06 janvier 2011
Women are Heroes, le film de JR
Nous avons déjà parlé ici à plusieurs reprises de JR et de ses expositions partout dans le monde sur le thème Women are Heroes.
Après avoir sorti un court-métrage sur la même thématique, il a réalisé le film Women are Heroes, qui sort le 12 janvier. Pour réaliser ce long-métrage, le réalisateur a suivi des femmes d’aujourd’hui à travers le monde, des héroïnes anonymes.
En voici la bande-annonce, précédée de son commentaire traduit en français.
C'est terrible pour une mère de retrouver les restes de son fils dans les poubelles. Ça détruit l'âme.
Nous devons continuer le combat. Continuer le combat et ne jamais abandonner.
Une fois que vous prenez la route de l'émancipation, vous devez continuer.
Vous n'êtes pas déjà en prison? Vous devriez être en prison, à venir ici tuer des gens.
Aujourd'hui, quand je parle aux enfants, je peux voir que les choses vont bien.
L'avenir est prometteur.
Je ne serai plus là mais ça n'a pas d'importance.
Que les autres en profitent.
Source de l'info : Minute Buzz
13:30 Publié dans Anna bloGalore, Coups de coeur, Tous des humains | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : photographie, femmes je vous aime, jr, street art
29 octobre 2010
« Trespass », une anthologie du street art
La dernière-née des expressions artistiques méritait son anthologie.
C’est chose faite avec la parution aux éditions Taschen de Trespass,
un ouvrage qui raconte pour la première fois l’histoire du mouvement street art.

Trespass : Une histoire de l’art urbain illicite
De Carlo McCormick, Marc et Sara Schiller, Ethel Seno
320 pages, 29,99 euros
(Préface signée Banski)
Envie de feuilleter l’album ?
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Street art : dernière discipline visuelle hors-la-loi
Graffiti et art non officiel, d’une origine locale à un phénomène mondial
Ces dernières années, le street art est devenu plus audacieux, plus orné, plus sophistiqué et — dans bien des cas — plus acceptable. Mais l'art public non officiel demeure l'enfant terrible de l'expression culturelle, la dernière discipline visuelle hors-la-loi. C'est également devenu un phénomène mondial au XXIe siècle.
Réalisé en collaboration avec les artistes présentés, Trespass examine la montée et l'influence mondiale du graffiti et de l'art urbain en revenant sur les figures-clés, les événements et les mouvements d'expression personnelle, ainsi que sur l'histoire de la réappropriation de l'espace urbain, de la contestation et des performances urbaines illicites.
Premier livre à balayer toute l'histoire du mouvement street art et à en montrer l'influence mondiale et l'évolution technique, Trespass présente des œuvres-clés de 150 artistes, fait le lien entre quatre générations de hors-la-loi visionnaires, comme Jean Tinguely, Spencer Tunick, Keith Haring, Os Gemeos, Jenny Holzer, Barry McGee, Gordon Matta-Clark, Shepard Fairey, Blu, Billboard Liberation Front, les Guerrilla Girls et Banksy, entre autres.
Il comprend également des douzaines de photographies inédites d'œuvres disparues depuis longtemps et d'œuvres urbaines aussi légendaires qu'éphémères.

Faile, Boxers,
Israel–Palestine Wall, Palestine, 2007
© FAILE
À propos de l'auteur :
Carlo McCormick est un critique culturel réputé et l’éditeur en chef de Paper Magazine. Il vit à New York et a écrit de nombreux livres, monographies et catalogues sur l’art et les artistes contemporains, comme Beautiful Losers : Contemporary Art and Street Culture, The Downtown Book : The New York Art Scene 1974-1984, Dondi White : Style Master General. Il a publié des articles dans Art in America, Art News, Artforum, Spin, Vice et de nombreuses autres publications.

Souvent décriés, les graffitis et autres expressions artistiques urbaines
se sont pourtant imposés peu à peu dans notre environnement.
Thundercut, Chinatown Walker
New York City, 2007
© THUNDERCUT
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Malgré son caractère hors-la-loi,
le street art est aujourd’hui reconnu, voire honoré.
Filippo Minelli, FACEBOOK
Bamako, Mali, 2008
© F. MINELLI
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Après le cuisinier Jamie Oliver,
c’est l’artiste français JR,
connu pour ses immenses photos collées sur des murs,
qui vient ainsi de remporter le prix TED 2011 (Technology Entertainment Design).
JR, 28 Millimeters, Women Are Heroes,
Morro da Providencia, Rio de Janeiro, Brazil, 2008
© JR
JR sur le blog
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A travers les œuvres clés de 150 artistes,
Trespass fait le lien entre quatre générations d’artistes visionnaires
John Ahearn, Walton Ave
Bronx, NYC, 1985
© J. AHEARN
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Keith Haring, Jenny Holzer, Spencer Tunick mais également Banksy ou Zevs
comptent parmi les artistes qui se sont exprimés dans l’espace urbain.
ZEVS, Liquidated McDonald’s
Paris, France, 2005
© ZEVS
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Le livre montre également des douzaines de photos inédites d’œuvres disparues.
Vinchen, Mind the Income Gap
Columbus, Ohio, 2005
© VINCHEN
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Des œuvres de Blek le Rat, Alëxone, Invader et JR seront également exposées.
Paolo Buggiani, MinotaurBrooklyn Bridge, NYC, 1980
© P. BUGGIANI
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Anthony Friedkin, Joey Krebs the Phantom Street Artist
Los Angeles, California, 1993
© A. FRIEDKIN
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Masquerade
Stockholm, Sweden, 2007
© MASQUERADE
Sauf mention contraire,
source des photos et de leurs légendes : 20minutes
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L’avis du Point sur le livre ou « Comment les graffeurs se réapproprient la ville »

© Taschen
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Miss You
11:15 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : street art, graphisme, photographie, jr, livres
21 novembre 2009
« Même Ousmane Sow a été petit »
Cette semaine, je me suis offerte un cadeau : un livre sur un sculpteur -Ousmane Sow- que j’adore, grand par la taille et encore plus par le talent, un homme que je trouve d’une infinie humanité, un livre dont le titre m’a séduite et fait rêver, un livre dont le contenu et les illustrations m’ont plu et ému à la fois. Bref, un vrai moment plaisir.

D’abord destiné aux enfants, c’est un petit bijou qui rassemble des textes, des souvenirs, des photos, des dessins, des gouaches, des collages, qui propose aux petits comme aux grands une réflexion sur l’éducation, sur la vie et l’art en général.
On y apprend notamment qu’Ousmane Sow est tombé amoureux de la lune à l’âge de trois ans, on y découvre une enfance heureuse puis ballotée, des débuts à Paris dans la plus grande pauvreté (il dormait dans les commissariats la nuit et réussissait à s’y faire offrir une baguette tous les matins) mais aussi dans la fantaisie (il a couru le marathon de Vincennes en charentaises).

On découvre aussi un homme qui n’a peur de rien ni de personne, qui s’est enrichi de ses rencontres et notamment Boris Dolto (le mari de Françoise) qui lui a enseigné la kiné.
On croise au fil des pages les hommes dont il dit qu’ils l’ont aidé à ne jamais désespérer du genre humain (parmi les lesquels Martin Luther King, Gandhi, Mandela, Victor Hugo, De Gaulle, Mohamed Ali, et d’abord et avant tout son propre père).
C’est un très joli livre, plein de tendresse et de poésie, une jolie rencontre avec ce sculpteur dont je suis fan depuis que j’ai découvert son travail au Pont des Arts en 1999 et que j’ai eu le bonheur de retrouver à Arles il y a deux ans.

Ce nouvel ouvrage de Béatrice Soulé est sorti en mai 2009, à l'occasion du dixième anniversaire de l'exposition des oeuvres d'Ousmane Sow sur le Pont des Arts, et déjà ré-imprimé en septembre dernier.

Compagne du sculpteur sénégalais, Béatrice dresse le portrait de cet artiste en retraçant sa vie, de son enfance à sa dernière création, en passant par le Pont des Arts à Paris, où son exposition attira, en 1999, plus de trois millions de visiteurs.
Le livre raconte l’homme à travers, “ des anecdotes drôles, insolites, émouvantes et parfois dramatiques, inscrites sur une page d’histoire entre le Sénégal et la France…” et revient sur les pas d’un “ parcours atypique d’un enfant sénégalais devenu un homme et un artiste hors du commun grâce à la confiance d’un père qui n’a jamais cessé de le fasciner”.

Les premières lignes du livre soulignent un passage du poème de Victor Hugo, “Mon père ce héros…”, qu’Ousmane a appris à l’école, et mentionnent vers la fin, sa dernière création intitulée “Merci”, en hommage à des monuments qui l’ont aidé à ne pas désespérer du genre humain : Victor Hugo, Nelson Mandela, le Général de Gaulle, Mohamed Ali, Gandhi, Martin Luther King et son propre père, ce héros, dont la sculpture, qui vient de naître à Dakar, figure en quatrième de couverture du livre.

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Bio express de l'artiste
Ousmane Sow est né à Dakar le 10 octobre 1935. En 1962, il devient kinésithérapeute, en France et à Dakar, avant de se consacrer entièrement à la sculpture. En 1987, le public s’enthousiasme pour les premières expositions de ses Noubas à Dakar, puis en France et au Japon. En 1999, les Parisiens sont émerveillés par l’inoubliable rétrospective sur le pont des Arts où ils se promènent, éblouis, entre les Sioux, les Cheyennes, les soldats du général Custer, les Masais, les Zoulous et les Peuls.

Ousmane Sow, sculpteur monumental
Entre un père vénéré et une mère si jeune, si belle, mon enfance à Dakar était la douceur même. Jusqu’à ce matin de 1942 où les bombes sont tombées. Le sang, la mort et l’exil, loin de celui qui fut mon héros....
Enfant, j’habitais une immense maison de dix-neuf pièces, que ma famille partageait avec d’autres locataires, et qui était située au centre de Dakar. J’étais un petit garçon très heureux, follement aimé de mes parents et entouré de mes neuf frères et sœurs. A la fin de la journée, nous avions l’habitude de savourer la fraîcheur du soir sous la grande véranda. J’aimais rester blotti dans les bras de mon père, pendant que ma mère, si jeune, si belle, racontait les mille et une anecdotes du jour. A l’école, je n’étais pas vraiment un bon élève mais j’étais doué pour les activités artistiques.

Un jour, j’ai réalisé une petite sculpture de marin avec un des blocs de pierre que nous ramenions de la plage. Je m’étais appliqué et je me souviens encore de chaque détail : le pompon, le costume, peints à l’encre rouge et violette des plumes Sergent-Major que nous utilisions à l’époque. J’étais fier car mon père m’avait complimenté et mon instituteur avait -exposé ma statuette sur l’armoire de la classe.

C’était l’époque bénie de l’enfance insouciante. Mais en 1942, en pleine guerre mondiale, cette douceur a été balayée ; je n’avais que 7 ans mais je me souviens très bien de ces semaines qui m’ont fait grandir prématurément. Les bombardements sur Dakar s’intensifiaient, faisant de nombreuses victimes, surtout dans notre quartier.
Un jour, j’ai vu un homme à vélo se faire déchiqueter par un éclat d’obus. Il était pratiquement décapité. C’était atroce... Pour la première fois, j’étais confronté à la mort dans ce qu’elle peut avoir de plus sanglant et d’inhumain pour un enfant. Pour moi, c’était la fin de l’innocence...
Ce jour-là, mon père prend la décision de nous expédier loin de Dakar. Dès le lendemain, il nous conduit au train. Lui estime de son devoir de rester. Au fur et à mesure que le train m’éloigne de mon père adoré, mon cœur d’enfant se serre : vais-je le revoir ? Va-t-il mourir lui aussi ? Combien de temps notre exil va-t-il durer ?

Mon père a alors 63 ans, et ma mère 29. Elle est bien jeune pour s’occuper d’une si grande famille. Mais ma grand-mère, à Saint-Louis, nous fait de la place dans la case familiale et nous inscrit à l’école. Je vois tout ça d’un mauvais œil ; cela veut dire que je ne suis pas près de revoir mon père...
Nous manquons de nourriture à cause de la guerre et, avec mes frères et sœurs, nous maraudons mangues et figues de Barbarie dans les champs abandonnés. Nous ramassons des graines de nénuphar que notre grand-mère cuisine. Je ne pense qu’à l’absence de mon héros. Je m’inquiète énormément pour lui. Les mois se succèdent, interminables...

Jusqu’à un matin, où je suis en train de jouer dans la cour de l’école. A travers la grille, j’aperçois quelqu’un qui court au coin de la rue en venant vers nous. Même démarche, même allure que mon père. Ce n’est pas possible... Je m’approche, le cœur battant ; c’est lui ! Je me jette dans ses bras, fou de bonheur, incrédule... Je ressens une joie extraordinaire. C’est le plus beau jour de ma vie. Mon père m’embrasse et me serre fort contre lui ; il me dit, en me caressant les cheveux : «On rentre à la maison, c’est fini.»
Nous avons pris le train et nous sommes retournés à Dakar. Dans la grande maison désertée, où mon père était seul pendant ces longs mois, un gros éclat d’obus avait sérieusement endommagé la véranda où j’avais passé tant de soirées heureuses. Si nous étions restés, nous serions peut-être morts... J’ai pris conscience du danger que mon père avait affronté. De cela, comme de la Croix de guerre dont il avait été décoré pour avoir combattu en France pendant la Première Guerre mondiale, mon père n’a jamais reparlé.

De ce qu’il avait fait pour les autres, toute sa vie, il ne disait rien. Sa pudeur n’avait d’égale que sa ¬générosité. Quand il avait senti la guerre arriver, il avait entreposé des vivres dans une pièce de la maison. Lorsque j’allais chez nos voisins et que je voyais les marmites retournées, ce qui voulait dire que les gens n’allaient pas manger ce jour-là, il m’ordonnait : «Va leur porter du riz.» A ce rythme, nos provisions ont vite été épuisées... Mais mon père n’aurait pas toléré que nous mangions à notre faim devant les autres.
Lorsqu’il est mort, d’une hémiplégie foudroyante, j’avais 21 ans. La douleur m’a fait partir du Sénégal. Je ne voulais pas vivre dans l’ombre de son souvenir. En France, j’ai connu la pauvreté et la tristesse de l’exil, même si des gens extraordinaires m’ont aidé. J’ai appris le métier de kinésithérapeute, mais je consacrais tout mon temps libre à la sculpture, une passion dévorante.
Aujourd’hui, je veux rendre hommage, à travers mes œuvres, aux grands hommes qui m’ont aidé à ne pas désespérer des êtres humains.
Victor Hugo, Nelson Mandela, le général de Gaulle ont déjà vu le jour. Maintenant, je vais commencer la sculpture de celui qui a le plus compté pour moi : mon père. Il rejoindra cette sorte de «club» de gens honnêtes.
Et quand mes «grands hommes» seront achevés, j’aurai le sentiment d’être purifié, d’avoir payé ma dette à la société. Je les réunirai dans un musée au Sénégal, et ce sera comme un temple où j’irai m’oxygéner. (Source Paris Match)

• Interview-vidéo d’Ousmane Sow sur France24 (à partir de la 4ème minute)
• Ousmane Sow magnifie la dignité des sans-papiers
• Rencontre Collage Ousmane Sow et JR :
Miss You
11:15 Publié dans Littérature jeunesse, Miss Terre et bouts de blogs, Tous des humains | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : sculpture, livres, ousmane sow, jr, nelson mandela
02 novembre 2009
Sourires frères, "Face2Face"
Anti vous a parlé d’un photographe plein d’imagination et d’humanité : JR
Ce soir, j’ai envie de vous montrer quelques autres de ses sourires exposés à Arles en 2007, sur les murs des Ateliers SNCF désaffectés (il faudra que je vous reparle de ce lieu : fantastique) et réutilisés pour accueillir chaque été une grande partie des expositions de photos dans le cadre des Rencontres Internationales de la photographie.

Le thème en 2007 était :
Voilà ce qu’en disent JR, le photographe, et Marco, l’ingénieur.
(Marco, entrepreneur en technologie né en Tunisie, vit actuellement à Genève. Il a déjà publié un ouvrage d'algorithmes mathématiques. JR, photographe clandestin, artiste de rue né en France, vit actuellement à Paris.)
Lorsque nous nous sommes rencontrés en 2005, nous avons décidé d'aller ensemble au Proche-Orient pour essayer de comprendre pourquoi les Palestiniens et les Israéliens ne parvenaient pas à vivre ensemble.
Nous avons alors traversé les villes Palestiniennes et Israélienne sans beaucoup parler. En regardant simplement ce monde avec étonnement.

Ce lieu saint pour le Judaïsme, le Christianisme et l'Islam.
Cette région minuscule où l'on peut voir des montagnes, la mer, des déserts et des lacs, l'amour et la haine, l'espoir et le désespoir mélés ensemble.
Après une semaine, nous sommes arrivés à la même conclusion : ces gens se ressemblent, ils parlent presque la même langue, comme des frères jumeaux élevés dans des familles différentes.

Une religieuse couverte a sa soeur jumelle de l'autre coté. Un fermier, un chauffeur de taxi, un professeur, a son frère jumeau en face de lui. Et il combat sans fin contre lui.
C'est évident, mais ils ne le voient pas.
Nous devons les mettre face à face. Ils réaliseront.
Le projet Face2Face consiste à faire des portraits de Palestiniens et d'Israéliens faisant le même métier et de les coller face à face, dans des formats géants, à des endroits inévitables, du coté Israélien et Palestinien.

Nous voulons qu'enfin, chacun rie et réfléchisse en voyant le portrait de l'autre et son propre portrait.
Dans un contexte sensible, il faut être clair.

Nous sommes en faveur d'une solution dans laquelle deux Etats, Israël et la Palestine, vivraient en paix à l'intérieur de frontières sures et internationalement reconnues.
Tous les projets de paix discutés (Clinton/Taba, Ayalon/Nussibeh, Accords de Genève) convergent dans la même direction. Nous pouvons donc être optimistes.

Nous souhaitons que ce projet puisse contribuer à une meilleure compréhension entre Israéliens et Palestiniens.
Aujourd'hui, « Face2Face » est nécessaire.
Dans quelques années, nous reviendrons pour « Hand in Hand ».

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De cette rencontre, est né un livre Face2Face.
C'est pour montrer qu'au-delà de ce qui les sépare, Israéliens et Palestiniens se ressemblent suffisamment pour pouvoir se comprendre que JR à la photo et Marco au stylo ont entrepris de réaliser, sans autorisation, la plus grande exposition d'art urbain au monde.
Des hommes et des femmes, Israéliens et Palestiniens, exerçant le même métier ont ainsi accepté de pleurer, de rire, de crier ou de grimacer devant l’objectif de JR.
Les portraits réalisés ont été collés face à face, dans des formats gigantesques des deux cotés du mur de séparation/barrière de sécurité et dans plusieurs villes.
Une salutaire démonstration en images que l'art et le rire peuvent ensemble faire reculer les préjugés.
Le livre Face2Face revient sur cette aventure donquichottesque.
Il rassemble 41 portraits, des témoignages, les photos de ces portraits collés in situ ainsi que des clichés réalisés sur le vif.
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Miss You
16:00 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs, Tous des humains | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : photographie, spectacles de rue, rip, jr, affiches
12 octobre 2009
JR - Women are Heroes

Une découverte ce matin, complètement dans le gaz, en parfaite communion de pensée avec la présentation de cette exposition si justement intitulée "Women are Heroes"...
Jeune homme, JR comme on vous appelle, un grand merci du fond du cœur pour votre œuvre. Que votre regard est beau...
Une héroïne.

Le projet WOMEN a pour objectif de souligner le rôle central des femmes et de mettre en valeur leur dignité en photographiant leur portrait à l'aide d'un objectif 28 millimètres, puis en collant ces portraits sur les murs de leur pays.
Par ailleurs, en exposant ces images dans les grandes villes occidentales comme à Bruxelles en mars 2008 ou bientôt à Londres puis Paris en 2009, le projet sensibilise les populations européennes sur la condition de ces femmes et favorise la connexion, à travers l'art, de deux mondes trop éloignés.

Le Kenya, le Soudan, le Sierra-Leone, le Liberia - Les violences subies par les femmes lors des conflits armés africains sont l'expression la plus extrême des discriminations dont elles sont victimes en temps de paix. Les guerres ethniques en Afrique sont la source des pires crimes commis a l'encontre des femmes. En rencontrant ces femmes, JR veut témoigner de leur force, de leur courage et de leur combat : vivre tout d'abord, pour exister ensuite.
Au Brésil, le contexte si particulier des favellas de Rio de Janeiro a favorisé la rencontre de femmes pour lesquelles le crime, la perte violente d'un proche, d'un fils et la répression arbitraire font partie du quotidien.
En 2008/2009, JR prévoit de se rendre en Inde, au Cambodge, au Laos, au Marcs, puis de revenir au Kenya.
A la limite de l'art contemporain – A l'instar du projet Face 2 Face, le but est d'atteindre les limites de l'art au sein d'un environnement social et culturel clos et d'observer la réaction des populations locales. L'enjeu ici est d'évaluer les possibilités d'intervention dans des environnements très divers. Le succès d'une telle action serait de pouvoir offrir à nouveau à ces femmes un statut digne de la position qu'elles occupent dans leur société. La preuve par l'action est privilégiée.
En Europe et dans les pays occidentaux, les expositions très grand format auront pour but de rappeler cet esprit d'aventure artistique.

Phnom Penh, Cambodge, 2009

Arches de Rio de Janeiro by night

Kenya - Kibera - Women project

Delhi, Inde - Suite du projet 28 mm Women - Urmila, ex prostitué pose devant son regard au coeur de la ville


Action dans les rues de Phnom Penh, Cambodge... Women project, Expulsion du quartier de Dey Krahorm

Action dans les rues de Phnom Penh, Cambodge... Women project, Expulsion du quartier de Dey Krahorm

Garbage Dump, Phnom Penh, Cambodia, Eyes of Ratana, 28 years old

Favela " Morro da Providencia", Rio de Janiero. 28 millimetres projet : Women

28 Millimetres project : Women dans le bidonville de Kibera - Kenya. Janvier 2009
Plus de photos ICI
Plus de vidéos : LA.
anti
11:00 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : photographie, femmes je vous aime, jr, street art, affiches






