18 décembre 2010
Vous êtes porteur de sens
Je vous parlais ce matin du prix humain du jean délavé que l'on trouve dans nos magasins dans mon commentaire sur la note "indécence". Pour ne pas rester sur ce sentiment de tristesse, je suis heureuse de saluer des initiatives complètement à l'opposé de ces manières de procéder, de très belles initiatives comme celle d'Ecoloco.
La semaine dernière, chez Satoriz, nous avons fait la connaissance d'un jeune créateur fort sympathique qui fait des sérigraphies artisanales. Il crée et imprime sur des vêtements dont la plupart sont bio équitables et certains seulement équitables avec un coton issu de champs en conversion vers le bio, le tout avec des encres sans phtalates ni métaux lourds.
En 2003, il était recruteur pour Greenpeace. Là, il a pris conscience du désastre écologique et social du coton traditionnel. Suite à la revente de marques bio équitables, il a crée Ecoloco grâce à un prêt de la NEF. Les salons bios militants sont ses réseaux de ventes. Marjolaine Paris, Ecobio alsace et les boutiques équitables.
Les produits son beaux, de grande qualité, ils tiennent bien chaud, ils sont bios, les travailleurs respectés et, contrairement aux idées reçues : les produits ne sont pas chers à qualité égale. Par exemple : les T-Shirts en photo en haut de la note : de 14 € à 21 €.
Évidemment, on a flashé et craqué ;-) On est reparti avec 4 articles.
Oui, mais, il doit faire des frais de port de folie pour se rattraper ?
Même pas...
Ben pourquoi on en parle pas alors ?
On en parle ici et ailleurs ;-)
C'est dingue non ? On peut donc faire de belles choses, dans le respect de tous jusqu'aux consommateur final ? Eh ouais ;-)
Grâce à lui, nous avons aussi découvert Idéo.
Là, impossible pour moi de faire un résumé : tout est à lire sur leur site, sans parler de voir leurs trombines toutes trop sympathiques !
Bon, allez, je vous copie/colle quand même ceci :
Notre philosophie
Urbains ou néo-ruraux, fétichistes de la garde-robe ou adepte du juste achat, designer, infirmière, professeur, en couple ou pas, Ideo est un éco-mélange de personnalités venues de tous horizons.
Une inspiration à la rencontre de l’urbain et du végétal, des coupes étudiées avec juste ce qu’il faut de détails, une touche d’humour et une envie de sentir beau tout en préservant l’environnement. C’est la delicious Green Fashion selon Ideo.
Nos engagements
Ideo utilise toujours les matières les plus écologiques possibles et cherche à offrir les meilleures conditions de travail aux femmes et aux hommes qui fabriquent la gamme.
La fabrication des modèles se fait dans le respect le plus pur des Hommes et de l’Environnement :
* Respect des Hommes : travail avec de petits producteurs selon les règles du commerce équitable : respect des conditions de travail, salaire juste, engagement sur des projets sociaux...
* Respect de l’environnement : utilisation de matières écologiques (coton bio, laine d’Alpaga, lin, fibres recyclées) et de procédés de fabrication respectant au maximum l’environnement (teinture sans métaux lourds, retraitement des eaux...).
IDEO s'efforce continuellement de faire évoluer ses engagements : recherche et développement en textile bio, réduction de l'impact environnemental de la production (emballage, transport...), choix de partenaire éthique ou écologique (société d'insertion...).
Porter Ideo, c'est être soi-même tout en étant beau et naturel.
Pour découvrir plus avant notre charte et nos engagements, visitez notre site www.ideocollection.com et la rubrique "engagements".
Plick ! Ecoloco.fr
Plick ! Ideo.com
anti, c'est mieux avec les sens ;-)
14:00 Publié dans Coups de coeur, L'Univers d'Anti, Nature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bio, developpement durable, commerce equitable
27 avril 2010
De bien bios nouveaux logos
Petit guide pour ne pas se perdre dans les rayons...

Crédit photo DURAND FLORENCE/SIPA
Ca bouge du côté des labels :
nouveau label bio pour 2011,
révision du label bio européen,
apparition d’un nouveau label commerce équitable...
Les clés pour comprendre et consommer responsable.
Bio Cohérence : un nouveau label bio pour 2011
Un nouveau label, « Bio Cohérence », va apparaître dans les rayons en 2011.
A l’initiative d’agriculteurs bio français, son cahier des charges sera plus exigeant que celui du label bio européen et du label français AB (Agriculture Biologique).

Pour obtenir la certification « Bio cohérence », les produits ne devront contenir aucun OGM (alors que le label AB en tolérait 0.1% et le label européen 0.9%), être composés à 100% de produits bio (contre 95% pour les labels AB et européen) et les exploitations dont ils sont issus devront faire uniquement du bio.
Ce nouveau label bio voit le jour suite à la révision en 2009 du cahier des charges européen et à l’interdiction des réglementations nationales spécifiques. Auparavant, les labels nationaux, dont le label AB, pouvaient fixer des critères plus exigeants que le label bio européen. Depuis Janvier 2009, ils ont l’obligation de se conformer au cahier des charges européen et le label AB a donc dû revoir ses exigences à la baisse.
La création du label « Bio cohérence » a pour objectif de replacer la barre du bio un peu plus haut que ce que souhaite l’Union européenne.
Commerce équitable : naissance du label ESR et d’une Commission nationale
Max Havelaar perd sa suprématie sur le marché équitable en Europe.
Le certificateur privé Ecocert (qui délivrait déjà le label AB) lance un label équitable nommé ESR (équitable, solidaire, responsable).
Ce label inclut une dimension environnementale, absente chez Max Havelaar : les exploitations labellisées devront non seulement être gérées selon les règles du commerce équitable (en coopérative, avec des projets de développement local) mais également être bio.
Pour encadrer ces initiatives de labellisation émanant d’entreprises privées, le gouvernement a annoncé jeudi 22 avril la création d’une Commission nationale du commerce équitable, qui aura pour but de « certifier les certificateurs ».
Max Havelaar, Ecocert et Artisans du monde sont d’ores et déjà assurés d’être reconnus par la Commission.
Ceux qui devront prouver leur fiabilité sont les associations délivrant des labels aux multinationales de l’agro-alimentaire, pour d’immenses exploitations agricoles (café, thé, riz,...).
Souvent utilisées par les grands groupes comme argument marketing, ces associations devront soumettre leur cahier des charges à la Commission pour pouvoir se réclamer « commerce équitable ».
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Liste de courses éthiques
Face à la multiplication des labels, le consommateur peut se sentir perdu...
Pour ne pas passer des heures dans les rayons, ce qu’il faut retenir pour faire des courses éthiques :
Récapitulatif
Bio :
- label européen et label AB recouvrent les mêmes critères.
- juillet 2010 : nouveau logo pour le label bio européen: «L’Eurofeuille », une feuille composée des étoiles du drapeau européen sur fond vert, remplacera le peu populaire épi de blé sur fond bleu.

- courant 2011 : apparition du label Bio cohérence, label français aux critères d’exigence supérieurs au label européen et AB.
Commerce équitable :
- nouvelle certification ESR, conjuguant exigences sociales (comme pour Max Havelaar) et exigences environnementales.
- l’agrément de la Commission nationale sera donné en amont à l’entreprise certificatrice, il n’apparaîtra pas sur les emballages.
Reste en suspens le projet d’étiquetage carbone, qui permettrait de connaître le poids en CO2 de chaque produit.
Ce vaste chantier, initialement prévu pour entrer en vigueur en Janvier 2011, est finalement repoussé d’un an.
De quoi laisser le temps aux industriels de trouver de la place pour tous ces labels sur des emballages qui devront se réduire pour limiter leur poids en carbone.
Miss You
11:15 Publié dans Bon appétit, Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : ogm, biodiversité, commerce équitable, bio
11 janvier 2010
Vêtement végétal
Un article doux comme une balade au jardin...
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Bambou, algue, pin, chanvre, maïs ou soja… Quand les végétaux ont la fibre textile, le linge se fait tout doux et un brin écolo.
« Lorsque je porte du lin ou du bambou, j’ai l’impression de donner de l’oxygène à ma peau, comme si elle pouvait respirer celui de la plante à l’origine du tissu », s’imagine Katia, 37 ans.
Aujourd’hui, si nous renouons avec ces textures moelleuses ou fripées, ces tons paille, sable ou fougère, c’est moins par nostalgie romantique que dans l’espoir de sauver notre peau, et la planète avec.

Mais attention : qui dit naturel ne dit pas toujours 100 % écologique.
D’un végétal, on extrait parfois la cellulose, l’amidon ou les protéines que l’on dissout dans des produits nocifs afin de régénérer la fibre (qualifiée alors d’« artificielle » et non plus de « naturelle »).
En contrepartie, les fabricants tentent de respecter l’environnement à d’autres stades de la filière : culture bio, emploi de matières recyclables ou de teinture végétale…
Beaucoup de marques intègrent aussi la notion de commerce équitable.
« Ecologiquement correctes »
Ces fibres ont tout pour nous séduire.
Après le coton (de plus en plus bio) et le lin, on explore les qualités de végétaux inattendus pour nous couvrir de nouveaux tissus « intelligents ».
Pratiques, ils se lavent en machine.
Techniques, ils se veulent utiles et soucieux de notre bien-être, en nous prodiguant les vertus des plantes dont ils sont issus.
Auréolés d’un supplément d’âme, ils savent aussi cultiver un esthétisme « nature » sans tomber dans le rustique démodé.
Du linge de bain au streetwear, ces fibres végétales rassurent face aux turbulences de la vie et incarnent même un certain luxe : celui de la simplicité que l’on porte en soi, chez soi et sur soi.

Le bambou : antibactérien
Un toucher onctueux.
Et une brillance qui donne de la somptuosité au moindre débardeur tissé ou tricoté. La nouvelle fibre à la mode provient de la pulpe issue de la tige du bambou chinois ou japonais.
Une plante très coopérative puisqu’elle peut pousser d’un mètre par jour et se cultive avec quatre fois moins d’eau que le coton !
Grâce à ses nombreuses vertus, sa fibre se faufile partout : dans les serviettes de bains, les hauts branchés, la lingerie, les chaussettes ou encore les gilets confort et autres tricots de peau.
Ses atouts : elle est antibactérienne et antiodeur, sèche vite (elle est cinq fois plus hydrophile que le coton) et est réputée infroissable. En plus, elle stimule la circulation.
L’algue : reminéralisante

Se vêtir de cette nouvelle fibre nommée rappelle une cure de thalasso !
Car des algues brunes ou rouges en provenance d’Islande enrichissent une autre fibre artificielle à base de pâte de bois et diffusent leurs principes actifs à la peau.
Résultat : une sensation de bien-être immédiate.
D’après le fabricant, cette reminéralisation reste efficace jusqu’au vingt-cinquième lavage.
C’est la matière idéale pour une séance de gym zen ou à porter durant son sommeil.
Dans sa version « active » (enrichie d’argent aux propriétés antimicrobiennes), elle se glisse dans les chaussettes antiodeurs.
Ses atouts : sous l’effet de l’humidité du corps, le tissu libère des nutriments (calcium, magnésium, vitamine E…), stimulant le métabolisme.
Il hydrate, raffermit la peau et évacue la vapeur d’eau de la transpiration.
On lui prête aussi des vertus cicatrisantes, anti-inflammatoires, antimycosiques ou anti-irritations.
La pulpe de pin : douillette

C’est la pulpe tirée du tronc des pins blancs du Canada ou de Chine qui donne cette viscose appelée Lenpur et surnommée « cachemire végétal ».
Sensuelle, on dit qu’elle a « la brillance de la soie, la douceur du cachemire, la fraîcheur du lin et l’utilité du coton ».
Légère en voyage, elle file de la salle de bains (peignoirs et serviettes) à la chambre à coucher (housses de couette).
Ses atouts : elle est six fois plus perméable qu’un synthétique et trois fois plus que le coton (parfaite pour sécher ses cheveux en douceur). Elle évacue aussi l’humidité et les odeurs.
Le chanvre : protecteur
Porter du chanvre… l’idée n’est pas nouvelle ! Cette fibre a fait le succès des premiers jeans et, en Chine, on s’en confectionne des vêtements depuis cinq mille ans avant Jésus-Christ.

Naturelle et non pas artificielle, elle revient en force. Sans être celle que l’on croit. Oui, elle provient de la tige du cannabis…
Mais du Cannabis sativa, qui contient moins de 0,3 % de psychotropes, alors que l’illégal Cannabis indica en recèle plus de 10 %.
Ecolo, cette plante pousse vite, sans engrais et régénère les sols.
Et non, cette matière ne gratte pas tant que ça. Depuis les années 1980, un procédé adoucit la fibre. Porté longtemps, ce textile se fait plus tendre.
Certains spécialistes comme osent les sous-vêtements 100 % chanvre, tandis que qu’une autre taille des chemises, robes ou pantalons en le mélangeant au coton ou à la laine de yack.
Ses atouts : le chanvre retient 95 % des rayons ultraviolets, soit nettement plus que les autres fibres textiles, et protège donc mieux la peau. Il est plus résistant à l’usure et ne se déforme pas.
Il absorbe jusqu’à 30 % d’humidité sans coller à la peau, restant frais en été et chaud en hiver.
Le soja : fluide
Issue de la protéine du soja, cette fibre veloutée et fluide donne la peau douce. Certains magasins par correspondance l’ont incluse dans leur catalogue avec des pantalons, robes et hauts en jersey. Et au Japon, un fabricant l’a trouvée assez élastique pour créer dès 2004 une ligne de dessous.
Ses atouts : isolante, elle conserve bien la chaleur, mais favorise aussi le transfert d’humidité de la transpiration vers l’extérieur. Elle est antibactérienne, résistante aux déchirures et rapide à sécher.

L’ortie : douce
Elle a beau venir de la tige de l’Urtica dioica, « mauvaise herbe » de nos jardins, cette fibre naturelle n’a de piquant que la curiosité qu’elle suscite. Le tissu se révèle doux et souple comme du lin.
Ses atouts : la fibre, comme la plante, est antiseptique et stimulante.
Le maïs : résistant
Issue de la fermentation de l’amidon des grains de maïs, cette fibre artificielle brillante a notamment inspiré un festival de jeunes créateurs en 2004.
Résultat : un tissu infroissable, fluide et doux. Aujourd’hui, en France, on la retrouve surtout en garniture de couettes et d’oreillers.
Ses atouts : elle est hypoallergénique et isole du froid. Elle évacue bien l’humidité, séche rapidement, résiste à l’incrustation des taches, aux chocs et aux flammes.
Où les acheter ?
Outre les magasins de mode, pensez à écumer les spas ou les boutiques de bien-être, les catalogues de vente par correspondance, ou les hypermarchés à la fibre verte.
Profitez des salons bio pour faire votre marché.
Et surfez sur Internet !

Miss You

















Tous les scientifiques le confirment : la plus grande forêt du monde est un régulateur majeur du climat mondial et un efficace rempart contre l’effet de serre à l’origine de cyclones, inondations et sécheresses en chaîne aux quatre coins de la planète. Elle est aussi la principale réserve de la biosphère, source potentielle de nouveaux médicaments. Pourtant, l’Amazonie disparaîtra à l’horizon 2070, si nous ne parvenons pas à inverser la tendance.



Ses Critères d’amélioration 

