10 mai 2012
L'Inde de Kathy Dauthuille 3 : atmosphère

Femmes venant dans la rue à côté (mariage) - crédit photo Kathy Dauthuille 2012
Prêts pour une nouvelle promenade au Rajasthan ? L'Inde de Kathy Dauthuille 3 : atmosphère, c'est parti ! Pour voir toutes les photos de Kathy en Inde, cliquez ici.

dans la rue - crédit photo Kathy Dauthuille 2012

dans la rue 2- crédit photo Kathy Dauthuille 2012

dans la rue 3 - crédit photo Kathy Dauthuille 2012
Fatehpur est une petite ville campagnarde où l'artisanat est présent. On y retrouve tous les petits métiers.

Chez le fabricant de bracelets - crédit photo Kathy Dauthuille 2012

Sculpteur dans une rue voisine - crédit photo Kathy Dauthuille 2012

Vendeur de jus de canne à sucre - crédit photo Kathy Dauthuille 2012

Fêtes de Gangaur - crédit photo Kathy Dauthuille 2012

Fêtes de Gangaur - crédit photo Kathy Dauthuille 2012

A suivre...
* * * * * * *

Pour retrouver tous les articles concernant Kathy Dauthuille sur le blog :
PLICK !
Toute l'Inde sur le blog se trouve par là !
10:54 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : kathy dauthuille, inde, les voyageurs au sang d'or, nimes et ses alentours
09 mai 2012
L'Inde de Kathy Dauthuille 2 : les alentours de Fatehpur

Temple de Hanuman - crédit photo Kathy Dauthuille 2012
Hier j'ai commencé à mettre en ligne les photos que Kathy Dauthuille nous fait parvenir d'Inde où elle va séjourner pendant plusieurs mois (voir la première note ici). Après la haveli de Nadine Le Prince, aujourd'hui je vous propose de découvrir les alentours de Fatehpur dans les pas de Kathy. Pour vous aider à mieux visualiser, voici la carte que l'on trouve sur le site internet de la haveli :


Fêtes de Gangaur, hommage à Gauri, déesse de l’abondance,
fêtes durant lesquelles on célèbre la fidélité et l’amour éternel - copyright Kathy Dauthuille 2012

Fêtes de Gangaur 2 - copyright Kathy Dauthuille 2012

Temple à Ganesha - copyright Kathy Dauthuille 2012

Zebu qui attend qu'on lui donne à manger devant une haveli de Fatehpur - copyright Kathy Dauthuille 2012

Jaipur : la ville rose 2 - copyright Kathy Dauthuille 2012

Jaipur, photo prise du musée - copyright Kathy Dauthuille 2012
A suivre ;-)

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anti
10:51 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : kathy dauthuille, inde, les voyageurs au sang d'or, nimes et ses alentours
08 mai 2012
L'Inde de Kathy Dauthuille : la haveli
Voici maintenant près de deux mois que notre Kathy nationale a pris son envol pour l’Inde, direction le Rajasthan et plus précisément la haveli de Nadine Le Prince dont elle assure l’intendance pendant plusieurs mois.
Après deux jours de voyage, à son arrivée, Kathy nous laissait ce message sur le blog :
J'ai poussé la porte hier après un long voyage : six heures de route ensuite de Delhi à Fatehpur. Ensuite prendre connaissance du lieu qui est un ancien caravansérail. C'est un émerveillement à chaque pas que je fais.

Haveli de Nadine Le Prince - copyright Kathy Dauthuille
Rencontre avec les étudiants, le personnel... Ce matin, nous sommes allées au bazar : que de choses ! Je vais transmettre votre page à Nadine qui se trouve actuellement dans son atelier. La magie d'Internet !
Kathy nous tient régulièrement au courant de ses découvertes, j’ai même eu le bonheur de l’entendre au téléphone il y a quelques jours. 28 mails et plus d’une cinquantaine de photos plus tard, je profite de ce jour férié pour commencer à partager avec vous l’Inde de Kathy Dauthuille dans cette première partie consacrée à la haveli.

Kathy Dauthuille : ici on m'appelle "Kathy madam"
Un grand merci à Kathy à qui je n’ai pas souvent le temps de répondre, mais dont les messages sont lus avec plaisir et les photos savourées avec gourmandise, comme autant d’échappées belles dans des journées parfois trop chargées.
Bon voyage !

Haveli de Nadine Le Prince - copyright Kathy Dauthuille
Je suis bien arrivée : voyage très long. Le chauffeur m'attendait, il y avait après 6 heures de route. Arrivée à la haveli : une merveille, c'était un caravansérail, des patios, des petits escaliers, des oiseaux de toutes sortes en quantité...

Haveli de Nadine Le Prince - copyright Kathy Dauthuille

Rue qui borde la haveli, là les cochons se promènent

Le matin, avant le petit déjeuner, je vais ramasser des pétales de bougainvillier pour garnir les différentes vasques de la maison :
j'adore !

Terrasse de la Haveli au soir

A suivre ;-)
anti
16:17 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : kathy dauthuille, inde, les voyageurs au sang d'or, nimes et ses alentours
17 mars 2012
Bon voyage Kathy !

Ça y est, c'est le grand jour, celui du départ de Kathy pour l'Inde.
A cette occasion, notre ami Michel Rauscher nous a fait parvenir une série de photos prises au Rajasthan, précisément chez Nadine Le Prince, là où va séjourner notre amie pendant plusieurs mois.
" En faisant un saut sur le blog, j'ai vu Que Kathy allait chez Nadine Le Prince. J'ai été visité sa Haveli merveilleusement restaurée et t'envoie quelques images de ce beau lieu à Fatehpur."
Michel nous a autorisées à diffuser ces quelques clichés, pour le plus grand plaisir de tous !




Merci Michel et très beau voyage à toi Kathy !!!
anti
11:00 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : kathy dauthuille, michel rauscher, inde
01 août 2011
L'Inde de Louis Malle
Caméra à l'épaule, Louis Malle parcourt l'Inde en 1968, multipliant les rencontres afin de faire partager sa fascination, mêlée d'incompréhension, pour cet incroyable pays. De ses six mois de périple, il tire deux films : Calcutta, dédié à la capitale indienne et L'Inde Fantôme, 7 fois 52 minutes montées pour la télévision. Le film fait le tour du monde, entre scandale et éblouissement et assoit la réputation d'un cinéaste curieux et touche-à-tout.
L'INDE FANTÔME
"L'Inde fantôme regroupe sept documentaires (de 52 minutes) issus du découpage par thème d'un même ensemble. Ils seront jalonnés par des dates, comme dans un journal intime, et enrichis par le commentaire en voix-off d'un réalisateur à la fois sensible, respectueux des plans recueillis et surtout, d'une grande érudition"...
CALCUTTA
"Février 68, la rue, une noce, des artisans, une crémation, des lépreux, la misère des travailleurs, la bourgeoisie anglicisée, la colère des étudiants, les conditions infra-humaines... Si loin de l'Occident, sur les bords du golfe du Bengale, la caméra de Louis Malle s'arrête sur tout ce qui compose déjà, l'esprit de Mai 68. Ironie de l'Histoire, simple coïncidence ou instinct de prémonition, le rapprochement saute aux yeux"...

COFFRET L'INDE FANTÔME & CALCUTTA
"Pour ceux en qui l'appel de l'Inde ne s'assouvit jamais assez, ce coffret en 3 DVD est un recueil précieux".
Un livret de 40 pages accompagne cette édition
Édition: Arte Édition
Zone 2 - Couleur - Image et son restaurés
Langues audio : français
Durée film : 7 x 52 mn. et 1 x 95 mn
Durée totale : 8 H 06 mn
Prix BARKAL en partenariat avec ARTE : 21 euros soit 25 % de réduction
* * * * *
Tout Louis Malle chez Barkal
anti
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01 juillet 2011
Nadine Le Prince
Source des slides égarée... Me prévenir svp si vous en êtes l'auteur - Merci !
"Pour moi la peinture c'est l'élévation de l'esprit, la liberté, la conception des choses, une poésie silencieuse..."
Nadine Le prince est née à Paris. Elle descend d’une longue lignée d’artistes exerçant depuis le seizième siècle. Son parent Jean-Baptiste Le Prince fut un artiste de renom au XVIIIe siècle. Il était l’ami de Diderot et peignait à la Cour Russe. À l’âge de dix-sept ans, elle présente pour la première fois ses œuvres. Elle n’était encore qu’adolescente quand elle a rejoint le courant des « Peintres réalistes».
L’observation de la nature et la traduction de la lumière témoignent de son admiration pour la peinture du XVIIIe siècle. Elle l’actualise par le choix et la composition du sujet.
« La peinture en trompe-l’œil est pour moi une sorte de défi pour donner une illusion en trois dimensions dans un climat qui m'est propre, une perspective du réel vers l'imaginaire.
[…] Je ne cherche pas à prouver mon habilité, ni à exécuter un tour de force, mais à créer une apparence, de l'illusion et de la magie qui me sont propre. Je tente d'avoir un concept spirituel et sensible en espérant que les ondes qui s'en dégagent pourront être captées. »
Actuellement et jusqu'à aujourd'hui, une exposition montre des œuvres sur toile peintes dans son atelier à Paris et en Inde, des gouaches, aquarelles pastel, encre, dessins de voyages. Des giclées seront exposées pour la première fois. Cela se tient à l'Espace Saint Martin à Paris.
Mais l'artiste parisienne partage son temps depuis quelques années entre l’Inde et la France. C’est dans le Rajasthan qu’elle a restauré une ancienne demeure sur la route des caravanes. C’est là aussi qu’elle a un atelier où elle peint sur l’Inde, puis elle retourne à Paris vers ses racines françaises. Le contraste de ces deux civilisations est pour elle une source d’émerveillement, et propice à une création de questionnement, de joie et de recherche permanente. sa peinture a une apparence de réalité en trois dimensions dans un climat qui lui est propre, sorte de défi pictural pour rejoindre et transcender le réel. Sa figuration est une interrogation, elle nécessite une seconde lecture c’est une proposition d’émotions ou de réflexions livrées à l’appréciation du spectateur. C’est le contenu de son imaginaire, restitué par sa démarche artistique. Derrière les formes, il y a ce qu’elles impliquent, non seulement dans l’esprit de celui qui les a crées, mais dans celui qui les regarde. L’oeuvre renvoie à autre chose de plus essentiel qu’à son apparence : la vie spirituelle. sa peinture figurative n’est pas un spectacle anecdotique, c’est un style. C’est à la fois le miroir de son être profond, et une fenêtre ouverte sur le monde extérieur. (source site officiel de l'artiste.
C'est là que cela devient intéressant. Mes amis :
Mes amis : bienvenus à Fathepur, la ville aux 100 havelis, toutes en ruines, sauf une, celle de Nadine Le Prince acquise en 1998. En effet, comme elle le raconte sur son site internet, les havelis l'ont tout de suite enthousiasmée et on la comprend ! Ces constructions sont magnifiques ! Au départ, Nadine pensait s'installer dans cette ville pour peindre l'Inde et puis, au fil des jours elle s'est rendu compte que le patrimoine là-bas était en grand danger. Elle a donc décidé de créer un centre culturel afin d'organiser des rencontres entre artistes indiens et étrangers.
Après des années de démarches, elle a pu obtenir la promesse d'un "Heritage Walk" de deux kilomètres car elle est convaincue que la restauration des monuments et l'assainissement de la ville permettrait aux Shekhawatis de revivre, s'épanouir, retrouver une activité culturelle, commerciale, économique aussi car un grand nombre de corps de métier sont concernés par ces travaux (plombier, maçon, peintre…), tout cela grâce à l'art.
Mais assez parlé, il est temps à présent de laisser la place aux images :

Source article Inde - Galerie d’Art et Résidence d’Artiste dans une Haveli
Pour plus de plaisir des yeux, je ne peux que vous encourager à visiter le site du
Centre Culturel Nadine Le Prince
Très belle journée à tous et un grand merci à Kathy pour cette belle découverte ;-)
anti
11:00 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : peinture, nadine le prince, inde
29 juin 2011
La forêt des 29 ou l'histoire des Bishnoïs

Nous avons plusieurs fois parlé des Bishnois sur ce blog. Ce matin, j'ai pris connaissance d'un livre qui devrait ravir plus d'une personne ici, il s'agit de "La forêt des 29", d'Irène Frain.
Voici une présentation vidéo très intéressante :
Daniel Fattore, sur son blog, en a fait une critique passionnante :Vingt-neuf règles pour une vie proche de la nature
Le titre du dernier roman historique d'Irène Frain, "La Forêt de 29", est pour le moins énigmatique: qui sont, que sont donc ces 29 ? La réponse étonne les personnages de cet ouvrage, qui vient de paraître aux éditions Michel Lafon. Et elle ne manquera pas de surprendre également le lecteur, qui se retrouve embarqué dans des pages méconnues de l'histoire du Rajasthan et, plus généralement de l'Inde. Méconnues, mais qui trouvent une actualité étonnante à notre époque, qui cherche, avec plus ou moins de sincérité et de bonne volonté, à réapprendre le respect de la nature.
Le souffle épique de ce roman naît de quelques traits stylistiques et narratifs qu'on identifie rapidement. Il y a avant tout l'évocation immédiate des "charans", présentés comme des vagabonds au sens littéraire aigu, qui colportent légendes et rumeurs, amplifiées et déformées au besoin, aux quatre coins de l'Inde. L'auteur choisit par ailleurs un style globalement très écrit, voire soutenu, où les mots et les tours plus familiers paraissent et donnent aux éléments qu'ils évoquent un caractère concret. Enfin, quelques majuscules bien placées suffisent à donner au tout une couleur d'épopée.
Cela se met au service de la destinée du peuple des Bishnoï, ou "Vingt-Neuf", groupe de population indien qui, pressentant la rareté des ressources naturelles du fait de l'expérience du désert et de ses impitoyables sécheresses, choisit de les épargner à sa façon. Celle-ci passe par un respect inconditionnel des arbres et de la vie animale, édicté par 29 règles, tantôt évidentes, tantôt étranges (végétarisme, respect absolu des arbres et des antilopes), qui se sont mises en place peu à peu dans les débuts de cette société. Les bishnoï vivent-ils une religion de la nature? Cette étiquette est récusée: tout en assumant une forme de panthéisme sans visage (si ce n'est celui des multiples créatures, parcelles de divin), ils présentent leur philosophie comme un art de vivre, pas forcément éloigné d'un certain "think global, act local".
Le lecteur pourra certes regretter le côté didactique de certaines pages, en particulier dans la seconde partie du roman, ainsi que le rappel parfois "légaliste" du numéro des règles respectées ; reste cependant que l'auteur parvient, en retraçant le devenir de cette société, à dépeindre une écologie qui se veut et se fait vraiment proche de la nature, dans le but de s'intégrer à un tout plus vaste - cela, à l'inverse de l'écologie-spectacle, soucieuse de la durabilité de son électorat plus que de celle du développement, que l'on voit trop souvent sous nos latitudes. Dès lors, persiste l'impression à la fois agaçante et exaltante de savoir que cinq ou six cents ans avant nous, une belle poignée de personnes ont trouvé quelques clés et recettes pour faire fleurir le "Pays de la Mort" et vivre en harmonie avec la nature, beaucoup plus simples que les dispositifs que l'Occidental moyen cherche à mettre en place...
L'initiateur de la destinée bishnoï est Djambo ("la merveille"), qui constitue le personnage moteur du récit.
Lire la suite sur le blog de Daniel Fattore

Photo Irène Frain
Quelques liens pour poursuivre :
L'article de Wikipédia sur Les Bishnoïs
Sur le site d'Irène Frain, vous pouvez télécharger un dossier de 44 pages pour aller plus loin à la découverte de ce peuple merveilleux (merveille se dit d'ailleurs Djambo en Hindi).
Feuilleter le livre sur Amazon
Parcourir le site internet La forêt des 29
anti
11:15 Publié dans L'Univers d'Anti, Nature, Symboles et croyances | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : bishnois, inde
30 mars 2010
« Autres maîtres de l’Inde » au Quai Branly
Vous le savez : j’adore ce musée, n’est-ce pas Sapétille ;-)

Encore une superbe programmation jusqu’au 18 juillet 2010, dans le cadre du festival de l'Inde en France, et une raison de plus de monter à la Capitale d’ici l’été.

Premiers habitants de l'Inde, ces aborigènes sont restés jusqu'à aujourd'hui dans les marges du pays.
S'abritant dans les forêts, les montagnes, hors du système de caste hindouiste, ils sont près de soixante millions.
Une variété infinie de cultures et de langues.
Pire que les intouchables, Gond, Kondh, Naga ou Warli restent des tribus oubliées.
Et pourtant de leurs mains naissent des trésors : masques symbolisant les éléments naturels,
sculptures rituelles de la déesse mère, effigies de bois du culte ancestral des Bhuta au Karnataka...
Le Musée du quai Branly met à jour dans l'exposition "Autres maîtres de l'Inde",
du 30 mars au 18 juillet, près de 400 pièces de tout le pays, des îles Nicobar à l'Etat de Madhya Pradesh.
Figurine votive
© musée du quai Branly
photo Thierry Ollivier et Michel Urtado
Démontrer que ces pièces constituent, au-delà d'un artisanat, de véritables oeuvres d'art.
C'est aussi généreux que délicat … (Source Le Monde)
C’est un autre visage de l’Inde que dévoile cette exposition : l’Inde des populations autochtones et des communautés «folk», dites «Adivasi».
Ces peuples produisent des oeuvres plastiques étonnantes, tant utilitaires que sacrées, bien différentes des standards connus de l’art indien.

Pour la première fois en France, le musée du quai Branly présente, dans une démarche thématique et pluridisciplinaire, les productions matérielles, quotidiennes, artistiques et religieuses les plus représentatives de ces populations indiennes et permet ainsi au public de découvrir une part importante, et encore trop méconnue, de l’art populaire contemporain en Inde.
Répartis sur l’ensemble du territoire et recensés en 1950, ces peuples maintiennent leurs traditions artistiques tout en étant en contact avec le peuple indien dominant. Egalement réputés pour les traditions vivantes comme la danse, la musique ou le théâtre, développées à la marge des grandes communautés hindoues, ils restent pourtant très mal connus des occidentaux.

Les représentations des Adivasi ont longtemps été porteuses d’idées préconçues bien éloignées de la réalité, tant par les Indiens que par les étrangers. L’exposition montre ainsi leur vrai visage, et met en avant leurs surprenantes productions artistiques.

la Mère aux oiseaux
Inde, Assam, vallée du Brahmapoutre
20ème siècle - terre cuite
Musée du Quai Branly
Photographies, peintures murales de la tribu Rathava du Gujarat, figurines tribales en bronze de l’Orissa et du Chattisgarh, éléments architecturaux sculptés du nord est de l’Inde, sculptures en bois du Karnataka ou du Bihar ou bas-reliefs architecturaux réalisés par les femmes artistes de Chattisgarh sont exposés.
L’exposition s’achève sur les monographies d’artistes contemporains mondialement connus, et présents au plus haut niveau du marché de l’art mondial : les peintres Jivya Soma Mashe et Jangarh Singh Shyam, qui ont choisi d’élargir le champ de leur expression afin de refléter leur situation culturelle contemporaine dans leurs oeuvres.
En provenance des collections du musée du quai Branly, de musées européens et indiens, de collections privées ainsi que de commandes spécifiques à des artistes indiens dans le cadre de l’exposition, les objets présentés témoignent de la vigueur des traditions artistiques de ces différentes communautés, de leur évolution et de leur ouverture au monde extérieur.
**
*
Entretien avec Vikas Harish,
historien d’art indien et conseiller scientifique de l’exposition
Vikas Harish
Extraits
[…] Quels stéréotypes pèsent sur les Adivasi ?
Les premiers dessins de ces populations par les Européens véhiculaient des images très angéliques, style « Joseph, Marie et l'enfant Jésus ». Avec l'arrivée en Inde de la photographie, durant la période coloniale, les Anglais se sont mis à constituer une sorte de bestiaire, indexant les différents peuples selon leur taille, leur morphologie. Ils étaient aussi systématiquement associés à leur environnement : le balayeur avec son balai, les agriculteurs avec leurs outils…
A l'indépendance, on a voulu sortir de ces images. Mais si, sur le papier, tout le monde est égal, dans les faits, ce n'est pas le cas : sous couvert de valoriser leurs traditions, on a enfermé les Adivasi dans des visions folkloriques.
Exemple intéressant : les films Bollywood des années 70. A une époque où la nudité n'était pas permise en Inde, quand on souhaitait dévoiler le corps d'une héroïne dans un film, on la mettait dans un village, dans une tenue autochtone. Là, ça devenait possible !
Cette vision exotico-érotique se retrouve dans le travail de certains photographes indiens, via notamment des portraits de jeunes garçons ou de femmes à moitié nues. On montre toujours la jeunesse, la beauté « primitive » des autochtones, jamais leur maturité… L'exposition souligne et décrypte ces clichés.
Qui sont Jangarth Singh Shyam et Jivya Soma Mashe, auxquels la troisième partie est consacrée ?

(Aéroplane de Nankusia Shyam, acrylique sur toile © photo Aditya Arya)
Tous deux ont acquis une reconnaissance internationale sur le marché de l'art contemporain. Jangarh Singh Shyam est le créateur de l'école dite Gond. Il a été repéré dans le Madya Pradesh par un artiste indien. Pour lui, créer est inné : il dit avoir ressenti des frissons dans le cœur la première fois qu'il a trempé un pinceau dans la gouache ! A Bhopal, où l'a conduit son découvreur, au lieu de faire du surréalisme ou du cubisme comme les autres, il est resté dans le registre graphique spécifique des Gond.
C'est ce qui a distingué sa création, lui a permis de percer, en Inde et à l'étranger. Il a ensuite formé d'autres artistes, dont beaucoup de membres de sa famille, qui ont développé leur propre créativité. Jivya Soma Mashe, lui, fait partie de la tribu Warli. Il a commencé à peindre par besoin de s'exprimer – jusque-là, dans son village, cette activité était réservée aux femmes.
Tout en restant fidèle à ses racines, aux personnages blancs filiformes caractéristiques des Warli, il a fait évoluer les thèmes et le médium, peignant non plus à la pâte de riz mais à la gouache, transposant sur papier, puis sur toile, des œuvres jusque-là rituelles, créées à l'occasion des mariages. Son travail est essentiel parce qu'il englobe tout, il fait le lien entre esthétique de l'art contemporain et ancrage spirituel.

(Tarpa, danseurs autour d'un musicien de Jivya Soma Mashe, gouache ocre et bouse de vache sur toile © photo Aditya Arya)
Qui exploite aujourd'hui commercialement l'art des Adivasi ?
Est-ce que ça leur permet d'acquérir un pouvoir économique ?
C'est une bonne question : en octobre 2009, j'ai demandé à Jivya Soma Mashe s'il était au courant des prix de ses toiles en Occident. Non ! Lui vend en Inde à des tarifs très inférieurs. L'aspect commercial ne lui pose pas de problème (ça lui permet de vivre de son art et d'être aujourd'hui l'homme le plus riche de sa communauté), mais il est déconnecté du marché, maîtrisé par les marchands…
La manière dont s'est suicidé Jangarh Singh Shyam en 2001, dans un musée à l'étranger, pose aussi question : quelle est la place de ces créateurs dans un monde de l'art qu'ils ne connaissent pas ? qui exploite leurs œuvres, quel droit de regard, quels retours pour eux et leurs communautés ? […]
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Cycle Inde au Quai Branly

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Conférences au Quai Branly
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Un article intéressant du Monde
« L'art tribal, nouveau terrain de prospection de l'art contemporain »
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Un très beau blog à visiter,
encore et encore,
celui d'Hervé Perdriolle qui invite à découvrir
sa collection d'art contemporain rural de l'Inde
et dont proviennent certaines des photos de cette note.
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La note d'eMmA
Les Adivasi à l'honneur au musée du Quai Branly,
écho d'un blog à l'autre ;-)
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Et, aussi, malheureusement...
Miss You
11:15 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : quai branly, inde, amnesty international, roms, masques
16 mars 2010
Emma raconte...
Comme vous le savez, eMma la Fée était en Inde. Elle est revenu le week-end dernier. Ce voyage était très attendu car très particulier, elle allait y rencontrer l'enfant qu'elle et son époux parrainent.
Certains d'entre vous ont déjà lu son article sur l'association APRES School, d'autres non. Avec son accord bienveillant, je le reproduis ici afin que l'information circule, circule, et circule encore !
Beaucoup d’entre vous le savent, je les ai mis dans la confidence, le but premier de mon voyage en Inde, c’était d’aller à la rencontre d’une petite fille de 7 ans, Bhuvana, devenue notre filleule depuis quelques mois.
Nous voulions donner une réalité à ce nouveau lien en nous rendant dans son pays, en rencontrant les trois bénévoles porteurs du projet (Martine et Lionel Mallard, Vinget) et en vivant au quotidien avec les enfants, leurs enseignants et le personnel, salariés de l’APRES School à Periyakattupalayam, tout près de Pondichéry dans l’état du Tamil Nadu.
Après School accueille à ce jour 70 enfants de 4 à 12 ans pour la plupart venant de villages voisins et de Pondichéry où ils étaient « street venders », autant dire que la seule perspective qui était offerte à ces enfants des rues était la mendicité et une éducation des plus sommaires, voire inexistante.
Ils sont tous orphelins d’au moins l’un de leurs parents et sont issus de la tribu des Narikurovars qui vivaient traditionnellement de la chasse. Je vous parlerai de ces populations tribales de façon plus approfondie dans une prochaine note.
Le système pédagogique mis en place est basé sur celui des pédagogies alternatives du type Freynet, Montessori, Steiner… C’est la méthode ABL, inspirée par la philosophie de Krishnamurti qui a été retenue.
L'espoir est de faire de ces enfants des adultes responsables et conscients de participer à la construction d'un monde juste et solidaire. De futurs citoyens à l'esprit critique, capables de lutter contre toute forme d'asservissement, aptes à assumer des responsabilités, capables d'innover et de construire leur avenir.
Nous avons été accueillis avec une grande chaleur, un peu de curiosité et de merveilleux sourires d’enfants et d’enseignants.
Nous avons été séduits par la belle spontanéité des enfants, leur soif de communiquer et surtout leur farouche volonté d’apprendre.
C’est une véritable leçon d’humilité que nous avons reçue en vivant une semaine avec eux. Nous avons partagé leurs repas du petit déjeuner au dîner, dormi sur place et j’ai même eu le plaisir de les initier à l’art du collage et de les faire chanter…
Ce sont des enfants extrêmement attentifs, pour la plupart infiniment volontaires, ayant un grand besoin d’amour et sachant en donner en retour.
A l’issue d’une séance de collages, après des dizaines de « Thank you Madam », une petite m’a fait porter un cadeau.
C’était un joli bouton, peut-être décousu de sa robe. Sans doute, son bien le plus précieux !
Sa place est désormais toujours dans mon sac. Je le considère comme un merveilleux talisman, une preuve que je retournerai bientôt revoir les petits internes d’Après School pour constater leurs progrès et à nouveau entendre leurs rires, contribuer à notre petit niveau à ouvir leur horizon sur un extérieur nouveau.
Seuls 2 de ces 70 enfants sont aujourd’hui parrainés, Après School a donc besoin de voir grandir le nombre de parrains qui offriront un avenir pérenne à ces enfants.
Si vous souhaitez vous engager en créant une relation privilégiée avec l’un de ces enfants et devenir son parrain, vous pouvez choisir le type de parrainage en fonction de vos possibilités financières.
2) Parrainage résidence : frais d'hébergement, déjeuner et dîner, animations, vêtements, frais médicaux...
30 euros/mois.
3) Parrainage complet (1+ 2) : 60 euros/mois.
Le paiement se faisant auprès de l’association APRES en France (Président, M. Yves Duteil), un reçu fiscal* annuel vous permettra de bénéficier d’une déduction fiscale. (*) Conditions générales prévues à l’art. 238 bis-1 du Code Général des Impôts
Si vous souhaitez un complément d’informations, je suis à votre disposition via mail (emmaconte@club.fr)
Pensez à transmettre cette possibilité de parrainage à ceux de votre entourage susceptibles d'être intéressés par ce beau projet.
A présent, quelques photos, comme si vous y étiez !
Voici un aperçu de quelques bâtiments de la très jolie école, dont certains blocs ne sont pas encore terminés.



L'heure du repas, moment très fort, empreint d'une sorte de solennité, de respect mutuel, de partage.
Les petits sont servis en premier, puis les plus grands et enfin les adultes.
Croyez-moi que les assiettes sont toutes toujours terminées jusqu'à la dernière miette.





Le samedi, c'est détente (différents jeux, badmington, corde à sauter, et...yoga).


Découverte de l'art du collage (photos Jonathan Livingston)




Petite chorale improvisée. J'ai dû me souvenir d'une chanson que j'avais apprise à leur âge quand je vivais en Australie.
Ils ont tout mémorisé durant l'unique séance d'une heure et demi...
pour la chanter l'après-midi devant leurs enseignants, leurs camarades et Martine et Lionel).
My hands are clapping, clapping, clapping
My hands are clapping
Just like this.
My hands are shaking, shaking, shaking
My hands are shaking
Just like this.
My hands are washing, washing, washing
My hands are washing
Just like this.
My hands are hiding, hiding, hiding
My hands are hiding
Just like this.

Bhuvana est à présent une petite bien souriante.

La petite fête, la veille de notre départ



Merci Martine et Lionel pour cette magnifique réalisation.
Nous avons rencontré des enfants heureux de vivre et d'apprendre !

Le coucher de soleil était très beau ce soir-là par delà l'école.

Ah, j'oubliais, voici mon petit talisman, le petit bouton offert par une petite fille, gage de notre retour prochain.

Le blog d'eMma
Le Blog à Part d'Yves Duteil
Le site de l'association APRES School
Coup de cœur à Yves Duteil
Et encore un coup de cœur à Yves Duteil !
Merci à vous.
anti
13:45 Publié dans L'Univers d'Anti, Tous des humains | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : emma, yves duteil, inde, roms
07 mars 2010
La frontière de Wagah
Étymologiquement, le mot Frontière signifie « front d'une armée », on ne saurait si bien dire dans ce qui nous occupe, à savoir l'affrontement bien particulier qui a lieu quotidiennement entre les armées indienne et pakistanaise.
Le village de Wagah est l'unique point de passage terrestre entre l'Inde et le Pakistan. Il se situe à mi-chemin entre Amritsar (dans le Penjab indien) et Lahore (capitale du Penjab pakistanais), villes distantes d'environs 60 km l'une de l'autre.
Wagah qui est situé sur la ligne de démarcation mise en place par Cyril Radcliffe lors de la Partition de 1947, s'est retrouvé coupé en deux avec la partie orientale en Inde et occidentale au Pakistan.
Chaque soir une cérémonie est organisée qui met en présence les soldats des deux pays. Ensuite chaque armée procède, de son côté, à la descente de son drapeau et à son très méticuleux pliage, ce qui nous donne ceci :
L'ambiance est festive chaque soir à Wagah, le seul poste frontière entre l’Inde et le Pakistan que l’on peut franchir par la route. À l’issue d’une démonstration martiale, soldats indiens et pakistanais ramènent leur drapeau respectif sous les cris et les chants patriotiques d’un public venu de toute l’Inde pour acclamer ses soldats. Reportage dans ce village du Nord du Pendjab. Un article de Aujourd'hui l'Inde.
Frontière indo-pakistanaise à 35 km à l'ouest d'Amritsar, un lundi soir de septembre. Le petit poste frontière de Wagah tremble sous les rugissements d'une foule déchaînée. "Hindustan zindabad ! Hindustan zindabad ! Vande Matram !" ("Vive l'Inde ! Vive l'Inde ! Bonne patrie !") Non, rassurez vous, il ne s'agit pas d'un énième contentieux frontalier, encore moins de nouvelles émeutes anti-musulmanes mais de la cérémonie du baisser de drapeau.
En 1947, lors de la Partition, le village de Wagah a été coupé en deux. Depuis, soldats indiens et pakistanais se retrouvent chaque soir devant leurs supporters respectifs pour cette cérémonie. Torse bombé, sourcils froncés et poings serrés, les soldats exécutent une parade intimidante rythmée par les ordres secs des officiers. Pendant près de 40 minutes, ils défilent en grande tenue à grands coups de bottes et de gardes à vous.

Dans les tribunes, l'heure est à la fête. Les touristes, indiens et étrangers, se pressent dans le vaste amphithéâtre qui fait face aux barrières. Femmes d'un côté et hommes de l'autre, chacun s'égosille au mieux pour ses soldats. Drapeaux, animateur qui s'épuise dans un micro saturé, slogans nationalistes, rien ne manque. C'est une vraie atmosphère de stade de foot !
La situation prend un tour cocasse quand les spectateurs se ruent en grappes dans l'allée pour gesticuler sur de la musique de films de Bollywood. Se défiant du torse, les jeunes hommes déchaînés conspuent copieusement le camp adverse. Avec des gradins presque vides, le voisin pakistanais a du mal à résister. Entre deux hurlements, Parmod Sengupt, très fair play, explique : "C'est normal, ils sont en plein Ramadan". Pour Sanjeev Kadir, un soldat de la Border Security Force, "il y a un déclin important du nombre de visiteurs pakistanais. La situation politique interne n'y est pas étrangère".
Du côté indien, la cérémonie quotidienne attire des touristes de tout le pays. Dans une des nombreuses camionnettes qui assure le transport depuis Amritsar, s'entassent des gens venus de New Delhi, Bangalore ou du Bihar. Samir Kumar, 27 ans, étudiant de Calcutta a les yeux rivés sur les soldats. "Je suis venu pour des examens à Amritsar et c'était impensable de ne pas passer ici. Tout indien connaît l'existence de cette cérémonie et c'est normal de venir soutenir nos soldats". Ce patriotisme festif fait bon ménage avec les affaires. L'entrée de la zone est envahie par les petits vendeurs à la sauvette : DVDs de la cérémonie, CDs de chants patriotiques, chips et même bières, tout est bon pour les touristes !
À 18h30, une brève poignée de main entre officiers des deux camps clôture la parade. Une nouvelle fois, la cérémonie aura joué son rôle de catharsis dans les relations tendues qui opposent l'Inde et le Pakistan. Mais dans le contexte actuel, son efficacité semble bien illusoire. À moins de trois kilomètres au Sud, dans le petit village d'Attari, les souvenirs des émeutes qui ont opposé sikhs et hindous aux musulmans lors de la Partition de 1947, sont encore bien vivaces.
A consulter aussi, le témoignage d'Ariane et Fred.
Merci à Ramses de m'avoir fait part de cette vidéo qui m'a donné envie d'en savoir plus !
anti
11:00 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : inde, pakistan






















