17 janvier 2012

Ip Man

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Dernièrement, nous avons vu deux films d'arts martiaux très sympathiques, les deux volets de "Ip Man" . Outre le fait qu'ils sont bien faits, bien joué (Donnie Yen incarne le maître que vous avez peut-être déjà vu dans Hero) et vraiment bien filmés, ils nous ont fait découvrir Ip Man, l'homme, connu pour être l'un des maîtres de Bruce Lee, et le wing chun, art martial chinois traditionnel, originaire du Sud de la Chine, destiné au combat rapproché, incluant des techniques à mains nues et le maniement d'armes.



Voici le synopsis :

Durant les années 1930, Foshan est devenue la capitale des arts martiaux. Les écoles de la ville attirent des disciples toujours plus nombreux en provenance de toute la Chine, mais aucun n'affiche le niveau d'excellence d'Ip Man. Spécialiste de la boxe Wing Chung, ce maître légendaire est bientôt le témoin des violences profanées par l'armée impériale japonaise auprès de la population chinoise. Dans l'espoir de maîtriser son art du combat, le général en chef provoque Ip Man en le forçant à participer à un tournoi d'arts martiaux. Ce défi va permettre au grand maître de rendre aux Chinois leur dignité tout en assurant à la boxe Wing Chun une fabuleuse renommée.




Bon à savoir, Ip Man 3 est sorti en 2010. Il reprend quelques éléments autobiographiques de la vie du jeune Ip Man ainsi que des maîtres qui l'ont influencés durant son apprentissage du Wing Chun. Incarné par Du Yuhang, avec Sammo Hung (Hong Jin Bao) et le véritable fils aîné de Ip Man, Ip Chun qui a reçu une récompense comme meilleur second rôle. Cette œuvre a été également été primé durant le Festival International du Film à Shanghai. Pour en savoir plus, un article complet se trouve ici.

anti


05 novembre 2011

Le tableau noir

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A la suite d'un bombardement au Kurdistan iranien, des instituteurs errent de village en village à la recherche d'élèves...
L'un d'entre eux trouve sur son chemin un groupe d'adolescents qui font les "mules", c'est-à-dire de la contrebande avec l'Irak.
Malgré les efforts de l'instituteur, aucun d'entre eux n'est désireux d'apprendre, sauf le jeune Riboir.



Un second croise un groupe de vieillards qui essaient de rejoindre leur terre natale pour y finir leurs jours.
L'un d'eux emmène sa fille, une jeune veuve, et son petit-fils. Il décide de les suivre.
Avec son tableau noir comme seule dot, il épouse la veuve et tente d'en faire son élève.


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Au détour d'une page web, je suis tombée sur ce film qui me tente bien et dont voici la critique de Télérama parue à l'époque (le film date de l'an 2000) :

Éternellement sanglée dans sa robe-tablier noire, Samira Makhmalbaf est déjà montée deux fois sur l'estrade cannoise.

Caméra d'or à 18 ans pour son premier film, La Pomme, Prix du jury à 21 ans pour le deuxième, Le Tableau noir... La petite madone persane est bonne élève et fière de l'être. Aux journalistes ébaubis par la précocité de son talent, elle chante toujours la même chanson, avec force battements de paupières cernées de khôl. Son cœur est à papa : Mohsen Makhmalbaf, réalisateur phare du cinéma iranien. « Je lui dois tout », dit-elle. Mais l'enfant chérie semble bien avoir fait sa propre cuisine de l'héritage paternel...

La transmission est donc la grande affaire de sa vie. Comment recycler ce que l'on reçoit ? Faut-il désobéir pour devenir soi-même ? Samira Makhmalbaf écrit soigneusement ces deux questions au centre de son Tableau noir. Un film de cendres et de craie, beau et frustrant comme une tempête de sable, qui prend soin d'effacer les réponses aussitôt qu'elles affleurent. Un conte énigmatique où les paysages sont des miroirs à deux faces. Où chaque image souffle le chaud et le froid, chuchote une chose et son contraire. A commencer par cette scène d'ouverture, la plus belle du film, une trouvaille visuelle époustouflante.

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Le tableau noir ficelé sur le dos, une quinzaine d'instituteurs gravissent péniblement le flanc d'une montagne caillouteuse, à la frontière irako-iranienne. Ils écrèment les sommets du Kurdistan à la recherche d'hypothétiques élèves. Vus du ciel, ces marcheurs harassés ressemblent autant à des voyageurs au long cours prêts à s'envoler sous leurs Deltaplanes d'ardoise qu'à des tortues exsangues et désespérées écrasées par leurs carapaces trop lourdes.

Parfois libérateur, le savoir peut donc aussi être un fardeau à vie... insinue d'emblée Samira Makhmalbaf, avant de poursuivre sa route à double sens, riche en rencontres déstabilisatrices. Un vieux paysan analphabète supplie un jeune inconnu de lui lire la lettre de son fils emprisonné. Un maître d'école égaré doit demander son chemin à un sale gosse imbu de son ignorance. Un vieillard ne sachant plus faire pipi a besoin qu'un grand bébé lui montre l'exemple...

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Pour que l'on ne s'égare pas dans cette randonnée de haute montagne, Samira Makhmalbaf a eu la bonne idée d'utiliser son tableau noir comme un caillou de Petit Poucet. A chaque étape, l'objet prend différentes significations métaphoriques.

Tour à tour brancard, bouclier, paravent pour cérémonie de mariage, porte pour nuit de noces, bureau de divorce, le tableau noir va même jusqu'à devenir le surnom que sa nouvelle épouse donne à Saïd... Un instituteur un peu filou, que Samira Makhmalbaf sort un instant de la foule, sans pour autant en faire un véritable héros. Comme si elle n'avait pas osé donner pleinement la parole à ce personnage au parcours diamétralement différent du sien : Saïd a choisi de devenir instituteur contre l'avis de son père, qui aurait préféré qu'il fût berger... Ce refus de sonder les tréfonds de ce doux révolté limite sans doute la portée du film. A moins que cela ne soit sa force. Samira restant finalement cachée derrière le seul personnage de femme de son conte : un bloc de granite, mutique et insondable, qui avance sans faiblir, n'écoutant que sa voix intérieure...

article signé Marine Landrot (Source)

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10 octobre 2011

Le chocolat

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Oscar du Meilleur film (David Brown, Kit Golden, Leslie Holleran)

Oscar de la Meilleure actrice (Juliette Binoche)

Oscar de la Meilleure actrice dans un second rôle (Judi Dench)

Oscar du Meilleur scénario adapté (Robert Nelson Jacobs)

Oscar de la Meilleure musique (Rachel Portman),


le film de Lasse Hallström sorti en 2001 n'a pas pris une ride en dix ans. La chaîne Arte l'a rediffusé hier soir, et force est de reconnaître que nous nous sommes ré-ga-lés. C'est tendre, poétique, un brin désuet, gourmand, intelligent... mais regardez plutôt :



Pour la petite histoire, si vous ne connaissez pas, voici le synopsis : Durant l'hiver 1959, Vianne Rocher s'installe avec Anouk, sa petite fille, à Lansquenet, une petite bourgade française. En quelques jours, elle ouvre une confiserie à proximité de l'église. C'est une chocolatière hors pair : elle devine la gourmandise cachée de chacun et adapte ses recettes raffinées pour combler ses clients. De nombreux villageois s'abandonnent rapidement à ses irrésistibles friandises et succombent à ses délices sucrés.
Mais la bourgeoisie huppée de la ville ainsi que le Comte de Reynaud sont outrés de voir les habitants envoûtés par les chocolats de Vianne. Craignant que ses friandises n'amènent les gens au péché et à l'oisiveté, le Comte s'oppose vivement au commerce de Vianne et, afin de causer sa faillite, interdit à quiconque de s'y rendre. La venue d'un autre étranger, le beau Roux, va bouleverser la donne. Il aide Vianne à tenir tête à ses détracteurs.


Un film à voir et à revoir sans modération.

anti, gourmande.

15 septembre 2011

Le cochon de Gaza

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Gros, gros coup de cœur pour ce film présenté ce matin dans Télématin et qui sort en salle le 21 septembre prochain.

Le Pitch :

Après une tempête, Jafaar, un pêcheur palestinien de Gaza, remonte par hasard dans ses filets un cochon tombé d’un cargo. Bien décidé à se débarrasser de cet animal impur, il décide toutefois d’essayer de le vendre afin d’améliorer son existence misérable. Le pauvre Jafaar se lance alors dans un commerce rocambolesque et bien peu recommandable… Dans cette tragi-comédie, l’ensemble du petit peuple de Gaza, coincé entre sa misère absolue au quotidien, les contraintes des militaires Israéliens et le diktat des barbus aux commandes, est représenté par ce pauvre pêcheur dont l’unique souci est de survivre au jour le jour et qui, pour cela, est prêt à tout. Jafaar, dans une permanente dérision de lui-même, même dans les moments tragiques, évolue dans cette histoire à l’humour mordant… et nous laissera espérer que si l’on peut s’entendre, malgré toutes les différences, à l’échelle individuelle, on peut s’entendre in fine, à l’échelle collective.

Je ne vous en dis pas plus, la bande-annonce parle d'elle-même :



Pour tout savoir, un article très complet est disponible sur le site de Comme au cinéma.

Bonne séance !

anti

05 septembre 2011

Le nouveau film de Byambasuren Davaa

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Une chanson qu’on croyait perdue, un violon à tête de cheval détruit ainsi qu’une promesse faite à sa grand-mère conduisent la chanteuse Urna à retourner sur la terre de ses ancêtres, la Mongolie.


Je suis heureuse aujourd'hui de vous faire part de ce nouveau coup de cœur, le dernier film de Byambasuren Davaa : Les Deux Chevaux de Gengis Khan.

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Après les succès de L’histoire du Chameau qui pleure (une pure merveille) et Le Chien jaune de Mongolie, la réalisatrice mongole nous revient avec un nouveau film, où l'on retrouve toutes les émotions et les sensations qui imprégnaient déjà ses précédents récits.

Porté par le charisme et l'énergie de la chanteuse Urna, Les Deux chevaux de Gengis Khan est un voyage musical dans des paysages à couper le souffle, une oeuvre pleine de liberté et de grâce, mêlant avec finesse approche documentaire et trame fictionnelle.


Les Deux chevaux de Gengis Khan Bande-annonce

“Grand-mère, la mélancolie empoigne mon cœur,
Quand je pense à notre vieux violon,

Brisé comme notre patrie,
Divisé comme notre peuple,

C’était votre dernière volonté de lui redonner sa forme ancienne,
D’unir la tête et le corps sur lequel les versets vénérables ont été gravés,

Mais les chansons des ancêtres se taisent,
Même ici, pas de mémoire de l’ancien temps.

Mon chemin me ramène à la patrie inconnue,
Avec l’aide de mon peuple, je l’espère, le tout renaîtra des parties.”





anti

25 août 2011

« Les Bien-aimés »

Parmi les films à l’affiche, en voici un qui me tente bien bien ;-)



*
**










Synopsis



Du Paris des sixties au Londres des années 2000,
Madeleine, puis sa fille Véra vont et viennent autour des hommes qu’elles aiment.

Mais toutes les époques ne permettent pas de vivre l'amour avec légèreté.

Comment résister au temps qui passe et qui s'attaque à nos sentiments les plus profonds ?










Clôture
Les Bien-Aimés a été présenté en clôture du festival de Cannes 2011.


En musique
Après « Les Chansons d'amour », en 2007, « Les Bien-Aimés » est le deuxième film musical de Christophe Honoré.








D'un titre à l'autre
Avant de s'intituler « Les Bien-aimés », Christophe Honoré a d'abord pensé à le nommer "L'Imprudence", en rapport avec l'oeuvre de Milan Kundera, L'insoutenable légèreté de l'être. "L'imprudence était comprise comme un gage de liberté, autorisée à une certaine époque", explique le réalisateur.


Honoré et son projet
"A travers les sentiments, mon envie, mon projet, était de parler d’une manière, je l’espère pas trop symbolique, de deux générations, celle de mes parents et la mienne, avec cette idée que la vulnérabilité, étrangement, est plutôt du côté des plus jeunes. La volonté de montrer que chez eux quelque chose pouvait se briser, et ce qui est assez terrible, l’impuissance de la génération plus âgée à les protéger."








Les 60's
Le début des « Bien-aimés »se situe dans les années 60, une époque perçue par le réalisateur comme très colorée et très joyeuse. Christophe Honoré, qui filme les jambes des femmes et leurs chaussures, avoue d'ailleurs ne pas craindre la référence à L' Homme qui aimait les femmes de François Truffaut.


La question du temps
« Les Bien-aimés » est un film sur le temps et les sentiments, et la difficulté pour Christophe Honoré était de ne pas caricaturer chaque époque. Si le début est très marqué par le côté vintage des années 60, les décennies qui passent sont caractérisées par la même lumière travaillée par le chef opérateur Rémy Chevrin.

De leur côté, la costumière Pascaline Chavanne et le décorateur Samuel Deshors se sont concentrés sur les pièces "indémodables", qu'il s'agisse de vêtements ou de décors.
Car pour Christophe Honoré, "aujourd’hui est toujours nourri de références à hier, c’est aussi comme ça que je conçois mes films."







Belle séance à chacun !


Miss You

01 août 2011

L'Inde de Louis Malle



Caméra à l'épaule, Louis Malle parcourt l'Inde en 1968, multipliant les rencontres afin de faire partager sa fascination, mêlée d'incompréhension, pour cet incroyable pays. De ses six mois de périple, il tire deux films : Calcutta, dédié à la capitale indienne et L'Inde Fantôme, 7 fois 52 minutes montées pour la télévision. Le film fait le tour du monde, entre scandale et éblouissement et assoit la réputation d'un cinéaste curieux et touche-à-tout.

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L'INDE FANTÔME

"L'Inde fantôme regroupe sept documentaires (de 52 minutes) issus du découpage par thème d'un même ensemble. Ils seront jalonnés par des dates, comme dans un journal intime, et enrichis par le commentaire en voix-off d'un réalisateur à la fois sensible, respectueux des plans recueillis et surtout, d'une grande érudition"...



CALCUTTA


"Février 68, la rue, une noce, des artisans, une crémation, des lépreux, la misère des travailleurs, la bourgeoisie anglicisée, la colère des étudiants, les conditions infra-humaines... Si loin de l'Occident, sur les bords du golfe du Bengale, la caméra de Louis Malle s'arrête sur tout ce qui compose déjà, l'esprit de Mai 68. Ironie de l'Histoire, simple coïncidence ou instinct de prémonition, le rapprochement saute aux yeux"...

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COFFRET L'INDE FANTÔME & CALCUTTA

"Pour ceux en qui l'appel de l'Inde ne s'assouvit jamais assez, ce coffret en 3 DVD est un recueil précieux".

Un livret de 40 pages accompagne cette édition

Édition: Arte Édition

Zone 2 - Couleur - Image et son restaurés

Langues audio : français

Durée film : 7 x 52 mn. et 1 x 95 mn
Durée totale : 8 H 06 mn
Prix BARKAL en partenariat avec ARTE : 21 euros soit 25 % de réduction

* * * * *

Tout Louis Malle chez Barkal


anti

16 juillet 2011

La traversée du temps

Nico nous a conseillé ce film de Mamoru Hosoda lors de son dernier passage à la maison et je pense qu'il va figurer au programme du week-end qui s'annonce ;-)


La traversée du temps de Mamoru Hosoda


disponible en location internet 3,99 €

Makoto est une lycéenne ordinaire qui accumule les catastrophes. Elle se réveille en retard, rate un examen surprise, manque de mettre le feu à l'établissement pendant le cours de cuisine, se fait écrabouiller par des garçons lors d'une bagarre. Mais le pire arrive quand elle rentre chez elle à vélo...

Ce film a été récompensé au

7 Tokyo Anime Award 2007

Mention spéciale du jury
au Festival international du film d'animation d'Annecy 2007

08 juin 2011

La dernière chanson, Julie Anne Robinson

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Lundi dernier, nous sommes tombé par hasard sur "La dernière chanson", film de Julie Anne Robinson, qui passait sur Canal +. Comme il y avait Miley Cyrus à l'affiche, je me suis dit que j'allais regarder, histoire de satisfaire mon p'tit cœur de midinette.

J'étais surprise de découvrir un long-métrage dans lequel elle jouait et dont je n'ai jamais entendu parler, même par Gwladys. Compte tenu de l'heure tardive qu'il était, je ne suis pas allée chercher fillotte pour regarder avec moi et grand bien m'en a pris ! Pourquoi ? Eh bien... Je ne peux pas vous le dire en fait, car une bonne partie de ce qui fait l'intérêt de ce film réside dans la réponse à cette question.

Tout ce que je peux ajouter, c'est que si on passe le côté production à l'américaine que j'aime moyen, pour le reste, c'est un film que je conseille. Je lui ai même trouvé quelque chose de François Ozon que j'aime beaucoup.

Le synopsis qui suit ne reflète pas vraiment la teneur du film mais bon, il en faut bien un :

Depuis la séparation de ses parents, trois ans plus tôt, Ronnie, adolescente et pianiste virtuose, refuse de voir son père, lui-même ancien pianiste. Et, réaction épidermique, elle se détourne de son instrument, refusant même de s'inscrire dans une prestigieuse école de musique qui lui fait pourtant les yeux doux. Mais sa mère oblige la jeune fille à passer l'été avec son père et Jonah, son petit frère, dans une maison au bord d'une plage de Géorgie. Les rapports père-fille sont tendus, mais la vie va se charger d'apprendre à Ronnie à ouvrir son cœur...







anti

25 mai 2011

« Le gamin au vélo »

Suite de mes coups de coeur cannois ? Le film des frères Dardenne !

Déjà en salles.

Parmi les raisons qui me donnent envie d’aller le voir ?

La douceur de Cécile de France, l’été et sa luminosité (rare dans le cinéma des frères Dardenne), une jolie rencontre avec une fée et un film a priori à la fois dur et plein d’optimisme.







*
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Le pitch


Cyril, bientôt 12 ans, n'a qu'une idée en tête : retrouver son père qui l'a placé provisoirement dans un foyer pour enfants. Il rencontre par hasard Samantha, qui tient un salon de coiffure et qui accepte de l'accueillir chez elle pendant les week-ends. Mais Cyril ne voit pas encore l'amour que Samantha lui porte, cet amour dont il a pourtant besoin pour apaiser sa colère ...






Un tournage en plein été
C'est la première fois que Jean-Pierre et Luc Dardenne tournent leur film durant l'été. D'où la luminosité qui se dégage du film, chose assez rare chez eux.


Un triangle
Les Frères Dardenne ont pensé la géographie du film comme un triangle : "La cité, la forêt et la station-service. Le bois est le lieu d’une attirance dangereuse pour Cyril : il peut y apprendre à devenir une crapule. La cité incarne le passé avec son père et le présent avec Samantha. La station-service, le lieu de passage, où l’intrigue rebondit plusieurs fois", expliquent-ils.










Echapper au mélodrame
Les Dardenne souhaitaient ne pas tomber dans le mélodrame ou dans la fausse explication psychologique : "On tenait à ce que le spectateur ne sache jamais pourquoi Samantha s’intéresse à Cyril. On ne voulait pas d’explications psychologiques. On ne devait pas pouvoir expliquer le présent par le passé. On voulait que le spectateur se dise « Elle le fait ! ». Ce qui est déjà beaucoup", confient-ils.


Le symbole du vélo
Le vélo du jeune Cyril représente la fuite, la course en avant à la recherche de l'amour.








Bonne séance à tous !


Miss You

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