18 février 2012
Pesticides : 800 000 professionnels vont devoir retourner à l'école
Nous vous parlions dernièrement de la condamnation de deux empoisonneurs (Monsanto et Eternit condamnés, sale temps pour les empoisonneurs). De nombreux lecteurs du blog sont intéressés par un monde plus respectueux de la nature aussi je vous recommande le site : Bioaddict.fr, très riche, dont voici un article tout à fait dans l'air du temps.
Pesticides : 800 000 professionnels vont devoir retourner à l'école, un article de Mathilde Emery.
800 000 professionnels concernés par les produits phytosanitaires, dont les agriculteurs, les distributeurs, et les conseillers, vont devoir suivre obligatoirement une formation ou une évaluation. L'objectif est de réduire le recours aux pesticides, de mieux sécuriser leur utilisation et de diminuer les risques pour la santé et l'environnement.
Beaucoup d'agriculteurs se plaignent de ne pas avoir été, et de ne toujours pas être, bien informés sur la toxicité des pesticides et le bon usage de ces produits. Cette mésinformation, qui n'est pas innocente de la part de certains industriels, a indiscutablement entrainé des utilisations abusives et inconsidérées de pesticides, qui ont ainsi mis, et continuent à mettre notre santé en péril, et la leur aussi. Monsanto vient ainsi d'être reconnu coupable de l'intoxication d'un agriculteur qui avait utilisé le Lasso, un herbicide très puissant.
Dans le cadre du Grenelle de l'Environnement, les ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture ont donc mis en place en 2008 le plan " Ecophyto 2018 " avec pour objectif réduire progressivement l'usage des pesticides de 50% d'ici 2018. Ce plan prévoyait une formation adaptée des professionnels avec la remise d'un " certificat individuel produits phytopharmaceutiques " (dénommé Certiphyto) validant la formation (mais ce n'est pas un diplôme). Et il s'inscrit dans le cadre européen d'une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable.
800 000 professionnels à évaluer et à former
Plus de 140 000 professionnels ont ainsi pu bénéficier de la formation entre 2009 et 2010. Mais c'est très insuffisant.
Le dispositif Certiphyto a donc été généralisé début janvier 2012 auprès de tous les professionnels qui ont un lien avec les produits phytopharmaceutiques. Et c'est donc 800 000 personnes qui vont devoir se former rapidement : les distributeurs, les conseillers et les utilisateurs professionnels. Ces derniers représentent la catégorie la plus nombreuse notamment composée des agriculteurs qu'ils soient exploitants agricoles ou salariés, sans oublier ceux qui sont dans les dispositifs d'entraide et les professionnels qui travaillent en CUMA ( Coopératives d'Utilisation de Matériel Agricole). Sont concernés aussi les professionnels des entreprises des territoires qui font des travaux agricoles ou forestiers, les entreprises d'application professionnelle, les entreprises du paysage et aussi les entreprises qu'on appelle " les grands comptes " et qui ont un lien avec les pesticides, la SNCF par exemple qui assure l'entretien des voies. Et enfin, les personnes qui travaillent dans les collectivités territoriales devront également être formées. La formation porte sur la réglementation des produits phytopharmaceutiques, la préservation de la santé et de l'environnement et les techniques alternatives.
" Le certificat individuel, va donc devenir obligatoire à court terme pour utiliser à titre professionnel les produits phytopharmaceutiques, les vendre ou conseiller leur utilisation. Et ce certificat, qui concourt à l'agrément des entreprises, sera également obligatoire pour acheter les produits phytopharmaceutiques à usage professionnel" indiquent les ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture.
Bien entendu un délai est accordé pour acquérir la formation. Ainsi les personnes en activité dans les entreprises soumises à agrément pour les activités d'application en prestation de service, de distribution ou de conseil à l'utilisation de produits phytopharmaceutiques, auront jusqu'au 1er octobre 2013 pour obtenir le certificat.
Pour les professionnels des secteurs dont les entreprises ne sont pas soumises à agrément la date limite a été fixée au 1er octobre 2014.
Comment obtenir le certificat ?
Plusieurs voies d'accès au certificat ont été retenues afin de répondre à la diversité des professionnels :
La première est celle de la formation d'une durée de deux à quatre jours, sur quatre thèmes : la réglementation, la santé, la protection de l'environnement et les techniques alternatives.
Une deuxième voie est réservée aux personnes qui ont déjà des connaissances avérées en la matière, qui ont suivi des stages, par exemple, ou qui, dans le cadre de leur activité professionnelle, on suivi l'actualité en matière de réglementation, en matière de travaux de recherche, en matière d'évolution de technologie. Pour obtenir le certificat un test suffira. Il portera sur les 4 mêmes thèmes que la formation.
Enfin, bien entendu, les personnes qui ont obtenu des titres ou diplômes depuis moins de 5 ans seront exemptées.
Où s'adresser ?
En pratique la demande de certificat doit être effectuée par téléprocédure en se connectant sur le site www.mon.service-public.fr et en suivant les instructions.
La formation est assurée par les 300 organismes habilités par les DRAAF et accessibles sur les sites des différentes DRAAF ou DAAF.
C'est la DRAAF ou la DAAF qui instruit le dossier. Le directeur de la DRAAF ou de la DAAF délivre le certificat qui est ensuite édité et expédié au bénéficiaire par FranceAgriMer, un établissement public du ministère de l'Agriculture.
Enfin la durée de validité du certificat est de seulement 5 ans, mais elle est portée à 10 ans pour les personnes qui travaillent en exploitation agricole
Nul doute que ces actions de formation et de sensibilisation vont ouvrir les yeux de beaucoup de ceux qui doutaient de la toxicité des pesticides, ou qui ne voulaient pas savoir.
Mathilde Emery
anti
11:30 Publié dans L'Univers d'Anti, Nature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : kokopelli, ressources naturelles, ogm, biodiversité, pollution, développement durable, home, bio, monsanto
21 janvier 2012
Kokopelli en marche pour la Victoire !
Kokopelli ? Vous vous souvenez ? Non ? Alors relisez cet article, Kokopelli, un Joueur de Flûte Enchantée dans le Rêve de Gaïa.
Hier, j'ai reçu un mail de notre voisin d'Alès, qui m'a fait chaud au coeur ! Lisez plutôt :
Kokopelli en marche pour la Victoire !
Communiqué de Kokopelli du 19 janvier 2012
L’avocat général chargé du dossier Kokopelli devant la Cour de Justice de l’Union Européenne a donné aujourd’hui lecture publique de ses conclusions. Nous avons la joie d’annoncer qu’elles nous donnent entièrement raison !
En effet, le magistrat conclut à l’invalidité de l’interdiction de commercialiser des semences d’une variété non inscrite au catalogue officiel, et ce aux motifs que cette interdiction, portée par la législation Européenne aussi bien que par la réglementation Française, viole le principe de proportionnalité, la liberté d’entreprise, la libre circulation des marchandises, ainsi que le principe de non discrimination. La quasi-totalité de nos arguments ont été retenus !
De plus, l’avocat général n’a pas manqué d’affirmer, au contraire de ce qui était avancé par nos nombreux adversaires (Commission Européenne, Conseil de l’Union Européenne, République Française, Royaume d’Espagne et société Graines Baumaux), que, d’une part, les règles relatives à l’admission des semences au Catalogue Officiel n’ont « aucun rapport avec la santé des plantes », d’autre part, que « il appartient aux agriculteurs de décider des variétés qu’ils cultivent », enfin que cette législation limite excessivement le choix des consommateurs qui n’ont « ni accès aux denrées alimentaires ou autres produits issus de variétés qui ne satisfont pas aux critères d’admission, ni la possibilité de cultiver eux-mêmes ces variétés, par exemple dans leur propre jardin ».
De même, l’avocat général rappelle à juste titre que « le fait que les agriculteurs soient cantonnés à des variétés admises réduit enfin la diversité génétique dans les champs Européens ».
Il en conclut logiquement que « les inconvénients de l’interdiction de commercialiser des semences de variétés non admises l’emportent manifestement sur ses avantages. »
Nous sommes extrêmement satisfaits de ces conclusions et nous avons maintenant l’immense espoir que la Cour suive l’avis de son avocat général et vienne enfin mettre un terme au totalitarisme pluri-décennal de la législation sur le commerce des semences.
Pour plus d’information, voir sur le site de la Cour de Justice de l'Union Européenne (conclusions de l'avocat général disponibles dans plusieurs langues).
Blanche MAGARINOS-REY
Avocate de l’Association Kokopelli.

Le site de l'association se trouve ici
A lire sur le blog :
Effet Boomerang chez Monsanto
Les raisons de la colère
Repenser demain
Non aux OGM
OGM : Condamnation de la France
L'arnaque des OGM "sans danger"
Un noël sans OGM
Plus noir que vous ne pensez
Enfin un label "Nourri sans OGM
Monsanto : champs stériles en Afrique du Sud
Graines de discorde ?
Repenser demain
Déclin des abeilles et économie
Le grenier de la planète
Le Round-up, un poison pour vos enfants
Photo Kokopelli Wikipédia, les autres photos proviennent du site de l'association.
Plus ?
Tous les articles regroupés par mots-clefs que vous pouvez retrouver ici
anti, ravie !
11:00 Publié dans L'Univers d'Anti, Nature, Tous des humains | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : kokopelli, ressources naturelles, ogm, biodiversité, pollution, développement durable, home, bio
05 avril 2010
Dites non aux annuaires papiers
Dites ? Ça vous dirait de contribuer à économiser :
- 150 millions de litres d'eau ?
- 63 GWH d'électricité ?
selon EkoloGeek, c'est ce qui se passerait si 10 millions de foyers demandaient à ne pas recevoir le bottin.
Certes, on peut aussi apprendre à les recycler façon nouvelle tendance printemps/été mais bon, nous n'avons pas toutes les mêmes capacités créatrices...
En quelques clics l'affaire est dans l'... la boîte, il suffit pour cela de se rendre sur le site : RECEVOIR MES ANNUAIRES.FR et de remplir quelques données et voilà, vous contribuez activement à moins de gâchis. C'est vraiment une belle initiative dont j'ignorais l'existence jusqu'à ce que je la découvre grâce à Sylvia via Facebook. Merci sœur chérie.

Il y a tout juste un an, l'élue bordelaise Alexandra Siarri publiait un article sur son blog concernant ce gâchis.
Des dizaines de milliers de tonnes de papier jetés à la poubelle en quelques semaines en pure perte....des millions d'annuaires papier distribués dans chaque foyer sans leur demander leur avis.
C'est ce gâchis catastrophique qui nous avait conduit à lancer une Pétition et un groupe sur Facebook : Stop au scandale des pages jaunes.
Mère de trois jeunes enfants, élue depuis un peu plus d'un an au côté d'Alain Juppé, en charge des problématiques de logement, d'écohabitat et d'énergie, j'ai voulu protester. A l'heure d'internet quand on sait qu'un foyer sur deux est équipé, c'était pure folie cette distribution systématique.
Ma révolte et celle de milliers de citoyens qui veulent au regard de l'urgence écologique et du bon sens que ce style d'opération soit revu, a été utile.
Les pages jaunes ont crée un site Recevoirmesannuaires.fr qui permet d'un seul clic de ne plus recevoir vos annuaires si vous ne le voulez pas.
La mairie de Bordeaux a crée une campagne pour inviter le plus grand nombre à cliquer écocitoyen.
C'est le citoyen qui aujourd'hui peut agir concrètement et simplement pour que nos trottoirs à l'automne prochain ne soient plus envahis par cette marée jaune.
Cliquons tous avant le 30 avril pour montrer que l'action collective citoyenne porte ses fruits.
Une information à faire circuler le plus possible. MERCI.
anti, un peu plus légère chaque jour et tellement plus heureuse.
13:46 Publié dans Colère, L'Univers d'Anti, Nature | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : home
01 décembre 2009
Un soir pour la terre

A l’occasion du Sommet de Copenhague qui se tiendra du 7 au 18 décembre 2009, France Télévisions se mobilise à travers ses programmes et plusieurs rendez-vous dédiés.
France 3 a diffusé un Thalassa spécial depuis Copenhague au Danemark le vendredi 13 novembre dernier (émission sur laquelle nous sommes revenus sur ce blog dans quelques commentaires). Rappel : C’est une certitude, le réchauffement de la planète est en marche et le niveau de la mer va monter, d’un mètre au minimum d’ici 2100. Les émissions de gaz à effet de serre doivent impérativement baisser de moitié d’ici 2050.
Le mardi 24 novembre, France 5 prenait le relai avec "Sale Temps pour la Planète" une émission de 108’ proposée par Morad Aït-Habbouche et Hervé Corbière, présentée par Jean-Marie Cavada qui animait un plateau avec ses invités dont Michel Serre, Hervé Le Bras, Hélène Flautre, François Gemenne, Hervé le Treut...
Enfin, mardi 8 décembre prochain, France 2 présente Un soir Pour La Terre, une soirée spéciale Sommet de Copenhague, avec Marie Drucker et Yann Arthus Bertrand.
Grand reportage et grand débat, suivis de la rediffusion du film "HOME" de Yann Arthus Bertrand.
Yann Arthus Bertrand parcourt la planète au cours d’un grand reportage.
- Le Grand Nord Canadien et la fonte de la banquise. Quelles sont les conséquences sur les populations Inuit, sur la faune et la flore ?
- L’Inde et plus particulièrement le delta du Gange. Le plus grand delta du monde abrite la réserve de Sunderbans classée « Patrimoine mondial de l’humanité » par l’Unesco. Cette célèbre réserve est-elle menacée par la montée des eaux ?
- Le Mali, où l’étendue de la sécheresse fait des ravages. Les populations sont affamées et Action Contre La Faim a lancé une opération humanitaire : on enseigne aux paysans de nouvelles techniques d’arrosage et de culture afin de s’adapter aux changements climatiques.
- L’Australie, dont les habitants sont les plus grands émetteurs de CO2 de la planète, doit faire face à un manque d’eau crucial. Le rationnement est devenu obligatoire et les grandes villes comme Perth et Adélaïde sont obligées de construire des usines de désalinisation.
DÉBATCe grand reportage sera suivi d’un grand débat animé par Yann Arthus Bertrand et Marie Drucker, au cours duquel les téléspectateurs vont poser leurs questions à : Jean-Louis Borloo, Daniel Cohn-Bendit, Ségolène Royale, (Sous réserve de changement).
Un soir pour la terre : soirée spéciale Copenhague sur France 2 avec Yann Arthus-Bertrand, retour sur un article de David Naulin pour C Durable info.
France 2 propose une soirée spéciale autour du Sommet pour la terre qui réunira du 7 au 18 décembre les représentants des pays qui ont ratifié la convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique.
Durant ces dix jours, toute la planète aura les yeux braqués sur Copenhague au Danemark. Ce rassemblement est considéré comme celui de la dernière chance, celui où chefs d’Etat et de gouvernement doivent renégocier un accord international sur le climat afin de remplacer le protocole de Kyoto qui prendra fin en 2012.
A cette occasion, Marie Drucker et Yann Arthus-Bertrand animeront une grande soirée en direct sur France 2 le mardi 8 décembre dès 20h35 avec Un soir pour la terre. En attendant, rendez-vous mardi 24 novembre sur France 5 à 20h35 avec la soirée spéciale réfugiés climatiques et mercredi 25 novembre à 20h35 sur France 3 avec Vu du Ciel, nouvel opus inédit consacré à la fin du pétrole...
* Un soir pour la terre
* France Télévisions se mobilise à l’occasion de Copenhague
Un soir pour la terre
Intitulée Un soir pour la terre, cette émission spéciale débutera par la diffusion d’un documentaire inédit signé Yann Arthus-Bertrand. Dans son film de 90 minutes, le célèbre photographe emmènera le téléspectateur à la découverte de zones méconnues et à la rencontre de personnes qui se battent quotidiennement contre les effets du réchauffement climatique.
Entre images vues du ciel bouleversantes de beauté et d’autres affolantes de gravité, Yann Arthus-Bertrand se penchera sur le cas du Bangladesh où vivent les premiers réfugiés climatiques. Au Mali, les habitants luttent contre la famine et la sécheresse. Des avions y font tomber la pluie en se glissant dans les nuages ! Au total, ce sont 17 pays que Yann Arthus-Bertrand a traversé pour alerter sur les effets désastreux des évolutions climatiques.
En deuxième partie de soirée, les téléspectateurs retrouveront Yann Arthus-Bertrand aux côtés de Marie Drucker pour animer un grand débat en direct : Agir, vite et comment ?
La journaliste interrogera des invités tandis que le documentariste apportera son témoignage. Seront conviés sur le plateau : le ministre de l’écologie Jean-Louis Borloo, le député européen Daniel Cohn-Bendit, ainsi que Ségolène Royal, ancienne ministre de l’environnement. France 2 proposera à ses téléspectateurs de poser leurs questions par le biais du site internet de la chaîne.
France Télévisions se mobilise à l’occasion de Copenhague
En attendant cette soirée exceptionnelle sur France 2, le 8 décembre prochain, France Télévisions vous propose :
Vu du ciel : la fin du pétrole, mercredi 25 novembre 2009 à 20h35 sur France 3.
La fin du pétrole, c’est la fabuleuse histoire d’une matière première qui, en à peine un siècle, a révolutionné la vie des hommes. Mais aujourd’hui, les réserves de pétrole s’épuisent. Dans sa course folle à toujours plus de production, l’Homme n’a pas su préserver cette énergie précieuse que la Terre a mis des millions d’années à lui offrir. Pour raconter l’aventure du pétrole, Yann Arthus-Bertrand et son équipe sont partis aux Etats-Unis, pays le plus dépendant à l’or noir.
En ce début du XXIe siècle, il est urgent de prendre conscience que les ressources en pétrole sont limitées. C’est aujourd’hui qu’il faut agir et s’organiser, pour préparer la nouvelle ère qui s’annonce. Alors que toutes nos économies sont basées sur le cours du baril, demain, dans 20, 30 ou 100 ans, il faudra vivre sans pétrole. Quelles en seront les conséquences ? Quelles sont les solutions qui s’offrent à nous ? Ce nouvel épisode inédit de Vu du Ciel tente de répondre à ces questions. De la Chine au Bénin, en passant par l’Azerbaïdjan, la Belgique et le Canada, Vu du Ciel nous entraîne dans un tour du monde inédit, à la rencontre de l’or noir.
- Les réfugiés climatiques, une soirée spéciale mardi 24 novembre à 20h35 sur France 5.
Chef d'orchestre de ce rendez-vous, Jean-Marie Cavada accueille sur le plateau divers spécialistes pour débattre des sujets abordés notamment dans les reportages. France 5 propose le 24 novembre prochain une soirée présentée par Jean-Marie Cavada qui s’articule autour d’une fiction, d’extraits de la collection documentaire Sale Temps pour la planète et de plateaux avec des spécialistes. Deux autres reportages sur la Convention de Genève et sur l’Inde viennent clore la soirée avec, notamment, les éclairages d’Antonio Guterres, haut commissaire de l’Onu pour les réfugiés, et de Rajendra Pachauri, président du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Pour en savoir plus sur cette soirée, cliquez ici.
Des vidéos de Sale Temps pour la planète sont disponibles sur Google Vidéos.
Pour de plus amples informations, à lire, les nombreux articles de David Naulin sur le sujet et bien sûr, consulter les Tags biodiversité, pollution, développement durable, climat, copenhague, etc. qui apparaissent toute fin de note.
Et enfin, la note de Anna faite après la diffusion de l'émission : Surchauffe.
anti
11:10 Publié dans Colère, L'Univers d'Anti, Nature, Tous des humains | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : yann arthus bertrand, home, pic pétrolier, climat, ressources naturelles, pollution, développement durable
03 octobre 2009
Qu'avez-vous changé depuis Home ?
Au hasard d'une discussion sur un autre fil, Ramses a soulevé la question suivante, qu'il me semble intéressant de traiter dans un fil dédié au sujet :
"J'ai relu la note "Home". Qu'a t'on fait depuis 4 mois ? Rien, ou presque (ah, oui, une "taxe carbone" pour permettre aux riches de polluer en paix...). Le souci majeur actuel d'Europe-Ecologie est de deviner si il sera devant ou derrière le PS aux régionales de 2010... Qu'a fait le G20 à propos des bouleversements climatiques, qui se révèlent dramatiquement jour après jour (notamment en Sicile) ? Rien... Attendons Copenhague !"
Voici ma réponse.
Au niveau des états, personne ne peut croire que quoi que ce soit de visible bouge dans une échelle de quelques mois. L'unité de temps est plutôt la décennnie, soyons réalistes.
Raison de plus pour que nous agissions tous sans attendre des accords internationaux. Comme le rappelait Jean-Louis Etienne hier sur France-Info en réponse aux outrances d'Allègre, peu importe qui est responsable du dérèglement climatique, les seuls qui pourront le corriger, ce sont nous les humains, tous autant que nous sommes.
Nous, depuis Home, voici ce qui a changé chez nous :
- Nous faisons nos courses en deux étapes, la première chez Satoriz où nous achetons tout ce qui est produits de consommation courante en bio, et la seconde chez Inter où nous achetons le complément. En bio, cela concerne l'essentiel de notre nourriture (peu d'exceptions) et de nos produits de nettoyage (sols, vaisselle, savon, shampoing, etc.). Il va de soi que nous n'achetons plus aucun produit frais qui ne soit pas de saison, ni aucune viande d'élevage intensif.
- Nous procédons à un tri systématique de nos déchets. Tout ce qui est organique est jeté dans un coin de notre jardin pour faire du compost. Pour le reste, c'est plus classique (et il faut se réjouir que ce le soit devenu) : tout ce qui est non recyclable va dans une poubelle, tout ce qui est recyclable dans une autre, le verre dans une troisième et les bouchons en plastique dans une petite boîte séparée.
- Nous récupérons systématiquement les eaux qui auraient pu se perdre, telles que celle qui coule dans l'évier pour une petite vaisselle ou celle qui coule de la douche en attendant que la bonne température soit atteinte. Les eaux récupérées sont utilisées pour les plantes ou le jardin.
- Pendant tout l'été et tant qu'il fera assez chaud, nous n'utilisons plus le sèche-linge. Le linge sèche dehors, à l'ancienne. Pour la machine à laver, nous utilisons une boule de lavage (30 euros, active pendant un an). Nous n'utilisons un détergent classique qu'en cas de lessive très sale, ce qui est rarissime. Nous ne repassons que l'indispensable, nous nous contentons de plier le reste (draps, serviettes, la plupart des t-shirts).
Nous nous autorisons des exceptions quand ça nous arrange mais elles sont de plus en plus rares. Il ne fait aucun doute que nous avons pris un virage net vers un comportement plus respectueux de l'environnement et plus éthique.
Et vous ? Qu'avez-vous changé depuis Home ?
19:53 Publié dans Accueil, Anna bloGalore, Colère, Nature | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : climat, ressources naturelles, pollution, développement durable, home
16 juin 2009
Kokopelli, un Joueur de Flûte Enchantée dans le Rêve de Gaïa.
Kokopelli, un Joueur de Flûte Enchantée dans le Rêve de Gaïa.
Hier, j'ai fait une nouvelle rencontre, très belle, une rencontre avec Kokopelli... Suivez-moi...
Dans les cosmogonies Amérindiennes, Kokopelli est bien sûr le Semeur, le Joueur de Flûte, mais il est aussi le Shaman, le Farceur, le Vagabond, le Troubadour, le Colporteur, le Dissident, l’Hérétique, et le Séducteur. Le Joueur de Flûte est à l’image du Grand Pan de l’antique Europe Indigène. Chez les Indiens Hopis (les Pacifiques), il n’est pas, au sens strict, identifié avec Kokopelli mais plutôt avec la Cigale.
Dans leur cosmogonie, contrairement à la Fable de la Fontaine, c’est la Cigale qui est l’héroïne, celle qui guide le Peuple des Fourmis des mondes inférieurs vers la surface de la Planète. Ne peut-on discerner, dans ces deux histoires, une évocation poignante de l’antinomie entre deux cultures, d’une part la sagesse Amérindienne ludique et empreinte de révérence pour la Terre Mère et de respect pour la biosphère et, d’autre part, une société Occidentale besogneuse et “affairée” et dont les excès de besogne stérilisent la Terre en un désert, désacralisent le vivant et transforment l’intégralité de la biosphère en une poubelle génératrice de cancers?
N’y aurait-il pas en chacun de nous, l’espèce humaine, un petit Kokopelli ou une petite Kokopelli-Mana (l’archétype féminin) qui ne demande qu’à s’éveiller, qu’à hurler sa rage face à une telle destruction, qu’à proclamer son hérésie (dans le sens Grec du terme “liberté de choisir”) face à une telle normalisation et banalisation de la Terreur d’Etat, qu’à disséminer ses semences de vie, de fertilité et de créativité au coeur de la monotonie de la morne et morte pensée ?
Car si Kokopelli est le Semeur, c’est parce qu’il est le symbole de la Fertilité, le symbole de la Sexualité. Et si Kokopelli est le Joueur de Flûte, c’est aussi parce qu’il est le symbole de la Fertilité et de la Sexualité. Car la flûte est sans doute l’instrument le plus antique, de mémoire d’humanité: une flûte Néanderthalienne, ciselée à partir d’un fémur d’ours et datant de 53 000 ans, a été retrouvée en Slovénie. La flûte a été universellement associée à l’amour, à la séduction et à la courtoisie. Le joueur de flûte se manifeste toujours dans des contextes de fertilité, d’abondance et de pluie. Le rôle du Joueur de Flûte est primordial dans le shamanisme, dans les anciens mythes de création et dans les rites de fertilité.

Nous aurions pu, tout aussi bien, intituler cette introduction “Kokopelli, la Fertilité à la Fleur du Phallus”. Kokopelli, cet antique personnage charismatique, cet archétype de procréation, a été émasculé et stérilisé par tous les missionnaires estropiés de la joie de vivre, les grands prêtres de la bien-pensée. Le Joueur de Flûte, au phallus proéminent, a été aseptisé et relégué au rôle du semeur du Maïs et de l’Amour, de préférence platonique, un concept galvaudé par 2000 années de théologie de l’annihilation et d’inversion des valeurs.
Et si nous souhaitons redonner à Kokopelli son apanage, à savoir ce phallus proéminent, ce n’est pas pour réchauffer le vieux ragoût à la sauce patriarcale car cela fait 7000 ans que la biosphère s’étiole et que l’humanité se meurt sous les assauts du patriarcat et de l’agressivité mâle. Kokopelli symbole de Vie et de Fertilité, ne serait-il pas le contre-poison de ce fruit stérile, de l’impulsion de mort générée par l’union contre nature entre des forces d’intervention extraterrestre et la manifestation de l’Anthropos sur Terre ? Cette hybridité entre l’Anthropos et une altérité absente et inorganique ne serait-elle pas d’ailleurs le précurseur de cette agriculture moderne mortifère dont les chimères, hybridées, clonées ou transgéniques, ont stérilisé à jamais toutes les merveilles de la biodiversité cultivée ? Ne serait-elle pas aussi l’annonciatrice de cet enlisement inexorable de la psyché humaine dans une réalité virtuelle fondée sur du silicium qui nous aliène de la communion avec les forces vitales et orgasmiques de la Nature organique qui nous a engendrés ?

Cela fait 17 ans que nous luttons pour conserver le “privilège” de distribuer des semences de tomates, de courges, de laitues, etc. N’est-ce pas pathétique ? Comment en est-on arrivé à l’abandon total de nos libertés les plus essentielles ? La mafia semencière contre laquelle Kokopelli défend son droit d’exister, c’est cette même mafia qui contrôle la pharmacie, et qui contrôle l’agrochimie, et qui contrôle les chaînes de distribution alimentaire. Ce sont les multinationales des Sciences de la Mort qui stérilisent, qui virtualisent et qui synthétisent le Vivant.
Ce dont l’humanité a besoin, ce n’est pas d’un nouveau Messie qu’il soit Noir ou Caucasien-Hongrois. L’humanité s’est fourvoyée dans une impasse écologique dont nul messie, prophète, avatar ou sage illuminé ne va l’en sortir. Il n’est nul besoin de moraliser le capitalisme mais il est par contre urgent de moraliser la morale Occidentale. Depuis l’été 2007, l’Occident a mis sur la table des milliers de milliards de dollars pour sauver les grands brigands de la finance: de quoi nourrir la totalité du Tiers-Monde pendant un ou deux siècles. En toute indécence.
Ce dont l’humanité a besoin, c’est d’un sursaut de révolte contre l’inhumanité et la démence qui imprègnent notre paradigme Occidental, d’un cri de rage à l’encontre des multinationales qui ont pris les peuples de la planète en otage, d’une confrontation avec ces mafias qui prospèrent en collusion totale avec les gouvernements des pays Occidentaux, des pays en voie d’Occidentalisation et des pays sous-Occidentalisés.
Lors de précédents communiqués, nous avons déjà lancé l’alerte vis à vis de récents décrets scélérats en Amérique du nord concernant les plantes médicinales et les compléments alimentaires. Si on laisse magouiller les puissances malfaisantes qui se cachent derrière l’infâme Codex Alimentarius, il ne faudra que quelques petites années pour que les dernières libertés dont nous jouissons soient réduites à néant, et tout cela au nom de la sacro-sainte protection du consommateur.
Ce même consommateur qui se meurt de cancers, de mutations, de sous-nutrition, de maladies iatrogènes (à savoir provoquées par la médecine Occidentale)... Quelle farce immonde ! D’ailleurs, les multinationales ne se cachent derrière le Codex que pour ceux qui ne veulent pas les voir : elles sont là au grand jour, dans toute leur arrogance.
Elles mènent le monde, elles ont corrompu les hautes administrations, elles ont fait voter des lois scélérates, iniques, liberticides. Elles ont parfois même leur propre police ce qui est d’ailleurs un luxe car les polices et les organismes de répression des Etats sont à leur botte. Et l’inventaire des nuisances de leurs produits de synthèse ne fait que s’allonger :
- elles ont éradiqué toutes les méthodes d’agriculture biologique afin de remplacer les fertilisants organiques par des fertilisants de synthèse qui stérilisent la terre et qui génèrent une telle érosion qu’il n’y aura plus un seul gramme de terre arable sur la planète en 2050. Elles ont même réussi l’exploit de faire “certifier” l’agriculture biologique et d’en faire payer la certification par les producteurs tandis que les agriculteurs pollueurs sont subventionnés par Bruxelles !
- elles ont remplacé la quasi-totalité des anciennes variétés par des chimères brevetées qui ne peuvent fonctionner qu’avec des fertilisants de synthèse et des pesticides. Leurs lois punissent ceux qui osent donner, échanger ou commercialiser des variétés anciennes non inscrites sur les catalogues officiels.
- elles ont remplacé les pratiques paysannes ancestrales (fondées sur la diversité) par l’utilisation des pesticides synthétiques : insecticides (dérivés des gaz moutardes), herbicides, fongicides, etc. Leurs lois (par exemple, la loi d’orientation agricole de janvier 2006) prévoient de punir de 2 ans de prison et de 75 000 euros d’amende toute confection, publicité ou transmission d’informations concernant les extraits de plantes, tels que le purin d’ortie. La prêle est maintenant leur cible, le seul fongifuge naturel disponible pour les jardiniers.
- elles ont stérilisé la biodiversité naturelle des campagnes, interdisant ainsi l’accès aux plantes alimentaires sauvages qui contiennent souvent des oligoéléments que l’on ne trouve plus dans les variétés synthétiques de l’agriculture moderne ou dans les aliments synthétiques de l’agriculture chimique. Qui sait que l’ortie est l’une des plantes de la nature contenant le plus d’antioxydants ?
- elles interdisent l’usage du Stevia rebaudiana, une plante sucrante d’usage plusieurs fois millénaire originaire du Paraguay, et elles ont poursuivi Guayapi Tropical qui a perdu son dernier procès en Cour de Cassation.
- elles sont en train de préparer une vaste offensive généralisée contre les plantes médicinales et les compléments alimentaires (voir par exemple les attaques contre la pharmacopée anthroposophique) et ne soyons pas naïfs, elles parachèveront cela par une éradication de toutes les médecines naturelles ou alternatives, ce qu’elles ont commencé de faire en persécutant Benveniste, Beljanski, Naessens, le Ribault... Qui se préoccupe du fait que les médicaments de synthèse constituent la troisième cause de mort aux USA?
- elles ont enfin criminalisé toutes les plantes shamaniques utilisées par l’humanité depuis des dizaines de milliers d’années: le cannabis, le peyote, l’ayahuasca, les champignons psilocybe... Elles ont favorisé l’usage de substances “naturelles” (mais néanmoins regorgeant de pesticides) sources de dépendances, l’alcool et le tabac, qui remplissent les caisses des Etats et génèrent d’innombrables problèmes de santé: combien de morts par tabagisme tous les ans, combien de morts par alcoolisme tous les ans ?
Elles ont remplacé les plantes shamaniques par des psychotropes de synthèse (près de 25 % des Français ne peuvent “fonctionner” qu’à l’aide de ces psychotropes) et autres drogues de synthèse que des grands laboratoires fabriquent et distribuent en toute impunité: cocaïne, héroïne, méthamphétamine, etc. N’est ce pas une troublante coïncidence que depuis que les troupes de l’Alliance Occidentale ont envahi l’Afghanistan, la production d’opium Afghan (90% de la production mondiale) n’a cessé de croître ? Dans ce domaine, l’hypocrisie des Etats Occidentaux n’a pas de borne: on oublie trop aisément que les banques Occidentales ont bâti leur fortune et leur prospérité sur les deux guerres de l’opium (1839 et 1856) en obligeant la Chine à ouvrir ses ports et à laisser son peuple s’empoisonner à l’opium.
A qui profite le crime ? Les peuples sont inexorablement dévastés et empoisonnés par les pesticides de synthèse, par des aliments contaminés et dénués de valeur nutritive, par des chimères génétiques hautement allergéniques, par de l’alcool frelaté ou hautement pesticidé, par du tabac farci de produits chimiques et génétiquement manipulé pour augmenter le taux de nicotine, par du sucre blanc déminéralisant, par des médicaments de synthèse qui génèrent tout autant de problèmes qu’ils en “soignent”, par des psychotropes de synthèse et des drogues dures synthétiques dont l’augmentation de la consommation est proportionnelle au mal-être grandissant de nos sociétés morbides.
A qui même profite la criminalisation du cannabis? Il semblerait que les bonnes anciennes variétés de nos grands-mères aient été éradiquées pour faire place à des variétés modernes hybridées de manière forcenée (et peut-être même génétiquement manipulées) aux taux de THC décuplé ou plus.
De quel droit les Etats Occidentaux se mêlent-ils de légiférer et de criminaliser l’accès aux richesses de la biosphère, aux dons de la Terre Mère ? Qu’attendent les peuples pour se révolter contre l’interdiction de concocter un extrait d’ortie ou de prêle pour soigner les légumes de leur jardin, contre l’interdiction de sucrer leur tisane avec du Stevia, contre l’interdiction de cueillir des champignons dans les prés à l’automne, contre l’interdiction de donner ou d’échanger des anciennes variétés de blés, de tomates, de maïs ou de courges? Nous exigeons un accès libre à toutes les richesses de la biosphère Gaïenne, à tous les dons de la Terre Mère. Maintenant. Et sans exception.
L’humanité est maintenant confrontée à un choix décisif: sombrer dans un esclavagisme chimique de synthèse, virtuel et artificiel (le véritable “enfer de la drogue”) ou se révolter pour recouvrer son droit inaliénable d’avoir recours aux plantes sauvages, aux plantes médicinales, aux plantes shamaniques et aux plantes alimentaires, le fruit de milliers d’années de co-évolution avec la biosphère. De ce choix dépend la survie de l’humanité, et d’une grande partie de la biosphère. Quant à Gaïa, une perle bleue sertie dans un univers de 135 milliards de galaxies, elle en a vu d’autres en 4350 millions d’années !

Et pour clore sur une mélodie de flûte plus cosmique, nous aurions pu, tout aussi bien, intituler cette introduction “Kokopelli, la Fertilité à Fleur d’Antennes”. Car la science Occidentale n’a pas encore commencé à percer le mystère des antennes des insectes qui sont de puissants résonateurs, à l’image de l’entièreté de la terre, de l’humus, qui résonne puissamment avec les forces du cosmos (à condition qu’elle ne soit pas biologiquement stérile). Le symbole de Kokopelli, avec sa bosse, n’est pas sans évoquer l’abeille avec ses antennes extrêmement sensibles et son butin de pollen. Que savons-nous réellement du rôle de l’Abeille dans les desseins de Gaïa ? Pourquoi l’Abeille est-elle en train de déserter l’humanité ?
Les antennes de Kokopelli, ce sont ses organes de résonnance Gaïenne. Et le Joueur de Flûte est souvent aussi celui qui ouvre les portes vers l’autre monde, vers l’autre dimension. Vers le Rêve de Gaïa ? Les Aborigènes ont vécu pendant 40 000 ans dans les déserts de l’Australie, à l’écoute du Temps de Rêve, en synergie totale avec leur environnement, avec leur biosphère. Selon John Lash “La croyance indigène selon laquelle le rôle de l’humanité est de se souvenir des événements du Rêve pour toutes les créatures est en phase avec la suggestion présentée dans le Mythe de Gaïa : à savoir, que l’espèce humaine active un circuit de mémoire pour Gaïa.” Est-il encore temps pour l’Occident de se reconnecter à la source du Rêve, de co-évoluer avec Gaïa, la Terre-Mère ? Ne serait-il pas sage d’accorder à la Biosphère une Trêve ? Ne serait-ce pas une question vitale de Trêve ou de Crève ? Ne serait-ce pas urgent de resemer la Vie au coeur de l’Extinction Planétaire pour préparer le terrain aux Tribus du Futur ?
Dominique Guillet - Novembre 2008
Ce long et très beau texte est "Le mot du président" de l'association Kokopelli qui compte aujourd'hui plus de 6000 adhérents. Domiciliée à Alès, l'association existe depuis 1997, son objectif : militer pour la cause de la biodiversité et des Semences de Vie.
Sur le site de l'association, plusieurs DVD de documentaires aux synopsis inquiétants : Le Titanic Apicole, La Terreur Pesticide, Le silence des Nanos, L'ortie Fée de la résistance, The future of food/ La nourriture peut-elle nuire à la santé ?Des ouvrages aussi : Manuel de production de semences et Collection planétaire de variétés potagères “ Semences de Kokopelli ”, neuvième édition augmentée, 824 pages couleur, et près de 1300 photos, couverture cartonnée (auteur Dominique Guillet. Introduction de Jean-Pierre Berlan, directeur de recherches INRA). Voir des extraits de pages ici et là.
Différentes campagnes menées : Libérons les abeilles, Requiem pour nos abeilles,
Robin des semences, Réprimer ou engranger, il faut choisir, Libérons les Blés, les Orges, les Seigles; Verdon: partenariat avec Parc Naturel, Campagne parrainage de Kokopelli, Tom Wagner en France.
Des actions : semences sans frontière.
Et, un scandale (ça fait vraiment peur !!!) : L’Etat français - ou plus précisément le Ministère de l’Agriculture – ainsi que ses acolytes, le GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences et Plants – un organisme hybride public-privé) et la FNPSP (Fédération Nationale des Professionnels de Semences Potagères et Florales), ont poursuivi l’association KOKOPELLI devant la Justice et ils ont gagné leur procès. Retour sur un Procès Perdu.
A télécharger, la revue très instructive, en pdf.

A SIGNER : la pétition "Libérons les semences"
A lire sur le blog :
Effet Boomerang chez Monsanto
Les raisons de la colère
Repenser demain
Non aux OGM
OGM : Condamnation de la France
L'arnaque des OGM "sans danger"
Un noël sans OGM
Plus noir que vous ne pensez
Enfin un label "Nourri sans OGM
Monsanto : champs stériles en Afrique du Sud
Graines de discorde ?
Repenser demain
Déclin des abeilles et économie
Le grenier de la planète
Le Round-up, un poison pour vos enfants
Photo Kokopelli Wikipédia, les autres photos proviennent du site de l'association.
anti
11:31 Publié dans L'Univers d'Anti, Nature | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : kokopelli, ressources naturelles, ogm, biodiversité, pollution, développement durable, home, bio
05 juin 2009
Ce soir at "Home"

J'en parlais en mars dernier, ça y est, c'est aujourd'hui ! « Home » sort sur les écrans, tous les écrans ! Cinéma, internet, France 2 à 20h30 dans une version raccourcie (1h30 au lieu des 2 heures du film) !
Des projections en plein air (Paris, 22 h sur le champ de Mars, Arbas - Pyrénées - à 21 h, etc.) sont prévues.
Dans la lignée de la Trilogie des Qatsi, « Home » sera projeté ce soir dans 284 salles, le plus souvent gratuitement, parfois à 2 € ou 3 €. Seul le réseau Europalaces (salles UGC et Pathé) ne l’a pas retenu. Le ministre de l’Environnement, Jean-Louis Borloo, a envoyé cent copies aux préfets pour qu’ils organisent des projections, et 10 000 DVD seront donnés aux écoles.
En magasin, « Home » sera vendu 4,99 € (Source Le Parisien)
Yann Arthus-Bertrand et Luc Besson auront choisi ce 5 juin, journée mondiale de l’environnement, pour lancer ce documentaire environnementaliste qui va être présenté gratuitement à la télé et au cinéma dans plus de 50 (ou 130 pays selon les sources) ou sur l’internet (notamment sur YouTube).
À la fois esthétique et engagé, il vise à montrer la fragilité de notre environnement et l’urgence de le protéger.
Au Québec, RDI présentera l’oeuvre vendredi soir à 19h30, sans publicité.
La Fondation David-Suzuki organise aussi un visionnement vendredi matin au Palais des Congrès (complet). Personne n’a payé pour le présenter.
« Au début, Yann (Arthus-Bertrand) voulait un film économiquement neutre, racontait jeudi après-midi Luc Besson à La Presse.
Il devait redistribuer l’argent à des associations. Puis on a décidé d’en faire plus en l’offrant gratuitement, parce que la gratuité permet de rejoindre un public encore plus grand. On a donc trouvé un commanditaire pour payer le film (12 millions d’euros).»
Le premier visionnement de Home a déjà eu lieu plus tôt jeudi à Tahiti. Il doit ensuite être vu au Japon, en Inde, en Europe puis au Canada. Des visionnements publics sont notamment organisés aux Champs-de-Mars de Paris, au Trafalgar Square de Londres et à Times Square à New York.
On pourra y voir ce qui ressemble à une version cinématographique du livre La Terre vue du ciel. Le film d’Arthus-Bertrand est tourné entièrement à partir du ciel. Il a accumulé plus de 500 heures d’images partout sur la planète, du Sénégal au Groenland en passant par l’île de Pâques.

« On avance d’image en image, comme si on survolait la Terre en avion, pour raconter avant tout l’histoire extraordinaire de la vie. C’est un miracle inouï. (…) L’homme découvre le feu jusqu’au pétrole. Et là, il y a une formidable accélération qui finit par devenir anxiogène, parce qu’on réalise que l’homme déconne complètement. Ce qui est catastrophique, ce n’est pas ce problème environnemental. C’est le fait qu’on n’y réagisse pas », explique-t-il.
Besson et Arthus-Bertrand assurent qu’ils n’ont pas la prétention de changer le monde avec un film. Par leur stratégie de distribution massive, ils espèrent fouetter le maximum de gens pour leur rappeler l’urgence d’agir.
« Notre réaction me fait penser à celle d’un patient à l’ongle incarné, avance Besson. Ça enfle et on lui dit que ce n’est pas grave. Puis la gangrène arrive, et il ne bouge pas, il s’habitue au problème. À la fin, il faut amputer toute sa jambe. Nous, on dit clairement aux gens que ça fera mal, mais qu’il faut soigner le problème avant qu’il ne soit trop tard. » (Source Mon Cinéma)

Ce que nous sommes en train de détruire et à toutes ces merveilles que nous pouvons encore préserver. "Vu du ciel, on a besoin de moins d'explications". La perception que l'on a est plus immédiate, intuitive, émotionnelle.
HOME va directement toucher la sensibilité de chacun d'entre nous et nous faire prendre conscience que nous devons changer notre regard sur le monde. HOME traite des grandes questions écologiques auxquelles nous sommes confrontés et nous montre comment tout interagit sur notre planète.
Synopsis
En 200 000 ans d'existence, l'homme a rompu un équilibre fait de près de 4 milliards d'année d'évolution de la Terre. Le prix à payer est lourd, mais il est trop tard pour être pessimiste : il reste à peine dix ans à l'humanité pour inverser la tendance, prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la Terre, et changer son mode de consommation.
En parallèle de ce film, J'ai reçu cette vidéo hier soir de la part de Sapotille... Magnifique Severn Cullis-Suzuki en 1992, alors âgée de 12 ans. Discours à l'ONU...
Une fille de 12 ans met une claque aux dirigeants du monde...
Et 17 ans après ?
On veut tous avoir des nouvelles de cette jeune fille après un discours pareil ! J'ai trouvé cet article sur le site de l'UNICEF.
NEW YORK, Etats-Unis, 10 juillet 2008 - Il y a juste un peu plus de 16 ans, une Canadienne de 12 ans appelée Severn Cullis-Suzuki montait à la tribune du Sommet Planète Terre à Rio de Janeiro (Brésil) et donnait un discours qui laissait pantois les nombreux diplomates de la salle.
« A l'école, à la maternelle même, vous nous enseignez comment nous comporter dans le monde, avait-elle dit avec l'aplomb d'une personne deux fois plus âgée, vous nous dites de ne pas nous battre, de trouver une solution à nos problèmes, de respecter notre prochain, de nettoyer ce que nous salissons, de ne pas faire de mal aux autres créatures, de partager, de ne pas être cupides. Alors, pourquoi est-ce que vous, à peine sortis de cette salle, faites ce que vous nous dites de ne pas faire ? »
Inspirer d'autres jeunes militants
Ce discours allait changer la vie de Severn Cullis-Suzuki. Après cette conférence, elle a commencé de voyager dans le monde entier et à donner des discours pour un environnement plus juste. Elle continue aujourd'hui.
La vidéo de son intervention au Sommet est depuis longtemps une source d'inspiration pour les jeunes militants d'un peu partout dans le monde. Depuis qu'il a été affiché sur Internet, des millions de personnes ont été inspirées - ou réprimandées - par les paroles de la jeune fille.
« C'est étonnant de voir la portée de ce discours, affirme Severn Cullis-Suzuki, 28 ans maintenant. « Et moi, quand je le vois maintenant avec mes yeux d'adulte, je peux vraiment presque m'en séparer. Je le vois comme un symbole du pouvoir de la jeunesse et de l'importance de la voix de la jeunesse, et de tout ce qui peut se passer quand une jeune personne est soutenue par sa communauté ».
Severn est toujours une militante connue au Canada et dans le monde entier. Elle a récemment obtenu une maîtrise d'ethno-biologie et vit dans une communauté autochtone en Colombie britannique, ce qui lui permet d'associer ses connaissances scientifiques à une compréhension plus traditionnelle de la gestion de l'environnement. Elle a également participé à la rédaction d'un livre sur les jeunes militants du Canada.
« Le pouvoir des enfants »
« Il y a très peu de choses qui ont été dites en 1992 qui ne sont pas exactes aujourd'hui », fait valoir Severn, citant une longue liste de problèmes écologiques provoqués par les humains. « Et je crois que cela, une fois encore, montre le pouvoir des enfants ».
« Les enfants peuvent affirmer cette sorte de vérité, poursuit-elle, ils n'ont pas d'arrière-pensées ni cette connaissance complexe qui nous empêche de nous exprimer quand nous sommes adultes, et ils peuvent demander aux adultes : 'pourquoi est-ce que vous détruisez la planète ? Pourquoi compromettez-vous mon avenir ?' En tant qu'adulte, je ne peux pas poser ces questions de la même manière ».
« Nous avons besoin des enfants pour aller au vif du sujet, pour éliminer ces complications que l'on se crée lorsqu'on vieillit, pour nous obliger à nous rappeler ce qui est vraiment important ».
Le film en anglais
Le film en espagnol
Le film en allemand (activer le sous-titrage)
Des vidéos et des infos sur le tournage de "Home" : "Home" project.
Le site de Good Planet.
Nicolas Hulot, lui aussi, devrait passer au grand écran pour poursuivre son combat pour la sauvegarde de la planète. "Le Syndrome du Titanic" devrait sortir le 7 octobre 2009.
Sur le blog, retrouvez Yann-Arthus Bertrand dans : Vu du Ciel et 6 milliards d'autres.
A lire aussi, les notes sur les documentaires : Un jour sur Terre et Nos enfans nous accuseront.
A découvrir aussi "Terre TV", la chaîne sur l'environnement et le développement durable sur le web.
Tout sur la Trilogie des Qatsi
Le blog Gaïa
Des dizaines d'articles sur le web là dont, encore une fois, un papier nauséabond sur Libé (Bon Dieu Sartre ! qu'est ton journal devenu ?) de Iegor Gran bien connu pour son l'humour noir détonnant. Sauf que là, ça n'est pas d'un roman dont il s'agit. C'est de la réalité. Notre réalité.
Comme le disait encore Anna ce matin dans sa note d'accueil
Il est plus que temps d'y faire très attention."
anti, Humaine, sweet Humaine.
11:00 Publié dans L'Univers d'Anti, Nature | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : yann arthus bertrand, home, pic pétrolier, climat, ressources naturelles, pollution, développement durable, bio, severn cullis-suzuki
12 mars 2009
Welcome "Home" !!!

Le 5 juin 2009, simultanément dans tous les pays du monde, le film sortira sur Internet (sans droits), à la télévision, au cinéma (dans une version légèrement différente, pour que la diffusion simultanée soit légale) avec un prix de ticket couvrant juste la part de l'exploitant et en DVD à la vente, où la part producteur se limitera à 1 € reversé à GoodPlanet.
Yann Arthus Bertrand, Luc Besson et le groupe PPR (Pinault, Printemps, la Redoute) sont les trois protagonistes du film "Home", un film écolo, dont la sortie est prévue pour la journée de l'environnement, le 5 juin 2009, simultanément au cinéma, à la télévision et sur Internet.
Après "Une vérité qui dérange", le documentaire-choc d'Al Gore, "La Onzième Heure, le virage", film produit et commenté par Leonardo DiCaprio, voici donc un nouveau film tourné dans 50 pays, d'une durée finale d'une heure trente à deux heures.
Le budget du film est estimé entre dix et quinze millions d'euros, couvert en grande partie par le mécénat de François-Henri Pinault, patron du groupe PPR, qui s'engage à hauteur de dix millions d'euros. Ce budget inclue la "compensation carbone" des dépenses du tournage.
Un teaser de trois minutes de ce film atypique est à voir sur le site internet du film Home. Selon Yann Arthus-Bertrand, c'est "un film de partage et de générosité, pas si fréquent dans le cinéma". Il n'est pas fait pour rapporter de l'argent mais pour sensibiliser, et s'il y a des bénéfices, ils iront à GoodPlanet, l'association fondée par le photographe.
Tous ces documentaires font des émules : Nicolas Hulot, lui aussi, devrait passer au grand écran pour poursuivre son combat pour la sauvegarde de la planète. "Le Syndrome du Titanic" devrait sortir d'ici le mois de juin.
Sur le blog, retrouvez Yann-Arthus Bertrand dans : Vu du Ciel et 6 milliards d'autres.
A lire aussi, les notes sur les documentaires : Un jour sur Terre et Nos enfans nous accuseront.
anti
11:00 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : yann arthus bertrand, home, climat, ressources naturelles, pollution, développement durable







