16 juillet 2011

La traversée du temps

Nico nous a conseillé ce film de Mamoru Hosoda lors de son dernier passage à la maison et je pense qu'il va figurer au programme du week-end qui s'annonce ;-)


La traversée du temps de Mamoru Hosoda


disponible en location internet 3,99 €

Makoto est une lycéenne ordinaire qui accumule les catastrophes. Elle se réveille en retard, rate un examen surprise, manque de mettre le feu à l'établissement pendant le cours de cuisine, se fait écrabouiller par des garçons lors d'une bagarre. Mais le pire arrive quand elle rentre chez elle à vélo...

Ce film a été récompensé au

7 Tokyo Anime Award 2007

Mention spéciale du jury
au Festival international du film d'animation d'Annecy 2007

28 juin 2011

Noir et blanc Japon

Un vrai coup de cœur pour cette série signée Wynn White, aussi belle qu’apaisée.
Sérénité et infinie pureté des lignes.






Crystal Ball & Chair
Yotsukaido, Chiba








Meigetsuin Window
Kamakura, Kanagawa








Sake Casks
Kamakura, Kanagawa








Snow on Rooftop
Ichikawa, Chiba








Fermentation Vats
Choshi, Chiba








Tonegawa Levee
Choshi, Chiba








Torii
Meiji Shrine, Tokyo








Yamasa Door
Choshi, Chiba








Shoe Box, Funaki Grade School
Choshi, Chiba








Steps & Tree Shadows
Imperial Palace, Tokyo








Nanzenji Walkway
Nanzenji, Kyoto







Stone Garden
Ginkakuji, Kyoto



© Wynn White




Miss You

15 novembre 2010

Mitsuo Katsui, maître de la couleur


Du 20 novembre 2010 au 31 janvier 2011,

Echirolles

explore le rôle du design graphique

et des arts qui le traversent
.


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Parmi les thèmes abordés et les invités de ce "Mois du Graphisme",
(Programme)

l’exposition “Live in Tokyo” est consacrée
à l’œuvre de Mitsuo Katsui.

Ce designer, né en 1931 à Tokyo, a fait toute sa carrière au Japon.
Après avoir travaillé au sein de l’entreprise agroalimentaire Ajinomoto,
il a créé son studio de création en 1961.



Encore méconnu en Europe,
ce grand designer japonais aujourd’hui âgé de 79 ans
a été le premier à utiliser l’outil informatique
pour faire évoluer l’art du graphisme.


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*
**






A travers deux articles (un portrait et une interview) de Courrier International, je vous propose d’en découvrir un peu plus sur celui que certains surnomment le « Maître de la couleur ».


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Surtout célébré pour sa fascinante maîtrise des couleurs, Mitsuo Katsui a mené une carrière particulièrement inventive dans diverses disciplines graphiques. Originaire du quartier de Muromachi, à Tokyo, il s’est d’abord intéressé à la photographie.

A l’époque où il était encore étudiant, il errait tous les jours dans les rues de la capitale, un appareil Leica A3 à la main, pour photographier des fentes entre les immeubles de Ginza ou des chantiers en construction.


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Ce qui m’intéressait vraiment, ce n’était pas les choses que je photographiais, mais les lumières et les ombres qui les pénétraient”, raconte-t-il avec son accent typiquement tokyoïte à l’hebdomadaire AERA.

“Ce sont les formes engendrées par le yin et le yang qui inspirent l’expression du design.

La photographie est un moyen puissant pour déceler l’essence que cachent les choses
.” [...]





- Courrier International :
Quelle est votre expérience personnelle de la lumière, de la couleur ?

- Mitsuo Katsui :
Lors de mon premier voyage en Europe en 1964, et en y retournant, j'ai fait l'expérience de voler toute une nuit et tout un jour depuis Tokyo, en passant par le pôle Nord, car à l'époque le survol de l'URSS était interdit.


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C'était faire l'expérience physique d'une traversée de l'aube. La beauté de la lumière changeante quand le soleil se lève à l'horizon m'a toujours attiré.


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Je l'ai toujours prise en photo, et ces photos font partie de mes documents importants.
C'est un va-et-vient entre le sentiment de la présence de la Terre dans le cosmos et celui de notre propre vie.



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J'ai alors physiquement éprouvé ce qu'a dit Goethe dans le Traité des couleurs.

Pour lui, l'obscurité est un élément important qui forme, avec la lumière, l'autre pôle supportant le phénomène de la couleur.



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S'il n'existe pas de lumière, il n'y a pas de couleur.

Mais, sans obscurité, elle n'existe pas non plus.

Elle fonctionne avec ces deux pôles, lumière et obscurité.

A comprendre Goethe, la couleur est à considérer comme un acte, un acte de lumière.

Elle n'est ni subjective ni objective, mais est formée par la conjonction de l'expérience sensitive et de la lumière naturelle.
[...]









Miss You

01 octobre 2010

Moments de Japon

Après le Pérou, je vous propose aujourd’hui une escapade au Pays du Soleil Levant.



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Mont Fuji
© Toshitaka Mori/Sebun Photo






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Breakfast à Tōkyō (東京)
© Justin Guariglia/National Geographic Stock









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Rizières en terrasses
© Jtb Photo

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Sur le blog : "L'art de planter le riz"




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Métro, Tokyo
©Victoria Lawrence, My Shot





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Pêche de nuit
© Damien Plumbridge




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Bambouseraie d’Arashiyama
© Kashiei Huang, My Shot

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Sur le blog : "Bambous là-bas"




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Walking home, Chiba
© Jonny Taise, My Shot




Source photos National Geographic



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Miss You

22 mars 2010

L'art de planter le riz

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Je vous ai déjà parlé du Latte Art, des Crops Circles, et bien, aujourd'hui, c'est un peu des deux ;-)

L'art des rizières est apparu en 1993

dans le cadre d'un projet de revitalisation,

Une idée qui a " germé " pendant les réunions des comités de village.

Pendant les 9 premières années, on exécutait une représentation simplifiée du Mont Iwaki, chaque année.

A partir de 2005, les producteurs ont convenu d'aller plus loin.

Un an plus tard, on utilisait des ordinateurs pour planter les 4 différentes variétés de riz qui font vivre ces images complexes.

VRAIMENT DE L'ART !!!


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Merci à Kathy et Sapotille de m'avoir transféré l'info ;-)

anti

23 octobre 2008

Chanoyu, la cérémonie du thé

Quand tout semble aller trop vite, s’éparpiller, se disperser autour de moi, quand le temps s’accélère comme un manège devenu fou, j’essaie de bien me « poser » quelques minutes pour faire le vide et remettre les priorités dans un ordre possible.

Pour ça, j’ai quelques images comme celle de la vague qui vient finir doucement sa course sur le sable, celle du tout petit ruisseau qui serpente au bout d’un pré, celle du regard paisible et attentif de Kyan, ou celle encore des images de la cérémonie du thé au Japon.

Cette cérémonie du thé me fascine par la douceur et la paix qui s’en dégagent, le ballet des gestes et le feutré des moments, comme une respiration dans la course du temps.


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Voici ce qu’en dit Wiki (extraits) :

La cérémonie du thé au Japon, appelé aussi chanoyu (茶の湯?), sadō (茶道?), ou chadō (茶道?) est un rituel traditionnel influencé par le bouddhisme zen dans lequel le thé vert en poudre, ou matcha (抹茶?), est préparé de manière cérémoniale par un praticien expérimenté et est servi à un petit groupe d'invités dans un cadre calme.

Chanoyu (茶の湯, littéralement « eau chaude pour le thé »), se réfère habituellement à la cérémonie (rituel) à elle seule, alors que sadō ou chadō (茶道, ou « le chemin du thé ») représente l'étude ou la doctrine de la cérémonie du thé. Plus particulièrement, le terme chaji (茶事) se rapporte à la cérémonie du thé complète avec le kaiseki (un repas léger), l’usucha (薄茶, thé léger) et le koicha (濃茶, thé fort), durant approximativement quatre heures. Une chakai (茶会, littéralement une « rencontre autour du thé ») n'inclut pas le kaiseki.

Du fait qu'un praticien de la cérémonie du thé doit être familier avec la production et les différents types de thés, avec les kimono, la calligraphie, les arrangements floraux, les céramiques, l’encens, et un large ensemble d'autres disciplines et arts traditionnels en plus des pratiques du thé enseignées dans son école, l'étude de la cérémonie du thé prend de nombreuses années et souvent toute une vie.

Même pour participer en tant qu'invité dans une cérémonie du thé formelle, une connaissance du sadō est requise, incluant les gestes recommandés, les phrases à dire par les invités, la bonne manière pour boire le thé et la tenue générale à adopter dans la salle où est servi le thé.

«La cérémonie du thé requiert des années d’entraînement et de pratique… bien que l’ensemble de cet art, comme ses détails, ne signifie pas plus que faire et servir une tasse de thé. La chose la plus importante consiste à ce que l’acte soit réalisé de la manière la plus parfaite, la plus polie, la plus gracieuse et la plus charmante possible.» (Lafcadio Hearn)


La cérémonie elle-même

Lorsque le thé est fait avec l'eau tirée des profondeurs de l'esprit
dont le fond dépasse la mesure, nous avons vraiment ce que l'on appelle le chanoyu

Les deux écoles principales, Omotesenke et Urasenke, ont évolué, chacune avec leurs propres rituels. Il existe aussi d’autres écoles moins connues. Actuellement, l’école Urasenke est la plus active et la plus suivie.

Toutes les écoles et la plupart des variations possèdent cependant un certain nombre de points communs. L’hôte, homme ou femme, porte habituellement un kimono, alors que les invités peuvent porter des kimono ou des vêtements formels sombres. Si le thé est servi dans une maison du thé séparée, plutôt que dans la chambre du thé, les invités attendront dans un jardin couvert jusqu’au moment où il seront appelés par l'hôte. Ils se purifient alors rituellement en se lavant les mains et en se rinçant la bouche dans un petit bassin en pierre contenant de l’eau. Ils se dirigent alors vers le « tokonoma », ou alcôve, où ils admirent les parchemins et/ou les autres déclarations. Puis, ils s'assoient dans la position seiza sur le tatami, par ordre de prestige.

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Une maison du thé

Les maisons du thé et les salles du thé sont généralement petites. La taille typique du sol est d'environ 4 tatamis et demi. La taille de la plus petite salle du thé peut être de deux tatamis et la celle de la plus grande est uniquement limitée par la richesse de son possesseur. Les matériaux de construction et les décorations sont délibérément simples et rustiques.

Un repas léger et simple, appelé « kaiseki » (懐石) ou « chakaiseki » (茶懐石) peut être servi aux invités, suivi par du saké. Ils retournent alors à la salle d'attente couverte jusqu'à ce qu’ils soient à nouveau appelés par l'hôte.
Si aucun repas n'est servi, l’hôte procédera directement au service de petites friandises.

Chaque ustensile — incluant le bol à thé (chawan), le fouet (chasen) et l'écope à thé (chasaku) — est rituellement nettoyé en présence des invités dans un ordre déterminé et en utilisant des gestes très précis. Les ustensiles sont placés dans l’ordre exact de rangement en accord avec le rituel qui suivra. Lorsque le rituel de nettoyage et de préparation des ustensiles est complet, l’hôte place une quantité mesurée de thé vert en poudre dans le bol et ajoute la quantité appropriée d’eau chaude, puis fouette le thé en utilisant des mouvements prédéfinis.

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La conversation est gardée à son minimum. Les invités se relaxent et apprécient l'atmosphère créée par les sons de l'eau et du feu, l’odeur de l’encens et du thé, la beauté et la simplicité de la maison du thé et les décorations saisonnières appropriées.

Le bol est alors servi aux invités d’honneur (初客, shokyaku, littéralement le « premier invité »), soit par l'hôte, soit par un assistant. Les courbettes sociales sont échangées entre l’hôte et l’invité d'honneur. L’invité se courbe ensuite devant le second invité et lève son bol dans un geste de respect pour l’hôte. L’invité tourne le bol afin d'éviter de boire sur son avant, en boit une petite gorgée, murmure une phrase prédéfinie, puis prend deux ou trois nouvelles gorgées avant d'essuyer le bord, tourne le bol dans sa position originelle et le passe à l'invité suivant tout en le saluant. Cette procédure est répétée jusqu'à ce que tous les invités aient pris le thé à partir du même bol. Le bol est alors redonné à l'hôte. Dans certaines cérémonies, chaque invité boit dans un bol individuel, mais l’ordre dans lequel le thé est servi et bu est le même.

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Natsume, la boite à thé ; celle-ci est typique avec un recouvrement de laque rouge sur lequel ont été ajoutés des motifs noirs et or.

Une fois que les invités ont chacun bu le thé, l’hôte nettoie les ustensiles. Les objets sont traités avec une extrême précaution et avec révérence car ils sont fréquemment sans prix, irremplaçables, des antiquités faites à la main, et les invités utilisent souvent un morceau de tissu spécial pour les tenir. L’hôte récupère ensuite les ustensiles et les invités quittent alors la maison du thé. L’hôte les salue de la porte et la cérémonie prend fin.

Une cérémonie du thé peut durer entre une heure et cinq heures, selon le type de cérémonie pratiquée et du type de repas et de thé servis.


La cérémonie du thé et la calligraphie

La calligraphie joue un rôle central dans la cérémonie du thé. Elle sert à développer un esprit de sérénité et de paix, et à amener l'homme de thé à découvrir la beauté dans le non-commun. Elle doit être simple et sobre, et est quelque fois remplacée par un dessin de style japonais. Lorsque l'homme de thé rentre dans le suki-ya, il se doit de prendre le temps d'admirer l'arrangement floral et la calligraphie durant un long instant. De se plonger en eux. Il doit par la suite rendre compte de son appréciation au maître de thé.

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La cérémonie du thé et les arrangements floraux

Le chabana (茶花, littéralement « fleurs de thé ») est le style le plus simple d'arrangement floral utilisé dans la cérémonie du thé. Le chabana prend ses racines dans l'ikebana, un style traditionnel d'arrangement floral japonais, qui prend lui même ses racines dans le bouddhisme et le shintoïsme.

Dans sa forme la plus basique, le chabana est un simple arrangement de fleurs de la saison qui sont placées dans un conteneur. Ces arrangements comprennent typiquement peu d'objets. Les vases sont habituellement faits dans un matériau naturel comme le bambou, le métal ou la céramique. Le chabana est d'une telle simplicité que fréquemment pas plus d'une seule fleur est utilisée. Cette fleur penchera invariablement vers les invités, ou face à eux.


La cérémonie du thé et le kimono

Alors que le kimono devait être utilisé de manière obligatoire par tous les participants à la cérémonie du thé, ce n'est plus le cas actuellement. Traditionnellement, pourtant, lors des occasions formelles, la plupart des invités porteront un kimono, qui leur est propre et qu’ils portent lorsqu’ils reçoivent ou qu’ils participent à une cérémonie du thé.

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Nombre des mouvements et des composants de la cérémonie du thé ont évolué avec le port du kimono. Par exemple, certains mouvements étaient désignés avec des kimonos à longues manches ; certains mouvements demandaient de déplacer les manches hors du chemin ou permettaient d'éviter de les salir lorsqu’on préparait le thé, lorsqu’on le servait ou lorsqu’on le buvait. D’autres mouvements étaient autorisés pour redresser le kimono et le hakama (袴) (pantalon large plissé, muni d'un dosseret rigide (koshi ita). Il était traditionnellement porté par les nobles du Japon médiéval, et notamment les samouraïs. Il prit sa forme actuelle durant la période Edo. Hommes comme femmes pouvaient porter le hakama).

Pour la cérémonie du thé, les hommes portent habituellement une combinaison entre un kimono et un hakama, mais certains hommes portent uniquement un kimono. Les femmes portent des styles variés de kimonos qui dépendent de la saison et des événements. Les femmes ne portent en général pas de hakama durant la cérémonie du thé.


Tout plein d’informations sur Chanoyu


Des livres :

* Yasushi Inoue, Le Maître de thé, éditions Stock, 1995 (Le Livre de Poche/biblio)
* Okakura Kakuzo, Le Livre du thé,The Book of Tea, Tôkyô, Japon: Tuttle, 1977 (original en anglais, traduction francaise chez Picquier Poche).

Et un film : de Hiroshi Teshigahara , Rikyū, avec Yamazaki Tsutome (Hideyoshi) et Mikumi Rentaro (Rikyū), 1989, une adaptation du livre de Yasushi Inoue, Le Maître de thé.


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