17 mai 2012
Présence du chamanisme, nouveau courrier du 15 mai 2012

Exposition Les masques de jade mayas à la Pinacothèque de Paris, du 26 janvier 2012 au 10 juin 2012
Voici le dernier courrier de Jean-Gabriel Foucaud en date du 15 mai 2012
Deux dates avant l'ouverture très proche, en fin de semaine, des inscriptions pour les Loges des 16 et 17 juin, à côté de Paris, et la Quête de Vision des 14 au 21 juillet dans les Vosges. Ces deux dates sont les vendredi 25 mai et 22 juin au « temps du corps » de 19 h 30 à 23 h (conférence, pendant une heure + cercle de tambours et cercle de paroles pour partager les informations venues pendant le temps de tambour). J'y parlerai des « âges de la vie » : vendredi 25 mai « de la naissance à 28 ans » et vendredi 22 juin « de 28 à 63 ans ».
La très belle exposition à la Pinacothèque sur les masques maya mérite un long détour et promet des heures de bonheur.
Si on aime les films d'amour, on peut aller voir « Margin calls ». Ce film retrace l'univers des « traders » qui précipitent avec une rare indifférence les sociétés où nous vivons dans un chaos dont certains d'entre eux savent aussi profiter. Ce film rappelle un adage d'un ami économiste : « les crises sont un moment pendant lequel des riches conscients plument des riches inconscients. Les pauvres conscients parfois arrivent à se protéger et les pauvres inconscients paient pour tous ».
Quand je parle de film d'amour, c'est bien sûr d'un amour immodéré pour la possession, plutôt l'accaparement de l'argent. En réalité, pour ceux qui n'y voient pas l'objet d'une telle passion, c'est plutôt un film d'horreur !!!
La treizaine est le mode d'adaptation humaine à l'intérieur des saisons. En ce moment, début de l'été, le temps fleur, première période de l'été s'achève. (Pour en saisir la dynamique, voir le courrier précédent sur le blog Parole des Mondes Anciens).
Le 18 mai commencera le 2e temps de l'été. Ce sera la période « herbe sèche » : 18 mai-6 juin
Le Chien, dans le calendrier aztèque du Mexique ancien, représente l'ouest de l'hiver (donc le temps automnal à l'intérieur de l'hiver). Ce symbole sert à décrire les évolutions ayant lieu lors de la période allant du 25 décembre au 11 janvier. Il apporte donc une couleur automnale (ouest) à cette treizaine avec l'envie, et le besoin, d'un retour sur soi (en automne, c'est le corps émotionnel qui prime), des doutes sur le « à venir ». On n'y voit pas très clair, à nous de trouver les moyens d'écarter ces brumes.
Le Chien, forme terrienne de Quetzalcoatl, nous entraîne dans les formes souterraines occultes. N'est-ce pas lui qui part chercher les os, traversant les 9 enfers, afin de reconstruire l'être humain nouveau ? C'est lui aussi, sous les traits de Cerbère, qui garde les enfers et guide celui qui y arrive.
Donc pendant cette treizaine, on se retire et on tente de retrouver un peu de souveraineté sur sa vie, voire une maîtrise, avec toutes les illusions que cela peut comporter.
Le Chien nous fait voyager à l'horizontale, avec un désir correcteur grandissant de verticalité (chercher encore et toujours son axe pour avancer). Pour pouvoir reconstruire, il aime aller flairer, sa pensée est tournée vers les autres. Bien souvent, il ne refuse pas le câlin quand son flair lui parle de positif. Notre question sera « que va-t-on arriver à reconstruire ? ». Puis… « que fais-je ? Où vais-je ? Avec qui ? »
Le parcours est rude, d'autant plus si on ne sait quelle direction prendre..., mais la fidélité du Chien aide à suivre un fil directeur. À nous de le considérer comme un dieu protecteur qui déploie ses bienfaits. Il va partout, il sait chercher le plus petit indice propice à la reconstruction. Qui parmi ses amis, alliés peut jouer ce rôle ? Quoi lire ? Quoi écouter en soi ?
Voici la figure du chien dont on a besoin en ce moment, pendant cette treizaine : Il sera celui qui décrira un fil directeur. Ce chien nous guidera... Pour cela, il se devra d'être dans la créativité, de pousser à réaliser.
Si nous sommes chien pour un autre, faisons confiance à celui pour qui nous sommes guide. Peut-être a-t-il ou a-t-elle plus de force qu'on ne l'imagine ? Faisons aussi confiance à qui occuperait cette fonction pour nous. Du moins s'il aide avec une attitude créatrice de la capacité à voyager dans l'obscur. On découvrira que son aide sera d'autant plus précieuse qu'elle s'étendra bien au-delà de ce que l'on peut imaginer, quand soi-même on a l'esprit bien obscurci.
C'est un guide qui, si on le suit dans l'obscur, l'invisible et les profondeurs, décrit les étapes, montre le chemin, pousse à prendre les bonnes décisions tout en évitant les bla-bla. Si tout semble s'effilocher, ou s'effiloche pour de vrai, le Chien est là pour aider à réunir les morceaux qui composent un être humain et à l'aider à se réunir avec les autres. Ouf !!! Il dessine des chemins permettant à l'énergie de circuler librement... enfin, car le Chien tourne autour du groupe pour rassembler et ne dévie ni de son chemin, ni de ses actes.
Pour qui occupons-nous cette fonction ? Qui l'occupe pour nous ? Qui le devrait ? Pour qui le devrait-on ? Autant de questions qui doivent occuper chacun. Et pour de vrai !
Avec ténacité il maintient ce fil qui relie la vie tangible avec l'invisible (il parcourt l'infra monde à la recherche d'indices). Il propulse aux quatre directions d'un carrefour, à nous de l'écouter et le suivre. En allant dans les coins, il montre ce qui est à nettoyer et à trier. Il sait faire la différence entre le mort et le vivant. Il éclaire ce qui est accompli et fait parfois naître l'extase en apportant de la douceur à cette lumière pour en adoucir les contours.
Témoin de toutes les blessures, puisqu'il parcourt inlassablement les 9 strates de l'inframonde, il se pose en guérisseur de l'âme dont il connaît les secrets. Avec dignité, il sait montrer que le but est atteint. Alors, il s'en va pour respecter ceux qui revivent. C'est un sauveur, avec tous les dangers que cela comporte. À chacun de trouver le juste équilibre pour ne pas laisser la prédominance au maître ou à l'esclave. Il peut aider à adoucir le terrain, construire, tisser une toile. Est-il nécessaire de lui demander en plus de piloter le parcours sur la Toile ?
La renaissance est peut être là toute proche... car tout à coup, c'est l'eurêka. Emportés par sa ténacité, une roue nous entraîne... on a enfin trouvé ce trou noir et on sait qu'il vit ! On peut approcher les dieux, se sentant dotés d'une grande puissance et d'une grande confiance.
Avec prudence, courage et perfectionnisme, il joue de son flair. Attention, car il est parfois peureux, aussi. Cette capacité à sentir le moindre indice aide à passer à l'action, à discerner ce qui prend forme et en favoriser l'éclosion.
Pendant cette treizaine Chien, il convient de déployer son potentiel créatif, de s'ouvrir en grand vers les autres, du moins avec ceux avec qui le chemin se clarifie, d'utiliser son aptitude à voir ce qui se concrétise et de commencer à s'engager.
Malgré l'aspect idyllique parfois évoqué dans ce texte, le chemin est rude car le passage obligé par les enfers, les trous noirs de sa vie, risque bien de perturber cet instant, du moins pour ceux qui voudraient que chaque seconde soit extatique, que chaque pas soit facile.
Ne perdons pas de vue que le Chien est un guide. S'il y a besoin de guide en ce début d'été, c'est qu'il convient de faire des efforts. Savoir que l'on n'a rien sans rien sera gage de la réussite.
Le chien est là pour rassembler les os, reconstruire le foyer, montrer le chemin pour y vivre.
Francine Rousseau et J.G.Foucaud
Tous les courriers sur le blog se trouvent ici
Le blog Parole des mondes anciens
Le site Transvision.org
anti
11:00 Publié dans L'Univers d'Anti, Symboles et croyances | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : présence du chamanisme, jean-gabriel foucaud, chamanisme, francine rousseau
11 avril 2012
Présence du chamanisme, nouveau courrier du 10 avril 2012

la treizaine Singe : 6 au 18 avril 2012
Dans le calendrier des saisons du Mexique ancien, le Singe est le cœur ou centre de l'automne (7 au 24 septembre). En se reliant au centre lors d'une saison, on saisit l'axe permettant de stabiliser les éléments vitaux contradictoires et complémentaires affectant nos existences.
Quand il est signe d'une treizaine, il nous avertit que nous allons être plongés dans une atmosphère automnale porteuse d'inquiétude émotionnelle et de vague tristesse (propriétés de l'automne).
De la roue posée pour cette treizaine, il se dégageait du côté ouest une sensation plus aérée et légère. Ayons donc bien à l'esprit que le Singe nous apporte tout son humour et sa bonne humeur pour terminer le temps Mouvement (26 mars au 12 avril) et commencer celui de l'Eau (13 au 30 avril). Jouant sur notre corps émotionnel il nous apprend les grimaces et à faire contre mauvaise fortune bon cœur ! Inquiétude et peur sont alors remplacées par la bonne humeur et le côté rieur et malin du Singe.
Ces lectures de situations commencent toujours cartes retournées afin de capter l'énergie spécifique que décrit le symbole présent sur la carte. Un singe de bonne humeur est très différent d'un singe apeuré.
La phrase qui me venait pour certaines cartes amplifiait les côtés douloureux et difficiles à surmonter, alors que pour d'autres, c'était un conseil qui disait comment surmonter l'épreuve annoncée. C'est dire qu'avec le Singe, il n'est pas possible de rester dans l’inaction, la stagnation (mépris du Singe pour tout ce qui stagne). Ça bouge sans cesse !!! Et pas toujours comme on le croit !!
Avec facilité, le Singe passe d'un monde à l'autre. Sourire aux lèvres et avec humour, il traverse des tunnels, parcourt la terre et les enfers sans encombre, faisant toujours confiance à son guide. Il est la figure du chamane, voyant dans l'invisible et sachant utiliser la ruse (le coyote n'est pas loin) pour voir et ne pas se faire voir. Il est toujours relié à ces mondes invisibles par le sommet de sa tête. C’est cet axe que nous devons travailler pour garder notre posture et notre ancrage. Le Singe est remuant et sautille sans cesse, pour lui la vie est un jeu, une image...
Toujours à couvert, il utilise sa débrouillardise et son intelligence. Il pourra être notre allié pendant cette treizaine si on reste bien dans notre axe. En effet, nous terminons le temps Mouvement (décrit dans le courrier précédent) : il est toujours possible de faire et refaire les mêmes choses en rebondissant sans cesse ou d'éviter le pire par le même mouvement… prudence.
Patron des forgerons, le feu ne lui fait pas peur. Il nous aide à maîtriser le feu venu du cœur de la terre pour construire quelque chose. C'est la ruse qui se montre, mais attention à ne pas tout transformer radicalement, car sous cette légèreté, c'est la force d'un guerrier qui sommeille chez le Singe. Elle peut stimuler les forces de survie à un degré stupéfiant, pour le meilleur et le pire.
Attention au côté joueur du Singe, de peur de passer à côté de quelque chose : il va et vient, touche à tout, expérimente, mais ne termine pas toujours.
Il s'adapte, charme, ne se prend pas au sérieux, aime se regarder dans un miroir et nous fait prendre des vessies pour des lanternes, croire qu'on a terminé quand on vient à peine de commencer. Ce pétillement, ces jeux, cet attrait du miroir reflétant, font que la vérité n'est pas toujours là où on le croit, là où on croit la voir. Le Singe aime tellement son double ! En le suivant sur ce terrain, on risque de perdre autonomie et personnalité.
Si on a compris ce risque, on peut le suivre dans la découverte de portes secrètes à la recherche d’ouvertures lumineuses. Il adore ce qui est secret, ce qui ne se voit pas. Sa couleur marron orangée sur la carte nous enseigne qu'il faut rester ancré à la terre pour ne pas nous disperser (encore un travers du Singe qui sautille de branche en branche rendant difficiles une union ou de terminer une tâche). Le singe mène tout de front, du moins le croit-il... pour finir par découvrir que son allégresse joyeuse n'a rien construit.
Pendant cette treizaine, il faudra avoir confiance pour agir seul, tout en tissant des liens avec les autres, utilisant la ruse pour ne pas attiser les conflits. Légèreté et bonne humeur, le Singe aime plaire (il a même un tempérament ardent en amour !), en travaillant notre charisme, l'union avec les autres semblera moins dure.
Sans cette attitude, il est rude de démarrer, de se mettre en route, car les pieds sont lourds. En cherchant à tout posséder, à tout s'attribuer, on s'englue dans un statut d'esclave où il est difficile de défaire ses pieds de la boue collante ou ardu de défaire les chaînes que l'on s'est mises.
Le Singe vit dans un monde qui n'est pas structuré. Alors, ne soyons pas « trop carrés » et évitons de nous prendre trop au sérieux. On trie, on range, on en extrait le positif.
Bon moment pour ne plus voir à plat, à l'horizontale, mais plutôt en relief et utiliser la capacité du Singe à passer de l'autre côté de la réalité. Chercher ce double qui complète derrière ce que l'on voit devant, car le Singe connaît les différentes directions.
Se relier à l'infini, à la vie instinctive, utiliser la partie « dieu du Vent » auquel est relié le Singe pour travailler la respiration. Une bonne respiration apporte bien-être et soulagement et envoie de l'énergie dans tout l'organisme. Un grand soupir peut être également l'aboutissement d'une action entreprise, ne pas passer à côté.
Devant les difficultés et les épreuves, ayons le réflexe d'écouter nos alliés dans l'invisible et laissons libre cours à notre intuition quant à la direction à suivre. Sans se prendre au sérieux, en se moquant de soi, il est possible de se sortir de n'importe quelle situation embarrassante.
Dans le Yi jing il correspond à l'hexagramme 11 : prospérité.
« Ciel et Terre à parité s'épousent et s'imprègnent mutuellement de leurs souffles. C’est l'échange, la profusion, l'ivresse. »
le Yi jing par lui même, de Pierre Faure.
Francine Rousseau et Jean Gabriel Foucaud.
tous les courriers sur le blog se trouvent ici
Le blog Parole des mondes anciens
Le site Transvision.org
anti
11:10 Publié dans L'Univers d'Anti, Symboles et croyances | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : présence du chamanisme, jean-gabriel foucaud, chamanisme, francine rousseau
22 février 2012
Présence du chamanisme, nouveau courrier du 21 février 2012
Voici le dernier courrier de Jean-Gabriel Foucaud :
Avant de décrire la qualité spécifique de cette période : quelques dates.
- Les inscriptions pour la loge (près de Pacy-sur-Eure, à une heure de Paris) commenceront le 1er mars. Voir les conditions dans les courriers précédents ou consulter notre site transvisions.org.
- La conférence « découvrir 2012, aspects énergétiques et sociaux » aura lieu le vendredi 24 février au « Temps du corps » 10, rue de l'échiquier 75010 Paris. Cette soirée s'organisera en 2 parties :
1) présentation 2012 de 19 h 30 à 21h
2) cercle de tambours et cercle de paroles 21h-23h. Il est possible d'assister seulement à la 1ère partie.
- Les ateliers (rue J.J.Rousseau, 75001 Paris. Métro Louvre ou Palais-Royal) :
* « pour s'initier au tarot mexicain », le samedi 3 mars de 9 h 30 à 17 h, 85 €.
* « pour découvrir comment s'adapter à 2012 », les lundis 19 h 15 - 21 h 45. 5 ateliers,180 €.
Dates de la seconde session : groupe 1 : 6/2, 5/3, 19/3, 2/4 et 14/5) et groupe 2 : 13/2, 12/3, 26/3, 16/4,21/5. Il est possible de passer d'un groupe à un autre et de venir s'inscrire jusqu'au 26/3.
But de ces ateliers :
Elargir la conscience des liens entre un être humain et toute autre réalité : humaine (psychologique, financière, sociologique, énergétique, généalogique,...), végétale, minérale, ancestrale, familiale, cyclique...)
Chaque forme de vie ayant une réalité propre, se demander à chaque consultation, à chaque atelier : cette forme de vie (présente chez un autre) et la mienne sont-elles compatibles et jusqu'à quel point ?
Et ceci en amour, en amitié, en famille, dans une ville, un pays, une maison, avec un thérapeute, un enseignement ou un enseignant, une entreprise, etc.
Le but de ces ateliers est aussi d'augmenter la clairvoyance des participants quant à l'usage de leurs forces et capacités, et de devenir plus lucides dans leurs différents engagements. En particulier pour 2012 et lors ce cette 2e session qui débutera en février, on se consacrera à sentir quelles forces se déploieront cette année et comment s'y relier pour bien vivre. Identifier comment relier notre « nature personnelle » et celle des activités, des institutions dans lesquelles on est impliqué sera au programme, ainsi que de découvrir comment aider ceux avec lesquels on est relié.
Le schéma de travail est un schéma de transformation 1) où en suis-je ? (ou bien où en est cette personne, institution, etc,. 2) vers quoi aller comme transformation ou bien vers quelle transformation va aller cette personne, institution et 3) par quoi passer pour l'accomplir ?

Le roseau : 2e temps du printemps - du 18 février au 7 mars
Le Roseau 2e temps du printemps représente l’Est de l’Est et évolue du 18 février au 7 mars.
Le printemps : description des forces de vie au long de la saison
Dans le calendrier du centre du Mexique ancien, la saison du printemps est décrite par 5 signes dits astrologiques permettant de découvrir et décrire cinq périodes allant du 1er février au 30 avril.

Premières impressions :
Prendre un temps pour se stabiliser dans les marécages.
Moment où on se redresse avec souplesse.
Temps pour mettre en place d’une façon minutieuse.
On sent un étirement vers le haut : redressement, dignité.
On blanchit quelque chose pour que ce qui renaît soit clair et sans bavures.
La dureté du Crocodile (temps précédent et Centre du printemps) fait place à un délassement : le désir d’accorder deux choses, jour et nuit, action et rêve, mouvement et contemplation, retour et envolée.
La dureté du crocodile est parfois nécessaire pour se dégager des stagnations et étroitesses inhérentes aux refus de transformations. Les événements internationaux en parlent chaque jour. Les événements privés le confirment.
On sent une pointe d’amour faire surface et rebondir sans cesse. La stagnation n’est plus de mise, on prend son élan et on rebondit.
Faire attention à ne pas se découvrir totalement (dans tous les sens du terme). Les beaux jours arrivent, mais il est trop tôt pour tout mettre à découvert. Se méfier de la tentation de tout envoyer paître et de s’échapper dans le plaisir : le Roseau bouge peu, mais constamment et avec souplesse.
Pendant ce « temps Roseau », on prend de la distance par rapport aux plaisirs, aux jeux, aux créations qui ne manqueront pas ! Prenons la posture du spectateur, car les bases du Roseau sont dans la vase et peu stables, si l’on n’y prend pas garde !
Caractéristique de la dualité du Roseau : risque d’entraîner un éparpillement, une division excessive. Elle peut aussi générer une élévation, une promotion, une amélioration dans sa qualité d’expression à condition de développer la discipline le permettant.
La force primaire du Crocodile, parfois encore présente, peut envahir notre mental. Il est temps alors de voir problèmes et relations d’une façon différente : tout renaît, on tire vers la clarté, on lutte contre la confusion, ce qui enferme et rend statique. Bref, on veut se défaire de ce qui nuit à la beauté, comme à ce qui étouffe.
Pendant cette période de grande richesse et de fertilité, le Roseau nous conduit vers une recherche d'harmonie, et pour cela, le fait avec distinction (après la brutalité du Crocodile), on va faire fonctionner son esprit.
Avec le Roseau, on se calme et on accueille avec dignité et respect ce qui nous est présenté. Il devient plus facile de nous lier et nous adapter à ce qui nous entoure : actes et pensées tendent vers la dignité.
La « couleur » de la saison étant « Est de l’Est », c'est à dire printemps de l'Est, la relation à autrui est prédominante. Cette relation se construit dans la noblesse, acceptons le cadeau qui nous arrivent et l’échange qui nous est proposé. À l’inverse, tout acte de gentillesse, tous présents faits seront récompensés par des marques d’amitié.
Arrive alors le temps de comprendre ce qui a été vécu pour l’exploiter d’une façon plus positive et plus noble.
Les mille et une petites facettes du Roseau nous font rechercher ce qui peut croître, prendre de l’ampleur, apporter du créatif : le Roseau, souple et intelligent, nous permet cette élévation. Ferme dans ses bases mouvantes, il oscille au moindre souffle et avec habileté nous conduit vers un enseignement.
Psychologue, diplomate et élégant, c’est avec distinction qu’il nous amène vers le discernement. Il nous fait pointer le juste et le vrai, et pendant un temps, l’esprit retrouve une pureté. Tout à coup la lumière jaillit, c’est l’eurêka des formules. Avec patience il nous distille l’idée de distinguo, et petit à petit, les choses se mettent en place, s’emboîtent les unes dans les autres.
Dans le creux du Roseau circule alors une boule d’énergie pure qui nous ouvre aux belles choses. On se plaît à rechercher l’âme sœur, ou bien celui ou celle qui nous accompagnera dans l’éclosion printanière. Avec finesse, il nous insuffle la bonne parole, la bonne écriture. Et si l’on est bien à l’écoute, il sera facile de discerner la juste parole à donner.
Allons-y ! Pendant ce temps, paroles et écritures seront créatrices !!!
Non seulement nous aurons le désir de progresser intellectuellement, mais nous aurons à cœur de faire progresser autrui.
Niveau santé : son bon sens nous rappelle que le printemps est là pour drainer et épurer. Le Foie est dans sa propre saison énergétique et ne demande qu’à nettoyer les miasmes de l’hiver : jeûne, bouillon de légumes, plantes drainantes… tout cela sera bon pour notre organisme et notre esprit.
Un Foie bien équilibré dans sa saison, nourrit bien le Cœur : son fils. Le Roseau « tel un os creux » apporte au Foie de quoi apaiser le Cœur et empêcher le feu de monter (caractéristique de la saison, si on laisse le Foie s’emballer !)
Pour que ce deuxième temps du printemps soit bien vécu, il nous faudra garder cet aspect lisse du Roseau où tout est parfaitement empilé. Où l’enveloppe externe est douce et légère comme une plume, et l’intérieur solide et contenant bien la forme créative et généreuse de notre énergie printanière naissante.
Signe double et précieux, il nous fera « chercher notre double » ou dire « je cherche à ce que personne ne me double »
Francine Rousseau et Jean-Gabriel Foucaud.
tous les courriers sur le blog se trouvent ici
Le blog Parole des mondes anciens
Le site Transvision.org
anti
17:39 Publié dans L'Univers d'Anti, Symboles et croyances | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : présence du chamanisme, jean-gabriel foucaud, chamanisme, francine rousseau
05 février 2012
Présence du chamanisme, nouveau courrier du 31 janvier au 12 février

La Maguelone le 1er janvier 2012
Les ateliers du lundi soir consacrés à se relier à l'énergie spécifique de 2012 commencent ce lundi 6 février. Devant tous les aspects de la vie qui posent question faute de réponse juste, on adoptera le mouvement suivant : 1) Où en suis-je ? 2) Vers où dois-je aller ? 3) Comment y aller, que dois-je transformer ?
2012 doit intégrer le pouvoir du régent de l'année 2011 qui était Tepeyollotl, dieu de la transformation du sauvage en humanisé. En regardant l'actualité, on voit clairement ce qu'engendrent les forces brutales quand elles ne se relient pas aux particularités de 2012 (régent de l'année : déesse de l'eau, c'est-à-dire déesse du rêve, analogue du dragon d'eau chinois).
10 soirées à mon bureau : 8, rue J.J.Rousseau 75001 Paris de 19 h 15 à 21 h 45 s'étalant de février à mai. (voir les dates sur le site transvisions.org ou sur le dernier courrier.
Prendre contact avec Jean-Gabriel Foucaud : jgquetzalcoatl@yahoo.fr
Dernier vendredi du mois à 19 h 30 au « Temps du corps » : Connaître 2012 au plan énergétique et s'y adapter
Roue de médecine aidant à l'interprétation de la nouvelle treizaine :

La treizaine Mort 31 janvier au 12 février 2012Dans le calendrier des saisons du Mexique ancien, la Mort est le symbole de l'énergie centrale de l'hiver (18 novembre au 6 décembre).
À l’œuvre pendant cette treizaine, elle nous demande un retour sur soi, un plongeon dans notre corps mental, celui qui perçoit les structures et qui se tient loin de toute émotion.
En tant que centre, tout converge vers elle et tout part d'elle puisqu'elle pousse quiconque la contemple à relancer sa vie. En ce début de printemps, nous sentons bien que le germe pousse, arrive alors une frayeur devant la non-concrétisation, les retards supposés ou réels, faisant place ensuite à une envie de tout bousculer pour enfin mettre au grand jour les projets. On se débat en ayant l'impression d'être entouré de vide, on cherche le concret à tout prix.
La Mort, véritable boule d'énergie pure, pousse à tout multiplier à l'infini. Peu de chair, et affectif à fleur de peau ! Entrons dans l'autre face de la Mort : prudence, attente du moment opportun, entrée dans la tranquillité, énergie de base clairement soutenue.
Avons-nous bien mis en place ce qui devait l'être ? Éliminé le superflu ? Nettoyé le bois mort ? Il est temps de faire place nette au printemps qui débute, et d'assurer ses bases. Temps de voir clair en nous-mêmes, d'y discerner nos besoins, idéaux, peurs, fuites afin de créer l’alignement indispensable au rassemblement des parties vivant en nous.
Le premier temps du printemps Crocodile est là depuis le 1er février, les premières sensations peuvent ne pas être confortables (jeté dans le brasier cosmique, la situation est rude). Mort nous dit de prendre un temps pour se chercher sur le plan énergétique. Elle nous exhorte à la stabilité, à la consolidation de nos structures, de nos fondations. Carte d'énergie pure, avec elle tout est possible... la vie renaît sans cesse. Il est important de sentir dans son corps l'alliance du Yin et du Yang, présents sur ce symbole. (en effet, il est décrit, dans la mythologie, comme composé d'un jeune homme et d'une représentation du sexe féminin). Le jeune Yang commence à surgir, il est bon de le canaliser, car Mort peut, à tout moment, nous entraîner dans une extrême lenteur ou une rapidité excessive, dangereuse.
Étant en temps saisonnier Crocodile où lenteur et rapidité sont également poussées à l'extrême, prenons la stabilité portée par la Mort pour remettre l'aiguille au centre de la balance. Mort demande de laisser parler le corps mental afin de tempérer le corps émotionnel qui risque de s'enflammer avec l'arrivée du printemps. Rappelons que le printemps c'est le bois, le Foie, le Yang qui s'enflamme sous l'effet de l'émotionnel. C'est aussi la couleur verte qui rassure et calme lorsqu'un feu du Foie s'emballe.
Les brusques changements à venir risquent de tout transformer de façon radicale.
Tout ce qui nous empêchait de vivre refait surface, profitons-en pour éliminer ce qui est périmé. Donnons la primeur à ce qui croît au-dedans. Et ne le voyons pas célébré par tous et porté loin devant nous par nous-mêmes. Ce n'est pas l'heure. Nous sommes seulement au premier temps de l'année. La Mort porte un masque, il est temps de plonger dans l'ancestralité, d'aller voir le caché, l'invisible, tout cela avec humour grâce à l'énergie qu'elle nous apporte.
En respectant équilibre et stabilité, on trouvera la parole juste (pas d'éclats de voix) et cette treizaine sera d'un grand enseignement dans la recherche de nos alliés pour le printemps qui surgit. Lenteur et prudence, réflexions sur les actions à venir et les formes à mettre en place afin d'apporter de la chair à ce squelette… pas d'emballements ni de passage à l’acte !
Francine Rousseau et Jean-Gabriel Foucaud.
Herbes sèches sur les chemins du Centaure - anti
* * * * * * *
tous les courriers sur le blog se trouvent ici
Le blog Parole des mondes anciens
Le site Transvision.org
anti
13:30 Publié dans L'Univers d'Anti, Symboles et croyances | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : présence du chamanisme, jean-gabriel foucaud, chamanisme, francine rousseau
27 janvier 2012
Présence du chamanisme, nouveau courrier du 18 au 30 janvier
Ce vendredi 27 janvier au « Temps du corps », 10, rue de l'échiquier Paris (Xe) à 19 h 30, soirée composée d'une conférence consacrée à : « l'expérience du temps dans les pratiques chamaniques » suivie d'un cercle de tambours et d'un cercle de parole. C'est une initiation pour les personnes désireuses de découvrir les principes de base de ce que l'on appelle « voyage chamanique ».
Dans le courrier précédent on trouvera les dates des prochaines loges, de la Quête de vision de juillet, des ateliers et conférences du vendredi.
Les ateliers du lundi soir 19 h 15 à mon bureau reprendront le lundi à partir du 6 février. On y traitera surtout de l'art de transformer ses attitudes en s'adaptant aux particularités de 2012. Et on commencera à découvrir les bienfaits d'un schéma simple et efficace :
1) Où en suis-je ?, 2) Vers quoi dois-je aller ? 3) Par quoi dois-je passer pour y aller ?
Roue de médecine aidant à la lecture de la treizaine :

La treizaine est l'enseignement pour nous permettre de bien vivre l'énergie de la saison qui a lieu de toutes les façons. Le Roseau, dans le calendrier des saisons du Mexique ancien représente le printemps, c'est-à-dire l'Est de cette saison (18 février au 7 mars). Il est l'émergence de l'émergence, une forme d'attente en ses premiers temps.
Cette treizaine arrive en fin d'année 12 Roseau empreinte de quête d'élégance, de dignité, de qualité d'expression gestuelle, langagière, de pensée. Le Roseau demande à être accueilli avec respect, sa force nous tempère. Il permet à la sève de monter dans le corps creux afin que l'épanouissement surgisse en temps voulu.

Il aide grandement à l'« opération tri » entreprise par le Vent (saison en cours 12 au 31 janvier, lire l'article à ce sujet dans le courrier précédent).
À nous d'empiler, de classer par paire, de trier. Cette colonne devient solide : la tige creuse du Roseau ne demande qu'à se remplir. Elle est le gage d'un meilleur centrage. L'ossature prend alors du volume et de la densité. Elle tient ! Elle résiste aux « coups de Vent »… mais permet aux semences portées par le Vent de prendre forme.
Il est fortement conseillé de ne pas être dans la précipitation. Prudence donc, on est dans le « à venir » et pas encore dans « le faire ». Pas d'éclats de voix. Le Roseau nous conseille de faire en finesse, de respecter autrui (et soi !), d'apporter de la noblesse à nos actes et nos paroles.
Il est donc indispensable de garder son calme. Souvenons-nous que le Roseau est l'Est de l'Est, le printemps du printemps, le début du début, l'inconnu de l'inconnu. L'Est étant l'endroit où on regarde ceux qui ne sont pas comme nous, où on se demande avec qui s'allier.
Si le Vent nous entraîne dans sa tourmente, au lieu de dire « on verra bien », reprenons notre alignement en nous aidant de la droiture du Roseau. Le printemps arrive, on le sent de plus en plus présent, on ouvre les yeux sur les autres, on les découvre.
Aucune animosité, c'est pour nous une leçon à recevoir, une leçon qui va nous enrichir et permettra de la faire fructifier si on l'intègre.
Quand un choix s'impose, tournons-nous vers la nouveauté, vers ce qui naît à la vie.
Le Roseau a peut-être les pieds dans l'eau (parfois dans la vase…) mais il ne nous oblige pas à stagner. Sous l'effet du Vent, il se courbe, il ondule, il est la vie même. À nous de suivre ces ondulations permettant à l'énergie de circuler à l'intérieur et l'extérieur de nous. Quelle belle sensation de se sentir les pieds bien ancrés et le corps ondulant, prêt à capter ce que le ciel nous envoie.
C'est une bonne treizaine pour corriger les mauvais penchants, idées ou habitudes. Ce sont ces efforts (par le geste, l'écriture, la parole...) qui permettent à l'homme l'accès à un certain paradis terrestre. Le Roseau demande d'oublier les peurs, d'avoir confiance en ce qui se prépare à éclore. Petit temps d'acceptation nécessaire, ne pas forcer le destin ! On bouge, on se sent près à présenter nos acquis et pourquoi pas à échanger ?
C'est le moment de relier les éléments, d'associer les événements, les choses, les personnes, avec maîtrise et fécondité. Avec ténacité, parfois violence, les idées prennent forme. On commence à entrer dans la matière, pas toujours en douceur, mais c'est le prix à payer pour activer la transformation et entamer un changement profond. Se plonger dans sa généalogie pour trier et éclaircir. Ce peut-être la généalogie de ses formations, de ses engagements.Un changement radical peut s'imposer, on ne résiste pas (penser à la souplesse du roseau devant le Vent...) On fait place nette pour le printemps à venir, on ouvre, on apporte la lumière, on tire vers la clarté, on lutte contre la confusion.
On attend avec calme le moment juste. Encore une fois, pas de précipitation. Le Roseau est dans l'attente, il est « savoir attendre » sans se dessécher !
Attention aux colères, car la saison du Foie s'installe. Le jeune Yang qui pousse risque de nous faire « bouillonner » la tête. Cette sève montante, le Roseau peut la canaliser et donner la souplesse nécessaire. (Foie et Vésicule biliaire, c'est aussi tout ce qui touche les tendons, donc la souplesse).
Restons dans l'attente... pas de précipitation. Avec noblesse, intelligence et souplesse, le Roseau nous fait pénétrer dans tout ce qui nous entoure et dédouble projets et actions.
tous les courriers sur le blog se trouvent ici
Le blog Parole des mondes anciens
Le site Transvision.org
anti
19:14 Publié dans L'Univers d'Anti, Symboles et croyances | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : présence du chamanisme, jean-gabriel foucaud, chamanisme, francine rousseau
26 janvier 2012
Le moulin à prières
Je suis fascinée par l'Asie et particulièrement celle allant de l'Himalaya jusqu'au Vietnam, et ce depuis toujours je crois bien. De la même manière, je suis passionnée des mythes et des religions. Aussi, quand Anna m'offre un cadeau possédant ces deux composantes, elle est certaine de faire mouche.
Quand pour mon anniversaire 2009, elle était arrivée avec une magnifique Tara Blanche, j'étais aux anges ! En septembre dernier, la grande main de Bouddha en bronze m'avait comblée et là, bingo ! j'ai eu l'immense joie de recevoir en présent un magnifique moulin à prières en provenance directe du Népal (en photo).
Certes, mais qu'est-ce donc ? A la demande générale de madame Von Ramon voici donc une petite note sur les moulins à prières.
Sur Wikipédia, on peut lire ceci en guise d'introduction : Un moulin à prières (mani korlo en tibétain) est un objet cultuel utilisé par les Tibétains pratiquant le bouddhisme.
Le moulin à prières traditionnel est constitué d'un cylindre rempli de mantras et pouvant tourner librement autour d'un axe. Selon les croyances associées à cet objet, actionner un tel moulin a la même valeur spirituelle que de réciter la prière du mantra, la prière étant censée se répandre ainsi dans les airs comme si elle était prononcée.
Les moulins souvent disposés en longues séries sont mis en mouvement l'un après l'autre par le fidèle qui passe devant eux. Le fidèle déplace les moulins avec sa main droite. Et le moulin doit être tourné dans le sens des aiguilles d'une montre, afin que le mantra soit lu dans le sens où il a été écrit.
Tourner le moulin à prières est un geste quotidien pour les bouddhistes tibétains. Selon la règle, on doit marcher dans le sens des aiguilles d'une montre, en tournant le moulin à prières dans le même sens et en répétant le mantra universel : « Aum mani padme aum ». Les fidèles, tenant un chien ou un mouton en laisse, avancent lentement, en tournant les moulins à prières en laiton gravé du mantra universel, rangés au bord de la route de déambulation. Il leur semble que les bruits de roulement des moulins soient de bon augure.
Moulin à prières
A l'intérieur sont enroulés des centaines de feuilles de papier sur lesquelles sont imprimées les prières. Quant on tourne le moulin en souhaitant du bien pour tous les autres, ces prières s'en vont dans l'univers... L'écriture est en Tibétain, la langue utilisée par les moines bouddhistes.
Source
Darchok - Centre Dhagpo - Dordogne
Sur le blog, vous trouverez d'autres articles traitant du bouddhisme ici
Pour une recherche plus précise, vous pouvez utiliser
le moteur de recherche interne au blog situé en haut à gauche de votre écran.
Un autre texte intéressant est à lire sur Persée.fr, là.
anti
12:16 Publié dans L'Univers d'Anti, Symboles et croyances | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : bouddhisme, chamanisme, tibet, dhagpo
18 janvier 2012
Présence du chamanisme, nouveau courrier du 18 janvier 2012
Voici le dernier courrier reçu, signé Francine Rousseau & Jean-Gabriel Foucaud que je suis heureuse de relayer ici. Vous pouvez aussi retrouver ces textes sur Parole des mondes anciens :
Ce courrier reprend l'évolution de l'énergie saisonnière en se servant des données issues des calendriers du Mexique ancien. Ainsi qu'un rappel des différentes activités proposées pour les mois à venir.
La fin de l'hiver : le « temps Vent » (12 au 31 janvier)
Calendrier de l'hiver :

Les saisons, jeu entre le ciel et la terre, sont des périodes invariables de l'année. Elles échappent aux humains. La treizaine est un calendrier décrivant le système des relations des humains entre eux, avec eux-mêmes et avec le monde. Il permet de s'adapter aux saisons.On rappelle que tous ces courriers renouent avec une observation évidente. Modifier la présentation du cycle des saisons en les faisant démarrer un mois et demi plus tard que leur début réel est une aberration récente, datant des années 50, qui empêche de s'y adapter. Comment faire une description réaliste du mouvement de la vie en disant que l'hiver commence à Noël ? Et que le printemps débute fin mars ?
Dans le calendrier aztèque des saisons du Mexique antique, le Vent représente le dernier temps de l'hiver (monde du Nord). Il sert à décrire son Sud. Il est, si l'on peut dire, l'été de l'hiver, donc son excès, son feu passant au-dehors, sans matière pour l'accueillir. En fin d’hiver, la couleur « feu de l'été » va dominer du 12 au 31 janvier. Elle prépare l’ouverture du printemps.
Avec le Vent, figure aérienne de Quetzalcoatl, notre corps mental se dématérialise un peu plus. Apparaît alors un mouvement qui part du cœur même de notre être. Tout devient dangereusement ouvert... à tous les vents !
Ultime feu de l'hiver, le mouvement du vent est implacable. Il démarre comme une sarabande autour d'un mât, avance masqué telle une force irrésistible partant de notre centre. Le processus saisonnier nécessaire est en action, et ne le connaissant pas, on a du mal à suivre ce qu'il se passe. Le mental prime encore avec toutes les forces de séduction qu’il offre à qui veut se croire maître de la mouvante réalité. Difficile de rester fermement relié au sol dans ce moment, carrefour des saisons, où l'on s'intéresse moins aux actions qu'aux inactions.
Ne pas agir, trop vite, trop haut, trop fort, certes ! Mais le Vent nous pousse. Quand une direction est donnée on y va… pas question de virevolter dans tous les sens, le Vent a choisi une ligne, il se dirige vers qui, vers quoi, vers où ? Et il nous dirige aussi, mais... vers qui, vers quoi, vers où ? La difficulté sera de ne pas se mettre en péril en s'opposant à sa nature. Il est ardu de lui résister, car il agit tel un Maître invisible et indiscernable dans ses intentions. Son emprise : une influence d'origine indiscernable, pouvant donc agir sur tout et que l'on découvre, parfois trop tard...
Le Vent changeant parfois très brutalement sa direction, c'est alors l'ensemble qui vire de bord. Tout peut être chamboulé. Imprévisible et insaisissable, le Vent, souffle même de la vie, est d'origine inconnue. Une part de nous dépend de lui et nous pousse parfois, a contrario, à de bien coûteuses appartenances et dépendances.
Il est à l'image du souffle divin qui va partout et transforme tout. Il est porteur d'une force de mystère faisant de lui un grand transformateur : métamorphose et dédoublement. Il se faufile et pénètre la matière jusqu'à la rendre immatérielle, à rendre imprudents les humains dans son maniement et donc dans le maniement de leur propre vie.
Dans ce printemps, dans cet Est qu’il nous donne à percevoir et à espérer, il est bon fécondateur. Il permet d’imaginer, de percevoir les assemblages nécessaires à la naissance et à la création. Quand il est dans cet état d'esprit, il devient doux et chaleureux, permettant joies et réjouissances.
Le temps des émotions printanières est encore loin. Profitons de cette énergie guérisseuse. Accompagnant la renaissance de la fécondité, il ne connaît ni temps, ni espace. Grâce à lui, on sent la vie bouger et vibrer, valser limites et certitudes.

Il porte les sons et les semences : la matière de la vie devient légère et vole. Plus on s'élève et plus l'amplitude des mouvements devient grande. Ivresse des débuts à venir, du « tout est possible ». On se sent porté, mais qui porte ? Et où va-t-on ? Le but n'est pas vraiment défini au départ, mais où se trouve le départ, car d'où vient le vent ? Sans début ni fin, il paraît éternel, pas moins que certaines incertitudes...
Le monde du « Nord-Hiver » étant le monde de la renaissance dans l'obscurité, n'apercevoir que le début d'une toute petite chose devient très dur. Le masque du Vent sur le dessin du tarot rappelle que le mystère demeurera, même si l'on croit l'avoir élucidé.
Une certitude toutefois, maintenant tout semble tourné vers l'Est, la renaissance printanière… pour être mieux ramené vers l'Ouest de chaque action, vers l’automne du triage de ce que l’on vit, garde, partage comme récolte. Ah ! Comment choisir entre quitter le trop connu et confortable, quand même, et l'enivrant inconnu, peut-être une illusion de plus comme un vent qui simplement effleure et s'en va ?
Attention en cas de force yang du Vent qui risque de tout étouffer ou attiser. Il peut arriver en trombe (« en coup de vent ») et nous tomber dessus sans que l'on sache d'où « ça vient ». Attention aux feux de toutes sortes qui couvent encore (rancunes, projets mal ficelés, illusions maintenues) : le Vent les fait repartir avec encore plus de vigueur. Ces feux-là sont pour la plupart dévastateurs, sans cadres et sans axes.
C'est la superficie qui sera touchée en premier, et à l'inverse du Silex qui tombe droit au but (voir courriers précédents), le Vent, lui, procédera d'une manière erratique, marquant par-ci, par-là, faisant bouger ce que l'on croit connaître ou ce qui semble établi « à jamais ». En ce sens, il annonce l'arrivée du printemps et la saison du Foie. Ce dernier étant très sensible au vent, il peut à tout moment faire monter son feu et entraîner des migraines, des nausées, des douleurs articulaires, des rougeurs et des démangeaisons qui vont et viennent et des colères…
Avec le Vent, l'objet fixe du désir disparaît, on ne sait plus ce que l'on voulait. Toutes les frontières de notre identité intime vont s'évanouir. Impatiences et peurs deviennent alors nos plus grandes ennemies.
Après le cœur de l'hiver, relié à l'intime, à l'interne, on sent s'activer un désir de retour de contact avec les autres humains. Mais l'univers mystérieux et insaisissable engendré par le vent chamboule parfois les processus engagés (les feuilles mortes balayées les jours précédents peuvent être rapportées par le Vent, si elles n'ont pas été jetées).
Mettons à profit ce dernier temps de l'hiver avant de passer au corps énergétique qui primera au printemps comme axe organisateur de la vie végétale et humaine. Le Vent nous aide à donner un grand coup de balai. De poison (il tourmente les êtres et la nature, il peut être cassant, dur, froid, sec, rude, violent), il devient remède si on sait s'en servir !

Avec son fort potentiel de croissance, il réveille et stimule : c'est le temps du nettoyage. Donnant un « coup de rangement », il permet aux choses de s'empiler les unes dans les autres avec noblesse et de poser les prémices d'un axe (la treizaine Roseau, du 18 au 30 janvier, va nous y aider). Nous entraînant dans son mouvement et sa direction, tri et rangement se font avec souplesse. Attention : si nos bases sont « vaseuses », l'axe ne tiendra pas (double vigilance, car le Roseau a toujours les pieds dans l'eau et bien souvent la vase !!!). Si elles sont sûres, il fera face au vent et évoluera sans raideur. Ce sera le bon moment pour prendre en main ce dont on a hérité, l'assainir, revoir ce qui ne fonctionne pas correctement et lui redonner de la vigueur (le Crocodile arrive le 1er février).
Temps fort donc, pour nettoyer, balayer, travailler sur le corrompu (hexagramme 18 du Yi jing). Tout ce qui est stagnation est traqué par le Vent, lui résister entraîne du feu ! Travailler son assise pour ne pas être embarqué ! Travailler ses racines pour que la sève alimente les jeunes pousses à venir.
Le Vent est ce feu de nettoyage pour une future forme à venir au printemps. Un feu qui revient toujours, avec une ardeur qui paraît ne jamais se tarir.
Cette période peut être très riche, car la connaissance est au cœur du processus. Le Vent va au-delà du monde que nous connaissons. Sous son masque, il nous montre des vérités. À nous d'en tirer des enseignements. Il inaugure de grands moments de nettoyage, si on sait retirer son masque et se tenir sur ses gardes, ne pas être vantard et parler pour ne rien dire.
Pour que tout fonctionne au mieux, il faut rétablir le contact, recréer l'association avec des alliés. Rien ne sert de résister seul face au Vent. Si l'on veut créer et éviter le chaos, il importe d'avancer dans la création avec autrui.
Attention à ses racines pour que l'axe demeure souple et ne casse pas (s'aider du Roseau). Le printemps peut parfois être trompeur et nous plonger dans l'illusion (voir les bougeons naissants des arbres). Il importe de bien terminer le travail entamé avant de passer au renouveau. La création passe par le tri, le nettoyage et la transformation.
Francine Rousseau et Jean-Gabriel Foucaud.
Rappels de quelques dates
Prochaine conférence au « temps du corps » le vendredi 27 janvier à 19 h 30 : « expérience chamanique et connaissance des formes du temps ».
Le vendredi 24 février, ce sera : « rencontrer 2012 »
Prochaine cérémonie Inipi (sweat lodge) 24 et 25 mars à côté de Paris. Inscriptions à partir du 1er mars.
Et dans les Vosges, 3 jours de Loge et de travail énergétique pour se relier au cours du temps de 2012 : 28, 29,30 avril et 1er mai.
Cette année, notre traditionnelle Quête de vision se déroulera du 14 au 21 juillet, dans les Vosges
Tarot mexicain : Dates de la 2e session - groupe 1 : 6/2, 5/3, 19/3, 2/4 et 14/5) - groupe 2 : 13/2, 12/3, 26/3, 9/4 et 21/5
Le but de ces ateliers est d'augmenter la clairvoyance des participants quant à l'usage de leurs forces et capacités, et de devenir plus lucides dans leurs différents engagements. En particulier pour 2012 et lors ce cette 2e session qui débutera en février, on se consacrera à sentir quelles forces se déploieront cette année et comment s'y relier pour bien vivre. Identifier comment relier notre « nature personnelle » et celle des activités, des institutions dans lesquelles on est impliqué sera au programme, ainsi que de découvrir comment aider ceux avec lesquels on est relié et qui, eux, réagiront différemment.
Tarot encore : Deux jours d'approfondissement de la connaissance du tarot, (carte par carte et découverte des liens entre elles) : samedi 4 février et samedi 3 mars à mon bureau (9h30-17h) , 8, rue J.J.Rousseau 75001 Paris.
Pour ceux qui voudraient connaître les particularités de ce tarot, m'écrire à jgquetzalcoalt@yahoo.fr pour en recevoir une présentation détaillée de ses caractéristiques.
tous les courriers sur le blog se trouvent ici
Le blog Parole des mondes anciens
Le site Transvision.org
anti
Photos St Marc sur Mer décembre 2011
11:00 Publié dans L'Univers d'Anti, Symboles et croyances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : présence du chamanisme, jean-gabriel foucaud, chamanisme, francine rousseau
15 janvier 2012
Présence du chamanisme, nouveau courrier du 5 au 17 janvier

Fleurs de cactus - Nîmes
Voici le premier courrier de l'année 2012, signé Francine Rousseau & Jean-Gabriel Foucaud que je suis heureuse de relayer ici. Vous pouvez aussi retrouver ces textes sur Parole des mondes anciens.
Tout d'abord tous nos vœux aux lecteurs de ce blog. Voici quelques informations sur nos activités :
La prochaine conférence aura lieu au « Temps du corps » le vendredi 27 janvier à 19h30 : « expérience chamanique et connaissance des formes du temps ».
Le vendredi 24 février, ce sera : « rencontrer 2012 »
Prochaine cérémonie Inipi (sweat lodge) 24 et 25 mars à côté de Paris. Dans les Vosges, 3 jours de Loge et de travail énergétique pour se relier au cours du temps de 2012 : les 28, 29, 30 avril et 1er mai.
La première session des ateliers de « lectures de situations » du lundi soir s'achèvera fin janvier. On se concentrera surtout en lien avec les forces de 2012 à identifier comment relier notre nature personnelle et celle des activités dans lesquelles on est impliqué.
Deux jours d'approfondissement de la connaissance du tarot, (carte par carte et découverte des liens entre elles) : samedi 4 février et samedi 3 mars à mon bureau ( 9h30-17h), 8, rue J.J.Rousseau 75001 Paris.
La suivante démarrera le 6 février : groupe 1 : 6/2, 5/3, 19/3, 2/4 et 14/5) et groupe 2 : 13/2, 12/3, 26/3, 9/4 et 21/5

La treizaine Fleur : 5 au 17 janvier 2012
Roue de médecine aidant à l'interprétation de cette treizaine, effectuée à l'aide du tarot mexicain :
Les treizaines appartiennent au calendrier de 260 jours, lui-même intriqué avec celui des saisons (365 jours).
Les deux calendriers s'interpénètrent.
Les saisons décrivent l'impact du mouvement du monde naturel sur la terre et donc sur les espèces qui y vivent.
Le calendrier des treizaines donne accès à la préservation de la vie humaine lors des saisons.

Hexagramme n°4La Fleur, premier temps de l’Été dans le découpage des saisons, évolue du 1er au 17 mai de chaque année. Symbolisant l'Est, donc le Printemps de l’Été, elle apporte une coloration printanière.
Autant dire qu'avec elle tout explose, sort de terre et commence une floraison !!! Souhaitable ou non... À chacun sa vie...
Pendant cette treizaine Fleur, on va pouvoir s'instruire en s'amusant... Tout ce qui pose problème doit être élucidé sous la forme d'une plaisanterie. Mais pas question de se disperser dans tous les sens, car la Fleur dans sa folie juvénile tend à nous entraîner dans un mouvement énergétique incontrôlé. (Dans le Yi jing, elle correspond à l'hexagramme 4 « le jeune fou »)
En accordant la Fleur au temps du moment (Chien, 25 décembre au 11 janvier), on suit son mouvement rieur, plaisant et dynamisant pour construire avec ce que le Chien nous donne, tout en se gardant bien d'aboyer comme un jeune chien fou.
Cette treizaine est une opportunité pour nous permettre d'apprendre à honorer ce qui est beau, honorer aussi la parole sage du Chien dont nous suivrons les conseils.
Sa dynamique sud, printanière-estivale, peut jouer avec l'émotionnel : alors, prudence !!!
N'intégrant pas l'idée de l'infidélité, pas plus que celle de la fidélité, la Fleur s'exprime pleinement dans tous les domaines : liberté et indépendance sont ses maîtres-mots. Elle a peu, ou pas, le sens de la mesure, plutôt celui de la prodigalité... Les énergies printanières se font sentir (à voir les bourgeons sur les arbres !) mais les miasmes de l'hiver couvent et le grand nettoyage est loin d'être terminé. Éviter de se laisser emporter par l'exigence « pressé, pressé, tout de suite » de la Fleur. Sinon tout risque de basculer rapidement dans les extrêmes.Dans ce symbole comme dans tout autre, on retrouve le yin et le yang. Pour maintenir un équilibre, dans celui-ci, le yang doit pouvoir contrôler le yin qui lui même s'oppose au pouvoir absorbant du yang. C'est dire que, si on n'y fait pas attention, il y a risque de tension et même de conflit, conjugal notamment !
Chaque jour de cette treizaine, il sera bon de démarrer en douceur et avec allégresse (les qualités de la Fleur) tout en gardant à l'esprit que le yang pousse sans cesse pour que la force jaillisse.
Il demeurera Important d'équilibrer verticalité (axe Ciel-Terre) et équilibre des échanges horizontaux (monde humain) fin de ne pas altérer notre intégrité.
La lutte, parfois rude, aboutit à l'épanouissement de la Fleur lorsque yin et yang trouvent un équilibre dans leur échange. Réfléchir à ce que l'on doit céder pour que cet équilibre se fasse... Si l'on ne s'écoute pas ou n'écoute pas, on augmente la folie.
Il serait dommage de ne pas accueillir les bienfaits de la Fleur ou de ne pas en profiter pour corriger les erreurs passées qui remontent à la conscience à ce moment de l'année. Augmenter sa capacité à déchiffrer ses expériences passées est une possibilité du moment.
Sans tomber dans une frénésie extatique, la Fleur, avec son ardeur, son fort pouvoir de séduction et son goût pour l'art et la beauté, nous permet d'extraire le meilleur.
Le nettoyage pré-printemps commence. On trie, on garde, on jette, tout cela dans la bonne humeur.

Nîmes
Si on sait se faire Fleur (sans frénésie excessive et explosion inévitable), on établit un pont entre Ciel et Terre. L'humain trouve là son centre et son ancrage. Il s'instaure un dialogue avec les dieux, entre féminin et masculin (les deux symboles sexuels présents sur la carte).
Le Chien parcourt les 9 enfers pour rapporter le nécessaire à la reconstruction de l'identité notamment en aidant à prendre conscience de la façon dont on apprend ou refuse d'apprendre. C'est la période de l'année qui s'y prête. De son côté, cette année précisément, la Fleur recueille les présents des dieux apportant joie et douceur à qui ne se perd pas dans la démesure.
Dans cet échange l'attention sera mise sur la justesse du langage et de l'étymologie afin que la parole soit ou devienne enfin poétique (symbole de la Fleur).
Portons notre attention sur le centrage et l'ancrage à la terre. En calmant la fougue, en honorant les arts et la parole de qualité, l'enseignement particulier de la Fleur nous donne alors le désir du faire du beau à partir de savoirs anciens ou oubliés. La lumière peut commencer un processus de guérison propre à ce moment de l'année.
C'est une treizaine qui remue et nous remue. La Fleur ouvre tout en grand et nous montre la vérité. À nous de freiner les excès, d'écarter les peurs qui pourraient arriver, d'établir ce pont entre le ciel et la terre afin de laisser la place au printemps qui pointe son nez dès le début de février.
Francine Rousseau et J.G.Foucaud
tous les courriers sur le blog se trouvent ici
Le blog Parole des mondes anciens
Le site Transvision.org
anti
16:39 Publié dans L'Univers d'Anti, Symboles et croyances | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : présence du chamanisme, jean-gabriel foucaud, chamanisme, francine rousseau
03 janvier 2012
Présence du chamanisme, nouveau courrier du 2 janvier 2012

La Maguelone le 1er janvier 2012
Calendrier des 5 temps de l'hiver et Le temps Chien (25 décembre au 11 janvier)
Le silex, nord ou cœur de l'hiver, a pris fin le 24 décembre.
Le quatrième temps de l'hiver, l'automne, lui a succédé.
Ce moment porté par le symbole du Chien évolue du 25 décembre au 11 janvier.

Le temps Chien (25 décembre au 11 janvier)
Le Chien, symbole de l'ouest et du temps automnal à l’intérieur de l’hiver, donc des brumes, des voiles, du déclin et de la lumière, risque fort de nous empêcher de voir ce qui obscurcit le principe lumineux en chacun de nous.
Le Silex tombait avec force, nous obligeant à un changement radical. Le Chien, lui, nous entraîne dans une descente vers les ténèbres.
Forme terrestre et souterraine de Quetzalcoatl, il guide les morts pour les aider à traverser les 9 niveaux des enfers.
Il se pose là comme un carrefour. Son numéro de carte dans le tarot aztèque est 14 =1+4=5. Cinq est un chiffre intermédiaire dans les deux sens. En effet il est ouvert vers la droite et la gauche, le passé et l'avenir, la vie et la mort, l'avant et l'arrière. Il est ce fil si mince qui sépare le yin et le yang dans le symbole du Tao.
Ce temps peut nous déconcerter et nous faire sentir notre ignorance. Tout en nous montrant le chemin et les étapes à parcourir, le Chien, dans un premier temps « aboie gentiment et mollement ». Un peu pour nous faire comprendre que rien n'est encore éclos, que tout reste à découvrir et à faire. Notre attitude peut alors être celle d'un jeune chien fou tenté par mille et mille petites choses. On se retrouve comme un enfant ou un adolescent devant ce guérisseur d'âme, ce connaisseur de l'univers secret.
Car c'est bien de cela qu’il s'agit, devant nous le maître du mystère nous prodigue ses enseignements. Il le fait à la façon d'un avertissement avant l'orage. En nous guidant, il met à profit son désir de rénovation. Il sait que la route est difficile. À chaque tournant il trouve un maître ! La lutte s'engage, le Chien sait qu'il va gagner. Son flair lui permet de déceler tout ce qui peut être exploité dans les temps futurs. C'est lui qui repère les os dans les mondes infernaux et les ramène au grand jour afin de reconstituer l'être humain. Sa descente dans les ténèbres est en réalité une descente vers la lumière de la nuit, vers ce soleil qui éclaire le cœur de la montagne. En cela il aide à la renaissance des êtres, à l'union des parties qui le constituent et à discerner avec qui s’allier. Il ne s’embarrasse pas de l'inutile...
Deux conseils :
- Ne pas sombrer dans l'émotionnel (couleur de l'automne), sinon nos lamentations n'en finissent pas et notre malheur chronique restera entre soi et soi. À cette couleur automnale s'ajoute aussi l'hiver, temps de stagnation. Qui n'a pas eu dans les semaines précédentes des déboires avec l'administration, les paperasses, les rendez-vous manqués, les négociations qui n'aboutissent pas par incompréhension ou erreur de signalisation ?
Carrefour entre la lumière et les ténèbres, le Chien se met en action dès qu'il repère ce qui lui permettra d'avancer. Ne nous laissons pas bloquer « dans les glaces » de l'hiver.
- Suivre le Chien et son intuition. Il est fidèle et avec noblesse et élégance, il exécute ses tâches. Sa droiture se montre dans la minutie qu'il met à son ouvrage. Chaque combat engagé par lui va vers la victoire si l'on sait rester droit. Il peut entraîner son maître vers des vérités et lui ouvrir les yeux dans l'obscurité. À nous de trouver le fil directeur et nous y tenir.
Le Chien ne parle pas. Il agit et unit, car le temps n'est pas facile.
On vient tout juste de passer la fête familiale de Noël. Suivait alors le 28 décembre, jour des saints Innocents. Ce jour-là beaucoup se sont retournés sur leurs maîtres et parents leur reprochant d'avoir détruit le plus beau d'eux-mêmes, juste entre-aperçu le jour des « cadeaux de Noël ». « Ah ! Si on m'avait écouté je serais un génie ! » (chacun a eu ces paroles en tête). Ce 28, jour de guérison potentiel, il était bénéfique de s'appuyer sur le Chien afin d'en entendre les « aboiements ». Période de duel, la route montrée doit être prise sous peine de grands déboires et de moments d'atroces souffrances.
Les jours passent et arrivent le 1er janvier fête sociale. Il est temps de sortir de son enfermement. En appelant et honorant le Chien, la guérison des âmes peut commencer. Il nous montrera que le sang des morts sert aux vivants , que c'est sur l'ancien et le très archaïque que l'on reconstruit. Il est temps de faire preuve de créativité en s'unissant aux autres. C'est ainsi que nous aurons une réponse à cette demande « avoir de quoi manger, de quoi vivre ... »
Seule une extrême perspicacité permet de percevoir ce qui prend forme et d'en favoriser ou non la naissance. On approche du printemps, du passage du non manifesté au manifesté. Plus la descente vers les ténèbres sera profonde et plus ce qui en émergera sera haut. Nous sommes dans une dynamique de l'ouest où tout meurt et tout renaît.
« Quand on inscrit sa vie dans le cycle saisonnier, bonheurs et malheurs se relativisent. Bonheur=bonne heure et malheur=mal (mauvaise) heure. Règne la douleur quand on vit les yeux sur son nombril et les blessures de sa vie au lieu de se relier aux cycles du vivant à venir, à ses forces de croissances et de régénération. »
Francine Rousseau et Jean Gabriel Foucaud
tous les courriers sur le blog se trouvent ici
Le blog Parole des mondes anciens
Le site Transvision.org
anti
11:00 Publié dans L'Univers d'Anti, Symboles et croyances | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : présence du chamanisme, jean-gabriel foucaud, chamanisme, francine rousseau
14 décembre 2011
Présence du chamanisme, nouveau courrier du 14 décembre
Le temps Silex

Dans la roue des saisons, ce symbole représente le nord du nord, donc le nord de l'hiver : le cœur de la saison. Sa période est immuable et va du 7 au 24 décembre.
Il est l'un des 4 signes « porteurs des années » dans le calendrier aztèque, donc particulièrement vif lorsqu'il apparaît. Il en va de même quand dans une saison règnent la maison pour l'automne, le roseau pour le printemps et le lapin pour l'été.
Le Silex, symbole visible sur la carte du tarot mexicain, avec ses deux extrémités pointues et ses deux couleurs tranchantes, représente la dualité. Donc le moment et les circonstances où nous y sommes confrontés. Donc le moment pour développer notre aptitude à choisir avec netteté et à prendre des formes nettes, sans équivoques.
Le symbole se tient debout, droit et raide, bien campé sur une de ses pointes acérées. Cette attitude nous laisse entrevoir une force possiblement rigide, austère et autoritaire. Rigueur, courage et rectitude morale, font du Silex un symbole ne permettant ni médisance, ni mensonge, ni suspicion. Sa nature froide et lente donne une apparence calme. Quand il règne entre Ciel et Terre, pour les humains, c'est un temps où il convient d'être silencieux et centré sur sa route.
Comme nous sommes en hiver, le corps mental (partie de l'être humain ayant l'aptitude de déchiffrer les structures) l'emporte : se plonger dans ses réflexions, se structurer par soi-même et pour soi-même, et non par et pour l'environnement.
Peu de place pour l'aléatoire pendant cette période. Le Silex, dans la cosmovision mexicaine, descend du ciel sur la terre, envoyé par les dieux. Il y arrive bien planté. C'est du roc. Il s'y accroche avec précision en ayant fait attention aux détails de l'avenir, ouvrant à de multiples possibilités supposant des choix drastiques. C'est dire que là où le Silex tombe se trouve le cœur de la cible !
C'est aussi le temps pour capter le cœur de sa nature personnelle. C'est le temps pour capter les principes fondamentaux de ce que l'on vit, pour redéfinir ses fondations.
Le temps n'est ni à la réjouissance, ni à la rigolade. Le froid Silex avance clairement et sans précipitation, quels que soient les obstacles. C'est son enseignement pour nous.
Avec une force impressionnante, le Silex sait ce qu'il veut et le dit. Le temps n'est pas aux lamentations, aux retards, aux peurs (attention à ne pas se laisser emporter par la peur, sentiment lié aux reins et propre à l'hiver). En se nourrissant de sa force, il est possible de redéfinir ses axes de vie.
Son intransigeance étant synonyme de résultats, tout pendant ce temps doit tendre vers un but, définir un sens, ouvrir une direction. Une rigueur morale puissante possible et souhaitable, peut nous faire entreprendre des tests, des recherches, des épreuves sérieuses.
Mêlant froid, aridité et action, le Silex nous fait dire qu'il est le « feu dans la glace ». En effet, c'est avec une énergie bouillonnante qu'il descend du ciel. Le Silex provient d'ailleurs, de très haut et surtout nous oblige à changer radicalement. Il inclut la période de Noël, temps de recherche de ce qui nous relie au Ciel à travers la mythologie du Père Noël (rouge et blanc, comme lui) et redéfinir le cadeau reçu à la naissance, celui de nos dons particuliers.
On peut se poser les questions : qu'a-t-on reçu ? Qu'en a-t-on en fait ? Comment le partage-t-on ? Ce cadeau « œuf » que les dieux nous envoient nous dit que l'on peut y aller, que c'est bien planté en nous et que nous devons chercher à le mettre en scène dans notre existence.
Le Silex est aussi ce couteau sacrificiel humain pour nourrir le soleil personnel et collectif, entretenir le mouvement du cosmos... Que devons-nous sacrifier pour sortir de la contemplation émerveillée ou désespérée de nos talents pour enfin les mettre en œuvre ? Et pour cesser d'ausculter les images merveilleuses ou désespérantes que l'on jette à la surface du monde au lieu de partager avec clarté, vigueur et générosité les fruits possibles de nos talents les plus nets ?
Il symbolise le sacrifice qui représente non pas la destruction mais la libération d'énergies. Technique rituelle visant à créer des forces nouvelles qui iront s'ajouter aux forces cosmiques toujours menacées d'épuisement.
Notre nature personnelle est notre puissance, l'honorer c'est se relier à l'univers. La fuir ou en remettre l'expression à plus tard, c'est s'abîmer.
C'est aussi savoir que ce cadeau peut être partagé seulement avec des personnes avec qui on se sent en harmonie. Éviter de lier le plus beau de notre être sans de multiples précautions et de l'exprimer à tort et à travers (être « trop » gentil).
Le caractère rude et austère du Nord demande du courage. Le Silex n'en manque pas. Et nous ?Sa chute entraîne nos masques, nous permettant de percevoir la nature de notre être ou de ce que nous vivons. Vient alors le moment de changer nos habitudes (le Silex est appelé le « briseur d'habitudes »), de surmonter les obstacles et d'agir avec sérénité dans le monde extérieur pour procéder à de nouveaux alignements. Il demande d'avancer avec souplesse, sans s'attarder ni se précipiter, sinon le couperet tombe rapidement et sûrement !
La rapidité du couperet risque bien de nous figer sur place si l'on n'y prend pas garde !
Dans le Yi jing, l'hexagramme 10 (numéro du Silex dans les signes aztèques) correspond à la démarche précautionneuse. En effet, on y parle de ne pas « marcher sur la queue d'un tigre »… On peut donc le rapprocher de cet hexagramme partagé en deux, avec en haut le froid, la glace, le ciel qui suit son cours, et en bas la brume vive et légère qui entête, séduit et l'emporte.
Insouciance et arrogance face à une rigueur cruelle ne peuvent que nous conseiller de grandes précautions. Une seule démarche devant le Silex : ne pas se figer.
« On n'approche pas impunément la puissance du ciel. Tutoyer la souveraineté exige acuité et souplesse » (Pierre Faure in "Le Yi Jing par lui-même").

Le Jaguar en saison Silex : 10 au 22 décembre 2011
Roue de médecine pour s'approcher du jaguar lors de la treizaine portant ce nom : Nord : esclave, N.O. chemin, Nord-est : empereur, Ouest : singe, Centre : Fleur/herbe sèche, Est : victoire, Sud-est : mouvement, Sud-ouest : pluie, Sud : xochipilli
Pendant ce temps « cœur de l 'hiver », la treizaine Jaguar va évoluer du 10 au 22 décembre 2011. La treizaine aide les humains à s'adapter à la saison et à bien la vivre. Elle varie dans les dates chaque année, contrairement à la saison qui, elle, ne varie pas.
Dans l'ordre des saisons, le Jaguar représente le premier temps de l'hiver (période du 1er au 17 novembre). Il est donc porteur d'une dynamique Est (printanière), ou dynamique de vision d'un monde plus large, servant à survoler jours et mois suivants.
Symbole de cette treizaine, il reste fidèle à lui même : renouveler le feu et entretenir des passions dans le secret le plus total, ou nous laisser supposer qu'on pourrait être l'objet d'une passion, d'un complot, d'un mystère dû à une désinformation.
Il est possible que, pendant cette treizaine, nos yeux « voient », que complots et malhonnêtetés se dévoilent. Aller au cœur de la cible, ne pas se contenter de superficiel, s'attacher à creuser. Le Silex nous donne la direction, le Jaguar nous donne la force d'y aller.
Soleil de nuit, le jaguar transporte la lumière au plus profond des ténèbres, voyageant dans les mondes souterrains et mystérieux sans en être affecté.
Ce qui est envoyé par le Silex peut nous faire craindre l'avenir, car on ne voit pas l'origine de ce qui nous arrive. En bondissant sur le dos du Jaguar qui nous entraîne dans sa descente, la lumière nous accompagnera. Comment alors ne pas tenter d'éclairer ou même d'illuminer par des réponses, des situations peu claires... ?
N'oublions pas que le Silex, dans sa descente du 13e ciel, se transforme en une myriade d'étoiles en arrivant au 4e, formant ainsi la Voie lactée. Une immensité s'ouvre à nous. Et le jaguar dont la peau est constellée de marques d'étoiles est capable d'en déchiffrer les liens avec les vies terrestres.
Le Jaguar par sa capacité à border le temps, la vie, peut empêcher paroles et actes de partir à la dérive. Il agit en sa qualité de « gardien des directions » avec fidélité et obstination.
Le chemin n'est pas facile, mais il est adouci si on demande l'aide des dieux, ce qui permet à la force du Jaguar de se déployer.
Si les difficultés semblent nous emprisonner, c'est en ayant une attitude volontaire et tenace que nous les surmonterons. Car sous son calme apparent, le jaguar mène un combat lent et secret afin d'atteindre son but.
Son attitude peut être empreinte de majesté et nous montrer les richesses à venir et comment les protéger. Il aide alors à révéler comment créer. On redouble d'intériorité en s'enfonçant dans le mystérieux, le secret.
Ne pas avoir peur de répéter le geste, la parole, en prenant bien soin de ne pas se laisser emporter par le côté passionnel du Jaguar. Car, s'il met du temps à créer ce qu'il souhaite ou ce qui lui paraît indispensable au déroulement de la vie, il en partage difficilement les fruits. Solitaire mais protecteur, il est capable de créer un enfermement autour de « ceux » et de « ce » qu'il aime. Là encore ne pas se fier à son calme apparent, car un feu passionnel l'habite (n'oublions pas qu'il se pose en adversaire vis-à-vis de l'Aigle, soleil de jour). Attention aux jalousies...
Pour que les forces déployées ne deviennent pas stériles, il est salutaire de bouger, d'apporter de l'eau au feu qui couve.
Il est trop tôt pour faire éclore, mais on peut se projeter dans le futur, voir au-delà du miroir, se plonger dans l'invisible... Attention cependant à ne pas prendre les vessies pour des lanternes, car le Jaguar, doté d'un magnétisme puissant risque de nous entraîner dans des passions qui ne verront jamais le jour (secret, secret !!! il est l'amant caché).
Prudence aussi dans les brusques décisions. Empreint de secret, le Jaguar nous rend difficile la remontée des profondeurs où lui s'immisce avec souplesse. Saurons-nous remonter sans son aide ?
Se rappeler que pour lui la vie, toujours présente, demande de l'obstination dans la transformation et la création.
C'est le feu dans la terre qui gronde et surgit pour le pire ou le meilleur.
Surnommé « cœur de la montagne », le Jaguar pendant cette treizaine nous fait pénétrer dans la matière, le concret, le terrestre. Il montre les lointains prémices du printemps, accompagnant tout avec une force redoutable et vorace.
Francine Rousseau et Jean-Gabriel Foucaud
anti, silex ascendant jaguar
12:11 Publié dans L'Univers d'Anti, Symboles et croyances | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : présence du chamanisme, jean-gabriel foucaud, chamanisme











