18 décembre 2010

Vous êtes porteur de sens



Je vous parlais ce matin du prix humain du jean délavé que l'on trouve dans nos magasins dans mon commentaire sur la note "indécence". Pour ne pas rester sur ce sentiment de tristesse, je suis heureuse de saluer des initiatives complètement à l'opposé de ces manières de procéder, de très belles initiatives comme celle d'Ecoloco.

La semaine dernière, chez Satoriz, nous avons fait la connaissance d'un jeune créateur fort sympathique qui fait des sérigraphies artisanales. Il crée et imprime sur des vêtements dont la plupart sont bio équitables et certains seulement équitables avec un coton issu de champs en conversion vers le bio, le tout avec des encres sans phtalates ni métaux lourds.

En 2003, il était recruteur pour Greenpeace. Là, il a pris conscience du désastre écologique et social du coton traditionnel. Suite à la revente de marques bio équitables, il a crée Ecoloco grâce à un prêt de la NEF. Les salons bios militants sont ses réseaux de ventes. Marjolaine Paris, Ecobio alsace et les boutiques équitables.

Les produits son beaux, de grande qualité, ils tiennent bien chaud, ils sont bios, les travailleurs respectés et, contrairement aux idées reçues : les produits ne sont pas chers à qualité égale. Par exemple : les T-Shirts en photo en haut de la note : de 14 € à 21 €.

Évidemment, on a flashé et craqué ;-) On est reparti avec 4 articles.

Oui, mais, il doit faire des frais de port de folie pour se rattraper ?

Même pas...

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Ben pourquoi on en parle pas alors ?

On en parle ici et ailleurs ;-)

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C'est dingue non ? On peut donc faire de belles choses, dans le respect de tous jusqu'aux consommateur final ? Eh ouais ;-)

Grâce à lui, nous avons aussi découvert Idéo.



Là, impossible pour moi de faire un résumé : tout est à lire sur leur site, sans parler de voir leurs trombines toutes trop sympathiques !

Bon, allez, je vous copie/colle quand même ceci :

Notre philosophie

Urbains ou néo-ruraux, fétichistes de la garde-robe ou adepte du juste achat, designer, infirmière, professeur, en couple ou pas, Ideo est un éco-mélange de personnalités venues de tous horizons.

Une inspiration à la rencontre de l’urbain et du végétal, des coupes étudiées avec juste ce qu’il faut de détails, une touche d’humour et une envie de sentir beau tout en préservant l’environnement. C’est la delicious Green Fashion selon Ideo.

Nos engagements

Ideo utilise toujours les matières les plus écologiques possibles et cherche à offrir les meilleures conditions de travail aux femmes et aux hommes qui fabriquent la gamme.

La fabrication des modèles se fait dans le respect le plus pur des Hommes et de l’Environnement :

* Respect des Hommes : travail avec de petits producteurs selon les règles du commerce équitable : respect des conditions de travail, salaire juste, engagement sur des projets sociaux...

* Respect de l’environnement : utilisation de matières écologiques (coton bio, laine d’Alpaga, lin, fibres recyclées) et de procédés de fabrication respectant au maximum l’environnement (teinture sans métaux lourds, retraitement des eaux...).

IDEO s'efforce continuellement de faire évoluer ses engagements : recherche et développement en textile bio, réduction de l'impact environnemental de la production (emballage, transport...), choix de partenaire éthique ou écologique (société d'insertion...).

Porter Ideo, c'est être soi-même tout en étant beau et naturel.

Pour découvrir plus avant notre charte et nos engagements, visitez notre site www.ideocollection.com et la rubrique "engagements".

Alors, habits d'enfants, de bébés, d'hommes, de femmes, d'ados, envie de sacs, etc. on n'hésite pas !!!

Plick ! Ecoloco.fr

Plick ! Ideo.com


anti, c'est mieux avec les sens ;-)

27 avril 2010

De bien bios nouveaux logos

La multiplication des labels bio et commerce équitable ne facilite pas la vie du consommateur.

Petit guide pour ne pas se perdre dans les rayons...


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Crédit photo DURAND FLORENCE/SIPA



Ca bouge du côté des labels :

nouveau label bio pour 2011,

révision du label bio européen,

apparition d’un nouveau label commerce équitable...


Les clés pour comprendre et consommer responsable.




Bio Cohérence : un nouveau label bio pour 2011

Un nouveau label, « Bio Cohérence », va apparaître dans les rayons en 2011.

A l’initiative d’agriculteurs bio français, son cahier des charges sera plus exigeant que celui du label bio européen et du label français AB (Agriculture Biologique).

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Pour obtenir la certification « Bio cohérence », les produits ne devront contenir aucun OGM (alors que le label AB en tolérait 0.1% et le label européen 0.9%), être composés à 100% de produits bio (contre 95% pour les labels AB et européen) et les exploitations dont ils sont issus devront faire uniquement du bio.

Ce nouveau label bio voit le jour suite à la révision en 2009 du cahier des charges européen et à l’interdiction des réglementations nationales spécifiques. Auparavant, les labels nationaux, dont le label AB, pouvaient fixer des critères plus exigeants que le label bio européen. Depuis Janvier 2009, ils ont l’obligation de se conformer au cahier des charges européen et le label AB a donc dû revoir ses exigences à la baisse.

La création du label « Bio cohérence » a pour objectif de replacer la barre du bio un peu plus haut que ce que souhaite l’Union européenne.





Commerce équitable : naissance du label ESR et d’une Commission nationale

Max Havelaar perd sa suprématie sur le marché équitable en Europe.

Le certificateur privé Ecocert (qui délivrait déjà le label AB) lance un label équitable nommé ESR (équitable, solidaire, responsable).

Ce label inclut une dimension environnementale, absente chez Max Havelaar : les exploitations labellisées devront non seulement être gérées selon les règles du commerce équitable (en coopérative, avec des projets de développement local) mais également être bio.




Pour encadrer ces initiatives de labellisation émanant d’entreprises privées, le gouvernement a annoncé jeudi 22 avril la création d’une Commission nationale du commerce équitable, qui aura pour but de « certifier les certificateurs ».

Max Havelaar, Ecocert et Artisans du monde sont d’ores et déjà assurés d’être reconnus par la Commission.




Ceux qui devront prouver leur fiabilité sont les associations délivrant des labels aux multinationales de l’agro-alimentaire, pour d’immenses exploitations agricoles (café, thé, riz,...).

Souvent utilisées par les grands groupes comme argument marketing, ces associations devront soumettre leur cahier des charges à la Commission pour pouvoir se réclamer « commerce équitable ».






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Liste de courses éthiques

Face à la multiplication des labels, le consommateur peut se sentir perdu...

Pour ne pas passer des heures dans les rayons, ce qu’il faut retenir pour faire des courses éthiques :

Récapitulatif



Bio :

- label européen et label AB recouvrent les mêmes critères.
- juillet 2010 : nouveau logo pour le label bio européen: «L’Eurofeuille », une feuille composée des étoiles du drapeau européen sur fond vert, remplacera le peu populaire épi de blé sur fond bleu.

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- courant 2011 : apparition du label Bio cohérence, label français aux critères d’exigence supérieurs au label européen et AB.


Commerce équitable :

- nouvelle certification ESR, conjuguant exigences sociales (comme pour Max Havelaar) et exigences environnementales.
- l’agrément de la Commission nationale sera donné en amont à l’entreprise certificatrice, il n’apparaîtra pas sur les emballages.

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Reste en suspens le projet d’étiquetage carbone, qui permettrait de connaître le poids en CO2 de chaque produit.

Ce vaste chantier, initialement prévu pour entrer en vigueur en Janvier 2011, est finalement repoussé d’un an.

De quoi laisser le temps aux industriels de trouver de la place pour tous ces labels sur des emballages qui devront se réduire pour limiter leur poids en carbone.




Miss You

11 janvier 2010

Vêtement végétal

Un article doux comme une balade au jardin...



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Bambou, algue, pin, chanvre, maïs ou soja… Quand les végétaux ont la fibre textile, le linge se fait tout doux et un brin écolo.

« Lorsque je porte du lin ou du bambou, j’ai l’impression de donner de l’oxygène à ma peau, comme si elle pouvait respirer celui de la plante à l’origine du tissu », s’imagine Katia, 37 ans.

Aujourd’hui, si nous renouons avec ces textures moelleuses ou fripées, ces tons paille, sable ou fougère, c’est moins par nostalgie romantique que dans l’espoir de sauver notre peau, et la planète avec.

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Mais attention : qui dit naturel ne dit pas toujours 100 % écologique.

D’un végétal, on extrait parfois la cellulose, l’amidon ou les protéines que l’on dissout dans des produits nocifs afin de régénérer la fibre (qualifiée alors d’« artificielle » et non plus de « naturelle »).

En contrepartie, les fabricants tentent de respecter l’environnement à d’autres stades de la filière : culture bio, emploi de matières recyclables ou de teinture végétale…

Beaucoup de marques intègrent aussi la notion de commerce équitable.


« Ecologiquement correctes »

Ces fibres ont tout pour nous séduire.

Après le coton (de plus en plus bio) et le lin, on explore les qualités de végétaux inattendus pour nous couvrir de nouveaux tissus « intelligents ».

Pratiques, ils se lavent en machine.

Techniques, ils se veulent utiles et soucieux de notre bien-être, en nous prodiguant les vertus des plantes dont ils sont issus.

Auréolés d’un supplément d’âme, ils savent aussi cultiver un esthétisme « nature » sans tomber dans le rustique démodé.

Du linge de bain au streetwear, ces fibres végétales rassurent face aux turbulences de la vie et incarnent même un certain luxe : celui de la simplicité que l’on porte en soi, chez soi et sur soi.
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Le bambou : antibactérien

Un toucher onctueux.

Et une brillance qui donne de la somptuosité au moindre débardeur tissé ou tricoté. La nouvelle fibre à la mode provient de la pulpe issue de la tige du bambou chinois ou japonais.

Une plante très coopérative puisqu’elle peut pousser d’un mètre par jour et se cultive avec quatre fois moins d’eau que le coton !

Grâce à ses nombreuses vertus, sa fibre se faufile partout : dans les serviettes de bains, les hauts branchés, la lingerie, les chaussettes ou encore les gilets confort et autres tricots de peau.


Ses atouts : elle est antibactérienne et antiodeur, sèche vite (elle est cinq fois plus hydrophile que le coton) et est réputée infroissable. En plus, elle stimule la circulation.


L’algue : reminéralisante
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Se vêtir de cette nouvelle fibre nommée rappelle une cure de thalasso !

Car des algues brunes ou rouges en provenance d’Islande enrichissent une autre fibre artificielle à base de pâte de bois et diffusent leurs principes actifs à la peau.

Résultat : une sensation de bien-être immédiate.

D’après le fabricant, cette reminéralisation reste efficace jusqu’au vingt-cinquième lavage.

C’est la matière idéale pour une séance de gym zen ou à porter durant son sommeil.

Dans sa version « active » (enrichie d’argent aux propriétés antimicrobiennes), elle se glisse dans les chaussettes antiodeurs.

Ses atouts : sous l’effet de l’humidité du corps, le tissu libère des nutriments (calcium, magnésium, vitamine E…), stimulant le métabolisme.

Il hydrate, raffermit la peau et évacue la vapeur d’eau de la transpiration.

On lui prête aussi des vertus cicatrisantes, anti-inflammatoires, antimycosiques ou anti-irritations.


La pulpe de pin : douillette
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C’est la pulpe tirée du tronc des pins blancs du Canada ou de Chine qui donne cette viscose appelée Lenpur et surnommée « cachemire végétal ».


Sensuelle, on dit qu’elle a « la brillance de la soie, la douceur du cachemire, la fraîcheur du lin et l’utilité du coton ».


Légère en voyage, elle file de la salle de bains (peignoirs et serviettes) à la chambre à coucher (housses de couette).

Ses atouts : elle est six fois plus perméable qu’un synthétique et trois fois plus que le coton (parfaite pour sécher ses cheveux en douceur). Elle évacue aussi l’humidité et les odeurs.


Le chanvre : protecteur

Porter du chanvre… l’idée n’est pas nouvelle ! Cette fibre a fait le succès des premiers jeans et, en Chine, on s’en confectionne des vêtements depuis cinq mille ans avant Jésus-Christ.
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Naturelle et non pas artificielle, elle revient en force. Sans être celle que l’on croit. Oui, elle provient de la tige du cannabis…

Mais du Cannabis sativa, qui contient moins de 0,3 % de psychotropes, alors que l’illégal Cannabis indica en recèle plus de 10 %.


Ecolo, cette plante pousse vite, sans engrais et régénère les sols.

Et non, cette matière ne gratte pas tant que ça. Depuis les années 1980, un procédé adoucit la fibre. Porté longtemps, ce textile se fait plus tendre.

Certains spécialistes comme osent les sous-vêtements 100 % chanvre, tandis que qu’une autre taille des chemises, robes ou pantalons en le mélangeant au coton ou à la laine de yack.

Ses atouts : le chanvre retient 95 % des rayons ultraviolets, soit nettement plus que les autres fibres textiles, et protège donc mieux la peau. Il est plus résistant à l’usure et ne se déforme pas.

Il absorbe jusqu’à 30 % d’humidité sans coller à la peau, restant frais en été et chaud en hiver.


Le soja : fluide

Issue de la protéine du soja, cette fibre veloutée et fluide donne la peau douce. Certains magasins par correspondance l’ont incluse dans leur catalogue avec des pantalons, robes et hauts en jersey. Et au Japon, un fabricant l’a trouvée assez élastique pour créer dès 2004 une ligne de dessous.


Ses atouts : isolante, elle conserve bien la chaleur, mais favorise aussi le transfert d’humidité de la transpiration vers l’extérieur. Elle est antibactérienne, résistante aux déchirures et rapide à sécher.
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L’ortie : douce

Elle a beau venir de la tige de l’Urtica dioica, « mauvaise herbe » de nos jardins, cette fibre naturelle n’a de piquant que la curiosité qu’elle suscite. Le tissu se révèle doux et souple comme du lin.

Ses atouts : la fibre, comme la plante, est antiseptique et stimulante.


Le maïs : résistant

Issue de la fermentation de l’amidon des grains de maïs, cette fibre artificielle brillante a notamment inspiré un festival de jeunes créateurs en 2004.

Résultat : un tissu infroissable, fluide et doux. Aujourd’hui, en France, on la retrouve surtout en garniture de couettes et d’oreillers.

Ses atouts : elle est hypoallergénique et isole du froid. Elle évacue bien l’humidité, séche rapidement, résiste à l’incrustation des taches, aux chocs et aux flammes.


Où les acheter ?

Outre les magasins de mode, pensez à écumer les spas ou les boutiques de bien-être, les catalogues de vente par correspondance, ou les hypermarchés à la fibre verte.

Profitez des salons bio pour faire votre marché.

Et surfez sur Internet !



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L'intégralité de l’article est ici.


Les photos proviennent de divers sites internet.



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A visiter : Le jardin de l’Indigo




Miss You

16 novembre 2009

Semaine de la Solidarité Internationale

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Depuis le 14 novembre dernier et jusqu'au 22 a lieu la semaine de la Solidarité Internationale. Extrait du site La Semaine.org :


EN CE DÉBUT DE 21e SIECLE, DEUX CONSTATS S’IMPOSENT :


- Les pauvretés (économiques mais aussi sociales, culturelles…) s’accroissent de par le monde. Plus d’un milliard de personnes ne mangent pas à leur faim. Un milliard d’habitants de la planète vivent dans des bidonvilles. Dans le même temps, les richesses ont été multipliées par 8 au cours des 40 dernières années. Le chiffre d’affaires combiné des 200 sociétés transnationales les plus importantes représente plus que les économies cumulées de 180 pays du globe. Les inégalités n’ont jamais été aussi grandes entre pays, et à l’intérieur de chaque pays, y compris dans les états du Nord.

- La mondialisation accroît l’interdépendance entre les hommes, les états, les économies. Les choix politiques et économiques ont des conséquences sociales et environnementales à l’échelle locale comme à l’échelle mondiale.

La solidarité internationale, c’est prendre en compte la réalité de ces inégalités, en comprendre les causes et agir pour les combattre. Tous les acteurs de la société peuvent s’y engager : pouvoirs publics, collectivités territoriales, entreprises, médias, organisations syndicales, associations… Chaque citoyen est concerné.


C’EST POURQUOI ÊTRE SOLIDAIRE, POUR NOUS, C’EST AVANT TOUT :


Défendre les droits fondamentaux

Ces droits (accès à l’eau, à l’alimentation, à la santé, à l’éducation, libertés d’expression, d’association…) doivent être accessibles à chaque être humain.

Agir en partenariat

C’est à la base de notre action. Cela implique, entre acteurs, un accord sur l’objectif de toute action de solidarité internationale, une co-élaboration de la stratégie de mise en œuvre, un partage des responsabilités. Cela suppose une relation transparente et réciproque qui s’inscrit dans la durée. Ce processus doit évoluer de manière à renforcer l’autonomie et l’indépendance des partenaires du Sud et doit participer à un développement durable.

Éduquer au développement et à la solidarité internationale

La solidarité internationale ne se traduit pas uniquement en actions dans les pays du Sud. La sensibilisation et l’éducation au développement sont indispensables pour changer les mentalités des pays du Nord et modifier les comportements qui participent aux inégalités Nord/Sud. Ce travail peut trouver un prolongement pour chaque citoyen dans des campagnes d’opinion et des actions de plaidoyer ou de lobbying en direction des décideurs politiques et économiques.

La solidarité que nous défendons repose donc sur le partage et la réciprocité, non sur l’assistance ou le paternalisme. Elle repose aussi sur une plus grande implication des citoyens dans les procédures de décisions démocratiques au Nord comme au Sud.
La solidarité internationale, c’est :

Un acte réfléchi qui vise à induire des changements de comportements individuels et collectifs.
Un acte politique qui vise à rendre plus équitables les règles de la politique mondiale.
Un acte nécessaire pour tous car c’est la condition d’un monde plus juste !


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Dans le cadre de cette semaine de la solidarité internationale, le cinéma Utopia à Avignon a présenté jeudi dernier "Le beurre et l'argent du beurre", un documentaire de Philippe Baqué et Alidou Badini (France 2006) à l’initiative de la Maison Alternative et Solidaire, de Minga PACA et de La cabane du jardinier. Rencontre avec Michel Besson, directeur et fondateur de MINGA (Écouter l'émission de France Culture Terre à Terre avec Michel Besson) et du réalisateur Laurent Baqué.

Qu’en est-il aujourd’hui de l’équité du commerce équitable ? Initié dans les années 80 pour aider les populations les plus déshéritées de la planète à émerger grâce à une répartition plus juste des revenus, le commerce équitable conquiert le grand public avec un produit-phare : le café, puis ensuite le thé, le chocolat, les vêtements…

Aujourd’hui beaucoup de produits ont leur version « équitable » et sont vendus en grandes surfaces ou dans des chaînes de magasins. L’équitable est devenu tendance, ma foi pourquoi pas, mais n’est-il pas aussi devenu un business juteux, un truc de marketing pour grandes enseignes en mal d’image, un commerce tout simplement.



Philippe Baqué et Alidou Badini ont enquêté au pays des Hommes intègres, le Burkina Faso. Un pays où depuis des années des femmes - et seulement des femmes - ramassent au sol les noix de karité qui après de multiples intermédiaires et transformations seront vendus dans les magasins de France et de Navarre en tube de beurre de karité ou en savon. La grande question est de savoir si ces femmes sont désormais rémunérés équitablement pour leur travail.

Différentes démarches de commerce dites équitables entre le Burkina Faso et l’Europe cohabitent, de Max Havelaar à l’Occitannienne en passant par Andine (du réseau Minga). Toutes trois ont cette volonté affichée de tendre vers un commerce plus équitable. Avec ce film, chiffres à l’appui, on s’interroge sur l’équité et la transparence des prix tant vantée car dans le commerce d’aujourd’hui c’est rarement gagnant-gagnant !

La Semaine de la Solidarité Internationale en Avignon

Créée il y a maintenant 12 ans, la SSI sera marquée à Avignon par le regroupement sous l’égide de la Maison Alternative et Solidaire d’un grand nombre nombre d’associations et Organismes de Solidarité Internationale désireux de marquer fortement ce temps d’approche, d’information et de réflexion sur la Solidarité essentiellement Nord-Sud.

Cette édition présentera un programme (expositions, conférences, débats, projections...) à l’Espace Vaucluse, du 13 au 19 novembre, en partenariat avec l’association Novarte, pour une approche artistique de ces échanges Nord-Sud.

On retrouvera dans cette Semaine : Artisans du Monde, Peuples Solidaires, Survie, Kafo Saze, France Bénin, Les amis de Tiogou et du pays Dogon, Service Civil International... entre autres.

Être solidaire au quotidien signifie un changement de comportement individuel et collectif, ainsi que l’engagement dans des actions vers un objectif de respect des populations, de leurs milieux, de leurs patrimoines culturels et environnementaux, et tout, simplement de la planète.

Cet engagement constitue un acte politique fort en faveur de relations internationales équitables.

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Mille mercis à François Denis de La Cabane du Jardinier de m'avoir informée de toutes ces belles initiatives et bravo à tous !

anti

03 juillet 2009

L'action Zéro Déforestation

J'ai reçu le communiqué suivant de "l'association de soutien aux Peuples Premiers.

2044739590.jpgTous les scientifiques le confirment : la plus grande forêt du monde est un régulateur majeur du climat mondial et un efficace rempart contre l’effet de serre à l’origine de cyclones, inondations et sécheresses en chaîne aux quatre coins de la planète. Elle est aussi la principale réserve de la biosphère, source potentielle de nouveaux médicaments. Pourtant, l’Amazonie disparaîtra à l’horizon 2070, si nous ne parvenons pas à inverser la tendance.

Jugez-en vous-même, la déforestation en Equateur a atteint le taux record de 2,4 % par an ! A ce rythme, elle ne survivra pas aux hurlements des tronçonneuses en… 2050. Autant dire que nous sommes tous concernés par cette échéance qui affectera sérieusement l’équilibre écologique et social du monde.

Face à cette situation alarmante, l’action Zéro-Déforestation, portée par Arutam, association de soutien aux Peuples Premiers (www.arutam.fr), est une bouffée d’espoir pour la planète et les générations futures. Il vise à restituer par voie juridique aux Indiens Shiwiar et Zapara en Equateur leurs territoires ancestraux d’une superficie totale de 210.000 hectares, soit l’équivalent de toute l’agglomération parisienne, et ceci avant l’arrivée des compagnies pétrolières prévue en 2012.

C’est à la demande de la Nationalité Shiwiar d’Equateur, la NASHIE, organisation autochtone reconnue par le gouvernement équatorien, que Zéro-Déforestation lance en Europe un vaste élan de solidarité visant à réunir les fonds suffisants (70.000 €) pour négocier la récupération par voie constitutionnelle de cette forêt vierge à la frontière avec le Pérou.



Grâce à cette restitution, les Indiens Shiwiar et Zapara ne seront plus soumis à des décisions arbitraires concernant leur territoire. Après 500 ans de colonisation, ils deviendront enfin les acteurs et maîtres de leur destin. Aujourd’hui, leur plus grand souhait est de préserver leur forêt, berceau de leur peuple. « Garder la forêt vivante », martèlent-ils à chaque conférence ou à l’ONU.

Soucieux des générations futures, ils ont conçu un programme de gestion environnementale respectueux de leur identité et de leur cosmovision, incluant des actions dans les domaines de l’éducation bilingue, des médecines traditionnelles, du commerce équitable (artisanat par exemple). Enfin, grâce à un programme communautaire d’écotourisme solidaire et alternatif, récemment mis en place en partenariat avec Zéro Déforestation, ils nous invitent à découvrir les richesses de leur culture, de leur forêt et à les soutenir dans leur lutte pour la survie de l’Amazonie (www.latitudsur.org).

La gestion des dernières forêts primaires d'Amazonie par les Indiens eux-mêmes est un droit fondamental reconnu par la Charte des Droits de l'Homme inscrit dans la Déclaration des Peuples Autochtones à l'ONU. Apportez votre bouffée d’oxygène à l’Amazonie et à la Planète en participant à leur projet :

Avec 10 €, vous préservez 20 hectares de forêt par décret
Défendez l’avenir des forêts avec www.zero-deforestation.org.


Chaque hectare de forêt amazonienne sauvé permet de stocker 650 tonnes de carbone, soit 24 millions de kilomètres avec une voiture de petite cylindrée ou 150 années d’émissions de CO2 d’une famille française.




21 avril 2009

Ca, c'est du bol

Ma journée d'anniversaire, hier, a fort bien commencé, avec un rendez-vous personnel très attendu par Anti et moi - un évènement dont nous reparlerons avec nos proches mais pas (ou très indirectement) sur ce blog en raison de sa nature privée. Oui, c'est un peu frustrant, dit comme ça, mais c'est là que réside tout l'équilibre subtil que nous nous efforçons de conserver ici : dire énormément de choses de nos vies tout en préservant l'opacité minimale nécessaire à notre intimité. Même si nous nous exposons beaucoup, nous ne dévoilons jamais publiquement certains aspects de nos vraies vies et de ceux que nous côtoyons.

1354431903.JPGDans la matinée, Miss You m'a offert son cadeau, un superbe livre sur la Mésopotamie. En rentrant du boulot, je me demandais ce que pouvait bien préparer Anti, qui n'avait rien laissé deviner de ce qu'elle avait prévu de m'offrir. Elle a commencé par un faux cadeau, occasion d'un fou-rire de plus : "L'empire des loups" de J.C. Grangé en édition Poche, donc imprimé par Jouve, ha ha ! L'un de ses meilleurs thrillers, certes, mais elle savait que je l'avais déjà lu depuis longtemps et en plus, un livre de poche dans un emballage approximatif, euh, oui, grands rires !

Rien que pour l'embêter, je ne lui ai posé aucune question sur ce qui allait suivre - le vrai cadeau. Elle aurait été trop heureuse de me faire bisquer. Du coup, on riait encore plus de jouer à ce je-te-tiens-tu-me-tiens.

Vers 18h30, il tombait des trombes d'eau et là, un mec que je ne (re)connais pas frappe à la porte. Anti m'aide un peu à le situer : mais oui, bien sûr, j'y suis, c'est François Denis, le type adorable qui vend de superbes bols chantants tibétains à Avignon. Elle a servi le thé pendant qu'il a déballé deux caisses de bols plus beaux les uns que les autres, nous apprenant plein de choses sur leur histoire, les gens qui les fondent et les martèlent, la façon de les faire sonner au mieux pour les comparer et, ce qui ne gâche rien, son action militante pour le commerce équitable. Un régal...

J'ai choisi - difficilement - lequel d'entre eux allait devenir mon cadeau. C'est celui qui est en alliage nettement plus sombre, on le voit bien sur les photos. Un son grave, ample, riche en harmoniques plus aigües. D'ailleurs, lorsqu'il a tout déballé en arrivant, c'est le premier que j'ai voulu faire sonner - attirance immédiate. Il est, de plus, finement orné de motifs ciselés.

François a ajouté deux petites cymbales en bronze épais que l'on fait sonner en les frappant l'une contre l'autre, deux mailloches, un petit mala en améthyste pour Anti, de l'encens, quelques dernières anecdotes et son sourire.

Le reste de la soirée s'est passé dans l'euphorie la plus totale, le champagne n'y étant pas pour rien. Et, en prime, le renversant gâteau au chocolat de sa race fait par Anti, suprême délice comme plusieurs d'entre vous ici le savent pour l'avoir testé.

Encore une journée de rêve, du lever au coucher. Encore plus de bonheur et ça ne fait que commencer. Ca, c'est du bol.

Très belle journée à tous





17 mars 2009

La cabane du jardinier

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Samedi 7 mars dernier, nous nous sommes rendus au salon Sésame, salon de la détente et du bien-être se tenant à Nîmes chaque année. Sur place, nous avons retrouvé Aimé, président de l’association Culture Tibétaine et nous avons fait la rencontre de François Denis sur le stand de « La cabane du jardinier » sur lequel il présentait notamment des bols chantants tibétains extraordinaires. Petit tour du propriétaire :

La Cabane du Jardinier située à Avignon, propose des articles issus d'une démarche de commerce équitable et solidaire en faveur du peuple tibétain en exil et d’artisans locaux népalais.

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Sa Mission
Adepte d'une démarche de simplicité volontaire choisie, la Cabane du Jardinier
propose des articles issus d'une démarche de commerce équitable et solidaire en direction du peuple tibétain en exil et d’artisans népalais.

Son But
Développer une activité commerciale équitable et solidaire à des causes humaines (économiques, sociales, environnementales). L’activité de vente n’est pas le seul but de cette démarche mais est néanmoins nécessaire à la pérennisation de notre activité.

Son Objectif
Contribuer à l’émergence d’un réseau commercial plus juste ou l’Humain reste au centre de nos préoccupations.

Son Offre
Objets artisanaux de bien-être de fabrication locale ou étrangère.

46273269.jpg Ses Critères d’amélioration
C’est grâce à la source d’enrichissement mutuel créée par nos échanges de point de vue, la confrontation de nos expériences personnelles, notre contact direct avec nos clients que nous souhaitons améliorer la qualité de notre offre globale.

Son Ethique
Nous ne bénéficions d’aucune aide, ni subvention, l’ensemble de notre démarche est totalement auto financée.
La Cabane du Jardinier est une entreprise indépendante de toute organisation politique, financière ou religieuse.


L'engagement de La Cabane du Jardinier

En amont
Choisir des produits artisanaux et naturels dans une démarche équitable et solidaire avec les différents intervenants dans la filière de fabrication : du producteur au consommateur en passant par tous les autres intervenants du processus de distribution.
Privilégier l'activité locale pour réduire l'empreinte écologique.
Privilégier les circuits courts.

En aval
Ne pas faire d'offres commerciales racoleuses.
Ne pas pousser à la consommation.
Donner toute information sur les produits proposés.
Respecter la capacité de jugement du client.
Echanger l’article si le client n’est pas satisfait.

En plus
Consacrer 25 heures par mois pour une association reconnue d'utilité publique.

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A découvrir sur le site la Cabane du Jardinier : bols tibétains, gongs, tingshas, cloches, chaussons népalais, bancs de méditation , bijoux en os de Yack et bijoux tibétains, encens, objets artisanaux tibétains...

A noter que La cabane du jardinier fait partie de l'association Minga.

A écouter en ligne, l'excellente émission radio France Bleue Vaucluse consacrée aux bols chantants tibétains.

Et bien sûr : Ça c'est du bol !

anti

14 mars 2009

"Le livre équitable"

L'Alliance des éditeurs indépendants a mis en place un label « Livre équitable » qui récompense l'édition solidaire.

Un procédé qui s'inscrit dans une démarche globale de promotion de la « bibliodiversité ».

Un label « équitable » dans les rayons de sa bibliothèque ? On connaissait le chocolat, le café ou encore le riz, c'est au tour de la littérature de s'engager sur la voie des pratiques responsables. Le but de ce label, créé en 2004 par l'Alliance des éditeurs indépendants (AEI) est de promouvoir les auteurs du Sud et adapter le prix des ouvrages selon les pays.

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Un constat simple est à l'origine de l'initiative :

les auteurs des pays en développement sont irrésistiblement attirés vers le Nord. Une fois édités, leurs livres reviennent au pays à un prix majoré des coûts de transport, des taxes de douane, des frais d'importation et de la marge du libraire. Un tarif bien supérieur à l'original et inabordable pour le public local.

De leur côté, les éditeurs du Sud peinent à assurer aux écrivains la reconnaissance que leur garantissent les prestigieuses institutions occidentales.

« Dans certains pays, notamment en Afrique, il est vraiment très difficile d'imprimer, explique Gilles Colleu, cocréateur des éditions Vents d'ailleurs et membre de l'AEI. Les ouvrages s'adressent souvent à un public étroit et sont donc tirés à peu d'exemplaires, ce qui entraîne des coûts de réalisation beaucoup trop élevés pour les petites maisons d'éditions. »

Défendre le livre et la lecture comme ouverture sur le monde et non comme un produit consommable, tel était le projet de Vents d'ailleurs. C'est pourquoi Gilles Colleu a rejoint très tôt l'AEI, association fondée en 2002 et basée à Paris.

Organisée en réseaux, elle s'attache à faciliter des accords commerciaux solidaires entre ses 75 membres en soutenant des projets éditoriaux communs. Depuis 2004, les coéditions, Nord-Sud mais également Sud-Sud, jugées les plus « solidaires » sont récompensés par le label « Livre équitable ».

Sur le modèle du commerce équitable, il permet aux éditeurs les moins favorisés de supporter des coûts très inférieurs à ceux pris en charge par les autres éditeurs participant à l'opération. De même, ces derniers peuvent ensuite adapter le prix de vente du livre aux réalités de leur marché.

Vendu 15 € en France, un ouvrage pourra être vendu 8 € au Maroc et 5 € au Cameroun. « Cela symbolise cette solidarité entre éditeurs, solidarité qui mobilise aussi indirectement les lecteurs : c'est parce qu'il est vendu 25 € en France que le même livre peut être acheté moitié moins cher en république de Guinée », résume Etienne Galliand, directeur de l'association.


Défendre la « bibliodiversité »

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Le label, officialisé avec la parution de « La Vie n'est pas une marchandise » de Vandana Shiva, publication commune de huit éditeurs, concerne aujourd'hui une dizaine de titres sur les soixante coéditions de l'Alliance.

« La labellisation se fait au cas par cas, ajoute Etienne Galliand. Elle doit rester souple et prendre en compte les réalités de chaque projet. »

Cet outil encore expérimental s'inscrit dans la démarche plus globale de l'AEI : promouvoir la « bibliodiversité » face aux mouvements de concentration du secteur, dominé par les grands groupes occidentaux.

Directement calquée sur la notion de biodiversité, la « bibliodiversité », terme apparu à la fin des années 90, entend défendre la diversité culturelle et la diffusion des idées. « On peut parler d'un certain contrôle de la pensée dans le monde de l'édition aujourd'hui, reprend Gilles Colleu. Quand un auteur se présente avec un projet de fond ou une pensée moins courante, il n'est pas forcément accueilli à bras ouverts. »

Ce combat a fait l'objet de plusieurs déclarations des éditeurs indépendants, à Dakar (2003), à Guadalajara (2005) et à Paris (2007). En 2006, une « Convention pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles» a été adoptée par l'Unesco.

Elizabeth Beyer, de la maison d'édition Actes Sud, signataire de la Charte, estime l'AEI absolument indispensable aux auteurs du Sud et pour développer les marchés nationaux.

Actes Sud lui a d'ailleurs cédé les droits du chef-d'oeuvre du Nigérien Ken Saro-Wiva, « Sozaboy » ainsi que ceux de « L'Ombre d'Imana », de l'Ivoirienne Véronique Tadjo.

« Ces deux ouvrages ont fait l'objet de deux rééditions qui sont en fait des coéditions 100% africaines », explique-t-elle. L'ombre d'Imana, édité à 5 500 exemplaires a ainsi pu être vendu 1 500 francs CFA (2,30 euros) dans l'ensemble des huit pays africains coéditeurs, contre 6,50 euros en France.


Un modèle éditorial viable

Ces publications sont souvent couronnées de succès. En Côte d'Ivoire, « L'Ombre d'Imana » a ainsi été épuisé très vite. De même, et malgré trois réimpressions, le livre « À quand l'Afrique ? » de Joseph Ki-Zerbo est désormais introuvable au Burkina Faso.

« Dans les pays les plus pauvres, acheter un livre peut parfois revenir à dépenser un salaire mensuel, rapporte Nathalie Philippe, rédactrice en chef de la revue Cultures Sud, dédiée à la promotion de la littérature des pays en voie de développement. Les actions de l'Alliance prouvent que le public du livre est bien présent. Il s'agit avant tout d'une question de coût, pas de manque d'intérêt pour la lecture. »

L'Alliance a aujourd'hui réussi à se faire une place dans un secteur encore peu exploité.

« Ce qui est intéressant, explique Frédéric Bouilleux, directeur de la langue française et de la diversité culturelle à l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), c'est qu'elle mêle un discours à la fois économique et culturel, tout en sortant du dialogue Nord-Sud en favorisant des coopérations Sud-Sud. »

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Le réseau compte susciter des dynamiques éditoriales durables et des modèles de coéditions viables qui assurent la souveraineté culturelle.

« L'alliance est encore un mouvement périphérique dans le monde de l'édition mais en renforçant le poids des éditeurs indépendants dans tous les pays et dans toutes les langues, c'est la diversité culturelle qu'on appuie », renchérit le directeur de l'AEI. Une initiative jugée comme pionnière et remarquable par nombre d'éditeurs.


(Source Rue89)


Crédit Photos « Essai sur l'oeconomie » de Pierre Calame - éditions Charles Léopold Mayer, Livre équitable 2009 (DR) et Jean-Marc Godes



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