05 octobre 2011

Pas de visa pour le Dalaï Lama en Afrique du Sud

dalai lama desmond tutu.JPGDesmond Tutu, prix Nobel de la Paix en 1989 pour son action contre l'apartheid dans son pays, l'Afrique du Sud, va fêter ses 80 ans vendredi. Il avait invité pour l'occasion son ami le Dalaï Lama, également prix Nobel de la Paix en 1984. Mais ce dernier ne pourra pas honorer de sa présence ce qui promettait d'être un bel évènement.

Le gouvernement d'Afrique du Sud refuse en effet de lui délivrer son visa, sous la pression de la Chine qui fait tout pour limiter les déplacements du Dalaï Lama dans le monde.

Desmond Tutu a vigoureusement protesté, d'autant que l'ANC (Congrès national africain) au pouvoir est le mouvement aux côtés duquel il a lutté pendant des décennies aux côtés de Nelson Mandela pour faire disparaître l'apartheid.

L’ancien archevêque du Cap a lancé un avertissement aux dirigeants de son pays : « Vous ne me représentez pas, vous représentez vos propres intérêts. Je vous préviens, un jour nous allons commencer à prier pour la défaite de l’ANC. Vous n’avez plus rien à voir avec les valeurs que nous avons défendues ».

De nombreuses autres voix se sont élevées en Afrique du Sud pour critiquer l'attitude indigne du gouvernement, qui s'affiche pourtant comme ayant une politique étrangère basée sur la défense des droits de l’homme et de la démocratie.


Source : RFI
Photo : Desmond Tutu et le Dalaï Lama au Cap, le 21 août 1996 (Reuters / Mike Hutchings)


16 août 2011

Quelque chose d'ineffable

IMG00255.jpgNous sommes de retour chez nous. De cette première rencontre avec le Dalaï Lama pendant trois jours en compagnie de 7000 autres privilégiés - ceux qui étaient dans la salle - nous ramenons des souvenirs impérissables, en particulier celui d'une émotion unique qui a mis plus d'une fois les larmes aux yeux de tous, sans que l'on puisse dire pourquoi. Elle me rappelle celle que j'ai ressentie lors de ma première rencontre avec Karmapa il y a plus de trente ans.

Je n'ai pas mieux à dire pour l'exprimer que ceci : certains êtres rares projettent autour d'eux bien plus que leurs mots, leurs actes ou leur apparence physique.

Sans que rien ne l'annonce, ils vous envoient au détour d'une phrase ou d'un regard quelque chose d'immatériel, de puissant, de profondément bon qui vous transfigure en vous traversant comme une vague qui déferle.

Et les larmes de bonheur jaillissent, de vos yeux comme de ceux de tout le monde autour de vous. Je dis bien de tout le monde. Il ne s'agit pas d'un excès de sensibilité de ma part à un moment donné, ou de celle de telle ou telle autre personne dans la salle. C'est un phénomène collectif. Nous sommes des milliers à le sentir en même temps et où qu'on regarde autour de nous, tout le monde pleure en souriant.

IMG00287.jpg C'est de l'émotion pure.

De l'amour pur.

Rien que pour cela, il nous a semblé irremplaçable d'avoir été présents lors de ces journées. Ce que nous avons ressenti ne peut pas se produire en regardant une retransmission télévisée du même évènement. Cela ne s'enregistre pas.

C'est un contact d'âme à âme ou, pour employer une terminologie plus bouddhiste donc non-théiste, de conscience à conscience.

Nous reparlerons du contenu très riche de ces journées un peu plus tard, mais je tenais auparavant à vous livrer ces premières impressions telles que nous les avons vécues.

Très belle journée à vous

13 août 2011

Avec le Dalaï Lama à Toulouse

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Nous sommes à Toulouse depuis hier soir et jusqu'à lundi, pour assister à des enseignements et une conférence donnés par le Dalaï Lama à Toulouse.

Le Dalaï Lama a récemment transféré son rôle politique à Lobsang Sangay, un juriste de 43 ans, qui a prêté serment le 8 août en tant que nouveau premier ministre du gouvernement tibétain en exil. La cérémonie, présidée par le Dalaï Lama lui-même, s'est déroulée dans le temple Tsuglagkhang, le centre spirituel de Dharamsala, une ville du nord de l'Inde où le gouvernement en exil est basé.

Cela faisait déjà quelques mois que le Dalaï Lama avait annoncé vouloir désormais se consacrer pleinement à son rôle spirituel. C'est dans ce cadre que se tient sa venue à Toulouse du 13 au 15 août. Il s'exprimera principalement en tibétain et sera traduit en français par Matthieu Ricard.

kamalashila.jpgLe programme se divise en deux parties :

- Deux jours d'enseignements sur les étapes de la méditation de Kamalashila. Né en Inde au VIIIème siècle, Kamalashila a joué un rôle unique dans la préservation et l’apport au Tibet d’une forme authentique des enseignements du Bouddha.

- Une conférence publique sur le thème "l’Art du Bonheur". Stéphane Hessel, co-rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme et auteur du livre "Indignez-vous !", introduira cette conférence.

Pour tous ceux qui n'ont pas eu la possibilité de s'inscrire à l'événement, vous pourrez assister gratuitement à la retransmission en direct de la conférence publique et des enseignements. En plus du tibétain, des traductions seront disponibles en français, anglais, allemand, espagnol, italien, portugais, vietnamien, chinois et russe.

Les horaires sont les suivants :
- Enseignements de 9h30 à 11h30 et de 13h30 à 15h30 les 13 et 14 août.
- Conférence de 14h à 16h le 15 août.

Très belle journée à vous

Les illustrations proviennent du site officiel de l'évènement.

12 août 2011

Il importe...

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Il n'importe pas qu'un être soit croyant ou non : il est plus important qu'il soit bon

Sa sainteté le Dalaï Lama


anti, ravie de rencontrer un grand homme demain.

30 juillet 2011

Prends soin...

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Jardins de la Fontaine - Nîmes printemps 2011



Prends soin de tes pensées parce qu’elles deviendront des mots.

Prends soin de tes mots parce qu’ils deviendront des actions.

Prends soin de tes actions parce qu’ils deviendront des habitudes.

Prends soin de tes habitudes parce qu’elles formeront ton caractère.

Prends soin de ton caractère parce qu’il formera ton destin,

Et ton destin sera ta Vie…




Sa sainteté le Dalaï Lama


Belle journée à tous,

anti

18 avril 2011

Monastere de Kirti à Ngaba, 2 500 moines connaissent une pénurie alimentaire

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Monastère de Kirti - Source Wikipédia


Jeudi 14 avril 2011 par Monique Dorizon

La police armée chinoise boucle le monastère de Kirti à Ngaba, 2 500 moines connaissent une pénurie alimentaire.

Depuis l’immolation par le feu de Phuntsok, le 16 mars 2011 dans le Comté de Ngaba au Sichuan, coïncidant avec le troisième anniversaire du soulèvement de 2008 au Tibet et afin de protester contre le maintien de la répression au Tibet, la situation s’est aggravée au monastère de Kirti à Ngaba, auquel Phuntsok était affilie. 
Selon des informations confirmées, les forces de sécurité chinoises ont bouclé le monastère et des contingents supplémentaires de forces armées de la sécurité (estimées à 800) sont arrivées le 9 avril 2011 afin de renforcer les mesures de répression sur le Comté de Ngaba. 
Les déplacements des moines sont totalement réglementés, personne n’étant autorisé à entrer ou sortir du monastère. 
Des espaces dans les fils de fer barbelés du nord du monastère ont été comblés avec des murs en dur.

Depuis le bouclage, les moines connaissent une pénurie alimentaire et dépendent des dons en nourriture faits par les habitants par l'intermédiaire de l’administration du monastère. 
Cependant, les autorités ont interdit aux Tibétains d’offrir de la nourriture aux moines. Des témoignages indiquent que si la situation n’évolue pas, plus de 2 500 moines dans le monastère vont connaitre la faim, ce qui, certainement, mènerait à une révolte massive. Auquel cas, des forces de police lanceraient un assaut meurtrier menant à des tueries extrajudiciaires, comme cela s’est produit il y a 3 ans, le 16 mars 2008 dans la Comté de Ngaba. 
Les lamas et les dirigeants du monastère ont pu jusqu’alors maintenir le calme en demandant aux moines de rester patients malgré la répression en cours. 
A la suite de la manifestation de Phuntsok et de la marque de solidarité des moines du monastère de Kirti qui s’en est suivie, les autorités ont pris des mesures drastiques pour maintenir les moines sous leur contrôle. 
Selon les dernières informations, depuis le début du mois d’avril 2011, les forces de sécurité, qui auparavant encerclaient le monastère, sont entrées à l’intérieur du campus. Elles ont même empêché les moines les plus âgés de marcher sur le chemin de circumambulation (Kora) et ont créé des postes d’observation (avec des jumelles) sur les plateformes des chortens dans le monastère. 
Toute la journée, les gardes restent vigilants sur les activités du monastère. Plus de 33 personnes ont été arrêtées, dont 22 (8 moines et 16 laïcs) sont toujours en détention.

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Dalaï Lama - Photo source AFP


Appel du Dalai Lama, samedi 16 avril 2011

La situation qui prévaut actuellement au monastère de Kirti, à Ngaba, dans le nord-est du Tibet, est très sombre en raison de la confrontation entre les forces militaires chinoises et les Tibétains locaux. Le monastère, qui compte environ 2 500 moines, est complétement encerclé par les forces armées chinoises, qui empêchent l’approvisionnement du monastère en alimentation et autres fournitures vitales.

Les Tibétains locaux, craignant que ce siège du monastère de Kirti soit un prélude à la détention à grande échelle des moines, ont encerclé les soldats qui font le blocus du monastère et ont encombré les routes de manière à empêcher les camions et les véhicules chinois d’entrer ou de sortir de Kirti.
Le blocus chinois du monastère de Kirti a commencé le 16 mars 2011, quand un jeune moine tibétain du monastère s’est tragiquement immolé pour marquer le troisième anniversaire des manifestations pacifiques généralisées qui ont secoué le Tibet en 2008. Au lieu d’éteindre le feu, la police a battu le jeune moine, ce qui a été l’une des causes de sa mort tragique. Cet acte a créé un ressentiment considérable parmi les moines, qui a abouti à ce blocus massif du monastère de Kirti.

Je suis très préoccupé par cette situation qui, si on la laisse continuer, peut devenir explosive, avec des conséquences catastrophiques pour les Tibétains de Ngaba. Compte tenu de cela, j’exhorte les moines et les laïcs tibétains de la région à ne rien faire qui puisse être utilisé comme un prétexte par les autorités locales pour exercer une répression massive sur eux.
Je presse également instamment la communauté internationale, les gouvernements du monde entier, et les organisations internationales non gouvernementales, de persuader les autorités chinoises à faire preuve de retenue dans le traitement de cette situation.
Au cours des six dernières décennies, l’utilisation de la force comme principal moyen de traiter les problèmes au Tibet n’a fait que renforcer les injustices et le ressentiment du peuple tibétain. Je lance donc un appel aux dirigeants chinois à adopter une approche réaliste et de répondre aux doléances légitimes des Tibétains avec courage et sagesse et à s’abstenir de recourir à la force dans le traitement de cette situation.


Le Dalai Lama, le 15 avril 2011
Source : site du Dalai Lama (Dalailama.com), 15 avril 2011 - NdR : traduction non officielle réalisée par Tibet info.

* * * * *

Agissons vite, soyons des milliers à
signer la pétition en ligne

Vous pouvez aussi envoyer un mail au Président du Groupe parlementaire d'études sur
le problème du Tibet à l'assemblée nationale à l'adresse mail ci-dessous

lluca@assemblee-nationale.fr

D'avance merci de votre implication
Tibet Languedoc - 14, rue de Toulouse - 30000 NÎMES
Tél./Fax : 04 66 29 00 24
Mail : tibet.languedoc@orange.fr
Site : Tibet Languedoc


anti

21 octobre 2009

Ryūichi Sakamoto

511154_356x237.jpg Suite à un petit sujet vu ce matin, envie de parler ici de Ryūichi Sakamoto musicien, compositeur, producteur et acteur japonais.

Fils d'un célèbre éditeur (Kazuki Sakamoto), Sakamoto a commencé très tôt le piano et la composition. Il aimait la musique impressionniste, surtout Claude Debussy, ainsi que le pop rock tels The Beatles et The Rolling Stones. Il a suivi les cours de l'Université des Beaux Arts et de Musique de Tokyo, où il a étudié la composition et la musique électronique et ethnique.

Sakamoto a enregistré son premier album de musique électronique en 1978, à l'âge de 26 ans, avec les morceaux Thousand Knives et The End of Asia.

À la même époque, Sakamoto est devenu membre du trio japonais Yellow Magic Orchestra (YMO, synth-rock/synth, J-Pop), avec Haruomi Hosono et Yukihiro Takahashi. Sa musique a été beaucoup influencée par Kraftwerk. D'audience internationale, ce groupe a connu quelques succès dont Computer Game dans le top 20 britannique à la fin des années 70. Il est aussi connu pour Technopolis, Tong Poo et Ongaku.

YMO s'est officiellement séparé fin 1983, mais a sorti début 1984 son dernier album After Service, qui contient l'interprétation de son dernier concert. (En 2007, il a réformé YMO et irrégulièrement sorti des singles et fait des concerts).

insen05.jpg Carrière solo

Sakamoto a collaboré avec David Sylvian sur plusieurs singles, et a participé à la plupart des albums de Sylvian. Il a également travaillé avec Fennesz, Towa Tei (du groupe Deee-Lite), Thomas Dolby, Arto Lindsay, Bill Laswell, Nam June Paik, Youssou N'Dour, Roddy Frame (de Aztec Camera), Iggy Pop, Robin Scott, Alva Noto, Hector Zazou , Cesária Évora et Caetano Veloso.

Jusqu'à présent, Sakamoto ne cesse d'explorer différents styles musicaux.

Aux cours de ses premières années de carrière solo, il continuait dans le style YMO et utilisait beaucoup les synthétiseurs et les sampleurs (dans l'album Illustrated musical encyclopedia ou Futurista). Mais de plus en plus il a augmenté l'utilisation des instruments acoustiques. Dans son album Beauty, il a utilisé des sons de violons, jabisen, guitare acoustique, erhu, et des chanteuses de musique traditionnelle d'Okinawa.

Back to the Basic

Bien qu'au début des années 90 il ait tenté des nouveaux genres de musique comme le rap et la house music, sa tendance pour la musique acoustique et classique perdure. Dans l'album Smoochy, il a commencé à jouer de la bossa nova.

En 1996, dans son album 1996, il a réarrangé son répertoire en trio piano (piano, violon, violoncelle).

En 1998, il n'a utilisé que des instruments acoustiques (piano, guimbarde, etc.) pour enregistrer les œuvres de l'album BTTB (acronyme de Back To The Basic), dont Energy Flow qui a atteint le sommet de classement des single japonais (Oricon chart) en mai et juin 1999.

La même année, il a composé son 'opéra' intitulé LIFE. Ce projet ambitieux traite de la symbiose et plus de 100 artistes ont participé, dont Pina Bausch, Bernardo Bertolucci, José Carreras, le Dalai Lama et Salman Rushdie.

En 2001, il a à nouveau composé son trio avec Jaques Morelenbaum (violincello) et la chanteuse Paula Morelenbaum pour produire deux albums dédiés aux chefs-d'œuvre du compositeur de la bossa nova Antonio Carlos Jobim.

En 2005, il a composé les musiques pour les sonneries du téléphone Nokia 8800.

Il collabore avec Alva Noto avec lequel plusieurs productions voient le jour : Vriion, Insen ( 2005 ), Insen Live ( 2007 ), et Revep Ep ( 2006 ). Elles sont édités par Raster-Noton. Elles résultent d'expériences sonores entre le piano et la machine et ont donné lieu à un concert au Sonar 2006 de Barcelone dont le DVD Insen Live en a été tiré. Leur discographie commune constitue une nouvelle forme d'expérimentation entre le piano et les traitements.

Musiques de films

Il est surtout connu en occident pour ses musiques de films "Furyo" et "Le Dernier Empereur", films pour lesquels il n'a pas seulement composé la bande son mais aussi joué un des rôles principaux (notamment dans Furyo, avec le chanteur David Bowie.)


Sakamoto Ryuichi - Merry Christmas Mr. Lawrence (Live). Musique de Furyo


En plus de tout ce qui précède, je suis impressionnée de découvrir que tant de morceaux de musiques de films aimées sont de lui :


Le dernier empereur


* 1986 : Les Aventures de Chatran (Koneko monogatari) de Masanori Hata



* 1987 : Les Ailes d'Honnéamise (Oneamisu no Tsubasa) de Gainax
* 1990 : La Servante écarlate
* 1990 : Un thé au sahara (The Sheltering Sky) de Bernardo Bertolucci
* 1992 : Talons aiguilles (Tacones lejanos) de Pedro Almodóvar



* 1992 : Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) de Peter Kosminsky
* 1993 : Little Buddha de Bernardo Bertolucci



* 1993 : Wild Palms (série TV) d' Oliver Stone et John Maybury
* 1998 : Snake Eyes de Brian de Palma
* 1999 : Tabou (Gohatto) de Nagisa Ōshima
* 2002 : Femme fatale de Brian de Palma



* 2004 : Appleseed de Shinji Aramaki
* 2005 : Shining Boy and Little Randy
* 2006 : Babel d'Alejandro González Iñárritu



* 2007 : Silk de François Girard



Et encore quelques morceaux, pour le plaisir et d'actualité vu ce qu'il tombe ! :


RAIN






Enfin, dernière actualité de Sakamoto, toute fraîche du jour : Alva Noto & Ryuichi Sakamoto with Ensemble Modern

Ce n’est pas la première fois que Carsten Nicolai et Ryuichi Sakamoto collaborent ensemble mais cette fois-ci c’est pour une occasion toute particulière. Après avoir fait leur preuve avec Vrioon et Insen (auxquels on peut rajouter le ep Revep), le duo a été invité pour développer une performance audio-visuelle avec la participation de l’Ensemble Modern dans le cadre du 400ème anniversaire de la ville de Mannheim.

Outre une présentation classieuse, la présente édition propose, en plus de la version audio, un dvd contenant une représentation du concert donné pour l’occasion ainsi qu’un documentaire qui retrace le processus de création mené par les deux hommes.

UTP c’est donc la rencontre entre un duo réputé pour ses conceptions de musiques électroniques expérimentales et un ensemble contemporain connu pour ses nombreuses interprétations allant de Steve Reich à Frank Zappa en passant par des collaborations comme celles avec Fred Frith. Ici, les formes abstraites, minimales, étirées et brumeuses ont la faveur des musiciens. L’impression de suspension temporelle est en permanence présente sur le disque et on nous donne le sentiment d’une ballade dans une cité vidée de tous ses habitant et où seuls les ensembles urbains, dressés magistralement, nous font face, inquiétants et complexes.

UTP pour « utopia ». C’est ainsi qu’il faut comprendre le titre de ce disque. Cette combinaison de l’électronique et de l’acoustique reflète assez bien cet état d’esprit. On cherche à occuper l’espace de manière idéale et à lui donner une forme qui mettrait en évidence une certaine idée du beau.

UTP est une œuvre, certes, des plus cérébrale mais par son côté introspectif et monolothique il amène l’auditeur à s’y plonger profondément pour s’en imprégner totalement. C’est une immersion totale dans laquelle on vit au travers des nombreuses variations faites de drones, de glitch et de séquences acoustiques à évocations poétiques. Alva Noto, Sakamoto et l’Ensemble Modern fonctionnent ici en parfaite symbiose et parviennent à leurs fins sans faire appel à la facilité ou à des compositions inabordables. UTP rempli donc ses objectifs (si tant est qu’il en avait vraiment) en nous offrant un idéal musical en dehors des formes habituelles. (Source).



Plus de musique sur Deezer.
Source texte Wikipédia.

anti

21 septembre 2009

Une précieuse Vie Humaine

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« Chaque jour, au réveil, pensez :

Quelle chance de m’éveiller aujourd’hui !

Je suis vivant, j’ai une précieuse vie humaine.

Je ne vais pas la gaspiller

Je vais utiliser

toutes mes énergies pour me développer,

ouvrir mon cœur aux autres,

atteindre l’éveil pour

le bénéfice de tous les êtres.

Je vais avoir des pensées gentilles envers les autres

Je ne vais pas être en colère

ou penser de mauvaises choses sur autrui

Je vais être aussi avantageux pour les autres que je le peux »

Sa Sainteté, le XIVe Dalaï Lama



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Manduel 20.09.2009


Belle journée !

anti

30 mars 2009

Chine : vague d'espionnage informatique

Le gouvernement chinois est-il derrière l'opération? Une vague d'espionnage informatique, trouvant son origine en Chine, aurait permis d'infiltrer le contenu des ordinateurs d'autorités gouvernementales et de particuliers dans 103 pays. Parmi les appareils infiltrés, ceux du dalaï lama, affirme un rapport, publié dimanche.

1295 ordinateurs surveillés, dont ceux du dalaï lama

Selon ce rapport de chercheurs canadiens, cet espionnage informatique à grande échelle serait contrôlé par des ordinateurs basés quasi exclusivement en Chine. Mais rien ne permet toutefois de conclure que Pékin est directement impliqué. «Jusqu'à 30% des hôtes infectés sont considérés comme des cibles de grande valeur, parmi lesquelles des ministères des Affaires étrangères, des ambassades, des organisations internationales, des nouveaux médias et des ONG (Organisations non gouvernementales)», indique le rapport.

Les chercheurs croient que le système, qu'ils ont baptisé «Ghostnet» (réseau fantôme), ciblait particulièrement les gouvernements asiatiques: les ordinateurs des ambassades d'Inde, d'Indonésie, de Malaisie, du Pakistan, de Thaïlande et de Taiwan étaient en effet infectés. Les représentations du dalaï lama en Inde, à Bruxelles, Londres et New York ainsi que les ambassades d'Allemagne, du Portugal, de Roumanie étaient visées, de même que les ministères des Affaires étrangères d'Iran, du Bengladesh, du Bhoutan et de Lettonie.

De gros soupçons sur la Chine?

«Le rapport fournit des preuves montrant que de nombreux systèmes informatiques ont été compromis d'une manière qui désigne indirectement la Chine comme le coupable, mais le rapport est prudent pour ne pas tirer des conclusions sur la motivation exacte et l'identité du ou des attaquants», poursuit le résumé qui accompagne le rapport. Les chercheurs insistent sur le fait que ce serait «faux et trompeur» d'attribuer toutes ces opérations d'espionnage au gouvernement chinois.

«Les chiffres peuvent donner une explication différente», poursuit le rapport. «La Chine a la population Internet la plus large au monde. Le nombre de jeunes Chinois en ligne peut plus qu'expliquer l'augmentation de logiciels nuisibles» originaires de Chine. L'enquête, menée par des spécialistes du centre Munk pour les études internationales de l'Université de Toronto (Canada), a démarré en juin 2008 lorsque les services du dalaï lama ont demandé la vérification d'un logiciel douteux dans leurs ordinateurs.

«Les systèmes informatiques tibétains que nous avons examinés faisaient l'objet de multiples infiltrations qui permettaient aux agresseurs un accès sans précédent à des informations potentiellement sensibles», indiquent les scientifiques. Les pirates informatiques étaient capables de se faire envoyer des informations confidentielles grâce à des logiciels clandestins qu'ils avaient installés sur les ordinateurs visés, notent les auteurs de l'enquête. Ce réseau serait de loin le plus important à être dévoilé par le nombre des pays touchés.

Source : AFP et 20 Minutes