12 août 2010

Les gorges de l’Orbe

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Vous connaissez ces gorges ?

Valentine et Hervé, peut être ?


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Je les découvre à travers ces photos superbes de Sylvain Meyer

(photographe dont je vous reparlerai, dans une prochaine note sur le Land Art).


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En attendant, balade au fil de l’eau !



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Quelques mots sur ces gorges


Des formations rocheuses de calcaire imprègnent les gorges à travers lesquelles l'Orbe s'écoule.

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Sur le chemin qui mène vers la jolie petite ville, Vallorbe,

à laquelle elle a donné son nom,

on la traverse huit fois en tout.

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Il y a de nombreuses choses à voir, des cascades comme le « Saut du Day »,

un barrage et un viaduc

sur le chemin qui mène au « Château des Clées ».


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A voir aussi

Les Grottes aux Fées


Près de la localité vaudoise de Vallorbe, la rivière Orbe a créé les Grottes aux Fées, un fascinant système de grottes et de galeries.

Le parcours destiné aux visiteurs longe la rivière souterraine et permet d'admirer de magnifiques stalagmites, stalactites, surprenantes concrétions, colonnes et galeries.

Il y a dix millions d'années, la Suisse était encore recouverte par une mer.

Celle-ci a déposé, dans la région de Vallorbe, d'énormes gisements de calcaire à travers lesquels la rivière Orbe s'est creusée un chemin souterrain au cours du temps, créant un fascinant système de grottes.

Jusqu'à leur ouverture au public dans les années 70, elles n'étaient accessibles qu'aux plongeurs.

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Aujourd'hui, des couloirs, escaliers et galeries ont été aménagés spécialement pour les visiteurs dans cet impressionnant espace souterrain que les gens de la région nomment Grottes aux Fées.

En effet, la légende dit que des fées y habitaient et ensorcelaient des jeunes gens.

"Trésor des Fées" est aussi le nom donné à la collection de 250 minéraux exposés sous quatre coupoles creusées dans la roche.

Source



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Voilà une balade qui le vaut bien ou plutôt ... ça le Vaud ou bien ;-)


Miss You

08 août 2010

La grotte des cristaux géants de Naica

Je suis fascinée par les cristaux, les pierres précieuses ou non, les gemmes et toutes ces merveilles que la nature met des millions d’années à créer, façonner, pour un jour nous les dévoiler.

Je vous laisse imaginer mon plaisir en découvrant (grâce à Valentine) ce site aussi fabuleux qu’impressionnant.

Après les forêts de pierre au bord des cîmes, une forêt de cristaux gigantesques et souterrains !



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D’abord un diaporama pour se faire une petite idée du lieu :






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Ceci est la grotte des cristaux géants,
découverte dans la mine de Naica, Chihuahua
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Ce sont des cristaux de sélénite (gypse),
les plus grands jamais découverts
.



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A 300 mètres de profondeur, au milieu d’une gangue de roche calcaire
où l’on extrayait du plomb, zinc et argent.
Ces cristaux ont été formés par des fluides hydrothermaux
émanant de chambres magmatiques en contrebas
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Les mineurs ont dû forer à travers la faille de Naica,
en craignant d’inonder la mine, et voilà ce qu’ils ont découvert
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La mine contient également la « Grotte aux Epées »,
montrant une autre série de cristaux géants de gypse
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La Mine de Naica est située sur la municipalité de Saucilla dans l'État du Chihuahua au Mexique.

Naica est une mine de plomb, de zinc et d'argent dans laquelle de grandes cavités/grottes ont été découvertes, contenant des cristaux de gypse atteignant 1,2 m en diamètre et 11,4 m en longueur.

La grotte aux cristaux a été découverte par deux frères alors qu'ils creusaient un tunnel au fond de la mine le 4 décembre 1999, à 300 mètres sous terre.









Formation des cristaux
Ces conditions extrêmes expliquent la formation de ces cristaux géants. Ainsi la grotte était inondée par les eaux de rivières thermales très chaudes et l'exploitation de la mine a nécessité le pompage de l'eau. La chaleur qui règne dans cette grotte a permis à des éléments chimiques, comme le calcium et le soufre de se combiner et donc de donner naissance à ces magnifiques cristaux. Les cristaux de gypse de Naica sont ainsi les plus grands du monde, le plus long atteint 11,4 mètres.





On estime que la formation des cristaux de gypse a commencé il y a environ 600 000 ans, et s'est interrompue il y a environ 30 ans quand l'eau a été pompée (on pompe 1000 litres d'eau à 56°C à la seconde à Naica) pour exploiter la mine. Dès que l'exploitation minière s'arrêtera, les pompes seront coupées et la grotte sera de nouveau envahie d'eau et la croissance des cristaux reprendra.

L'équipe italienne d'Anna Maria Mercuri a retrouvé des pollens vieux de 30 000 ans dans des bulles incluses dans les cristaux de gypse. Ses pollens sont venus de la surface par les eaux d'infiltration et suggèrent qu'à cette époque la flore de surface était toute différente du désert actuel.




Exploration et recherche scientifique
À l'intérieur de la grotte, il règne une température de 44° Celsius et une humidité relative proche de 100% : l'humidité extrême double le ressenti de chaleur. De ce fait sans équipement spécial et adapté, un homme ne peut y rester plus d'une dizaine de minutes.

Ainsi, les scientifiques ont tout d'abord essayé de mettre au point des tenues spécialement conçues pour que l'homme puisse partir à l'exploration de la grotte. Pour entrer dans la grotte, ils doivent tout d'abord revêtir de multiples combinaisons -dont une contenant des tubes d'eau gelée- qui résistent à la chaleur.



Les scientifiques doivent aussi porter un masque à gaz, relié à un gros sac à dos qu'ils portent sur leurs épaules. L'air qui y est propulsé est réfrigéré grâce à de la glace. La présence de ce masque à gaz peut sembler surprenante, mais il ne faut pas oublier que l'air étant chargé à 100% d'humidité, aller dans la grotte sans masque reviendrait à faire de l'apnée au fond d'une piscine. L'humidité de l'air se condenserait dans les poumons plus froids alors ceux-ci se rempliraient d'eau.

Avec cet équipement, les explorateurs peuvent parcourir la grotte pendant environ 50 minutes.
La Mine de Naica est une merveille pour les scientifiques, car elle n'a été découverte que depuis 1999, qui est une durée infiniment petite en géologie, ce qui fait qu'ils peuvent mieux comprendre pourquoi de tels cristaux sont apparus.

Dans la mine de Naica il existe aussi d'autres grottes moins spectaculaires comme la grotte des Épées découverte en 1902, celle de l'œil de la Reine, et celles des Bougies.




Le devenir de la grotte
Lorsque les mines de Naica seront épuisées, et que l'activité minière ne sera plus rentable, il est fort probable qu'elles soient de nouveau inondées par les eaux, ce qui interdirait l'accès aux cristaux. Mais l'eau sera aussi une manière de protéger les cristaux, car l'homme les abîme. Ainsi, les scientifiques voudraient collecter le plus d'informations sur Naica, pour ensuite, quand elle sera recouverte d'eau, ne plus être en manque de données.



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Pour finir, un ballet de cristaux en musique (« Iris » de Wim Mertens)






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Un merci GEANT à Valentine pour cette très jolie découverte ;-)


Miss You

18 juillet 2010

La Grotte de Clamouse

Hier, l’appartement était étouffant et le ciel, bleu grec : deux bonnes raisons pour partir en vadrouille !

Alors, cap sur l’eau et la fraicheur.

Après un petit arrêt plage pour un premier bain, direction la Grotte de Clamouse : promesse de frais et de beauté, de dépaysement et d’émerveillement dans un coin de l’Hérault que j’aime tout spécialement pour ses villages alentours, ses causses, ses gorges et le plaisir de se baigner dans l’Hérault.






LA GROTTE DE (LA) CLAMOUSE


Située sur la commune de Saint-Jean-de-Fos à 35 kilomètres de Montpellier, au pied du Causse du Larzac, la Grotte de la Clamouse (ou grotte de Clamouse) s'ouvre à quelques centaines de mètres du Pont du Diable, pont médiéval du XIème siècle, inscrit au Patrimoine Mondial de l'humanité par l'UNESCO, qui permettait le passage de l'Hérault aux pèlerins allant à Saint-Jacques-de-Compostelle et venant de Saint-Guilhem-le-Désert.





La grotte de la Clamouse possède l'un des réseaux souterrains les plus étendus du Sud du Massif central. Des colorations à la fluoresceine, réalisées par Henri Paloc, Louis Martin (SCM) et Daniel Caumont CLPA), ont permis de mieux comprendre l'étendue du réseau, s'étendant à plus de 17 kilomètres de sa résurgence sur le causse du Larzac.



La grotte s'est lentement formée dans le karst dolomitique, grâce à l'action de l'eau, s'infiltrant dans les fractures de la roche, tout en usant chimiquement, par l'effet de corrosion, ces anfractuosités.

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Ainsi se sont formés plusieurs niveaux de galeries correspondant à l'abaissement du lit de la rivière Hérault :

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• Un niveau supérieur, fossile à vastes salles, abondamment décoré par de grands massifs de concrétions, notamment de fines et étincelantes cristallisations blanches de calcite et d'aragonite qui lui ont assuré sa renommée internationale.

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• Un niveau intermédiaire, encore parfois inondé en période de crue. Il est constitué par un complexe de galeries creusées par corrosion dans la roche dolomitique et présentant des parois découpées en "dentelles de pierre". Cet ensemble est appelé le "labyrinthe", zone dans laquelle se perdaient les premiers explorateurs.

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• Un niveau inférieur, noyé, dans lequel circule en permanence l'eau de la rivière souterraine active de la Clamouse dont le niveau varie en fonction des précipitations.

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Plus à lire sur Wiki


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Le site officiel de la Grotte

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LEGENDE OU REALITE ?



La célèbre légende de la Clamouse raconte que dans les temps anciens, une famille de paysans très pauvre vivait dans les Gorges de l'Hérault.

Lorsque le fils aîné fut en âge de travailler, on le plaça comme berger sur le causse du Larzac, prés de La Vacquerie.

A cause de l'éloignement, il ne venait que rarement voir sa famille qui se désolait de ne pas avoir plus souvent de ses nouvelles.


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Or, à l'un de ses passages, il eut la surprise d'apercevoir dans les mains de mère un bâton qu'il avait sculpté en gardant son troupeau, puis jeté dans un gouffre profond du causse ; les eaux souterraines l'avaient entraîné jusqu'à la source où sa mère venait puiser de l'eau.

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Depuis, tous les mois, le petit pâtre envoyait par ce moyen un objet qui faisait connaître aux siens qu'il était en bonne santé et qu'il pensait à eux.

Une nuit, la mère guetta de longues heures le présent de son fils ; tout-à-coup, ce fut le corps même de son enfant qu'elle vit apparaître...


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Le berger avait été entraîné dans le gouffre par un agneau vigoureux dont il voulait faire cadeau à sa famille.

La mère, devenue folle, vint désormais clamer chaque nuit sa peine devant la source en hurlant de désespoir.

Les gens l'avaient surnommée "la clamousa" (la hurleuse) et ce nom est resté à la source.





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Retour au bleu du ciel


avant de rentrer en empruntant



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Le Pont du diable
Crédit photo




Miss You

06 octobre 2009

La Grotte de Blandas

une2.jpg La semaine dernière, la Direction régionale des affaires culturelles du Languedoc-Roussillon a annoncé la découverte de nombreux vestiges archéologiques dans une grotte située sur le Causse de Blandas dans le Gard, grotte qui pourrait être restée fermée depuis 5 000 ans.

L’exploration de la grotte du causse de Blandas a débouché sur ce que les spécialistes du néolithique considèrent comme une découverte majeure de l’archéologie. Nous publions aujourd’hui un document. Il montre le menhir qui obstruait la cavité. Il empêchait d’accéder à un important réseau souterrain fréquenté par les hommes il y a 5 000 ans.


La stèle gravée apparaît au grand jour après les travaux de dégagement.

C’est une histoire digne d’un épisode d’Indiana Jones. L’histoire de spéléologues spécialisés dans l’inventaire des grottes caussenardes. Ils viennent de pénétrer dans l’un de ces trous qui font du plateau de Blandas un véritable gruyère. Les spéléos progressent depuis quelques minutes quand ils sont arrêtés par un bloc de grès qui obstrue le boyau, un obstacle qui n’a rien de naturel. Pour preuve : des inscriptions sont gravées dans la pierre.

Peyrarines_1.jpg Les spéléologues remontent à la surface et découvrent que le sommet de l’obstacle émerge du sol, au centre d’une sorte de dépression. Il fait penser à un menhir aux trois-quarts enterré dans des remblais. Ils ignorent alors qu’il leur empêche d’accéder à ce qui sera sans doute l’une des découvertes majeures de l’archéologie régionale.

Car des menhirs, il n’en manque pas sur ce causse situé au nord du grand cirque de Navacelle. On en a recensé une soixantaine. Il y a là aussi des dolmens ainsi que de bien mystérieux cercles de pierres dressées qu’on appelle des cromlechs. Ils témoignent d’une vie foisonnante au néolithique.

Pour l’archéologue Philippe Galant, qui travaille à Blandas depuis une vingtaine d’années, une telle concentration est simplement due aux conditions de conservation. « Jusqu’à nos jours, le maintien d’une agriculture raisonnée a permis de bien préserver les sites », explique-t-il.

Philippe Galant a bien sûr été l’un des premiers prévenus quand les spéléologues ont averti la Direction régionale des affaires culturelles de leur découverte. Il fut même l’un des premiers à pénétrer dans la cavité après que l’on eut dégagé la stèle.

Ce qu’on découvre alors va au-delà de toutes les espérances. Des grottes où les hommes du néolithique ont laissé leurs marques, soit parce qu’ils en extrayaient de l’eau, de l’argile, de la calcite pour leurs parures ou le dégraissage de leurs céramiques, soit parce qu’ils s’en servaient de lieu de sépulture, on en a recensé quelques-unes en France : une dizaine pas plus au cours des cent dernières années dont deux à Blandas.

Mais ce qu’elles renfermaient n’a rien à voir avec ce que livre la caverne au menhir.

Une fois la stèle prudemment dégagée et transportée au musée Cévenol du Vigan, les archéologues tombent sur des couloirs aménagés, des vases pour la récupération de l’eau, des ossements humains et surtout des entrelacs de lignes à la géométrie complexe. Ils ont été dessinés entre 4 et 6 mètres de hauteur sur les parois, probablement à l’aide d’échelles ou d’échafaudages.

Cette expression symbolique qui déroute le chercheur, a-t-elle un lien avec les sépultures qu’abritent la cavité ? Que vont lui apprendre les dizaines d’objets retrouvés, leurs positions ? Pourquoi l’accès au réseau a-t-il été obstrué à l’aide d’un ingénieux stratagème ?

Philippe Galant en est sûr : la grotte au menhir devrait faire faire un grand pas à la connaissance de ces populations du néolithique qui ont développé, autour de l’arc méditerranéen l’une des premières économies agropastorales de l’humanité.

Retrouvé dans l’état où il a été laissé lors de l’abandon des lieux, le mobilier archéologique a déjà livré une première information : l’âge de la stèle gravée. Elle est vieille de plus de 5 000 ans.

5 000 ans d’humanité dévoilés au grand jour dans la grotte de Blandas

Au néolithique (de 9 000 ans à 3 000 avant notre ère), les causses calcaires étaient un lieu d’habitat privilégié.

Dans la galerie souterraine devenue accessible après avoir été close depuis la fin du néolithique, les archéologues sont allés de découverte en découverte.

Ils sont tombés d’abord sur un important mobilier laissé à l’état d’abandon. Il y avait là un grand nombre de vases destinés à la récupération et au stockage des eaux souterraines. Mais il y avait aussi de nombreux ossements humains. Ils témoignent de l'utilisation de la grotte comme lieu de sépulture. Plusieurs aménagements comme un couloir de circulation, des murs de terrasses et de division de l'espace ont pu être observés. Enfin, les parois présentent de nombreuses traces charbonneuses dont une partie est liée à l'utilisation des éclairages préhistoriques, probablement des torches.

D'autres traces correspondent à plusieurs panneaux organisés qui regroupent des dessins schématiques linéaires situés entre 4 et 6 mètres de hauteur par rapport au sol. Ils ont donc été tracés en utilisant des échelles ou des échafaudages. Des mesures de mise en sécurité ont été prises dans l'attente de la mise en place d'un programme de recherche et de conservation. Celui-ci devra permettre de mieux comprendre l'utilisation de la cavité comme citerne et comme sépulture et d'analyser les dessins volontairement tracés sur les parois il y a 5000 ans pour tenter de préciser leur signification.

Cirque-de-navacelles.JPGPhoto Cirque de Navacelles

Ici, reposent les premiers caussenards.

Le site découvert sur le causse de Blandas (Gard) présente un intérêt majeur. « Ce sont sûrement les premiers Caussenards. Ils vivaient d’élevage et commençaient à cultiver des céréales, tout en étant toujours un peu chasseurs-cueilleurs. » Quand Philippe Galant, archéologue de la Drac, spécialiste du causse de Blandas - à un jet de pierre du cirque de Navacelles - évoque ces hommes du Néolithique devant les habitants du Blandas d’aujourd’hui, il dit, plein de respect, "les gens".

Des gens de la Préhistoire puisqu’on est là entre 3 100 et 2 900 avant J.C qui vivaient là, en hameau de trois ou quatre familles. « Comme on vivait ici jusque dans les années 50 : des fermes isolées, de l’élevage de moutons », poursuit Philippe Galant qui a commencé
à tirer les premiers enseignements de la découverte.

« Le menhir qui a permis aux spéléologues de découvrir la grotte est plutôt une stèle, à la surface travaillée. Elle est en grès, une pierre dont le plus proche gisement se trouve à Montdardier à 5 ou 6 km de là. Elle a été transportée ici, puis sciemment réutilisée pour condamner l’accès à la cavité. Auparavant, elle était probablement au centre de l’habitat préhistorique dont on a trouvé des traces au sol. »

Pourquoi les hommes du Néolithique ont-ils un beau jour renversé la stèle de 540 kg, pour barrer le passage d’un long couloir menant à une grotte ? « Sans doute ont-ils fui, et ont-ils cherché à dissimuler toute trace de leur vie ici », suppose Philippe Galant.

L’ironie veut qu’ainsi renversée, 13 centimètres de cette stèle d’1,75 mètres, étaient à l’air libre. Combien de Caussenards ont-ils trébuché dessus en 5 000 ans ? Mais il a fallu l’intuition d’Aurélien Etienne, jeune spéléo de 25 ans, pour trouver la galerie de 80 mètres de développement, à forte pente, dont la hauteur de voûte atteint presque 10 mètres à l’intérieur.

Au vu des vestiges archéologiques présents en nombre sur le sol, le jeune homme a eu l’heureuse idée d’interrompre son exploration et d’en référer aux archéologues de la Drac. « L’ensemble de cette galerie a été aménagé par des constructions en pierres sèches. Dessus étaient posés des vases de stockage en céramique de 40 à 100 litres de contenance, destinés à recueillir l’eau du goutte à goutte. Ils sont brisés, mais d’énormes tessons jonchent le sol, de même que des ossements, parfois pris dans la calcite. Il doit y avoir 30 individus. C’est une grotte sépulcrale, qui a aussi eu une vocation de citerne. C’est un site organisé, extrêmement bien conservé. »

Les archéologues de la Drac sont en revanche perplexes quant à la signification de ces signes tracés sur les murs. « Je crois qu’on a plusieurs décennies de travail devant nous », sourit Philippe Galant. Et l’on n’a jamais vu archéologue plus ravi d’être submergé de travail.


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Sources Midi Libre, Les infos vertes. Photo 1, ministère de la culture, autres, Wikipédia.

21 août 2009

On est là : ...

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Alors que cette note sera publiée, nous serons probablement en train de descendre sous terre, ou déjà en train d'arpenter la salle des congrès, le dôme ou encore la salle du chaos de la Grotte de la Cocalière en compagnie de notre Réginelle bloguionale ! Olé ! Il faut dire qu'elle habite juste à côté ;-)

rurzigzsvw.gif Voici ce qu'on peut trouver comme information sur le site de la grotte :

La Grotte de la Cocalière est l'une des plus belles grottes de France. La Cocalière touristique n'est qu'une branche d'un vaste ensemble souterrain partiellement reconnu sur près de 30 km.

La grotte est creusée dans les calcaires du sommet du Jurassique (kimmeridgien, Tithonien) déposés entre 146-135 millions d'années.

Le creusement de l'ensemble souterrain a débuté à l'Eocène, vers -35 MA, Ere Tertiaire) et se poursuit de nos jours.

L'entrée de la grotte touristique se situe en bordure de la route départementale 904-104 entre Alès (Gard) et Aubenas (Ardèche). Plusieurs parcs-autos ombragés permettent de recevoir plusieurs centaines de véhicules.

La COCALIERE se trouve dans le magnifique environnement naturel que constitue le plateau des GRAS ou GARRIGUES souligné ici par une remarquable emprise Karstique avec avens, dolines, lapiaz, tourelles, ruelles, grottes semi-arasées...où les témoignages humains pré et proto-historiques ne sont pas rares (grottes sépulcrales, tumuli de pierres, dolmens, capitelles...)

Les premiers découvreurs du Système furent les hommes préhistoriques qui ont laissé des témoignages matériels de leur incursions (ossements, outils, poterie...)

Le premier explorateur dont on possède les écrits fut Jules de Malbos (1854), naturaliste ardéchois qui s'engagea par l'orifice naturel, l'Aven de la Cocalhère, dans le cours temporaire de la Cocalhère-Basse, pièce maîtresse du Système. J. de Malbos reconnut en outre d'autres branches du Système comme la GOULE DE SAUVAS.

On retiendra l'exploration de l'ingénieur GAUPILLAT (1892), cousin du célèbre explorateur MARTEL. Gaupillat parcourut la Cocalhère-Basse jusqu'au premier plan d'eau à 1900 m du jour.

intro_09.gif En 1937, Robert de JOLY toujours dans la Cocalhère-Basse conduisit une équipe jusqu'à un syphon à 2.500 km du jour et atteignit un étage supérieur.

Entre 1953-1966, la société de spéléologie et préhistoire Gard-Ardèche entreprit l'exploration méthodique de tout l'ensemble synclinal.

En 1953, par exemple, la SSPGA découvrit à partir de ce qui est devenu les salles touristiques, le puit de l'Aventure qui donne dans un ruisseau souterrain actif. C'était la première fois que l'on trouvait une eau vive dans un complexe. Actuellement, une station de pompage amène l'eau en surface.

Les premiers aménagements sont entrepris dès 1965 sur le site extérieur de la Cocalière. Le percement du tunnel (descenderie) facilite les accès dans la caverne. C'est ainsi qu'est découvert (1966) le réseau des SPÉLOUFIS (ou des BAUMETTES) très joliment concrétionné et non encore aménagé.

Les explorations sont souvent arrêtées par des plans d'eau. Dès 1953, des essais de pompage sont effectués en plusieurs points (Peyraous) mais sans grand succès.

En 1955, le décès d'un plongeur au Peyrou de Chadouillet met un frein à ce mode de reconnaissance.

Par contre entre 1969-1999, les plongeurs spéléos, appartenant à des groupes spécialisés, franchissent de nombreux siphons tant à Peyrejal qu'à la Goule de Sauvas, voire à la Cocalière même.

Ces plongées conduisent à la découverte de nombreux kilomètres de galeries montrant l'interconnexion des réseaux du système. Des plongées effectuées en 99 par B.POINARD au Peyrou de Chadouillet lui permettent de descendre dans des conduits noyés jusqu'à -80 m sans atteindre le fond.

Pour terminer, indiquons que l'exploration de la BAUME DE CHAZELLES commencée en 1937 par R. DE Joly, continuée en 1950-1970 par la SSPGA se poursuit de nos jours. Ce vaste réseau n'a pas encore été relié à ceux situés plus au Nord.

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Je rajouterai des photos de cette sortie à notre retour ;-) En attendant, je vous propose une visite virtuelle en cliquant ici.


A lire ailleurs sur le blog : La Baoume di fado, Sauver Lascaux, Lespugue, Robert Ganzo et Quand la glace se fait pierre, Grottes et cavernes. Le Gouffre de Proumeyssac
Belle journée !

anti y couscous sous la tente !!!

29 juillet 2009

Le Gouffre de Proumeyssac

proumeyssac.gif Comme vous le savez, nous sommes allés passer deux jours en Dordogne au début du mois, deux jours pendant lesquels nous n'avons pas chômé ! Outre la grotte de Lascaux II, le centre Dhagpo, nous nous sommes arrêtés visiter le Gouffre de Proumeyssac non loin de là où nous étions, appelé aussi Cathédrale de Cristal.


Pour en découvrir un peu plus, j'ai trouvé ce bel article de Futara Science. Lisez plutôt :



Déjà célèbre au XVIIIe siècle pour ses terrifiantes légendes, le Gouffre de Proumeyssac ne fut exploré qu'en 1907. Bâptisé "Cathédrale de cristal", Proumeyssac est aujourd'hui la plus grande cavité aménagée du Périgord.

Par un tunnel, on accède facilement à cette immense voûte souterraine aux parois ornées d'une multitude de cristallisations d'une densité exceptionnelles.

Des jeux de lumière, soutenus par un accompagnement musical complètent l'originalité de ce site. La visite de 45 mn, commentée par des guides expérimentés, laisse un souvenir impérissable.

Avant le creusement du tunnel d'accès, les visiteurs descendaient 3 par 3 dans le gouffre à l'aide d'une nacelle actionnée par un cheval. Récemment, ce système initial de descente a été remis en service. Il permet aujourd'hui, à ceux qui le désirent, de faire une visite hors du commun, comme au début du siècle. Emotions garanties !

Proumeyssac est aujourd'hui la plus grande cavité aménagée du Périgord.

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La formidable histoire du gouffre

Du trou du diable à la cathédrale de cristal, voici l'incroyable histoire de ce site incomparable : le gouffre de Proumeyssac

« Cela dépasse l'imagination la plus féconde ; je ne puis vous le décrire ». Nous sommes le 10 mars 1907. Gabriel Galou, puisatier et casse-cou local, face à une foule de curieux massée aux abords de l'orifice, ébloui par ce qu'il vient de voir, ne peut encore livrer tous les secrets du fameux trou du diable. Il est le premier à descendre dans le gouffre à la demande du propriétaire du bois, Pierre Francès.

Quelques jours auparavant, un effondrement a mis à jour une excavation. Le gouffre de Proumeyssac renaît, bouché 130 ans plus tôt. Il faut remonter au début du XVIIIe siècle pour retrouver les premières traces de ce gouffre. Il est alors appelé « Cro de Promeissat » (Cro signifie trou en occitan). Les habitants du pays le considèrent comme le cratère d'un volcan éteint en raison des fumées qui s'en échappent. Ces fumées sont en réalité de la simple condensation de l'air humide exhalée dans l'air froid extérieur de l'hiver.

En 1755, un premier téméraire autochtone se fait descendre dans une hotte, mais au bout de quelques mètres renonce à son expédition. Il faut dire que depuis des décennies, le gouffre jouit d'une terrible réputation. En bordure de ce qui était alors la grande route allant de Sarlat à Bergerac, il était bien pratique pour faire disparaître quelques cadavres encombrants de voyageurs détroussés et trucidés.

Le mercredi 29 avril 1778, François Paule Latapie, inspecteur des manufactures écrit dans son « Journal des tournées » : « A demie-lieue du Bugue, au sud-est, sur un tertre élevé, il y a un trou, fameux dans le pays par la quantité de personnes qui y ont péri, les unes par accidents, les autres volontairement. (…) La plus connue de ces victimes est un seigneur de Limeuil du siècle dernier, qui y fut précipité par quelques-uns de ses vassaux las de ses barbaries. Les voisins font des vœux pour que ce trou soit bouché ».

On essaya tout d'abord de le combler. Peine perdue (tu m'étonnes !!!). Ils abandonnèrent après avoir versé des tombereaux de pierres pendant des jours dans l'orifice. On décida ensuite de construire une voûte. Les deux premières s'effondrèrent.

Jean-Baptiste Pélissier de Barry, juge royal du Bugue dans une œuvre de bienfaisance mit fin à la terreur qu'inspirait ce «solfatare » en faisant édifier une solide voûte. Pour mener à bien ces travaux, il eut l'idée de donner le gîte et le couvert à tous les clochards de la région qu'il employa.

Une croix en bois marqua l'endroit alors que la nature reprenait ses droits. Le souvenir du fameux trou ne persista que dans les récits fantastiques des veillées, les ans et les imaginations se chargeant de nourrir les légendes sur le « trou du diable ». Jusqu'à cet effondrement de 1907. Le puisatier Galou entreprend une deuxième descente le 5 avril de la même année. « Nous posséderions là une grotte extrêmement curieuse, rivale du gouffre de Padirac » (Voir en fin de note), lâche t'il à son retour.

Très vite, il décide les propriétaires Pierre Francès et Gustave Soulié de l'accompagner dans le gouffre. A la demande de Galou, le père de la spéléologie Édouard-Albert Martel se rend à Audrix.
« La visite du gouffre de Proumeyssac, avec sa très saisissante descente, la dimension de sa cavité conique, et la réelle beauté de ses concrétions, mérite d'attirer de nombreux touristes », déclare t-il en juillet 1907 après sa descente.

Les heureux propriétaires et leur compère Galou organisent dans la foulée des visites payantes. Des cartes postales sont éditées en 1908. Une nacelle pouvant contenir 4 personnes est aménagée ainsi que le conduit du gouffre et une route d'accès au site. En 1910, une société d'exploitation regroupant les 3 hommes est créée. Les visites se multiplient rapidement. Pendant la première guerre mondiale, elles sont suspendues.

En 1924, le tourisme souterrain prend son essor à Proumeyssac. L'électricité descend dans le gouffre. La nacelle est consolidée et actionnée par un treuil autour duquel tourne … un cheval ! Certains parlent même d'un âne, d'autres d'une mule. L'insécurité et la deuxième guerre mondiale mirent fin à ces visites homériques. En 1950, un ascenseur composé de deux cabines remplace la nacelle, un groupe électrogène la mule.

Deux ans plus tard, l'agence Véritas juge l'ascenseur dangereux et ferme le gouffre. Les responsables du site faisant preuve d'une foi et d'une ténacité à toutes épreuves ne se découragent pas et décident en 1956 de percer un tunnel d'accès aboutissant sur une plate-forme de 23 tonnes à mi-hauteur. Une tranchée de 70 mètres à l'air libre et un tunnel de 112 mètres dans le roc sont entrepris. Un spécialiste suédois de la mine est appelé en renfort pour effectuer ce délicat travail et ne casser aucune concrétion. Le jour de Pentecôte 1957, 4 guides en grand uniforme peuvent accueillir à nouveau les nombreux visiteurs venus admirer « la cathédrale de cristal ».

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Formation du gouffre

Tout à fait au début, il y a environ 200 millions d'années, notre Périgord n'existe pas : les eaux réunies de ce qui, plus tard, formera la méditerranée et l'océan Atlantique, recouvrent presque entièrement la France -du moins, ce qui va devenir la France ! Puis, la croute terrestre, bousculée par le feu de ses entrailles, se plisse, se gondole. Naissent ainsi les Pyrénées et les Alpes. Ce faisant, ces nouvelles terres repoussent doucement les eaux qui nous submergent. Maintenant apparaissent, au soleil, les couches sédimentaires, formées, au fond de la mer, par les roches terrestres, les sables et les cadavres de poissons, crustacés et coquillages, habitants des grands fonds. Ecrasé, tassé, tout cela forme ce grand plateau calcaire sur lequel se logera le Périgord.

Mais patientons, nous n'en sommes pas encore là !... Nous devons “laisser le temps au temps“ et à l'eau, celui de faire son travail. Car c'est alors, (disons : il y a 100 millions d'années), que l'eau ruisselle et commence à creuser le lit des ruisseaux qui feront les grandes rivières ! et chacun et chacune, de dessiner sa vallée...

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Le soleil brille, l'eau coule, voilà que le grand manège se met en route. La petite goutte d'eau s'évapore et retrouve, là-haut, ses congénères ; elles se regroupent en de beaux nuages. Mais, comme il fait froid, elles se condensent et... retombent sur Terre, ayant fait le plein de gaz carbonique ! Là, au travers des végétaux qui ont commencé à pousser, elles se chargent d'acide (imide), et cherchent la faille des blocs calcaires, qu'elles taraudent et usent, filant dans les diaclases ainsi formées. Au passage, elles récupèrent le carbonate de calcium, et continuent leur travail de sape, jusqu'à creuser des galeries, et même... des gouffres ! Car les blocs de calcaire torturés s'effondrent et s'entassent tout en bas, formant une sorte de plancher.

Le manège de l'eau continue : les gouttes glissent sur le plafond et les parois du gouffre... et tombent, non sans avoir montré au passage leur talent de dentelières. Stalactites (celles qui tombent), stalagmites (celles qui montent), draperies, fistuleuses (fines comme des cheveux), excentriques (qui poussent dans tous les sens), perles, concrétions diverses, ...l'eau déposant au fil des siècles son carbonate de calcium, nous fabrique des merveilles !

A l'abri des hommes, longtemps, longtemps, dans l'ombre du Gouffre de Proumeyssac, l'eau a sculpté une extraordinaire cathédrale de cristal...

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Karstologie

Dès que les calcaires crétacés ont été émergés, donc soumis à l'action des eaux superficielles, le processus de karstification, propre à ce genre de terrain, a pu se développer. Les eaux météoriques toujours plus ou moins acides, en s'infiltrant dans les fines discontinuités de la roche, (joints de stratification, diaclases de tous genres), dissolvent lentement le calcaire soluble, élargissant les conduits en créant, au fil des siècles, des cavités souterraines plus ou moins vastes (grottes, gouffres, etc.).

Ce cheminement des eaux en profondeur est parfois long et capricieux et aboutit à des sources situées dans le fond de certaines vallées.

A de nombreuses époques durant le tertiaire,le développement du karst a dû être important. Il est vraisemblable qu'une grande partie des eaux météoriques aient été drainées par des conduits souterrains.

Il reste, de nos jours, de très nombreux témoins de ce vieux système de transit des circulations.

Mais, le plus souvent, il n'est plus en rapport avec le paysage et le drainage actuel ; et il se trouve colmaté par d'importants remplissages argilo-sableux. Au cours du quaternaire, le phénomène de karstification a, bien sûr, continué à se développer et à évoluer, avec toutefois des intermèdes causés par les périodes glaciaires, creusant inlassablement les nombreuses cavernes qui font actuellement la joie des spéléologues et des touristes avertis.

A Proumeyssac, la fissuration initiale du massif a permis un écoulement souterrain Sud-Est / Nord-Ouest. L'érosion mécanique et chimique de la rivière a favorisé l'évolution de son cours vers le niveau inférieur de la colline en bénéficiant des joints de stratification et des diaclases préexistants. Associé à ce phénomène, l'effondrement progressif de la voûte s'est effectué banc par banc, de bas en haut, en structurant la cavité en coupole, jusqu'à son ouverture à l'extérieur. L'éboulis encombrant le fond du gouffre témoigne de ce mécanisme ; sa base restant soumise au travail de sape du cours de la rivière actuellement invisible. C'est le type parfait du gouffre d'effondrement.

Du point de vue géologique, passée la zone argilo-sableuse d'épandage détritique au sommet du gouffre, on descend transversalement aux bancs de calcaire gréseux à silex, avec lits marneux, du Maestrichien, sur 30 mètres environ. Ils reposent eux-mêmes sur le calcaire campanien qui constitue vraisemblablement le niveau de base de la cavité. On observe parfaitement le pendage général, presque horizontal, recoupé par les lignes verticales de diaclases où s'écoulent des infiltrations. Ce sont elles, ces infiltrations, qui ont formé les imposantes coulées stalagmitiques telles que : la Méduse, la Sirène ou les draperies ; et qui continuent à les alimenter.

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Les triangles

Les belles cristallisations en triangles creux sont si peu fréquente, que le récent Cave Minerals of the world, de Hill et Forti ne les mentionne qu'accessoirement, et celles de Proumeyssac, par leur taille et leur présentation, méritent de retenir l'attention.“ (Ph. Renault).

“Un petit couloir évidé naturellement, et tout entier à même la calcite étincelante de blancheur, aboutit à une chambrette où la cristallisation, sous une mince tranche d'eau, a revêtu (une) curieuse forme triangulaire.“ écrivait le spéléologue E.-A. Martel, à la suite de sa visite du gouffre, le 26 juillet 1907...“

“Rappelons que la calcite est le minéral le plus riche en combinaisons cristallines : plus d'un millier ! La calcite des grottes se limite à quelques formes cristallographiques toujours les mêmes. Parmi celles-ci la forme triangulaire, correspondant à une symétrie typique du rhomboèdre, a semble-t-il, été décrite pour la première fois par le minéralogiste Des Cloizeaux dans son Manuel de Minéralogie en 1874 dans la galerie des Eaux-Bonnes (Basses-Pyrénées). Elles s'observent aussi bien à l'échelle microscopique, dans les calcites flottantes (la calcite cristallise en une fine couche à la surface de l'eau des bassins), qu'à l'échelle centimétrique, voire décimétrique, avec les stalagmites de section triangulaire (nombreux exemplaires d'environ un mètre de hauteur pour une dizaine de centimètres de diamètre, dans la grotte de l'Aguzou, Ariège), et les triangles creux dans les bassins.“ (Ph. Renault).

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Il est à remarquer que ces triangles creux ne se forment que dans les bassins à eau calme, plus ou moins stagnante, donc saturée en CO3Ca. Sur les parois ou les fonds de ces bassins, se développent des pointes cristallines en forme de “scalénoèdres“ (en minéralogie : nom des triangles scalènes = à cotés inégaux), et dont la croissance s'achève lorsque les cristaux atteignent la surface du plan d'eau. Il s'agit, bien évidemment, d'une croissance très lente, le plus souvent liée au développement du gour et à l'alimentation en eau de celui-ci.

La rareté des triangles creux prouve qu'ils exigent pour apparaître, un environnement très particulier, tant au point de vue atmosphérique, que morphologique. Leur variété, d'une grotte à l'autre, permet de définir les facteurs déterminant l'évolution géologique de chaque site. En fait, tous les triangles examinés dans les différentes grottes se localisent dans les endroits calmes et “confinés“.

En résumé, en ce qui concerne la formation de ces triangles creux, à Proumeyssac comme ailleurs, mais particulièrement remarquables à Proumeyssac, il faut retenir qu'elle est tributaire de la situation “confinée“ du bassin, de son alimentation hydrique (eau calme et peu profonde), de la composition chimique de cette eau (très chargée en CO3Ca), et de l'atmosphère environnante. De la même façon, il faut noter que les grands triangles de Proumeyssac sont vides, alors que ceux de la Grotte de l'Aguzou (Ariège) sont très empâtés, surtout à l'intérieur de la corolle, par de la calcite récente. Ce qui pose problème de la différence entre les grands triangles isolés de Proumeyssac et les petits triangles centimétriques que l'on peut voir en plancher stalagmitique dans certaines autres grottes. L'épaisseur de la tranche d'eau, dans laquelle se rassemblent ces cristaux, pourrait expliquer cette différence.

Toujours est-il que Proumeyssac se félicite de pouvoir montrer à ses visiteurs, ce magnifique travail de la nature, surprenant et rare.

p7181441.jpg Les cristallisations

Les triangles sont, en vérité, les concrétions les plus extraordinaires... mais il en est d'autres, très belles et très intéressantes : A une quarantaine de mètres de haut, au niveau d'une couche de marne grise, coincée entre deux couches de blocs de calcaire maestrichien, quatre superbes concrétions monumentales de quelques tonnes chacune ornent la voûte, tels les diamants d'une couronne. Ce sont nos fontaines pourvoyeuses de paillettes. La Méduse, la Sirène, la cascade et la pieuvre, alimentées par l'eau très chargée en calcite qui s'échappe de quatre diaclases, ont été formées dans les premiers temps du gouffre. Impressionnantes, elles laissent aujourd'hui s'égoutter cette eau sur les poteries qui se transforment dans le courant d'une année, en de véritables bijoux.

Alchimie encore du côté des “perles des cavernes“ ; le petit grain de sable qui traîne par là, dans un trou rempli d'eau est ballotté au gré des flots, et tourne, tourne, tourne... On dit pourtant que “Pierre qui roule n'amasse pas mousse“. C'est une contrevérité, je vous l'assure, car ce minuscule grain de sable se vêt de calcite à chacun de ses tours, et grossit lentement, lentement, tout comme une perle dans son huître.

Les draperies : la goutte d'eau glisse le long du rocher, comme une goutte de pluie sur une vitre. La deuxième goutte suit la première, la troisième suit encore le même chemin... Chaque goutte dépose ainsi ses cristaux de calcite sur la même trace. Ainsi se tissent ces superbes “draperies“ translucides, brillantes et ...sonores. Délicatement, avec un petit bâton ou le doigt, il est possible d'en tirer quelques mélodies !

Les stalactites...(qui tombent !), et les stalagmites... (qui montent), sont des concrétions très connues et appréciées. Chacun sait que les gouttes d'eau mettent bien un siècle pour fabriquer, en chutant, un petit centimètre de stalactite. En fait, la longueur et le temps sont fonction du volume d'eau qui passe, de sa teneur en calcite et de la température ambiante... La stalactite et la stalagmite qui, à mi-chemin, se rencontrent, forment quoi ?... une colonne, évidemment.

Mais il est des stalactites indociles : ce sont les “excentriques“. Tout à coup, sans dire pourquoi ni comment, elles quittent le droit chemin et partent vivre leur vie. Elles restent, bien sûr, prisonnières de leur mère-stalactites, mais elles trouvent le moyen de s'écarter à l'horizontale, de remonter, de tourner, de virer... Et personne, pas même les plus savants, ne peuvent très bien expliquer ce qui leur a pris pour partir ainsi à l'aventure. On parle de “courants d'air“, de “principe de capillarité“ allez savoir ! ...Elles sont belles et curieuses, en tout cas.

Les fistuleuses... sont très très fines, et toujours avec une goutte d'eau au bout qui n'en finit pas de tomber. En fait, si on les examine de bien près, on se rend compte qu'elles sont évidées au centre, comme un tube (comme une paille avec laquelle on boit l'orangeade l'été !), et qu'au lieu de couler sur l'extérieur, comme pour les autres stalactites, l'eau s'infiltre doucement à l'intérieur : c'est pour cela qu'il y a toujours une goutte qui se gonfle, tout au bout, avant de tomber !

Il y a aussi ces murailles qui forment des digues et emprisonnent de petits lacs, les “gours“ ; elles sont entièrement fabriquées en calcite et grandissent au fur et à mesure que l'eau remplit ces petits lacs. A ces endroits-là, l'eau est vive, et court. Elle déborde de ces digues qui accrochent la calcite au passage. C'est ainsi que ces murailles peuvent atteindre des hauteurs variant de quelques centimètres à plusieurs mètres !

Dans ces eaux actives, remuantes, on trouve des concrétions arrondies qui ressemblent étrangement à des têtes de choux-fleurs. Alors : “concrétions en choux-fleurs“, c'est leur nom.

Et nous finirons en vous reparlant des triangles, de ces fameux triangles, qui eux, contrairement aux choux-fleurs, ne se rencontre qu'en eau très peu profonde et surtout très calme.

La calcite peut prendre de multiples formes cataloguées (plusieurs centaines), mais les principales se laissent admirer au plus profond du gouffre de Proumeyssac .



Pour faire une visite virtuelle du gouffre : cliquez là !

Site de Proumeyssac

Avoir aussi, concernant un autre magnifique gouffre tout proche qu'il me taaaaarde de découvrir, l'émission sur le Gouffre de Padirac signalée par Ramses, un reportage avec Mme Leatitia de Vazelhes, La Présidente du Gouffre de Padirac, dans le Département du Lot.



A lire ailleurs sur le blog : La Baoume di fado, Sauver Lascaux, Lespugue, Robert Ganzo et Quand la glace se fait pierre, Grottes et cavernes.

Sauf mention contraire, les photos sont de Anna Galore.

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15 juillet 2009

Grottes et Cavernes



Parce qu'elles me fascinent, petite balade dans les entrailles de la Terre sur un texte du blog de Marie Madeleine et des photos des Routards de France et de Navarre.

Les cavernes et les grottes sont les plus anciens lieux de culte de l'humanité. Lascaux, Chauvet en sont de superbes illustrations. Ce sont des lieux sacrés, comme le seront plus tard les temples, et des lieux d'initiation. L'archéologie a mis à jour des traces de pas d'adolescents près des peintures rupestres, loin de l'entrée de la grotte.



La symbolique de la caverne est double : élévation de l'âme ou descente aux enfers. Elle représente à la fois la voûte du ciel et la porte du royaume des ténèbres et des esprits.

Elle est le centre du Monde. Lorsque la stalactite rejoint la stalagmite, elle forme le Pilier du monde qui relie le ciel et la terre.



Dans « la caverne du trésor ou le livre de l'Adam oriental » (texte apocryphe du Ve siècle), on peut lire : «...le Père primitif Adam est enterré dans une caverne. Le vieux Noé, survivant du déluge, ordonne à son fils Sem d'aller y recueillir les ossements du premier homme, puis de les enterrer à nouveau, mais au centre de la terre. »

Selon la mythologie, Pandore fut façonnée par Héphraïstos et envoyée sur terre par Zeus pour séduire les hommes et les conduire à leur perte, afin de les punir de leurs prétentions.

Chargée de veiller sur le pithos, urne funéraire dans laquelle ont été enfermés tous les maux, elle ne put résister à la curiosité, l'ouvrit et laissa ces maux se répandre sur la terre.

Seule l'Espérance demeura au fond de l'urne ouverte. Pandore fut identifiée à Eve par l'Eglise catholique. Elle est représentée nue dans une grotte, une main posée sur l'urne tragique, l'autre appuyée sur un crâne. On peut remarquer que la grotte est elle-même un crâne gigantesque dont les deux orbites s'ouvrent sur l'extérieur. Un second vase est posé sur une pierre carrée, c'est-à-dire taillée de main d'homme, peut-être un livre de pierre… Dans le lointain, on aperçoit une cité, au bord d'un lac, au pied d'une montagne.

Dans la mythologie européenne, elle est la demeure des gnomes et des dragons, gardiens de trésors.

En tant que lieu intermédiaire entre le ciel et la terre, entre le principe masculin et le principe féminin, elle permet l'accès au divin par le trou des âmes, mais aussi par le retour au monde souterrain, par l'introspection. Elle symbolise l'inconscient et ses profondeurs labyrinthiques.

La retraite dans la caverne représente l'abri absolu. Pénétrer dans la caverne signifie, psychologiquement retourner dans le ventre maternel.

La caverne représente le sein créateur de la mère (1), l'utérus : elle est liée à la femme et à la fécondité. Elle est souvent le lieu de naissance des dieux et des héros (Mithra, Jésus...)

Les cultes chtoniens ont lieu dans les cavernes comme celui de Cybèle, dans l'antiquité, que l'on retrouvera au moyen age sous les traits des Vierges Noires, ou de vierges blanches comme ND de Lourdes, à la fois déesse-Mère, et Reine du Ciel.

Marie-Madeleine dans la légende chrétienne, se réfugie à la Sainte Baume, renonçant à la vie terrestre au profit de la vie supérieure. Elle est enlevée chaque jour par des anges au dessus du Saint Pilon (saint pilier) pour rejoindre son divin époux.

Dans la caverne, le temps n'existe pas, il n'y a ni hier, ni demain car le jour et la nuit y sont semblables.

Certains rituels d'initiation font passer l'adepte par la mort symbolique dans une caverne, ou un tombeau, reproduction artificiel de la caverne, et c'est seulement après être «mort» que celui-ci peut renaître à un niveau supérieur. Le Christ est mort, a été inhumé dans un sépulcre creusé dans la roche, est descendu aux enfers, pour ressusciter enfin. D'humain, il est devenu divin.

La caverne est un gigantesque réceptacle d'énergie tellurique (2). Elle a une fonction analogue à celle de la tour et du temple en tant que condensateur de forces.



Sources :

(1) BIEDERMANN, Hans / CAZENAVE, Michel, LISMONDE, Pascale, Encyclopédie des symboles, Librairie Générale Française, Paris, 1996

(2) CHEVALIER, Jean, GHEERBRANT, Alain, Dictionnaire des symboles, Robert Laffont / Jupiter, Paris, 1982

CHAMPEAUX (de), Gérard, STERCKS (dom), Sébastien, Introduction au monde des symboles, coll. La nuit des temps, Zodiaque


int_grotte-1c228.jpg La grotte de sainte Marie-Madeleine La grotte (en provençal : baumo) de sainte Marie-Madeleine est une grotte naturelle creusée par l’érosion. Elle est dite sainte du fait que, selon la tradition de Provence, sainte Marie-Madeleine y vécut les trente dernières années de sa vie, après avoir accosté aux Saintes-Maries-de-la-Mer ou à Marseille et évangélisé la région.

Sainte Marie-Madeleine semble bien être cette femme qui apparaît pour la première fois dans l’Évangile de façon anonyme, sous les traits d’une pécheresse, et du cœur de qui le Christ chasse sept démons. Elle devient alors disciple, avec les douze et quelques autres femmes, suivant Jésus sur les route de Galilée et de Judée. Elle est toutefois une des rares parmi les disciples à être présentée au pied de la croix, signe évident de sa fidélité et de son très grand amour. C’est à elle, une pécheresse convertie, que le Christ apparaît en premier au matin de Pâques.
Les dominicains se sont vus confier le sanctuaire dédié à cette grande sainte depuis l’an 1295 (suite à la redécouverte à Saint-Maximin des reliques par Charles II en 1279). La sainte grotte est un lieu de silence habité, de retrait par rapport à l’agitation du monde, de rencontre de Dieu dans la simplicité et la force de ce lieu à part.

A lire ailleurs sur le blog : La Baoume di fado, Sauver Lascaux, Lespugue, Robert Ganzo et Quand la glace se fait pierre.

Et pour se régaler, à voir, les 122 photos du Routard.

anti

19 juin 2009

Quand la glace se fait pierre

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La grotte de la mer de glace, haut lieu touristique des Alpes,
va ouvrir avec un peu de retard cette année.
Pour des raisons de sécurité.
Le glacier fond tellement vite que, chaque année, les travaux de sécurisation sont un peu plus lourds.




Va-t-elle survivre au réchauffement climatique ?

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Oui, la commission de sécurité qui vient de passer, demande encore quelques aménagements.


Par exemple, il faut enlever encore des pierres, des blocs de roche, et ça, c'est vraiment mauvais signe. On n'est plus dans un monde de glace, à l'entrée de la grotte, mais dans un monde de pierres, un monde devenu minéral !

Cette grotte a été taillée dans la glace, en 1946, pour devenir un lieu d'excursion.

On y monte par un petit train directement sur cet immense glacier vivant au-dessus de Chamonix. 300.000 visiteurs par an, tout de même.

Sauf qu'en réalité, la grotte est refaite, retaillée chaque hiver, de janvier à juin, mais au même endroit, on garde le même accès !

Sauf que cette fois, le concessionnaire de la grotte, Jean-Marie Claret, qui est le fils du créateur de ce lieu étonnant, cette fois, Jean-Marie Claret sait que c'est la dernière année. Il devient de plus en plus difficile de creuser, car tous les ans, le glacier descend.

Et pas qu'un peu ! 4, voire 5 mètres d'altitude perdus chaque année ! En gros, l'entrée de la grotte est descendue de 80 mètres en vingt ans !

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Et le décor a changé. Parce que pendant ce temps, la végétation monte, puisqu'il fait plus chaud !

Des photos vieilles de 100 ans montrent qu'il n'y avait pas d'arbre, à la gare d'arrivée, à 1.900 mètres d'altitude. Maintenant, il y en a jusqu'à 100 ou 150 mètres au-dessus de la gare.


Et alors, c'est fini, la célèbre grotte ?

Ici, à cet endroit, oui, c'en est fini. Il ne reste qu'une solution, sur laquelle on commence à se pencher très sérieusement à Chamonix.

A partir de l'an prochain, il faudrait carrément s'installer ailleurs, plus haut, peut-être bien 300 mètres au-dessus de la grotte actuelle.

(Source : Europe1.fr)


La visite de la grotte par Le Monde



Miss You

08 juin 2009

La baoume di Fado (La grotte des fées)

325208818.JPG Comme Anna l'annonçait dans sa note d'accueil de ce matin, voici un petit article sur un des endroits magiques de la belle ville de Nîmes : La baoume di Fado ou Grotte aux Fées ou encore Grotte des Fées...

Vous savez, c'est la fameuse grotte que Kathy et moi avions cherché en vain il y a de cela quelques jours ? Eh bien voilà, nous l'avons trouvée !

Pour nous y rendre, nous sommes passées par la rue de la Grotte des Fées, puis nous avons continué sur le chemin de Castanet, puis sur les pentes du Serre du Buis qui descendent vers le Cadereau de Vacquerolles.

En revenant, nous avons aussi trouvé un chemin qui remonte au-dessus de la grotte, qui donne dans l'impasse du Serre du Buis.

Dorian m'avait déjà indiqué où se situait la grotte qu'il connaissait lui, pour y être venu avec un ami, à vélo.

Donc, nous sommes arrivées à l'endroit dit de la Grotte des Fées, Impasse de la Grotte.

Cachée à mi hauteur de la colline, on en devine l'entrée qui forme une tache noire à peine visible dans la végétation luxuriante en ce moment.





Cette entrée m'a laissée complètement abasourdie...


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Elle me faisait penser à un pubis géant. L'impression était forte de pénétrer au cœur de la Terre Mère.

Malgré les graffiti qui le dénaturent, cet endroit reste un bel endroit, très fort.

D'après les informations trouvées sur le site de Nimausensis (qui me sert à rédiger cet article d'après les textes de Georges Mathon) en 1881, la société d’Etude des Sciences Naturelles organisa une véritable exploration scientifique de cette grotte. M. Mazauric dégagea l’entrée après avoir fait sauter des quartiers de roches et des stalagmites qui recouvraient des ossements de l’époque quaternaire. A la suite de ces travaux il fut dressé un plan complet de la grotte, plan que l’ouvrage du docteur Doumergue reproduit.

1237778586.JPG La Baume des Fées se composait alors de trois parties dont il ne reste plus guère que le vestibule :

1° Une salle d’entrée, de près de 30 mètres de long sur autant de large, et que nous appelerons « le vestibule ».

2° Une succession de passage très étroits s’étendant sur une longueur de 30 à 40 mètres.

3° Une galerie longue de 100 mètres et large de 4 à 6 mètres. »

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Dans cet endroit situé non loin du cimetière protestant, un soir d'hiver 1720, le 14 janvier, un grand nombre de personnes suivaient la route de Sauve jusqu’aux Trois Piliers, d’autres longeaient le Cadereau de Vacquerolles, jusqu’au pied des collines qui semblent un sanctuaire disposé par la nature pour la célébration d’un culte proscrit.

2128113686.JPG C’était une nuit de pleine lune qui répandait sa lumière sur le paysage et ses promeneurs nocturnes.

Ils allaient accomplir un acte religieux interdit par le pouvoir qui en faisait un crime…

Quelques prédications données en ville vers Noël, avaient ranimé le zèle de la religion réformée. A l’occasion de cette assemblée secrète soigneusement préparée devait se célébrer la Cène en présence de deux ministres du Culte réformé, Court et Corteix, assistés de quatre Proposants connus des nîmois, Jean Rouvière, Bonbonnoux, Pierredon, et Deleuze, tout l’état-major du désert.

Les fidèles au nombre de cinq à six cents, se glissaient un à un dans la caverne de « la Baune des Fées », cette dernière semblait leur offrir un asile sûr, il n’en était rien…

« Par une curieuse coïncidence, le domaine de Vacquerolles, situé prés du lieu de l’assemblée, était, en 1720, la propriété de M. d’Adhémar de Montfalcon, gouverneur par intérim de Nîmes et persécuteur avéré des réformés. »

L’assemblée trahie par un chasseur est réduite à se disperser après les premières prières, pour échapper aux troupes de la citadelle de Nîmes (fort Vauban) dont on signale l’approche.

Ces dernières se contentent de tendre des embuscades un peu partout, ils bloquent aussi l’entrée des portes de la ville.

Plus de cinquante personnes seront faites prisonnières, hommes, femmes, enfants, vieillards. Ils seront rassemblés au temple de Diane jusqu’au petit matin, dans la matinée ils seront regroupés dans la cour de la Forteresse. On séparera les hommes des femmes et on les enferma dans les prisons

14468619.JPGAprès que les capitaines se furent assurés de leur première capture, ils retournèrent aux aguets avec tout leur détachements, ils fouillèrent les maisons et les métairies des environs, ils interrogèrent les habitants des villages voisins, ils feront ainsi de nouveaux prisonniers qui ne firent aucune résistance.

Après quelques interrogatoires la plupart des prisonniers seront envoyés à Montpellier pour subir le jugement du duc de Roquelaure alors gouverneur de la province. Certains seront traînés de prisons en prisons, comme de vils malfaiteurs, d’autres se retrouveront emprisonnés à Aiguemorte à la Tour de Constance ou bien ils finiront leurs vies aux galères, très peu bénéficieront d’une grâce tardive.

Par la suite le Présidial de Nîmes se rendit à la montagne où est située la caverne pour faire un procès à cet antre rocher. Cet édifice formé par la nature fut condamné à une éternelle solitude.

Des maçons furent chargés de mettre hors d’état de servir d’asile aux disciples de la religion réformée. L’entrée fut comblée et murée avec de la terre mêlée de grosses pierres, qu’on fit rouler à force d’hommes. Les frais de comblement de la Baume ou Caverne des Fades seront facturés 751 livres, 5 sols à la communauté.

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Le protestantisme sur la Wikipédia

Plus sur l'histoire dramatique des protestants à Nîmes

Le site du Musée du Désert qui fait revivre le passé huguenot et l’Histoire des Camisards.

Un peu d'histoire, l'assemblée de la Grotte aux Fées

Une porte pour la Grotte des Fées

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