02 mai 2012
Hop ! Hip ! Hop !
Samedi dernier se tenait à Montfavet (procha Avignon) le concours chorégraphique "Qui est le best crew ? Vol 2". La soirée a été riche en découvertes et s'est déroulée dans une franche bonne humeur. Voici quelques photos prises là-bas. Malheureusement, je suis incapable de citer toutes les compagnies de danseurs... Si vous vous reconnaissez, n'hésitez pas à me signaler qui vous êtes et je mettrai la note à jour avec plaisir.
Mais d'abord, échauffement !

Force est de reconnaître que Gwladys a nettement le dessus sur Anli...
Je n'ai pas de photos des ados moins de 18 ans car j'ai tenté de les filmer ce qui n'a malheureusement rien donné. En revanche, pour vous donner une petite idée de ce qu'ils font tous, j'ai trouvé ce film de l'association datant de la précédente manifestation :

Les sales mômes de Nîmes - Marguerittes - Vainqueurs de la battle pour la deuxième année consécutive

Des costumes très sympa pour une équipe pleine de pêche arrivée en troisième position dans la catégorie moins de 12 ans

Une chorégraphie originale étonnante avec des élastiques. Magnifique !

Une chorégraphie sur chaises roulantes. Eh oui, la danse est ouverte à tous ! Une magnifique leçon de solidarité !

Un maquillage noir & blanc surprenant !



Et pendant les entractes ? Que font les danseurs ? Eh bien ils dansent ! Et des dizaines et des dizaines de danseurs qui s'amusent à improviser sur toutes sortes de musiques allant de la salsa à Claude François, ben ça donne carrément la banane !
Un grand merci à tous pour cette belle soirée !
anti
11:37 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : hip hop, nimes et ses alentours, danse
02 juin 2011
De grâce et de feu
Il y a quelques semaines, j’ai découvert sur le net cette toile
et je l’ai trouvée particulièrement belle, tant pour ses silhouettes que dans le choix de l'ambiance sépia, et surtout pour sa représentation du mouvement : la vie.
Petit plaisir du jour : ce matin je découvre l’auteure de ce tableau, Renata Brzozowska, en même temps que plusieurs autres de ses toiles.
Chaque fois, la gestuelle est tout en grâce, délicate et flamboyante.
Miss You
11:15 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : peinture, danse
23 mai 2011
« The Artist »
Parmi les découvertes faites cette année pendant Cannes (et il y en a plusieurs), mon gros coup de cœur va vers ce film atypique, décalé, en noir et blanc (je suis définitivement fan), muet, avec des moments de danse qui rappellent les grandes heures de Fred Astaire et autres Cyd Charisse.
Rétro à souhait :-) Et je trouve que ça fait un bien fou de temps en temps.
Vivement le 19 octobre prochain !
J’aime autant cette idée complètement dingue de son réalisateur Michel Hazanavicius que les acteurs qui en sont les héros, et notamment bien sûr Jean Dujardin, qui lui m’épate à chaque fois, quelque soit le registre choisi, et qui a reçu hier soir le prix d’interprétation masculine.
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Le pitch
Hollywood 1927.
George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit.
L'arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l'oubli.
Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars.
Ce film raconte l'histoire de leurs destins croisés,
ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent
peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour.
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(Source photo)
Je n’en dirai pas plus et vous laisse parcourir le net et notamment lire
ce qu’en dit AlloCiné,
en attendant la sortie en salles.
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Pour le plaisir, un extrait de la conférence de presse d'hier ;-)
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Miss You
13:45 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : films, danse
08 janvier 2011
« Le cirque de la femme serpent »

Coup de cœur découvert sur Euronews hier pour le spectacle intitulé « El Circo de la Mujer Serpiente / Le cirque de la femme serpent » créé et interprété par la Compagnie espagnole Ananda Dansa, spectacle qui allie cirque et danse, sourires et jeu d’ombres, burlesque et poésie.
Ananda Dansa a été fondée à Valence, en Espagne, en 1981 par Rosángeles Valls et s’est d’abord définie comme une compagnie de danse contemporaine.
Avec l’arrivée de Edison Valls, cette orientation s’est modifiée et enrichie en incorporant à ses créations des éléments venus du théâtre, des jeux de lumières et d’ombres, de la dramaturgie, de la poésie, du rire, des références musicales allant de Cole Porter à Kurt Weil, de la littérature en s’inspirant d’auteurs comme Mary Shelley ou encore James Barrie.
La Compagnie a su créer un langage corporel qui lui est propre, associé à un regard acéré porté sur la Société, la mémoire qui lie les générations entre elles, les thèmes forts qui jalonnent la vie en Espagne, tels que la guerre civile, le terrorisme, l’éducation sentimentale des femmes sous la dictature, …
A ce jour, dix-huit spectacles ont été ainsi montés à travers l’Espagne.
Pour en découvrir plus sur Ananda Dansa :
• Le site officiel de la Compagnie
• Sa présentation (en anglais)
Miss You
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13 novembre 2010
Le Royal Ballet croqué par Paul Smith
En feuilletant mes sites d’actu préférés, j’ai découvert ce court diaporama sur Libé et j’ai adoré ces quelques photos, graphiques et épurées, soulignant le geste infiniment gracieux des danseurs.
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Le créateur anglais Paul Smith
a réalisé une série de portraits des danseurs étoiles
de la compagnie londonienne du Royal Ballet
et les expose dans sa boutique parisienne du 15 au 24 novembre.

Le danseur étoile Federico Bonelli

Leanne Benjamin

Laura Morera

Miyako Yoshida

Rupert Pennefather

Ivan Putrov
A lire : « Paul Smith, photographe d'étoiles » par Clément Ghys
Source des photos : Libération Next
© Photos Paul Smith
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Miss You
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12 novembre 2010
"Un Nantais nommé Jacques Demy"
Voilà plusieurs jours que je voulais mentionner cet hommage rendu par la ville de Nantes à l'un de ses plus célèbres enfants.
C'est chose faite !

Conçue par deux scénographes nantais, Hélène Charron et Philippe Lerays,
l'exposition à la Médiathèque présente l'œuvre de Jacques Demy
par des affiches de films, photographies de tournages, synopsis des œuvres,
maquettes, objets personnels, documents originaux et extraits de films.
L'entrée de l'exposition aux couleurs irisées plonge d'emblée
dans l'univers poétique de Jacques Demy,
dans une déambulation au cœur des destins croisés de ses personnages.

Trois espaces dédiés mettent en valeur les films tournés à Nantes :
• Lola (1961), personnage fondateur de son univers, qui illumine le premier long métrage de Jacques Demy.
• Une Chambre en ville (1982), le film qu'il a mûri tout au long de sa vie, fresque unique d’une passion amoureuse sur fond de grève ouvrière.
• Jacquot de Nantes (1991), réalisé par Agnès Varda à partir des écrits de Jacques Demy sur son enfance, illustre un sous titre virtuel Evocation d‘une Vocation.

A la mezzanine, le public tel un projectionniste, peut choisir des extraits de films qui défilent sur un grand écran.

Les visiteurs trouvent dans cet espace une abondante documentation dédiée à la musique dans l'œuvre de Jacques Demy, dans un salon de lecture en l'ambiance musicale.
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Exposition du dimanche 24 octobre 2010 au samedi 26 février 2011
à la médiathèque Jacques-Demy
Salle d'exposition.
Ouverture du mardi au samedi de 13 à 18h.
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Voir aussi tous les autres évènements en ville autour de cet hommage
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Flash mob du 23 octobre dernier :
Les Nantais étaient invités à danser ensemble,
devant la médiathèque,
sous la direction de la chorégraphe nantaise Christine Maltête.
Elle proposait d’accomplir une flash mob inédite et originale
qui revisitait l'univers de Jacques Demy,
sur une reprise d’une chanson de Michel Legrand
réinterprétée et mixée en live par Laurent Allinger, dj de French Tourist.
Source des textes
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Pour le plaisir :
Miss You
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24 septembre 2010
Le petit bal perdu, Bourvil et Decouflé
On en parlait hier sur la note d'Anti consacrée à Up and over it, voici la vidéo de la chanson C'était bien, plus connue sous le nom de Petit bal perdu, merveilleusement interprétée par Bourvil, génialement chorégraphiée par Philippe Decouflé.
Bourvil est surtout connu en tant qu'acteur, tenant toujours des rôles de gentil. Il aimait incarner des benêts alors qu'il était extrêmement cultivé. En parallèle, il a eu une très belle carrière de chanteur. Il a interprété plus de 300 chansons, dont certaines sont devenues des standards que tout le monde ou presque a dû entendre au moins une fois dans sa vie (je pense en particulier à Salade de fruit, Un clair de lune à Maubeuge, La tactique du gendarme, Aragon et Castille).
En ce qui me concerne, j'ai découvert C'était bien grâce au clip qu'en a fait Philippe Decouflé. Belle rencontre hors des limites du temps qu'ont fait ces deux-là. A mes yeux - et à mes oreilles - le résultat est un chef d'œuvre de poésie, de sensibilité et de tendresse.
C'était tout juste après la guerre,
Dans un petit bal qu'avait souffert.
Sur une piste de misère,
Y'en avait deux, à découvert.
Parmi les gravats ils dansaient
Dans ce petit bal qui s'appelait...
Qui s'appelait... qui s'appelait... qui s'appelait...
(Refrain)
Non je ne me souviens plus du nom du bal perdu.
Ce dont je me souviens ce sont ces amoureux
Qui ne regardait rien autour d'eux.
Y avait tant d'insouciance
Dans leurs gestes émus,
Alors quelle importance
Le nom du bal perdu ?
Non je ne me souviens plus du nom du bal perdu.
Ce dont je me souviens c'est qu'ils étaient heureux
Les yeux au fond des yeux.
Et c'était bien... Et c'était bien...
Ils buvaient dans le même verre,
Toujours sans se quitter des yeux.
Ils faisaient la même prière,
D'être toujours, toujours heureux.
Parmi les gravats ils souriaient
Dans ce petit bal qui s'appelait...
Qui s'appelait... qui s'appelait... qui s'appelait...
(Refrain)
Et puis quand l'accordéoniste
S'est arrêté, ils sont partis.
Le soir tombait dessus la piste,
Sur les gravats et sur ma vie.
Il était redevenu tout triste
Ce petit bal qui s'appelait,
Qui s'appelait... qui s'appelait... qui s'appelait...
Non je ne me souviens plus du nom du bal perdu.
Ce dont je me souviens ce sont ces amoureux
Qui ne regardait rien autour d'eux.
Y avait tant de lumière,
Avec eux dans la rue,
Alors la belle affaire
Le nom du bal perdu.
Non je ne me souviens plus du nom du bal perdu.
Ce dont je me souviens c'est qu'on était heureux
Les yeux au fond des yeux.
Et c'était bien... Et c'était bien.
(paroles de Robert Nyel, musique de Gaby Verdor)
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26 juillet 2010
« La confidence des oiseaux »
Une compagnie, Le Guetteur, que je ne connaissais pas, un thème de travail plutôt original, un double spectacle dansé ou sous forme de pièce de théâtre, une jolie initiative découverte dans Le Monde.

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"La Confidence des oiseaux"
de Luc Petton
Paris Quartier d'été
Parc de Chamarande
Essonne
Le 24 juillet, 15 heures et 18 heures
Le 25 juillet, 11 heures et 18 heures
Durée 20 à 30 minutes
Gratuit
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Toutes les dates
Il y a des faire-part de naissance très curieux. Celui envoyé, le 30 avril, par le chorégraphe Luc Petton avait tout d'une délicieuse anomalie. Il annonçait la naissance de six cygnes blancs, six futures vedettes de son prochain spectacle, dont la création est prévue au Théâtre de Chaillot, à Paris, en 2011.
Depuis, les cygnes ont grandi, pris quelques plumes au milieu de leur duvet gris et dépassent déjà le mètre d'envergure. Ils répètent actuellement en studio - une ferme-volière située près de Poitiers rassemblant une cinquantaine d'oiseaux - avec trois danseuses et deux oiseleurs.
Depuis 2000, dans la compagnie Le Guetteur, les interprètes, au nombre de huit, nourrissent les oiseaux (cygnes aujourd'hui, corneilles et perruches hier) dès la naissance, passent des jours et même des nuits avec eux, pour que, peu à peu, le contact s'opère naturellement (ou presque).
Le futur spectacle est annoncé comme la suite de La Confidence des oiseaux, en tournée depuis sa création en 2004, et au programme de Paris Quartier d'été, les 24 et 25 juillet.

Dans ce premier opus, Petton, ornithologue amateur et féru des écrits du zoologiste Konrad Lorenz, y chorégraphie... des grives, des étourneaux, des pies et des danseurs. Au total, une vingtaine de volatiles, quatre danseurs et deux oiseleurs.
"Les oiseaux apprennent à ne pas avoir peur de l'humain et cherchent ensuite facilement le contact, raconte Luc Petton. Actuellement, les cygnes se frottent contre nos jambes, nous accompagnent lorsque nous balayons le studio et se baladent avec nous dans les prés. Nous avons repéré leurs cris de contact, leurs mouvements aussi, à charge pour nous de mieux décrypter leur fonctionnement. Nous sommes dans la phase où tout le monde se parle et se rassure un peu mutuellement ."
Ensuite, comme pour les grives et les geais, il sera temps de penser à mettre en scène des duos, des trios, des tableaux d'ensemble. Intégrer aussi les cygnes noirs dont les naissances sont attendues cet hiver.
Luc Petton, passé par une formation contemporaine auprès des Américains Alvin Nikolaïs et Trisha Brown dans les années 1980, fantasme évidemment sur Le Lac des cygnes, de Tchaïkovski, ou La Mort du cygne, de Camille Saint-Saëns.

"Pourquoi pas effectivement le fameux pas de quatre des petits cygnes chorégraphié par Marius Petipa, mais rien n'est encore décidé, s'amuse-t-il. Nous avons pour le moment six cygnes femelles, plus agressives a priori que les mâles. On attend aussi avec impatience leur rencontre avec les cygnes noirs dont nous ne connaissons pas encore le nombre ni le sexe.
C'est la relation spécifique avec les oiseaux qui est au centre de mon travail. C'est le vivant qui trouve d'abord sa place dans le spectacle."
Article signé Rosita Boisseau
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Le site de la Compagnie Luc Petton
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Des photos du spectacle ici et là
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Plus qu’ils ne volent
Ils viennent à part entière aux délices de l’être.
St John Perse
Miss You
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22 mai 2010
Des Andalous aux Jardins

Hier soir, j’ai eu la chance et surtout le bonheur d’assister à la première des trois représentations de « Como bailan los caballos andaluces », un ballet équestre proposé par la Real Escuela Andaluza (Fondation de l’Ecole Royale Andalouse d’Art Equestre), en plein air au cœur d’un site que je trouve magique : le théâtre des Jardins de la Fontaine.

C’est l’un des plus grands classiques du dressage et de l’art équestre.
La Danse andalouse montre et résume, de façon apparemment naturelle, tout le travail qui se fait avec les chevaux depuis la création de la Fondation.

Le spectacle, qui présente jusqu’à vingt six chevaux et cavaliers diplômés,
transporte le spectateur dans l’atmosphère prestigieuse de
Jerez de la Frontera,
accompagné par la musique et les costumes de tradition espagnole du XVIII siècle.



la Doma Vaquera est issue du travail des Vaqueros,
ouvriers cavaliers des troupeaux bovins en Espagne.
Elle a vu le jour au XVIIIe siècle et provient d'Andalousie
et a été adoptée et développée dans toutes les régions bovines d'Espagne.

Elle fait partie intégrante du travail de l'élevage bovin en Espagne
et dans de nombreux pays de culture hispanique.
Au delà d'un aspect traditionnel,
elle est l'une des méthodes les plus anciennes de travail pour le tri du bétail.
En cela, elle a servi de modèle pour nombre de cultures d'équitation de travail.
La Doma Vaquera est devenue une discipline d'équitation, reconnue par la Fédération française d'équitation.
Elle se pratique avec toutes les races de chevaux mais les plus utilisées sont le Pure race espagnole (appelé aussi « Andalou »), le Pur-sang anglais et le Pur-sang arabe.

En revanche, l'habillement du cavalier, le harnachement et le toilettage du cheval doivent respecter la tradition andalouse.


des reprises de dressage
avec du travail monté, à pied et aux longues rênes,
des piaffers, des croupades,
de changements de pieds et d’allures impressionnants,
de longues foulées bluffantes de pas espagnol,
des carrousels à deux, quatre, six et huit chevaux,
des pas de deux, …
une précision des pas des chevaux
et des gestes, efficaces et discrets, des cavaliers,
des parfums de cuirs et de fleurs mêlés,
soufflés par une brise légère et chaude.


Si je vous dis que les chevaux étaient superbes de puissance, de grâce et de concentration,
que les cavaliers ne pouvaient être qu’espagnols
tant ils étaient fiers et impressionnants d’élégance,
que le public était émerveillé,
que l’ovation debout à la toute fin était à la mesure de la splendeur du spectacle offert
et que la soirée a été divinement belle,
vous serez étonnés ?
qu’elle soit de travail ou de loisir,
est indissociable d’un respect infini du cheval.

Miss You
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31 décembre 2009
Mythiques ballets russes
Pour que cette fin d’année vous soit flamboyante !

Les ballets russes fêtent leurs cent ans à l'Opéra Garnier et à Monte Carlo. Des spectacles qui revisitent une tradition qui a su réunir Satie, Debussy, Stravinski, Picasso et bien d'autres. (Source)
Les ballets russes à l'Opéra National de Paris
Les Ballets russes sont une célèbre compagnie de ballet créée en 1907 par Serge de Diaghilev, avec les meilleurs éléments du Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg.
Dès 1909, la compagnie entame une tournée internationale et, en 1911, Diaghilev coupe les ponts avec le Ballet Impérial. La compagnie devient une troupe privée, indépendante, qui se fixe à Monte-Carlo, Paris et Londres, sans s'attacher à aucun théâtre en particulier.
Diaghilev par BakstParmi les plus célèbres danseurs : George Balanchine (1924-1929) et Vaslav Nijinski (1909-1919), également chorégraphes.
Les spectacles révèlent aussi au public les talents de grands artistes :
• les compositeurs russes Moussorgski, Prokofiev, Stravinski, Rimsky-Korsakoff
• les compositeurs français Ravel, Debussy, Poulenc, Satie, Milhaud
• les peintres Léon Bakst, Alexandre Benois, Picasso, Matisse, Braque, Derain, Utrillo, Rouault, Laurencin, Chirico.
L'Oiseau de feu*
**
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Côté cour
Un article signé Brigitte Hernandez, rédactrice-en-chef au magazine le Point :
Diaghilev et ses Ballets russes font toujours rêver...
"Étonne-moi !" dit Diaghilev à Cocteau, qui le supplie de lui dire comment lui plaire. "Étonne-moi", le talisman de Diaghilev l'illusionniste. D'un coup de dés, ce génie transformait une idée en spectacle, un spectacle en scandale, un scandale en légende.
Le 18 mai 1909, date de la naissance des Ballets russes, la répétition générale au Châtelet est archi-mondaine. L'année précédente, Diaghilev avait présenté la voix d'or de Chaliapine dans Le Prince Igor. Puisque la mode est russe, allons-y !
Nijinski par BakstIl revient avec des ballets et les meilleurs danseurs du Mariinsky de Saint-Pétersbourg. Ce soir-là, Paris s'entiche de son Orient de paillettes. Est-il un escroc, un fou ? Beaucoup des deux. Cet imprésario aristo tutoie Pétersbourg et Moscou, les grands-ducs impériaux, les danseuses qui filent comme des étoiles, les ténors qui décoiffent...
Le Dieu bleuSon oeil, son éducation, ses goûts, voilà sa richesse. Ainsi, en ce soir de mai 1909, Pavlova, déjà star, est sur scène, ainsi que Tamara Karsavina, la si belle, et un prodige, un jeune homme dieu, Nijinski...
Paris se pâme, on les veut, ces exotiques, à l'air si sauvage. Succès, champagne, vodka ! Et 80.000 francs de déficit pour Gabriel Astruc, le coproducteur, et la poudre d'escampette pour son associé Diaghilev, qui file en laissant bagages et dettes à l'hôtel. La gloire, oui, le reste, pffft !
Ainsi se déroulera la vie des Ballets russes, les tournées, les triomphes, les folies, la ruine, chaque année après cette première saison au Châtelet et jusqu'en 1929, fin des aventures. En vingt ans, tout fut inventé. Danse, musique, déco, Diaghilev réussit les mariages mixtes, malgré les ego des artistes. Nijinski, Stravinsky, Bakst, Benois, puis Debussy, Picasso, Satie, Ravel, et Cocteau, et Chanel, et Balanchine, et Lifar...
Nijinski Annotations du "Sacre" Liste donjuanesque. Diaghilev savait y faire. À Nijinski, qui refusait d'être réduit à un phénomène de foire à cause de ses sauts si extraordinaires, il propose de s'essayer à la chorégraphie. Pourquoi pas un ballet antique, tendance "grec" ? Pour l'aider à trouver l'inspiration, Diaghilev lui donne rendez-vous au Louvre. Orgasme.
Le Sacre reste "le" monument
Nijinski se trompe d'étage et attend Diaghilev devant les vases... égyptiens. Prélude à l'après-midi d'un faune, avec la musique sexérotique de Debussy, serait né de cette erreur : Nijinski danse de profil, bouge à peine et s'offre un orgasme en note finale. Tollé !
Comment, il ne saute plus ? Le public est furieux, Diaghilev se frotte les mains. En 1913, autre (page d') histoire. Stravinsky avec Le Sacre du printemps signe la vraie naissance du XXe siècle. Diaghilev écoute un passage qui répète et répète les mêmes notes et lâche au compositeur : "Et ça va durer longtemps comme ça ?" Stravinsky, glaçon : "Jusqu'au bout."
Nijinski dans "Scheherazade"Et Nijinski ? Il construit une danse du chaos. Les cris du public couvrent la musique. "On ne se moquera pas de moi plus longtemps !" s'insurge une princesse. Nijinski, dans les coulisses, hurle les comptes aux danseurs...
Diaghilev avait encore raison. Le Sacre reste "le" monument.
Diaghilev jamais ne renonce. Les mises en garde ? Il s'en fiche. Léon Bakst, ami et peintre magnifique, lui écrit après une représentation de La Belle au bois dormant à Paris en 1922, estimant que ce ballet est un vieux machin : "Continue comme ça et tu n'auras plus un chien à tes spectacles ! C'est comme ça que tu penses exciter la curiosité ?" Signé : " Ton Léon ".
Le 19 août 1929, Diaghilev meurt au Grand Hôtel des Bains du Lido de Venise. Toujours ruiné, toujours élégantissime, toujours à la recherche du beau. Il fut enterré au cimetière de San Michele.
Quarante ans plus tard, Stravinsky l'y rejoignit.
Nijinski, lui, était déjà là-haut.
*
• A visiter, le site des Ballets russes à Monaco
• A lire, l’article du Monde « Trois heures d’hommage aux mythiques Ballets Russes » à Monte Carlo.
• Source des illustrations : Wiki.
Miss You
14:03 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : danse
























