03 octobre 2011

Faut-il interdire la corrida en France ? Geo.fr

corrida_620x465.jpg


Depuis jeudi dernier, le magazine Géo.fr pose la question : Faut-il interdire la corrida en France ?. Je ne peux que vous encourager à vous exprimer à ce sujet qui tient de plus en plus de place dans l'actualité.

La semaine dernière, les Catalans ont fait leurs adieux à la corrida lors d’une ultime fête taurine dans les arènes de La Monumental, à Barcelone. Une tradition vieille de plusieurs siècles désormais interdite par le Parlement catalan. En France, la tauromachie est inscrite sur la liste des biens immatériels du patrimoine culturel depuis le printemps 2011. Et les villes à tradition taurine, comme Nîmes, Arles et Bayonne, peuvent demander une dérogation pour organiser des corridas. Les opposants à la tauromachie dénoncent cette pratique, qu’ils assimilent à « une peine de mort des taureaux ». Les partisans de la corrida brandissent de leur côté le caractère culturel et traditionnel de la tauromachie.

Faut-il suivre l'exemple catalan et interdire la corrida en France ?




Pour ma part, voici ma contribution :

Tout d'abord, il semble que la question soit mal posée. En effet, il faut savoir que la corrida est interdite en France dans la quasi totalité des départements (loi contre la torture animale), seul un alinéa autorise cette torture dans une douzaine de départements. Par ailleurs, la photo choisie pour cet article ne reflète pas du tout la corrida qui est un "spectacle" sanglant. Pour toutes les personnes qui souhaitent se faire une idée de ce qu'est la corrida, je vous invite à lire Christian Laborde "Corrida Basta", tout y est expliqué : la torture, les tricheries et souffrances avant l'entrée dans les arènes, les trafics d'influences, les histoires d'argent - nos impôts financent cette barbarie - , les études psychiatriques sur les conséquences de la cruauté gratuite chez les enfants, le sort des chevaux - éventrés -, etc. Enfin, vous pouvez aussi lire ceci : http://fr.wikipedia.org/wiki/Opposition_%C3%A0_la_corrida

Ce matin, il y a des dizaines et des dizaines de commentaires qui montrent, une fois encore, que la majorité des Français sont pour l'abolition de cette barbarie !

anti

29 septembre 2011

Bienvenue en Kalmoukie !

600px-Flag_of_Kalmykia.svg.png
drapeau de la Kalmoukie


Connaissez-vous la Kalmoukie ? Je vous avoue qu'hier matin encore je n'avais jamais entendu parler de cette république, sujet de la Fédération de Russie, nichée au fin fond de l'Europe. C'est que j'ai reçu un message d'un ami m'invitant à visionner avant le 1er octobre prochain un documentaire consacré à ce pays pas comme les autres sur Arte et là...



Sanan Matvenov a tout juste 26 ans : depuis l'âge de 13 ans, il étudie l'enseignement du Bouddha. Avec sept autres moines âgés de 16 à 26 ans, il vit dans le temple d'or d'Elista, la capitale de la Kalmoukie. Les jeunes moines parlent russe, kalmouke et tibétain. Chacun d'entre eux a choisi cette voie pour une raison bien personnelle. Dans l'ex-Union soviétique, se réclamer du bouddhisme revenait à signer son arrêt de mort. Un parent de Sanan, lui aussi moine bouddhiste, a refusé de trahir sa foi et l'a payé de sa vie. A cause de cette tragique histoire familiale, la mère de Sanan souhaitait que l'un de ses fils entre au monastère : une vocation dont Sanan se montre digne.
Les Kalmouks forment une lignée occidentale des Mongols. Depuis le 17e siècle, ils occupent la steppe proche de la mer Caspienne. Après la Révolution de 1917, tous les temples et monastères du pays ont été détruits. Les lamas et les moines ont été assassinés ou déportés dans des camps de travail dont ils n'ont pu revenir qu'en 1956, après la mort de Staline. Jusqu'à l'effondrement de l'Union soviétique, il n'y avait quasiment plus de lamas en Kalmoukie et l'enseignement bouddhiste n'était plus transmis. Le monastère d'Elista a rouvert au début des années 90. Sanan souhaite faire revivre l'héritage bouddhiste de son pays. Il veut aider les gens de cette contrée arriérée à retrouver la voie de leurs ancêtres et ainsi alléger leur existence. Et il est résolument disposé à renoncer à bien des choses : " toute vocation exige son lot de sacrifices. Et quand je renonce en tout état de cause à vivre près de ma mère et de ma famille, à fonder un foyer, je sais que quelque chose de plus élevé est en jeu. J'aimerais surtout que les habitants de Kalmoukie se conforment d'avantage à un code moral, qu'ils reviennent aux vraies valeurs ".


521px-Coat_of_Arms_of_Kalmykia.svg.png
Blason de la Kalmoukie


Comme ce fut le cas pour moi, je vous invite à découvrir ce petit pays de 300 000 habitants qui présente la particularité d'être la seule division administrative européenne (à l'ouest de l'Oural) dont la population est majoritairement d'ethnie mongole, les Kalmouks, et de religion bouddhiste (à noter que trois religions principales sont pratiquées en Kalmoukie : le bouddhisme tibétain, le christianisme orthodoxe et le chamanisme).

IMG-20110814-00856.jpg Le Dalaï Lama à Toulouse - été 2011

Le 14e Dalaï Lama, Tenzin Gyatso, a visité la Kalmoukie en 1991, 1992 et 2004, notamment pour bénir le monastère de la capitale Elista construit dans l’intervalle de ses visites.






Bonus vidéo pour l'émission "Les moines bouddhistes de Kalmoukie"

Depuis l’âge de 13 ans, Sanan Matvenov étudie l’enseignement du Bouddha. Avec sept autres moines âgés de 16 à 26 ans, il vit dans le temple d’or d’Elista, la capitale de la Kalmoukie. Il est résolument disposé à renoncer à bien des choses...

Site officiel en anglais
sources Wikipédia


anti