15 septembre 2010
La Faim recule… un peu !
Il est des nouvelles comme ça qu’il faut saisir à bras le corps, parce qu'on désespére parfois de les lire un jour, parce qu'elles encouragent à continuer, parce qu'il faut se réjouir de chaque pas, petit ou grand, qui va vers un mieux... Même si rien n’est encore acquis, même si les chiffres demeurent inacceptables et qu’il reste énormément à faire.
° °
Pour la première fois depuis quinze ans,
le nombre d'affamés a diminué en 2010.
Mais la FAO s'inquiète de la flambée des prix
du blé, de la viande ou du sucre.
Pour la première fois depuis quinze ans, le nombre d'affamés a reculé sur la planète : 925 millions d'individus ne mangent pas à leur faim. C'est 108 millions de moins qu'en 2009, la pire année avec 1,023 milliard de personnes souffrant de sévères malnutritions.
Aussi encourageante soit-elle, cette amélioration reste nettement insuffisante. Les affamés sont encore plus nombreux qu'avant la crise de 2008.
Pour remplir l'objectif adopté au Sommet du Millénium, à New York, de réduire de moitié le nombre d'affamés dans le monde d'ici à 2015, « il faudrait réduire de 500 millions le nombre d'affamés dans le monde en cinq ans », a relevé mardi Jacques Diouf, directeur général de la FAO, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture.
L'annonce de cette amélioration précède le sommet qui se tiendra de lundi à mercredi prochain au siège de l'ONU pour faire le point sur les stratégies de lutte contre la pauvreté. Ce sont les pays émergents d'Asie qui connaissent les progrès les plus sensibles, grâce à leur taux de croissance soutenu, malgré la crise. La Chine, deuxième économie mondiale, serait sur le point d'atteindre l'objectif de 2015, de même que le Vietnam.
Autres satisfactions : la situation des marchés reste substantiellement meilleure qu'en 2007-2008, années des dernières grandes pénuries, et « fondamentalement solide », même si la flambée récente des prix du blé, de la viande et du sucre représente une menace pour les plus mal nourris.
La FAO prévoit que l'Égypte souffrira beaucoup de l'arrêt des exportations russes de céréales consécutif aux grands incendies de l'été.
D'après le Fonds international de développement agricole (Fida), la pauvreté régresse également dans le monde. Elle atteindrait moins de 25% de la population mondiale, contre 46% en 1990.
Des progrès substantiels ont été enregistrés en Asie, mais aussi dans l'Afrique subsaharienne avec des taux de pauvreté tombés de 58 à 44% en vingt ans. La situation se serait améliorée « de manière impressionnante » dans des pays comme le Mali, le Malawi, le Niger, le Sénégal, l'Éthiopie, le Ghana et le Rwanda.
Un progrès qui peut être anéanti du jour au lendemain par une catastrophe naturelle. Avec un territoire grand comme l'Italie encore sous les eaux et 60% des routes détruites, le Pakistan est un pays sinistré. « Les paysans ont perdu récoltes, semences et revenus. Les dégâts sont plus importants que dans l'ensemble des pays touchés par le tsunami de décembre 2004 », déclare Mme Sheera, la patronne du Programme alimentaire mondial.
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23 novembre 2009
Criminelle indifférence
Un énorme dégoût et une infinie tristesse, en lisant ce week-end l’échec du sommet de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) à Rome la semaine dernière et, inqualifiable mépris, l’absence des chefs d’état du G8 à une conférence qui nous concerne tous, et tout particulièrement les enfants qu'ils soient d'ici ou d'ailleurs.

"Tel le tigre qui regarde sa proie..."
Yang, 6 ans, a déjà le regard du combattant.
Ses parents, paysans pauvres du nord de la Chine, l'ont inscrit à l'école
des moines de Shaolin, le temple du kung-fu.
Il ne les reverra pas avant quatre ans.
lepoint.fr © François Perri
*
FAO : déception après un sommet
sans pays riches
ni objectifs contraignants
Le sommet de la FAO qui s'est achevé mercredi à Rome a été décevant aussi bien aux yeux du directeur de cette organisation de l'ONU, Jacques Diouf, que pour les ONG qui ont dénoncé l'absence de dirigeants des pays riches et d'engagements contraignants pour lutter contre la faim.
"Naturellement, j'aurais espéré avoir dans un sommet de chefs d'Etat ou de gouvernement tous les pays représentés à ce niveau", a reconnu au cours de la conférence de presse finale le chef de l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) qui regroupe 192 pays.

Près de la mer Rouge, dans le monastère copte de Saint-Paul,
Magdi, un jeune novice, se recueille avant de commencer sa journée de travail.
Avec de nombreux autres enfants,
il cultive les champs pour les moines sous le soleil du désert.
lepoint.fr © François Perri
"Si nous n'avons pas les dirigeants qui ont autorité sur tous les dossiers, qui peuvent coordonner l'action (...) je pense que nous passons à côté du problème, nous réduisons la question à sa dimension purement technique, alors qu'elle a une dimension économique, sociale, financière, je dirais même culturelle", a assuré M. Diouf. Car, a-t-il dit, "les problèmes de l'agriculture dépassent les ministres de l'Agriculture".

Phkum, 7 ans, et Kata, son python royal habitent près du lac Tonlé Sap.
Avec seulement 20 dollars par mois, son père, professeur,
ne peut subvenir aux besoins de sa famille
et doit exercer plusieurs métiers.
lepoint.fr © François Perri
Une soixantaine de chefs d'Etat ou de gouvernement, essentiellement d'Afrique et d'Amérique Latine, ont participé à ce sommet boudé par la totalité des dirigeants du G8, sauf Silvio Berlusconi dont le pays accueillait la réunion et où la FAO a son siège.
Les ONG impliquées dans la lutte contre la faim, venues en grand nombre dans la capitale italienne, ont été plus dures à l'égard de l'agence spécialisée de l'ONU.

Les familles ont délaissé leurs champs de coton pour chercher la pierre éternelle,
à plusieurs jours de pirogue de leur village.
Ces jeunes filles tamisent le sable et les cailloux apportées par leurs parents
sur "la rivière des diamants".
lepoint.fr © François Perri
"Le sommet de la FAO a gâché l'occasion d'empêcher un milliard de personnes d'être affamées", a déploré ActionAid.
"On pourrait penser que la hausse de 20% depuis 2005 du nombre des personnes affamées aurait entraîné une action décisive et déterminée.
Mais le sommet de la FAO n'a pas réussi à parvenir à une quelconque percée importante. Les dirigeants du G8 ne se sont même pas dérangés" à part Silvio Berlusconi, dénonce un communiqué d'ActionAid.
"On ne remplit pas des estomacs vides avec des paroles chaleureuses", a conclu l'ONG.

Adesh, 13 ans, habite à Mumbai dans le bidonville de Darhavi
où vivent huit cent mille habitants.
Il est polisseur de fer blanc.
Avec son maigre salaire, il aide sa mère.
lepoint.fr © François Perri
Oxfam International a donné mercredi une note de 2 sur 10 au sommet de la FAO. "Une seule réunion ne peut pas résoudre (le problème de) la faim dans le monde mais nous nous attendions certainement à bien plus. Le résultat n'est pas à la hauteur du problème, avec un milliard de personnes qui souffrent de la faim. L'absence quasi totale de dirigeants des pays riches a envoyé un mauvais signal dès le début du sommet", a dénoncé un porte-parole de l'ONG, Gawain Kripke.
Pour Médecins sans frontières (MSF), le sommet n'est pas parvenu à "s'occuper de la malnutrition des enfants".
"Une fois de plus, la communauté internationale ne prend aucun engagement dans la lutte contre la malnutrition des enfants. Négliger le fait que de 3,5 à 5 millions d'enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de malnutrition signifie en substance que le sommet a échoué" s'agissant de "protéger les plus vulnérables", a conclu Guillaume Bonnet, porte-parole de MSF.

En pleine guerre civile au sein du camp de réfugiés de Juba, dans le Sud,
la malnutrition constituait l'une des premières causes de mortalité infantile.
lepoint.fr © François Perri
Aux questions des journalistes relayant le mal-être des ONG, M. Diouf a répondu en essayant de défendre les résultats du sommet.
Il a ainsi présenté comme un succès le fait que le document final prévoit "l'éradication totale de la faim" dans le monde alors que l'objectif jusqu'à présent était de réduire de moitié d'ici à 2015 le nombre des affamés.
Mais aucune date-butoir n'a été fixée pour atteindre cet objectif.
Source AFP et Le Point
Les photos (et leurs légendes) qui illustrent cette note proviennent de l’exposition « Sales gosses » organisée par l’UNESCO à Paris à l'occasion du vingtième anniversaire de la Convention internationale des Droits de l'enfant, en hommage aux enfants en situation difficile dans le monde.
Miss You
13:45 Publié dans Colère, Miss Terre et bouts de blogs, Tous des humains | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : faim dans le monde
07 octobre 2009
Alimenterre 2009

Du 16 au 30 novembre 2009
3e édition du film alimenterre
En 2009, 1 personne sur 6 souffre de la faim.
Ce sont essentiellement des paysans d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. La libéralisation brutale du commerce agricole et la domination de l’agrobusiness mettent en péril des millions de fermes familiales...
Manger est un plaisir mais surtout une nécessité vitale. Quelle alimentation souhaitons-nous et comment est-elle produite ? Comment ceux qui produisent peuvent-ils en vivre dignement au Nord comme au Sud ? Derrière l’assiette, on oublie trop souvent qu’il y a le paysan ! Malbouffe, excès de l’agriculture industrielle, persistance de la faim dans le monde et menace sur la biodiversité : il est temps de restaurer le lien entre le citoyen et le paysan, entre l’alimentation et sa production.
ALIMENTERRE : Festival de films documentaires 5 thèmes et 5 documentaires pour réfléchir et échanger.réalisateurs, agronomes, chercheurs, agriculteurs, représentants d’organisations paysannes ou d’unions de consommateurs au Sud, proposeront leurs témoignages et leurs analyses, en lien avec leur expérience de terrain.
150 projections-débats dans 70 villes à travers la France :
Aquitaine, Auvergne, Bourgogne, Bretagne, Franche-Comté, Haute-Normandie, Ile-de-France, La Réunion, Languedoc-Roussillon, Limousin, Lorraine, Midi-Pyrénées, Nord Pas-de-Calais, Poitou-Charentes, Rhône-Alpes, etc.
Le festival passe les frontières :
AU TOGO Festival de films ALIMENTERRE au Centre culturel français + des séances en plein air dans les quartiers populaires de Lomé et dans les villages de pêcheurs environnants.
EN BELGIQUE ET AU LUXEMBOURG SOS Faim, ONG partenaire du CFSI, relaie le Festival de films. 1re séance le 15 octobre, veille de la Journée mondiale de l'Alimentation.
5 SEANCES THEMATIQUES : des projections de documentaires suivies de débats autour de spécialistes.
Émeutes de la faim : la crise était presque parfaite DOCU Vers un crash alimentaire d’Yves Billy et Richard Prost.DÉBAT : Pourquoi y-a-il eu des émeutes de la faim en 2008 ? Pourquoi l'alimentation va-t-elle représenter l'enjeu de ce siècle ? Que faut-il faire pour éviter une catastrophe ?
Propriété privée, défense de semer ! DOCU Les Pirates du vivant de Marie-Monique RobinDÉBAT Comment le système des brevets autorise-il un véritable pillage légal des ressources naturelles ? Les brevets ne peuvent-ils pas être utiles malgré tout ?
Impensable disparition, l'indispensable paysan DOCU Faim des paysans : une ruine programmée de Clément Fonquernie et Bruno PortierDÉBAT : Pourquoi les premières victimes de la faim dans le monde sont-ils des paysans ? Pourquoi peut-on parler de concurrence déloyale entre les agricultures ?
Agriculture durable : prenons-en de la graine DOCU Bioattitude sans béatitude d’Olivier SarrazinDÉBAT : Faudrait-il désormais attacher plus d'importance à l'alimentation ? Produits bio, locaux, fermiers, etc. : une nouvelle mode réservée à un petit nombre ou une tendance de fond ?
Accords de pêche : poiSon d'avril ! DOCU Une pêche d’enfer ! de Vincent BrunoDÉBAT : Les mers se vident et pourtant le poisson ne manque pas dans les étals européens. Comment est-ce possible ? En quoi consistent ces fameux "accords de pêche" ? Qu'est-ce que les pêcheurs africains y gagnent ?
RETOUR SUR LES PRECEDENTES EDITIONS
Festival de films ALIMENTERRE 2008 : Compte-rendu des débats Après une 1re édition au cinéma parisien L'Entrepôt en 2007, le festival de films ALIMENTERRE s'est déroulé l'an dernier dans 57 villes à travers la France.
8 200 spectateurs ont assisté aux 97 séances organisées en novembre 2008. 4 thèmes :
Paysannerie dévastée, l'humanité en danger ?
Manger ou conduire, il faut choisir ?
OGM, en quoi ça gêne ?
De la fourche à la fourchette, le règne de l'agrobusiness ?
Retour sur l'édition 2008 du Festival de films ALIMENTERRE
A consulter pour plus d'infos, les sites :Alimenterre. Cfsi. SOSfaim.org.
anti
13:45 Publié dans L'Univers d'Anti, Nature, Tous des humains | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : faim dans le monde, films, développement durable, biodiversité, ressources naturelles
17 mars 2009
Comment nourrir un monde de villes ?
Comment nourrir un monde de villes ? La planète devrait compter 5,3 milliards de citadins en 2050 selon les prévisions de l'ONU, soit 2 milliards de plus qu'aujourd'hui. Dans les pays en développement, 5 millions de nouveaux habitants viennent, chaque mois, gonfler la population des villes. Beaucoup fuient la pauvreté des campagnes, déplaçant dans les bidonvilles les problèmes de sécurité alimentaire.

C'était l'un des thèmes du Forum mondial des sciences de la vie Biovision, qui se tenait à Lyon du 8 au 11 mars, et dont Anna a parlé ici.
"Les émeutes de la faim, dans les villes d'Haïti notamment, ont permis d'attirer l'attention sur l'importance de la pauvreté urbaine dans la crise alimentaire mondiale", remarque Florence Egal, responsable de l'initiative "Food for Cities" au programme des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
Car si la majorité des quelque 900 millions de personnes qui souffrent aujourd'hui de faim et de malnutrition sont des agriculteurs pauvres, le phénomène risque de devenir, ces prochaines décennies, essentiellement urbain.
"En ville, les gens ont peu d'accès direct aux biens agricoles, leur capacité à se nourrir dépend de l'argent qu'ils gagnent", souligne Nathalie Ernoult, vice-présidente de l'organisation non gouvernementale (ONG) Action Contre la Faim.
Sur un continent comme l'Afrique, où la majorité des urbains vivent avec moins d'un dollar par jour, le plus petit choc économique et la moindre augmentation des prix sont fatals.
Action contre la faim observe ainsi une montée du nombre de citadins qui doivent se contenter d'un repas par jour. "Le taux est passé de 36 % à 52 % de la population à Bangui (Centrafrique)", cite Mme Ernoult. Avec à la clé des carences nutritionnelles dramatiques, notamment chez les enfants.
Face à la menace d'un développement massif de la malnutrition en ville, la FAO et les ONG cherchent à favoriser des systèmes alimentaires plus robustes, enracinés dans le terrain local, alors que des logiques de spécialisation économique ont souvent fait disparaître des filières de production et d'approvisionnement de proximité.
"Infrastructures, organisation des marchés... On doit étudier toute la chaîne des problématiques alimentaires en zones urbaines, très différente de celle des zones rurales, analyse Florence Egal.
Le modèle de développement que nous avons promu ne fonctionne pas. Il s'appuie sur une échelle macroéconomique qui s'est révélée plus fragile que prévu, et surtout il ne prend pas en compte l'environnement local."
Conséquence de la crise, l'agriculture se développe à l'intérieur même des villes, encouragée par de nombreuses ONG.

"L'agriculture urbaine permet aux gens non seulement de se nourrir eux-mêmes et de diversifier leur régime alimentaire, mais de gagner un complément de revenu en vendant le surplus", explique Nathalie Ernoult. Avec parfois des solutions ingénieuses quand la terre manque : dans un bidonville de Nairobi, c'est dans des sacs qu'on cultive désormais les légumes.
La FAO cherche à encadrer ces cultures devenues vitales. "Il y a des risques sanitaires, indique Mme Egal. Il faut vérifier avec quelle eau les plants sont arrosés, que les égouts ne se déversent pas dans les cultures, mais aussi les produits utilisés par les agriculteurs."
Des travaux qui pourraient servir dans les villes des pays riches, où l'idée du maraîchage urbain s'impose de plus en plus comme ingrédient du développement durable.
Grégoire Allix (Le Monde.fr)
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09 décembre 2008
963 millions de personnes souffrent de la faim
Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), 963 millions de personnes souffrent de la faim en 2008, soit 40 millions de plus qu'en 2007.
Le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde est passé en 2008 à 963 millions, en augmentation de 40 millions sur un an en raison de la flambée des prix alimentaires, a annoncé mardi le directeur général de l'agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Jacques Diouf.

En septembre, Jacques Diouf avait indiqué que depuis la flambée des prix alimentaires, le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde avait augmenté de 75 millions pour la seule année 2007, atteignant le chiffre de 923 millions.
« Quarante millions de personnes supplémentaires ont rejoint cette année les rangs des sous-alimentés de la planète du fait principalement de la hausse des prix des denrées alimentaires, selon les estimations préliminaires de la FAO ».
« Cela porte le nombre d’affamés dans le monde à 963 millions, contre 923 millions en 2007. Et la crise économique et financière actuelle pourrait entraîner une augmentation du nombre des victimes de la faim et de la pauvreté », a mis en garde la FAO.
(Source AFP)
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24 octobre 2008
Nous sommes le monde

Retour sur "We are the world", le tube caritatif écrit en 1985 par Michael Jackson et Lionel Richie, sur une idée de Harry Belafonte.
Ce titre a eu pour objectif de collecter des fonds pour lutter contre la famine en Éthiopie. Dans son invitation aux différents artistes, Quincy Jones avait écrit: "Laissez vos égos dehors."
En tout plus de 45 musiciens dont Bob Geldof, et 21 chanteurs dont Lionel Richie, Michael Jackson, Tina Turner, Bob Dylan et Bruce Springsteen se sont joints au projet.
La Columbia Records a fait don des coûts de distribution et de production. "We are the World" sort dans les bacs le mardi 7 mars 1985. 800 000 d'exemplaires ont été vendus avant la fin du week-end. Le vendredi 5 avril 1985, le titre est joué par 5 000 stations de radio simultanément. Ce coup de pouce le propulse la semaine suivante en tête des ventes de disques aux États-Unis et y reste 4 semaines consécutives.
Le titre s'est vendu à plus de 7.5 millions d'exemplaires aux États-Unis. Il fait partie d'un album "USA for Africa We Are The World" vendu, quant à lui, à 3 millions d'unités. Des titres de Prince, Springsteen, Turner et les autres artistes figurent sur cet album.
Le projet (album, vidéoclip, single) a rapporté 50 millions de dollars pour la cause qu'il voulait défendre (source: Wiki)
We are the world
There comes a time
When we hear a certain call
When the world must come together as one
There are people dying
And it's time to lend a hand to life
The greatest gift of all
We can't go on pretending day by day
That someone, somewhere will soon make a change
We're all a part of God's great big family
And the truth, you know, love is all we need
We are the world
We are the children
We are the ones who make a brighter day
So let's start giving
There's a choice we're making
We're saving our own lives
It's true we'll make a better day, just you and me
Send them your heart
So they'll know that someone cares
And their lifes will be stronger and free
As God has shown us by turning stones to bread
and so we all must lend a helping hand
We are the world
We are the children
We are the ones who make a brighter day
So let's start giving
There's a choice we're making
We're saving our own lives
It's true we'll make a better day, just you and me
When you're down and out, there seems no hope at all
But if you just believe there's no way we can fall
Well, well, well, well let us realize oh! that a change can only come
When we stand together as one
We are the world
We are the children
We are the ones who make a brighter day
So let's start giving
There's a choice we're making
We're saving our own lives
It's true we'll make a better day, just you and me
Traduction du début
Voici le temps
Où nous entendons un certain appel
Où le monde doit ne devenir qu'un
Des gens meurent
Et il est temps de tendre la main à la vie
Le plus grand bien de tous
On ne peut pas continuer à faire semblant de croire jour après jour
Que quelqu'un, quelque part, va apporter bientôt un changement
Nous faisons tous partie de la grande famille de Dieu
Et la vérité c'est que l'amour est la seule chose dont nous avons besoin
Nous sommes le monde
Nous sommes les enfants
Nous sommes ceux qui font un jour plus brillant
Alors donnons
C'est un choix que nous faisons
Nous sauvons nos propres vies
C'est vrai que nous ferons un jour meilleur, vous et nous
Liste complète des chanteurs et choristes
Dan Aykroyd
Harry Belafonte
Lindsay Buckingham
Kim Carnes
Ray Charles
Bob Dylan
Sheila E.
Bob Geldof
Daryl Hall
James Ingram
Jackie Jackson
LaToya Jackson
Marlon Jackson
Michael Jackson
Randy Jackson
Tito Jackson
Al Jarreau
Waylon Jennings
Billy Joel
Cyndi Lauper
Huey Lewis and the News
Kenny Loggins
Bette Midler
Willie Nelson
John Oates
Jeffrey Osborne
Steve Perry
The Pointer Sisters
Lionel Richie
Smokey Robinson
Kenny Rogers
Diana Ross
Paul Frederic Simon
Bruce Springsteen
Tina Turner
Dionne Warwick
Stevie Wonder
17:38 Publié dans Musique, Tous des humains | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : chansons caritatives, stars engagées, faim dans le monde








