09 mars 2012
Greenpeace - Ayo, le clip est sorti !
Ca y est, le clip de Greenpeace avec Ayo - et nous parmi les figurants - vient de sortir ! C'est la boîte de prod qui vient de nous l'annoncer hier en postant un commentaire sur la note que j'avais consacrée au tournage du clip à Montpellier début février. Un grand moment malgré le froid glacial.

Bonjour Anna,
Je me présente, je suis un des chargés de communication web de Greenpeace France.
En faisant une de mes revues de blogs, je suis tombé sur votre blog et surtout sur votre billet sur Ayo à Montpellier : http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/archive/2012/02/04/une-journee-avec-ayo-et-greenpeace.html
Donc tout d'abord merci pour votre implication et pour votre participation pour cette journée (surtout vu le froid et le vent de celle-ci...).
Nous sommes en train de finaliser le clip avec tout ce que cela implique d'étapes de validation (remontage, reremontage etc.) et j'aimerais savoir si vous seriez potentiellement intéressée pour recevoir le lien vidéo dès qu'il sera publié et surtout intéressée pour le publier sur votre blog ? Bien sûr, libre à vous de ne pas le publier non plus !
Je tiens aussi à vous signaler et vous rassurer que nous n'avons pas de démarche de rémunération de blogueur et encore moins une démarche de fabriquer un panel blogueur (ou toute autre chose de ce type).
En espérant que mon courrier ne soit pas trop intrusif,
Très cordialement,
Arnaud, Libérons l'Énergie !

Bonjour Arnaud,
Quel grand plaisir de vous lire !
Concernant le clip avec Ayo, la réponse est OUI bien sûr ! Nous publierons très volontiers le lien et mettrons la vidéo en ligne dès qu'elle sera disponible, il nous tarde de la découvrir. Pour ne rien vous cacher, nous regardons régulièrement depuis le jour du tournage si nous trouvons des infos sur sa sortie sur les différents sites de Greenpeace. Nous pourrons également en faire diffuser le lien par Facebook, afin de contribuer en toute modestie à sa diffusion.
Et - je vous rassure également - nous ne recherchons aucune rémunération ni "retour d'image" (autre que celui naturel que ceux qui nous apprécient peuvent faire de façon spontanée). Nous partageons avec vous certaines valeurs qui nous semblent essentielles, dont l'engagement désintéressé au service de causes qui nous sont chères. Notre participation au tournage du clip en est l'une des manifestations, de même que les articles que nous consacrons régulièrement à Greenpeace sur le blog (pour info, nous recevons entre 35000 et 45000 visiteurs uniques par mois).
Encore merci pour votre message et au plaisir de poursuivre la route vers une Terre plus belle à vos côtés.
Très cordialement,
AG
... et visiblement, l'information a circulé efficacement puisque notre blog a été informé en avant-première de la sortie du clip dès hier. Et on trouve le résultat superbe. Bravo à Julien Paolini, le réalisateur, pour son excellent travail !
Attention, je ne dis pas ça parce qu'on en fait partie. D'ailleurs, ne nous cherchez pas, on ne nous y voit à aucun moment ou alors peut-être très fugitivement en flou à l'arrière-plan et encore on ne peut pas affirmer que c'est nous, ce qui a provoqué chez nous un fou-rire homérique. On a repensé à ces sept heures par une température polaire à refaire infatigablement les mêmes scènes et tout ça pour ne pas apparaître sur le montage final, arrgghh... Sic transit gloria mundi...
Mais attention, hein, si c'était à refaire, on n'hésiterait pas une seconde ; on le referait.
Cela a rappelé à Anti une scène hilarante de Monstres et Cie, où on voit Jack Sullivan, le gros monstre bleu, tourner une pub dans laquelle son acolyte Bob Razowski joue un second rôle. Ce dernier est très fier d'apparaître sur le clip aux côtés de Sulli qui est une superstar chez les Monstres. Sauf que, quand le clip est diffusé, à l'instant où Bob apparaît, son visage est caché par un slogan publicitaire. Ben voilà, sur le clip de Greenpeace, Bob c'est un peu nous et Ayo, c'est Sulli.Ayo ? Si tu lis ceci, avoue que tu n'aurais jamais cru qu'on te compare un jour à un énorme monstre bleu. Ben voilà, c'est fait.
Très belle journée à vous
08:08 Publié dans Accueil | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : greenpeace, ayo, énergies renouvelables
05 février 2012
Une journée avec Ayo et Greenpeace




Le matin, nous étions une quarantaine.
Vers midi, une centaine.
En début d'après-midi, plus d'un millier.
Ayo nous a gratifiés d'un mini-concert improvisé a capella - impossible de jouer de la guitare avec le froid et le vent. C'était certainement la première fois qu'elle faisait un show en se servant d'un mégaphone ! L'ambiance était très joyeuse malgré le froid glacial et les longs intermèdes où nous attendions que la caméra soit en place pour refaire ou enchaîner les prises.

Le clip sera mis en ligne sur le site de Greenpeace prochainement, on vous en reparlera sûrement.
A noter aussi le 11 mars une nouvelle manifestation d'envergure : une chaîne humaine ininterrompue entre Lyon et Avignon pour marquer le premier anniversaire de Fukushima dans ce couloir rhodanien où tant de centrales nucléaires ont été construites. On attend 230000 personnes.
Très belle journée à vous

08:30 Publié dans Accueil | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : greenpeace, ayo, énergies renouvelables
11 novembre 2011
Message de Greenpeace à François Hollande
Invité au JT de 20h de France 2 lundi 7 novembre, le candidat PS à l’élection présidentielle François Hollande s’est engagé à “préserver la construction d’un EPR” (réacteur nucléaire de troisième génération).
“Je suis pour une diminution de la part du nucléaire dans la production d’électricité. 75% de nucléaire, c’est trop élevé par rapport à ce que nous devons faire en matière de diversification des sources d’énergie mais je préserverai la construction d’un EPR, à la condition bien sûr que toutes les règles de sécurité soient respectées“, a déclaré François Hollande sur France 2, en réponse à une question sur l’avenir de l’EPR à Flamanville en cours de construction.
François Hollande avait démarré sa campagne avec un clip composé d’une série de chiffres exposant la situation de la France, et d’un slogan : “Nous avons un avenir à changer”. Greenpeace lui envoie en retour un message personnalisé :
F. Hollande et le nucléaire par Greenpeace France
La transition énergétique, c'est pour 2012.
Deux Français sur trois vivent dans un rayon de moins de 75 km autour d'un réacteur nucléaire.
Leçon n°1 de Fukushima : le nucléaire sûr n'existe pas.
Les centrales françaises, c'est plus de 750 incidents par an, 8000 tonnes de déchets nucléaires par an.
Depuis 20 ans, 60 à 90% des crédits de recherche vont au nucléaire contre seulement 1 à 2% aux renouvelables.
D'ici à 2020, plus de 600 000 emplois pourraient être créés en France dans les renouvelables.
Sortir du nucléaire coûterait 410 milliards d'euros d'ici à 2031, maintenir le nucléaire coûterait 470 milliards.
François Hollande refuse de s'engager sur la sortie du nucléaire.
Il veut réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans l'électricité d'ici à 2025.
Et après ?
8 sympathisants PS sur 10 souhaitent la sortie du nucléaire
comme 77% des Français
comme l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne, la Suisse...
François Hollande, changez l'avenir, sortez du nucléaire.
11:10 Publié dans Anna bloGalore | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : nucléaire, greenpeace
27 mai 2011
Gaz à effet de serre: -30% d'ici 2020
Greenpeace consacre sur son site un article aux entreprises qui s'engagent à contribuer à une baisse des émissions de gaz à effet de serre de 30% d'ici 2020, un effort bien supérieur à l'objectif officiel de l'Europe qui est de 20% (par rapport au niveau de 1990). L'ONG dénonce également les principales entreprises qui, elles, sont à la traîne.
Certaines entreprises, parmi lesquelles Unilever, Danone, Sony, Google, Ikea ou bien encore Allianz, se sont prononcées en faveur d’une réduction des émissions européennes de 30 % d’ici à 2020, par rapport au niveau de 1990. A titre d'exemple, Ikea s'engage à rendre à terme tous ses bâtiments et magasin intégralement alimentés à partir de sources d'énergie renouvelable et Philips veut améliorer l'efficacité énergétique de l'ensemble de ses produits de 50% d'ici 2015.
Un tel objectif offrirait des conditions favorables à des investissements sources d’innovations technologiques, porteurs de millions d’emplois, rendant l’Europe compétitive sur la scène internationale. En effet, les entreprises chinoises et américaines ont déjà réalisé des investissements considérables dans les technologies propres et font désormais la course en tête sur ces marchés porteurs.

Le monde des affaires a un poids considérable sur le débat politique. Et les grandes entreprises qui n’hésitent pas à s’adjoindre les services de lobbyistes, ou de certaines organisations d’entreprises, pour mieux saboter les ambitions climatiques européennes. Ils font clairement pencher le débat dans le mauvais sens.
Les entreprises européennes ont le choix : elles peuvent être un poids mort qui ralentit la compétitivité européenne, ou montrer l’exemple à suivre et favoriser l’essor d’une économie verte et moderne, en apportant leur soutien à l’adoption d’un objectif de 30 %.
Source : Greenpeace
16:00 Publié dans Anna bloGalore | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, greenpeace
10 mai 2011
Mères et foetus contaminés par les OGM au Canada
Une étude indépendante réalisée à Sherbrooke auprès de femmes enceintes, de leurs fœtus et de femmes non enceintes révèle la présence de résidus de pesticides issus d’aliments transgéniques dans le sang de chacun de ces groupes. Des résidus de glyphosate et de glufosinate (herbicides couramment utilisés lors de la culture de certaines plantes génétiquement modifiées) ont également été retrouvés.
Une étude scientifique publiée en avril par des chercheurs de l’Université de Sherbrooke au Canada, fait état de résultats inédits jusqu’ici.
Les auteurs concluent à la nécessité de poursuivre les analyses d’impact des organismes génétiquement modifiés (OGM) sur les humains.
Professeur-chercheur au département de gynécologie-obstétrique de la faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke, Aziz Aris s’intéresse particulièrement à la toxicité d’origine environnementale sur les fœtus et les mères. Or, dit-il, l’impact des OGM a été abondamment testé sur les animaux, mais jamais sur les humains.
C’est la première fois que la présence de résidus de pesticides d’OGM dans le sang des femmes est démontrée. Ces femmes et leur conjoint, étant citadins et n’ayant jamais travaillé au contact de pesticides, ces résultats résulteraient donc principalement de leur alimentation.
Les résultats de l’étude, financée par un fonds québécois de recherche en santé, seront publiés dans la revue scientifique américaine Reproductive Toxicology.
Environ 70% du maïs au Québec est génétiquement modifié (OGM) et inclut la toxine Bt.
Cette étude scientifique indépendante confirme les pires craintes de Greenpeace sur le manque de rigueur, d’indépendance et de transparence des études menées par les entreprises de biotechnologies.
Source : Greenpeace
16:11 Publié dans Colère | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ogm, greenpeace
01 décembre 2010
Vers un soja sans OGM au Brésil
Une nouvelle réjouissante lue sur le site de Greenpeace : le gouvernement brésilien va soutenir les producteurs de soja qui veulent utiliser des semences non-OGM.
Les producteurs brésiliens qui souffraient de la disponibilité limitée de semences non OGM sur le marché brésilien, peuvent maintenant compter sur le soutien du gouvernement brésilien pour résoudre le problème avec le lancement récent du programme « Soja Livre » (soja libre), partenariat entre l’institut de recherche agricole public brésilien, (Embrapa), l’association des producteurs de soja du Mato Grosso (APROSOJA ) et l’association brésilienne des producteurs de grains non génétiquement modifiés (ABRANGE).
S’appuyant sur l’expertise scientifique et les ressources technologiques de l’Embrapa, des semences de soja non-OGM ont été développées et sont en phase de test dans 13 villes du Mato Grosso. Il est prévu qu’elles soient rendues disponibles pour les agriculteurs dès la saison 2011/2012.
Les agriculteurs, qui s’étaient déclarés otages des multinationales des semences, auront désormais l’assurance d’avoir la possibilité de choisir
C’est une bonne nouvelle : le Brésil a une importance majeure sur la scène internationale comme l’une des principales sources de soja non OGM, le pays étant l’un des principaux exportateurs vers les marchés internationaux, où la demande de produits non OGM est forte, et notamment l’Union Européenne.
Et bonne nouvelle pour les filières d’importation et le marché international
Aujourd’hui, via les importations massives, notamment du continent américain, les filières animales françaises sont très fortement contaminées par la présence d’OGM, sans que le public ne le sache.
Grâce à cette initiative, les filières d’approvisionnement des distributeurs vont ainsi pouvoir faire un nouveau pas vers la garantie de produits sans OGM. Carrefour avait déjà engagé le mouvement, en lançant en octobre un étiquetage « Nourri sans OGM » pour 300 références alimentaires de produits animaux dans tous ses magasins en France. Cet étiquetage devrait permettre d’augmenter considérablement la visibilité de l’offre de produits « sans OGM »et de pérenniser les approvisionnements en soja non OGM.
On peut espérer que l’initiative brésilienne, de nature à faciliter les approvisionnements de soja non OGM pour les producteurs alimentaires, comme les Poulets de Loué, ou les grands distributeurs tels que Carrefour, qui ont fait le choix d’exclure les OGM, permette de préserver et amplifier le poids des filières « sans OGM » en France.
Des consommateurs en demande de filières sans OGM
C’est le résultat du rapport Eurobaromètre sur les biotechnologies qui a été rendu public le 11 novembre. Il détaille sur plus de 400 pages, annexes comprises, les résultats d’une enquête réalisée début 2010 auprès de plus de 26.000 citoyens issus des 27 États membres et de pays proches.
Il se dégage de l’analyse qu’une large majorité d’Européens (84%) a entendu parler des aliments OGM et que les avis sont majoritairement négatifs.
Ainsi, 70% des Européens considèrent que ces aliments ne sont fondamentalement pas naturels et 61% sont « mal à l’aise » par rapport à ces produits. Cette méfiance est croissante : en 2005, ils étaient 57% ! De même, 53% des personnes interrogées considèrent qu’ils représentent un danger pour l’environnement, 59% jugent qu’ils ne sont pas sans danger pour leur famille et 58% jugent qu’ils ne sont pas sûrs pour les générations futures.
Source : Greenpeace
16:37 Publié dans Anna bloGalore | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : greenpeace, biodiversité, ogm
24 septembre 2010
Moratoire sur les OGM en Europe, on y est presque

La Commission Européenne a récemment autorisé la culture d'organismes génétiquement modifiés (OGM) pour la première fois depuis 12 ans, plaçant les profits du lobby OGM avant les préoccupations sanitaires des citoyens.
Pourtant 60% des Européens estiment que nous avons besoin de plus d'informations avant de cultiver des plantes qui pourraient menacer notre santé et l'environnement.
Signez la pétition ci-dessous et faites suivre cet appel à tous vos amis et vos proches.
https://secure.avaaz.org/fr/eu_health_and_biodiversity
La gouvernance européenne nous permet de déposer une demande officielle auprès de la Commission, pour peu qu'elle soit soutenue par un minimum de 1 million de citoyens européens. Greenpeace et Avaaz ont déjà réussi à rassembler près de 901.000 signatures (aujourd'hui à 14h30).
Suivez le lien vers la pétition : ça vous prendra 30 secondes, nous laissera peut-être une chance d'obtenir un moratoire au niveau européen, et d'éviter l'entrée massive en Europe de cultures invasives (elles menacent la biodiversité), potentiellement nocives pour notre santé (de nombreux avis médicaux mettent en garde contre les conséquences de la consommation d'OGM), potentiellement dangereuses pour l'indépendance économique des agriculteurs (les semences sont chères car brevetées, doivent être rachetées chaque année, et demandent l'utilisation de produits spéciaux disponibles uniquement chez les semenciers), et polluantes (ces cultures nécessitent l'utilisation d'énormément de produits chimiques).
https://secure.avaaz.org/fr/eu_health_and_biodiversity
14:32 Publié dans Anna bloGalore | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : ogm, greenpeace, avaaz
13 septembre 2010
Changement climatique : l'appel à l'action directe des écologistes américains
Aux États-Unis, le Congrès a abandonné dans le courant de l'été tout projet de règlementation visant à réduire les changements climatiques. Dégoûtées, trois organisations majeures de la lutte pour l'environnement en appellent maintenant à l'action directe, qui ne concerne pour l'instant que les États-Unis pour des raisons expliquées dans l'appel qu'ils ont rendu public il y a quelques jours.
Publiée sur Grist, site phare du mouvement vert, cette lettre parue le 7 septembre est signée par le directeur de Greenpeace USA, son homologue du Rainforest Action Network, et par le leader du réseau 350.org. En voici une traduction-adaptation signée Hélène Crié-Wiesner et mise en ligne sur le site de Rue89.
Chers amis,
Quel été ! Les scientifiques viennent d'annoncer que nous venons de vivre les six mois les plus chauds, l'année la plus chaude, et la décennie la plus chaude de l'histoire humaine. Dix-neuf pays ont enregistré des records absolus de température : le thermomètre a grimpé à 54°C au Pakistan, un record en Asie.
Quand on voit l'impact de ces chiffres sur les incendies en Russie, ou sur le Pakistan noyé par des inondations sans précédent, on comprend qu'il n'y a rien d'abstrait dans tout ça.
Cet été, justement, le Sénat américain a décidé de reconduire un accord bipartisan en vigueur depuis vingt ans : l'immobilisme politique face aux changements climatiques. Lesquels, rappelons-le, ne résultent pas d'une quelconque volonté divine.
Nous sommes face aux industries les plus puissantes et les plus profitables du monde : celles qui tirent leurs bénéfices de l'exploitation des combustibles fossiles.
Nous ne les vaincrons pas en restant gentils. Nous devons construire un vrai mouvement, d'une ampleur sans commune mesure avec ce que nous avons bâti dans le passé. Un mouvement capable de contrer le pouvoir financier du pétrole et du charbon. Ce mouvement est notre seul espoir, et nous avons besoin de votre aide.
Action directe de masse
Quelles sont les priorités ? Dans l'immédiat, en ce moment partout dans le monde, des groupes préparent la Global Work Party du 10 octobre 2010 (10/10/10). Ce sera l'occasion de présenter nos solutions concrètes pour résoudre la crise climatique.
On ne se contentera pas de sortir quelques panneaux solaires. L'objectif est de faire honte à nos leaders politiques, de les apostropher : « On fait notre boulot. Et vous ? »
En attendant, dans tout le pays, des avocats et des associations locales abattent un travail d'enfer en combattant des projets de nouvelles centrales au charbon, des militants s'emploient à convaincre les banques de ne plus prêter d'argent aux sociétés délinquantes, des conseils municipaux rivalisent d'imagination pour rendre leurs villes plus propres et durables.
Tout cela constitue la base de n'importe quel mouvement, la fondation de tout progrès à long terme. Mais aussi indispensables que soient ces actions, elles ne sont pas suffisantes. Nous progressons, mais le problème va plus vite que nous. Le temps n'est pas notre allié.
Nous en avons conclu une chose : il faut passer à l'action directe de masse. C'est ce qui a été employé autrefois pour le droit de vote, les droits civiques des Noirs, et la lutte contre la globalisation capitaliste. […]
L'histoire a prouvé qu'il y a une manière efficace de transmettre un message à la fois au public et aux décideurs politiques : s'impliquer physiquement, faire barrière de nos corps.
Agir dans l'unité et avec l'aide de tous
Il est évidemment impossible de prédire à l'avance quel événement va servir de déclic. Après tout, des tas de Noirs avaient refusé de quitter les sièges réservés aux Blancs dans les bus sans que nul ne s'en émeuve. Il se trouve que quand Rosa Parks l'a fait à son tour, en 1955, le mouvement des droits civiques a pris comme une traînée de poudre.
Mais il y a au moins deux choses certaines. Premièrement, nous devons agir dans l'unité. Deuxièmement, nous sommes plus intelligents ensemble que seuls. C'est pourquoi nous réclamons votre aide.
Quand vous déciderez de vous lancer dans un combat écologique, pensez en terme d'action directe. Réfléchissez à ce qui est possible, et soumettez-nous vos idées. Voici quelques pistes de réflexion :
- Pensez à Gandhi, Martin Luther King, et à d'autres pacifistes avant eux. Pas de violence, pas de dommages à la propriété.
- Nous avons besoin d'actions à grande échelle, impliquant un maximum d'acteurs. Pensez en centaines et en milliers de personnes. N'imaginez pas des actions si pointues que seuls quelques spécialistes pourraient y participer. Vous n'allez pas trouver des centaines de gens capables de grimper des façades en rappel ou de faire de la plongée sous-marine.
- Nous ne sommes pas idiots, nous savons que nous n'arrêterons pas l'économie basée sur le charbon et le pétrole avec une seule action concrète. Nous devons nous concentrer sur des objectifs symboliques [...].
- Nos actions doivent être ancrées localement, c'est à dire s'appuyer sur des associations et des militants locaux.
- Nos tactiques doivent emporter l'adhésion des spectateurs, pas nous les aliéner. Il faut tenir les provocateurs et les incendiaires à distance, et savoir attirer les gens qui auront une influence sur le public. La discipline compte beaucoup.
- Nous devons être transparents, ne pas nous complaire dans le secret. Notre travail est forcément surveillé à la loupe par la police.
- L'esthétique a son importance. On se bat aussi pour la beauté du monde, celle qui a été confisquée par nos adversaires. Nous voulons aussi gagner les cœurs et les esprits.
- Nos ressources ne sont pas illimitées. Le coût et la complexité de ce genre d'action peuvent vite s'envoler. Comme pour tout ce qui concerne l'environnement, la frugalité et la simplicité sont des vertus cardinales.
Bien que nos organisations respectives aient toutes des actions en cours à l'international, nous raisonnons en ce moment au seul niveau des États-Unis. Pour trois raisons :
1 - Dans certaines parties du monde, des militants ont déjà fait un travail énorme, et ils ont bien des choses à nous enseigner.
2 - Les États-Unis se doivent de montrer l'exemple, ne serait-ce qu'à cause du fait que notre pays est historiquement à l'origine de l'effet de serre.
3 - Enfin, même si nous, Américains, prenons de vrais risques (face à la police) en nous engageant dans l'action directe, il ne faut pas oublier qu'ailleurs, ceux qui luttent de cette manière peuvent carrément être jetés en prison pendant des décennies, ou bien pire.
Notez enfin que même si cet appel n'émane que de trois organisations écologistes, nous entendons que le combat soit ouvert à tous. Nous collaborerons avec plaisir avec quiconque partage nos objectifs et notre ligne de conduite. […]
Nous nous doutons bien que cette stratégie d'action ne va pas convenir à tout le monde. Pas de problème. Pour ceux que cela intéresse, voici l'adresse où envoyer vos idées : climate.ideas@gmail.com. D'ici la fin de l'automne, on aura creusé tout ça, et on reviendra vers vous avec un plan cohérent d'action à démarrer au printemps.
Phil Radford, Greenpeace USA, Becky Tarbotton, Rainforest Action Network, Bill McKibben, 350.org
Traduction d'Hélène Crié-Wiesner (Rue89)
A lire également sur le blog : Le réchauffement climatique, état des lieux
Photos AG
11:00 Publié dans Colère, Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : climat, greenpeace
03 août 2010
La France va vendre ailleurs un OGM interdit en France
Le 20 juillet dernier la France, via son ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, a agi en catimini, et a inscrit au catalogue des plantes autorisées à la culture en France deux variétés de maïs OGM T25.
En pratique, cela signifie que ce maïs peut être cultivé dès aujourd’hui sur le territoire français, et très prochainement sur tout le territoire européen puisque l’inscription à un catalogue national entraîne automatiquement l’inscription au catalogue européen.
La France devient le premier pays européen à autoriser la culture de cet OGM.
En agissant de la sorte, au cœur de l’été, le Gouvernement a sournoisement ouvert la porte aux OGM. Si une société décide de planter cet OGM demain, elle en a le droit, alors même qu’aucune réglementation de coexistence (entre cultures OGM et non OGM) n’est en place aujourd’hui.
Cette décision, prise dans l’incertitude la plus totale pourrait donc engendrer des catastrophes pour les agriculteurs, comme pour les consommateurs. Face à ce risque, Greenpeace demande le retrait immédiat du maïs OGM T25 du catalogue ainsi que l’adoption par la France d’une clause de sauvegarde sur cet OGM.
Une culture dangereuse en France : un enjeu de santé publique
Ce maïs OGM a pour seule caractéristique d’être tolérant à un herbicide très toxique, le glufosinate. Ce dernier est d’ailleurs interdit d’utilisation sur les cultures de maïs dans l’UE.
La culture du T25 n’est donc à l’heure actuelle d’aucune utilité : le glufosinate étant interdit, une culture de maïs y résistant est totalement superflue. De plus, la culture du T25 peut s’avérer très dangereuse : la tolérance du T25 à un herbicide aussi toxique que le glufosinate représente un vrai risque de santé publique. Les preuves de sa nocivité sont si évidentes qu’il figure parmi les 22 produits agrochimiques qui vont bientôt être retirés du marché en Europe.
Le glufosinate représente un risque considérable pour les agriculteurs, il est nuisible pour les insectes des zones environnantes et est potentiellement dangereux pour les consommateurs qui ingèrent des aliments contenant des résidus de cet herbicide.
Avec un cynisme renversant, un porte-parole du ministère a déclaré : "Ce n'est qu'une autorisation de commercialisation pour dix ans, pas de culture. En aucun cas cette variété ne pourra être cultivée en France". La France va donc vendre ailleurs que sur son territoire une semence qu'elle considère comme trop dangereuse pour être cultivée ici.
Sources : Greenpeace et Le Nouvel Obs
Photo : Greenpeace
15:21 Publié dans Colère | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : ogm, greenpeace
10 juillet 2010
Fin des exportations de déchets nucléaires
Aujourd’hui, 9 juillet 2010, Areva arrête officiellement d’envoyer des déchets nucléaires en Russie.
Le trafic de déchets radioactifs durait depuis 1972. Alors que le contrat qui unit Areva et l’agence atomique russe Rosatom devait prendre fin en 2014, les Russes ont décidé de rompre dès le 11 juillet prochain cette collaboration qui dure depuis 1972.
La polémique internationale créée ces derniers temps notamment grâce aux actions de Greenpeace a eu raison de ce scandale.

Un scandale révélé par Greenpeace
Depuis les années 1980, Greenpeace dénonce les exportations de déchets nucléaires en Russie. En octobre 2009, la diffusion de l’enquête de Laure Noualhat et Éric Guéret, « Déchets : le cauchemar du nucléaire » relance la polémique. N’obtenant aucune explication satisfaisante de la part d’Areva, le ministre de l’Écologie et de l’Énergie saisit le Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire qui ouvre une enquête. Prévus pour janvier 2010, les résultats devraient être rendus publics d’ici la fin du mois de juin.
Les mensonges d’ArevaTout au long de cette bataille, Areva n’a cessé de mentir pour essayer de justifier ces exportations. Aujourd’hui l’industriel essaie de faire croire que l’arrêt des exportations était prévu de longue date. La journaliste de Rue89 qui a réalisé une enquête complète sur cette affaire a eu bien des difficultés pour obtenir des réponses. Son article sur le sujet est visible ici.
Un scandale qui s’arrête, une bonne nouvelle
Greenpeace considère qu’exporter ces déchets en Russie est contraire à loi russe sur la protection de l’environnement datant de 1989 qui interdit les importations de déchets nucléaires. Mais aussi à la directive européenne de 2006, relative à la surveillance et au contrôle des transferts de déchets radioactifs et de combustible nucléaire usé.
Ce texte stipule que l’expéditeur de déchets nucléaires doit s’assurer des bonnes conditions de sûreté dans lesquelles ils vont être disposés dans le pays dans lequel il les envoie. Aujourd’hui, ni Areva, ni EDF, ni même les autorités françaises ne sont en mesure de contrôler les conditions de sûreté en Russie, comme l’a confirmé l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN). Greenpeace a donc porté plainte devant la Commission européenne car, en expédiant leurs déchets nucléaires en Russie, les industriels français ne respectent pas cette directive.
Source : Greenpeace
13:15 Publié dans Anna bloGalore, Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pollution, greenpeace, nucléaire





