculteur.»
Un maraîcher qui vient d'obtenir le label explique pourquoi il a, lui aussi, fait le choix de produire bio : «Moi, je ne voulais plus empoisonner les gens. Aujourd'hui, je fertilise mes sols avec du purin d'orties, du fumier ou du compost. Chez moi, ce sont les coccinelles qui éliminent les pucerons. Grâce au bio, mes légumes ont retrouvé un goût qu'ils avaient perdu.»
De multiples aides publiques ont été mises en place pour aider les agriculteurs à passer de l'industriel au bio. Et du côté des consommateurs, la demande ne fait que croître (+19% entre 2008 et 2009). Il y a en tout 20 000 exploitations bio sur le territoire. En France, 38% des produits bio sont importés de l'étranger. Grâce aux conversions, ces importations devraient baisser en 2011.
Les principaux éléments de cette note proviennent d'un article de Céline Blampain dans 20 Minutes
15:30 Publié dans Anna bloGalore | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : ressources naturelles, biodiversité, bio
01 juillet 2010
Le nouveau logo "Bio" européen
Une feuille blanche, dessinée avec les douze étoiles du drapeau européen, le tout sur un fond vert. C’est désormais ce logo qu’il va falloir chercher sur les emballages pour s’assurer que les produits achetés proviennent bien de l’agriculture biologique et répondent aux critères du label européen.
Depuis ce jeudi, le logo biologique de l’Union européenne est obligatoire pour tous les produits alimentaires biologiques préemballés en Europe. Il remplace le logo précédent, qui était appliqué sans obligation sur les produits.
Concrètement, un produit portant ce logo respecte les conditions définies par l’UE pour la nourriture biologique. Notamment qu’au moins 95% des produits agricoles sont bio, c’est-à-dire qu’ils sont produits dans le respect des cycles naturels et des sols, en visant à la durabilité.
En revanche, le label ne peut pas être appliqué aux produits pêchés ou chassés, aux cosmétiques ou aux textiles. Même chose pour les aliments réalisés à partir de matières premières bio: un vin composé de raisin bio n’est pas forcément bio.
Quant aux OGM, ils sont interdits dans la production biologique européenne... sauf si la présence d’OGM est «non-intentionnelle» et que leur proportion ne dépasse pas 0,9% d’un ingrédient.
Source : 20 Minutes
14:29 Publié dans Anna bloGalore | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio











