01 février 2012
"Les messagers du Zanskar, un mariage en Himalaya"

Photo © Eric Bacos
La semaine dernière, le réalisateur Éric Bacos - auteur de nombreux documentaires - était passé sur notre blog pour signaler la diffusion toute prochaine de l'un d'eux : "Les messagers du Zanskar, un mariage en Himalaya". Eh bien voilà, nous y sommes, le film sera diffusé cet après-midi sur France 5 à 15 h 40 aussi, je vous propose une petite mise en bouche :
Likden est guide à Skagam, un village situé à 3700 m d’altitude dans la vallée du Zanskar, dans l’Himalaya. Après quatre longues années de négociations avec la famille de sa fiancée, il va enfin pouvoir se marier avec elle.
Les préparatifs s’étalent sur plus de quatre jours et les Nyopa, les guides spirituels de la communauté, veillent à ce que les traditions séculaires soient respectées.
Même si à Skagam les conditions de vie paraissent figées dans le temps, l’irruption du téléphone portable et d’internet changent néanmoins les perspectives. Ainsi le rêve de Likden est d’ouvrir une école d’informatique. Son frère et ses amis font des études dans le nord de l’Inde mais tous sans exception n’ont qu’une ambition : revenir dans la vallée pour construire un meilleur futur pour tous.
Au travers du cérémonial de ce mariage himalayen, ce film met en image l’éternelle confrontation entre tradition et modernité.

Photo © Eric Bacos
A la question : "Y a-t-il des projets autour de ce documentaire ?" Eric Bacos répond qu'il y a "un projet de recueil de photos plus qu’un « vrai » livre qui serait destiné à financer les études de différents jeunes Zanskarpas que nous connaissons et que nous aidons déjà."
Encore de belles rencontres en perspectives !
Marianne Chaud - Himalaya, le chemin du ciel
Marianne Chaud - Himalaya, le chemin du ciel. Deuxième !
Motup et Diskit. Caravane pour une école, Olivier et Danielle Föllmi.
La médecine tibétaine sauvée par les femmes
anti
11:00 Publié dans L'Univers d'Anti, Symboles et croyances, Tous des humains | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bouddhisme, tibet, zanskar, eric bacos, himalaya
21 février 2011
Masques du Toit du Monde
Une exposition certainement superbe, qui s'installe à Paris après être passée à Martigny et dont Valentine nous avait parlée sur "Bonjour" il y a quelques temps.
A voir si vous êtes sur Paris !
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L'Espace Durand-Dessert
présente une impressionnante collection
de masques, d'objets d’art rituels, tribaux et chamaniques
de l'Himalaya.

Espace Durand-Dessert
28 rue de Lappe 75011 Paris
jusqu'au 30 avril 2011
Parallèlement à l’engagement de leur galerie dans l’art contemporain, Liliane et Michel Durand-Dessert ont constitué, au fil des ans, une collection d’art primitif.
Un premier aperçu en avait été exposé au musée de Grenoble en 2004 en complément d’une grande rétrospective de leur carrière.
L’art africain, lui, a fait l’objet d’une exposition à l’Hôtel de la Monnaie à Paris en 2008.

Masque de Mleng
Chung Chopoh, fils du chasseur Apa, danse du Yak, Mompa, Arunachal Pradesh, Inde.
Bois, patine noire, traces de laque rouge sur la bouche, fourrure de chèvre sur le front.
C’est maintenant la partie himalayenne de leur collection que nous présentons dans ce lieu historique de la rue de Lappe, où bon nombre de grands noms de l’art contemporain ont été découverts et exposés.

Masque dit « siffleur », sud-ouest du Népal.
Bois, patine noire lustrée recouverte de pigment blanc.
L’ensemble de cette collection est particulièrement remarquable par sa qualité comme par sa diversité.
Parmi les chefs-d’œuvre qu’elle contient, elle offrira au visiteur un ensemble incomparable qu’aucune institution française, voire européenne, n’est en mesure de présenter actuellement.
La statuaire, révélée tardivement, marginalisée dans les collections et tenue à l’écart des grandes expositions, est ici mise à l’honneur.
Des collections particulières françaises ou européennes complètent cet ensemble de l’art himalayen, notamment dans le domaine du chamanisme et des textiles.
Quatre séries de photographies, dont celle intitulée : ‘‘Le Tibet’’ de Jean Mansion, prêtée par le musée Guimet, viennent resituer ces œuvres dans leur contexte.
Prenant le relais de l’exposition Masques de l’Himalaya à Martigny en Suisse, cette exposition bénéficie du soutien de Bernard et Caroline de Watteville, à travers leur fondation, et a pour but de faire progresser la connaissance de l’art himalayen.

Masque Magar (?) Népal occidental.
Bois patine gris fumé mat, métal, peau, poils d’éléphants.
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Photos © Bertrand Holsnyder
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Légendes signées Dominique Poiret pour Libération
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Miss You
13:30 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : musées, himalaya, masques
10 novembre 2009
Motup et Diskit. Caravane pour une école, Olivier et Danielle Föllmi.

« La photographie n'est pas un but mais un moyen pour m'impliquer dans l'harmonie du monde. »
Hier, Valentine nous faisait découvrir une belle aventure, celle de Caravane pour une école .
Motup et Diskit sont deux enfants du Zanskar visiblement nés sous une bonne étoile car, grâce à la rencontre d'un des couples les plus beaux que je connaisse, Olivier et Danielle Föllmi, ils vont pouvoir aller à l'école. Oui, mais l'école se situe en Inde, et pour l'atteindre ils vont devoir marcher pendant 12 jours dans des conditions plus qu'infernale, par -30°, sur un fleuve gelé.
C'est en assistant à sa conférence que Valentine a fait connaissance avec ces magnifiques voyageurs du coeur. Qu'elle chance d'avoir pu rencontrer ce photographe, car aujourd'hui, " Après sept heureuses années de conférences dans l’Europe francophone avec un multi-images à neuf projecteurs "Le Fleuve Gelé" pour l’imprésario Connaissance du Monde, Olivier Follmi n’a pas proposé d’autres conférences.
Entre voyages, conférences, création et suivi de fabrication des livres, dédicaces, médiatisation de son travail, il lui a fallu faire le choix de privilégier les voyages et la photographie pour équilibrer sa vie professionnelle et familiale.
Il ne donne donc plus de conférences. Très occasionnellement, il lui arrive d’en donner une improvisée à l’occasion de la sortie d’un nouveau livre, si son éditeur le sollicite. Dans ce cas, les dates figurent dans la page "Actualités". (Source Föllmi.com)
De ce film, je n'ai trouvé aucune trace, sauf peut-être, ceci, qui nous promet de bons moments à venir :
Sous un faux air de Kersauson ou de Tabarly, bref, sous un faux air de vieux loup de mer averti, Olivier Föllmi est bel et bien un explorateur, mais pas un explorateur solitaire, non. Marié depuis plus de 20 ans à Danielle, c'est ensemble qu'ils parcourent le monde pour le bien de tous les êtres et en particulier pour les 4 enfants tibétains qu'ils ont adopté.Olivier Föllmi découvre l'Asie en 1976, à l'âge de 17 ans. Fasciné par le monde himalayen, il séjourne à plusieurs reprises au Zanskar.
De ces voyages découlera Deux hivers au Zanskar, son premier récit écrit à 24 ans.
En 1989, Olivier et sa femme ramènent deux enfants, Motup et Diskit, qu'ils inscrivent à l'école, où ils doivent se rendre en marchant des jours durant sur un fleuve gelé, au péril de leur vie. De cette aventure, primée au World Press Photo, sont nés Le Fleuve gelé, un livre d'images, Caravanes pour une école, un récit et L'école au bout du fleuve un livre pour enfants. Il est également l'auteur de Bouthan, le temps d'un royaume, L'horizon des dieux et Si loin des hommes, si près des dieux.
Il a reçu plusieurs prix dont celui du Premier prix de Photographie (1980), le Grand prix du Festival d'aventure de Royan (1982) et le Prix de la Presse (1991). (Source Les éditions de la Martinière).

Voici une belle interview du Môssieur, tirée du site Faits et Projets.
Olivier Föllmi : « Je suis né voyageur »
Photographe talentueux et reconnu, Olivier Föllmi aime l’aventure, les relations humaines, la montagne et la découverte du monde. Lauréat d’une bourse de voyageur, il découvre l’Afghanistan pour la première fois en 1975. Depuis, sa quête de l’autre, et de lui-même, n’a jamais cessé. Entretien réalisé par Delphine Evmoon.
D’où vous vient cette passion du voyage ?
j'ai toujour voyagé en famille, en Europe. Adolescent, j'ai parcouru l'Europe à toutes les saisons pendant les vacances et je crois que je suis né voyageur.
Pourquoi choisir cette vie d’aventure ?
J'aimais la montagne et c'est elle qui m'a amené vers l'Asie pour grimper, mais ce sont les hommes de là-bas qui m'ont fasciné et m'ont fait revenir à une vie d'aventure.
Avez-vous commencé votre périple par l’Asie ? Si oui, pourquoi ?
J'ai découvert l'Afghanistan à 17 ans et j'ai aimé ses paysages désertiques et son peuple prude. Je me suis ensuite tourné vers les régions tibétaines de l'Himalaya qui m'ont séduit aussi par leurs paysages et par leur peuple. C'est ensuite que j'ai appris à aimer leur culture.
Pourquoi avoir choisi la photographie comme outil pour faire partager au grand public vos expériences à travers vos livres ?
Je n'ai pas choisi d'être photographe : je le suis devenu et à 17 ans j'aurais aimé savoir que je pourrais vivre de la photographie et être auteur de livres. J'aime la photographie comme moyen d'échange sur le terrain, sur place avec les gens que je rencontre et au retour à travers le livre et le public qui rêve de voyages.

Vos projets ?
Mon projet photographique sur les années à venir va me faire parcourir le monde entier à la rencontre des hommes. Je travaille en ce moment sur l'Inde pour la réalisation du prochain livre qui sortira à l'automne 2004.
Quels aventuriers admirez-vous le plus ?
De tout temps j'ai admiré les aventuriers courageux et passionnés tels que Marco Polo, les découvreurs des pôles au début du siècle, comme Mermoz, St-Exupéry, et plus contemporains, Jean-Loup Etienne, Haroun Tazieff et Jacques-Yves Coustaud.

Votre devise dans la vie ?
Fais ce que tu aimes et aime ce que tu fais.
Vos passions ?
J'aime vivre intensément et je rêve d'harmonie.
Que vous apportent humainement de telles aventures ?
Une grande part de rêve qui fait partie de ma réalité ; une foi en les hommes et un caractère optimiste.
Que retenez-vous de toutes ces rencontres ?
On ne grandit jamais tout seul mais grâce aux autres.

Voilà des propos en parfaite synchronicité avec ceux de Anna sur l'interdépendance dont elle parlait encore ce matin.
Certains esprits chagrins pourraient trouver le portrait idyllique, peut-être un peu trop gentils ces gens là. Eh bien, c'est encore piiiiiiiire que ça !
Eh oui, non seulement les Föllmi sont un couple fort et formidable, ils font des photos géniales, ont des idées de livres brillantes, adoptent des enfants etc. etc. mais en plus ils ont fondé l'association Hope, en faveur de l'éducation et de l'entraide villageoise.Hope est une association internationale, créée en Suisse, dont les buts sont de préserver et enrichir l’harmonie des peuples traditionnels, en liant sagesse et savoir, tradition et développement. Son sigle signifiait à l'origine "Himalayan organisation for people an education".
Vous me direz : "Oui, mais ils ne s'occupent que de l'Himalaya, c'est pas sympa pour les autres". Certes, enfin, non même pas ;-) car si l'association est bien née pour apporter aide et soutien aux peuples de l'espace culturel himalayen, l'association ouvre désormais son champ d'action à tous les continents et s'intitule : "Hope Organisation for People and Education".

La Sagesse du coeur peut être trouvée en toutes circonstances, sur n'importe quelle planète, qu'elle soit ronde ou carrée. Elle ne provient pas d'un savoir, d'images de perfection ni de la compassion ou du jugement mais du fait que l'on voit avec les yeux de la sagesse, le coeur plein d'une attention aimante, que l'on offre sa compassion à tout ce qui existe dans notre monde.
Jack Kornfield, in Offrandes, de Olivier et Danielle Föllmi.
Olivier et Danielle Föllmi étaient présents en Bretagne

anti, ravie ;-) (Merci Valentine !!!)
© Photos : Olivier Föllmi
15:45 Publié dans L'Univers d'Anti, Tous des humains | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : tibet, ladakh, himalaya, föllmi, bouddhisme, interdépendance, couples extraordinaires, valentine
09 novembre 2009
Marianne Chaud - Himalaya, le chemin du ciel. Deuxième !
Vous êtes nombreux et nombreuses à venir chaque jour consulter la note Marianne Chaud - Himalaya, le chemin du ciel.
Hier, Julie de ZED production nous annonçait une excellente nouvelle que je me fais la joie de reprendre dans un nouvel article :

Bonjour à tous,
Nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie en salle de notre film : Himalaya, le Chemin du Ciel.
Il s’agit du premier film produit par ZED porté au grand écran. Alors, venez nombreux pour nous soutenir et pour partager avec nous « un moment privilégié, hors du temps, époustouflant » (Télérama).
Le film sera projeté le samedi 28 novembre à 11h au Cinéma l’Arlequin (6e) et sera suivi d’un échange avec Marianne Chaud, la réalisatrice, qui sera présente pour répondre à vos questions.
Rendez-vous donc le 28 Novembre, nous comptons sur vous !
N’hésitez pas à faire circuler l’information auprès de vos contacts et à venir accompagnés!
A bientôt,
L’équipe ZED
Retrouvez-nous également sur Facebook et Dailymotion (Pour que les sous-titres soient lisibles, il faut configurer le lecteur et remplacer “SD” par “HD” ou “HQ”).
Pour voir d'autres extraits, cliquer sur Allociné.

Marianne Chaud a été mise à l'honneur lors d'une soirée spéciale lors du dernier festival des voyages de Albertville "Le Grand Bivouac". C'était le 24 octobre dernier :
Marianne Chaud est ethnologue, diplômée de l'école des hautes études en sciences sociales de Paris. Elle est née il ya trente ans dans les montagnes des Alpes où elle a grandi. A quatorze ans, elle part découvrir d'autres montagnes : celles du Haut-Atlas marocain, où elle participe à une mission humanitaire. A dix-neuf ans, elle voyage en Inde et développe dès lors une curiosité et une attirance immense pour ce pays.

En parallèle à ses études de lettres modernes, elle prépare un diplôme d'études indiennes et apprend le Hindi, langue nationale de l'Inde. A vingt-et-un ans, elle séjourne une année à Bombay, chez une famille indienne, pour réaliser son mémoire de maîtrise sur les théâtres folkloriques indiens. Au cours de ce séjour, elle voyage en Himalaya, découvre la culture bouddhiste, et décide de centrer ses études doctorales en ethnologie sur une région de l'Himalaya indien : le Ladakh-Zanskar.
A vingt-trois ans, elle sillonne pendant six mois les vallées de ces anciens royaumes bouddhistes. De village en village, de maison en maison, elle collecte des informations sur le théâtre populaire ladakhi.

Commencent alors une profonde immersion dans cette région et un attachement très fort pour cette culture, ces habitants. Pendant sept ans, pour réaliser sa thèse, elle y retourne chaque année, de quatre à six mois, à toutes les saisons. Habitant chez des familles, elle apprend la langue locale, un dialecte tibéto-birman, elle adopte leurs règles et leur comportement, elle participe à leurs travaux, qu'ils soient agricoles ou domestiques, elle observe et questionne, inlassablement. En s'intégrant dans des villages, elle tisse des liens sentimentaux très forts et son intérêt intellectuel pour cette région se double peu à peu d'une incroyable expérience personnelle. Les habitants lui donnent un prénom ladakhi et il lui semble parfois avoir toujours vécu parmi eux.

En 2005, elle travaille comme conseillère scientifique auprès de Nicolas Hulot qui prépare un « Ushuaïa Nature » sur le Ladakh. En 2007, elle devient réalisatrice en tournant « Himalaya, Terre des femmes », puis « Himalaya, les Chemins du ciel » l'année suivante.
En France, souhaitant faire partager son goût et sa connaissance pour le Ladakh-Zanskar, elle organise des conférences, publie des articles et des photos.
Bravo à tous ! Et surtout Merci !
Sur cette région du globe, le Ladakh, à consulter aussi les sujets sur La Tournée des Moines.
anti
Photos Facebook
14:00 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : marianne chaud, himalaya, bouddhisme, tibet









