12 mai 2012
Farandole de Roberts sur canapé

Nous leur avons montré leurs lits respectifs : le fameux canapé-baignoire-orange pour Robert Premier (normal, il aime l'art moderne) et le lit en mezzanine d'Enzo pour le second (normal, il a illustré les aventures de Replète la Sorcière écrites par eMmA).

Après avoir tout rangé dans le frigo et les placards, il était temps que nous ressortions puisque nous approchions de 20h et que l'un des Roberts voulait absolument nous inviter au restau avec l'autre. Nous somme retournés au restau viet où nous avions amené le premier Robert la dernière fois qu'il était à Nîmes.

L'ambiance à notre table était fort animée. Le Gigondas et les plats épicés aidant, nous nous sommes racontés bien avant le dessert nos découvertes respectives de la sexualité. J'ai bien peur que nous nous soyons exprimés un petit peu trop fort mais comment pourrait-il en être autrement quand on est avec deux volumes de Robert complétement défoncés...

Très belle journée à vous
08:30 Publié dans Accueil | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : editions du puits de roulle, emma, kasimir, robert notenboom, nouvelles érotiques, nimes et ses alentours
23 avril 2012
eMmA, Suzanne, La Grande Sophie, Nathalie et vous tous

Photo eMmA
Ce matin, c'est la reprise et quelle reprise ! Vous parlez des livres des Éditions du Puits de Roulle un peu partout ! Pour commencer, c'est avec beaucoup d'émotion que j'ai lu l'article qu'a consacré eMmA à Suzanne, le si bel ouvrage de Clovis Perrin.
Bien évidemment, je ne peux que vous inciter à aller le lire directement sur son blog, d'autant plus qu'il est accompagné d'une merveilleuse chanson que je ne connaissais pas, tellement bien appropriée, Suzanne interprétée par la Grande Sophie.
Les impressions de lecture glanées de-ci, de-là dans les divers commentaires ici ou ailleurs sont très belles :
C'est un sujet qui est rarement abordé car il fait peur, sans doute car il nous met face à notre propre fin.
Quelqu'un saura-t-il aussi nous entourer avec douceur, pour que l'effroi ne nous envahisse pas à l'instant ultime ?
Aurons-nous le courage de faire face à ce profond mystère qui nous mènera vers ailleurs ?
* * * * * * *
Joie et douleur mêlées, je ressens un grand apaisement en lisant ces pages
et en regardant ces dessins, une grande sérénité et j'en remercie l'auteur.
Oui, ces "Neuf poèmes pour un départ" sont de l'or.
Chaque strophe est un petit chef-d'oeuvre d'amour et de poésie.
J'ai été très impressionné par la profondeur du texte.
Moi aussi, j'ai hésité avant de lire, car je traversais une période de turbulences,
puis, je l'ai ouvert, parcouru tout cet hymne à générosité à la douceur de l'amitié,
au départ calme d'un ange.. A présent, il est mon livre de chevet...
Ce livre est habité par la grâce et la sensibilité. Il émeut, il touche, il bouleverse et en même temps il fait qu'on se sent plus humain. Il fait voir la beauté qui habite chaque instant de l'existence et de l'harmonie qui émane de paysages simples qui servent de cadre à nos vies.
Il est empli de délicatesse, de douceur puissante, d'évocation de la fragilité de la vie et du bonheur.
Une fois que vous l'avez terminé, il reste en vous et continue à vous accompagner longtemps.
Un pur joyau.
Curieuse coïncidence, c'est aussi aujourd'hui que Nathalie, auteur de La Ruelle Bleue a publié son article consacré à Suzanne dont voici un extrait mais que je vous invite aussi à lire sur son beau site ici : La Ruelle Bleue - Suzanne, de Clovis Perrin :Clovis Perrin a concentré toutes ses émotions en poèmes et en dessins qui racontent sa confrontation au deuil imminent. Au-delà de la tristesse teintée de mélancolie ressent-on beaucoup de douceur, de prévenances et surtout une grande humilité. Ce recueil sur la mort n’impose pas ses tourments mais cherche le réconfort et par sa spontanéité, cet élan irrépressible qui tente de retenir et graver les instants avant le néant, il éloigne à sa manière l’ombre de l’oubli et du vide.
Suzanne chez eMmA
Suzanne sur le blog
Suzanne sur le blog de l'auteur
Suzanne chez Gazou
« Suzanne - Neuf poèmes pour un départ », de Clovis Perrin. Antipode - Editions du Puits de Roulle - Format A5 à l'italienne - 50 pages - ISBN : 978-2-919139-23-1 Prix : 15 € + frais de port 2,40 €.
ou
contactez directement l'auteur par mail, il vous fera assurément une belle dédicace
Très belle journée à tous,
anti
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08 mars 2012
« Suzanne - Neuf poèmes pour un départ »
Hier, aux alentours de midi, un certain camion est arrivé dans une certaine ville, devant une certaine maison, chez un certain monsieur.
Ce certain camion transportait certains livres dont je suis très heureuse de vous annoncer la parution ! Il s'agit du premier recueil de Clovis Perrin, autrement connu sous le pseudonyme de Pinson déplumé ou encore de Kasimir si l'on en croit ce que l'on peut lire sur son blog.

« Suzanne - Neuf poèmes pour un départ »
de Clovis Perrin
Pendant des mois, il y a eu chez Clovis l'envie de publier ses poèmes, puis des doutes quant à l'intérêt de son ouvrage, puis la confiance retrouvée, puis de nouveaux doutes quant aux choix éditoriaux proposés, puis les décisions et en fin de journée, c'est un Clovis heureux et ému à la fois qui annonçait l'arrivée de « Suzanne - Neuf poèmes pour un départ » sur son blog dans un article que je vous invite à lire et à commenter chez lui, en cliquant ici.
C'est un livre intimiste, touchant, tendre et émouvant, rempli d'amour que nous livre là l'auteur. En cinquante pages, neuf poèmes et douze illustrations, il aborde le douloureux sujet de l'accompagnement d'un proche aimé jusqu'à son dernier voyage.
Il en faut du courage pour les uns et les autres, pour ceux qui restent et celui ou celle qui va partir, pour vivre ces derniers instants dans la grâce.

En tant qu'éditrice, je très suis heureuse d'avoir su aider Clovis à réaliser son projet, d'avoir su l'écouter et lui proposer le papier, le format, la couverture qui mettraient ses mots en valeur.
En tant que lectrice, j'ai été profondément touchée par son texte tout en finesse.
En tant qu'être humain, je suis et reste émerveillée par tant de bonté, par cette famille qui a su rester unie devant la perte de l'un des leurs.
« Suzanne - Neuf poèmes pour un départ », de Clovis Perrin. Antipode - Editions du Puits de Roulle - Format A5 à l'italienne - 50 pages - ISBN : 978-2-919139-23-1 Prix : 15 € + frais de port 2,40 €.
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anti
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25 janvier 2012
Happy Birthday 2 !

Réalisations 2010 des Éditions du Puits de Roulle
En 2010, 5 ouvrages ont été financés en édition à compte d’éditeur, 5 projets ont été menés en auto-édition, 2 livres ont été ré-imprimés.
La première année d'exercice avait été riche en réalisations (voir l'article), cette nouvelle année qui vient de s'écouler l'a été plus encore.
Petit retour sur l’année 2011
L'année 2011 a débuté avec la réimpression de 1000 exemplaires de l'essai de Tarik Yildiz, épuisé trois mois seulement après sa sortie.
2 projets ont été édités à compte d'éditeur :
* une nouveauté : la poésie (A l’embaumée des fleurs, de Robert Notenboom) la langue étant le plus beau lien entre les hommes, celui qui permet de mieux se comprendre et partant de s’honorer.
* un roman : Lucienne, de Jean-Michel Berardi gros coup de cœur, amplement partagé par les lecteurs.

Réalisations 2011 des Éditions du Puits de Roulle
J'ai eu la joie d'accompagner la réalisation de 13 projets en aide à l'auto-édition.
Voyons Voir, ouvrage collectif
Les aventures de Dédé la Roulette, de Marie Lune Sage.
Les Trois Petits Lapins, de Marie Lune Sage.
Un gros projet : l'heptalogie intitulée : Un voyage, du Dr Georges Ferrario, édition privée - non disponible à la vente.
Le sel de la vie (roman - édition privée non disponible à la vente)
Les Vagues, le flux et le reflux (roman - édition privée non disponible à la vente)
Les arcanes du théâtre d'ombres (roman - édition privée non disponible à la vente)
Les ors du crépuscule (roman - édition privée non disponible à la vente)
La forteresse du livre fermé (roman - édition privée non disponible à la vente)
Le jeu de la Salamandre (roman - édition privée non disponible à la vente)
Quelques piécettes pour faire l'appoint (théâtre - édition privée non disponible à la vente)
Lors… contes poétiques en Pays d’Oc, de Claude Montjaux et Francis Lavigne
J'ai treize envies, d'Anna Galore
Histoires Brèves d’un monde étrange – Observances - Nouvelle édition revue et augmentée 2011, de Jacques Guerrier

Entre salons, dédicaces, lectures, conférences, on peut dire que l'année a été ponctuée de beaux événements, l'un de ces moments forts ayant été la mise en scène du roman de Kathy Dauthuille "Les Voyageurs au Sang d'Or" en clôture du printemps des poètes de la ville d'Arras en mars 2011.
Et aussi la renommée médiatique de Tarik Yildiz repris sur les grandes stations de radio nationales et dans les grands journaux.
La conférence de Robert Notenboom donnée au Siel de Paris va bientôt être publiée.
Anna Galore offre ses droits d'auteur aux Restos du coeur, lesquels pourront servir 140 repas de plus grâce à son don.
Et en 2012...Pour 2012, de belles réalisations se dessinent déjà, à commencer par la sortie prochaine du quatrième recueil de Rosaria Mora-Laconi : "Les Liens du Cœur"
J’ai encore 13 envies, d'Anna Galore
Verbatim de la conférence donnée au Siel de Paris, de Robert Notenboom
Suzanne, de Clovis Perrin (Kasimir)
Les Éditions du Puits de Roulle soutiennent aussi l’association Culture Tibétaine - Nîmes en aidant à la réalisation d’un ouvrage qui sera vendu au profit entier de l’association pour soutenir l’institut Ngari au Ladakh.
D’autres manuscrits sont à l’étude et nous promettent une année belle et riche en humanité et en beauté.
Enfin, cette année 2012 sera marquée par la sortie de couveuse d’entreprise dans l’année ce qui signifie la création officielle de l'entreprise Les Éditions du Puits de Roulle.
Mais pour l'instant, je souhaite surtout dire un grand merci à tous les acteurs de ces succès : auteurs, lecteurs, conjoints ;-), journalistes, libraires et passionnés du livre de tous bords !
Stéphanie Lahana
Retrouvez tous les articles concernant les Éditions du Puits de Roulle ici
11:22 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : edition, auto-edition, editions du puits de roulle, antipode editions, stephanie lahana, emma, kasimir, zaza, kathy dauthuille, regor, tarik yildiz, le très lumineux secret, voyons voir
29 décembre 2011
Lucienne : soumise, rebelle et rêveuse - Pascal Serre

A notre retour de vacances, j'ai eu la joie de découvrir ce très bel article de Pascal Serre, consacré à « Lucienne » :
Lucienne : soumise, rebelle et rêveuse
un article de Pascal Serre pour le Periblog
Expatrié en République Dominicaine, l’ancien pharmacien Périgordin Jean-Michel Berardi nous entraîne dans un destin ordinaire qu’il élève en témoignage universel. Plus qu’un roman, « Lucienne » est un éloge du silence, des apparences toujours faussées par l’indifférence.
Jean-Michel Berardi © Droits RéservésLe récit de Lucienne se situe là où vit le lecteur. Nulle part et partout à la fois. Pas de guerre, encore moins de révolution ou d’évènement qui font oublier le destin toujours unique d’un personnage clandestin. L’auteur se livre à une architecture littéraire pointilliste qui se fixe là où rien ne semble important.
Et pourtant, c’est au travers de cette apparente fadeur qu’il peut s’approcher au plus près d’une vérité authentique, celle d’une vie faite de gestes, de sensations et d’émotions aussi simples que rédemptrices.
Lucienne traverse son temps qui ne demande qu’à être le nôtre tout en étant exceptionnel et inédit. Veuve, elle assume une vie superficiellement monotone. Si, chaque jour, elle se rend sur la tombe de son défunt époux c’est pour prolonger, sous une autre forme, une existence à laquelle elle va donner un sens. Rien de médiocre dans ce rythme presque immuable des braves gens, rendus ordinaires par le regard de la société. Le récit de ce quotidien grisâtre refléte une geste mélancolique, nostalgique tout en éveillant doucement une conscience nouvelle. Ni jeune, ni vieille mais les deux à la fois. Passage initiatique de la soumission au salut.
L’arrivée d'Églantine, une parisienne comme on les dessine dans nos terroirs paysans trouble cette existence. De cette différence, Lucienne va faire sa compagne pour revisiter ses malles de souvenirs. Et puis, il y a Joseph, clochard, qui la déconcerte mais dont elle s’accoutume et accepte son existence afin de mieux digérer la sienne.
Petit à petit se dessine une Lucienne qui, comme beaucoup de femmes, s’est confortée aux règles, us et coutumes, au point de s’oublier. Il y a dans le regard de Jean-Michel Berardi un certain hommage à La femme, mère, épouse ou même sœur. Et puis, on glisse vers la nature humaine, les rapports au temps, à la société. Combien de destins étranglés ne demandent qu’à être interprétés, compris et aimés plus que jugés ?
Narratif et descriptif dans son approche, l’auteur présente une empathie et une solide connaissance de ce petit monde rural où l’être se dissout jusque dans la tombe, terriblement et cruellement anonyme. C’est aussi, pour le lecteur, une exploration sensible de son terroir avec une minutie de sociologue.Il y a encore cette immersion dans le cheminement d’un couple que notre temps bouscule et qui, pourtant, recèle des trésors de générosité, d’épreuves et de bonheurs. Jean-Michel Berardi se présente comme un projecteur qui éclaire son sujet sans l’éblouir et encore moins l’illusionner. Tout est récité sans troubler. Les mots sont justes, simples et authentiques ; le style s’accordant à cette sobre sincérité. Lucienne se suffit à elle-même.
Alors, le livre refermé, j’écoute Lucienne me dire : « Je vais marcher un peu… la route, c’est mon amie. »
Auteur : Pascal SERRE
« Lucienne », Jean-Michel Berardi – Éditions du Puits de Roulle – 170 pages – 15 €
Bonne route à tous,
Belle journée,
anti
11:00 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : lucienne, jean-michel berardi, editions du puits de roulle, stephanie lahana, kasimir
23 décembre 2011
Le Peril Gourdin...
11:30 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lucienne, jean-michel berardi, editions du puits de roulle, stephanie lahana, kasimir
20 décembre 2011
Lucienne est dans le pré !

Aucune vache n'a été malmenée pour ce montage


Scoop : Richard Gere aurait été vu avec un badge "Lucienne"
Plusieurs fans se seraient jetés sur lui pour le lui arracher !
A suivre ...
Joyeuses fêtes avé Lucienne !
Tout sur Lucienne ici
L'auteur et Lucienne...
Commander ? Par là
anti
13:45 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lucienne, jean-michel berardi, editions du puits de roulle, stephanie lahana, kasimir
17 décembre 2011
C'est vous qui le dites : "Lucienne" un livre parfait pour Noël
Lucienne vient encore de faire des ravages dans un joli p'tit coeur ;-) Après "Des nouvelles de Lucienne", voici un article de Kasimir, notre pinson préféré : - Lucienne - Un livre parfait pour votre Noël ! - .

Il faut que je vous dise, vous le savez, Stéphanie, qui a créé les Éditions du Puits de Roulle, à Nîmes, m'a fait le grand honneur de me demander un de mes dessins pour la couverture d'un roman qu'elle vient d'éditer : "Lucienne", roman qu'elle a présenté au SIEL les 26 et 27 novembre. Or je suis un très médiocre lecteur. Je ne dévore pas les livres, comme beaucoup d'entre vous.
J'ai donc eu "Lucienne" sur ma table de chevet... en attente de lecture, avec d'autres. Mais toujours plus envie de dormir, le soir, que de me mettre à lire.
Que s'est-il passé hier ?
J'ai mis le nez dedans... et, de page en page, je me suis laissé prendre au charme irrésistible de ce roman.
Il commence petit, pas à pas. La vie de Lucienne semble banale, étriquée. Elle l'est réellement. Mais pourquoi l'est-elle ? C'est ce que nous allons peu à peu découvrir. Sa vie a basculé dans le silence, a été écrasée par... Nous allons l'apprendre dans les dernières pages, où le rythme s'accélère.
L'histoire banale devient dramatique. Et nous pénètre comme un poignard.
- Tu verras, m'avait dit Stéphanie, quand tu auras lu le livre, pourquoi ton dessin est celui qui lui convenait.
J'ai vu ! Mille coïncidences m'ont frappé. Mille, j'exagère ! Mais beaucoup.

Page 42 :
" Le silence,
c'est comme une cage
que l'on construit autour de soi,
petit à petit, barreau après barreau,
et si le silence dure trop longtemps,
quand on veut en sortir, on ne peut plus."
* * * * *
Cette femme s'était elle-même emmurée dans le silence, pour y ensevelir de monstrueux évènements. Se faisant, elle s'était comme détruite elle même. Son être véritable, vivant, palpitant, désirant, lui était devenu comme inaccessible. Elle était en partie déjà morte, avant même de mourir.
Le roman raconte comment s'est opéré sa délivrance. Sa résurrection ! Comment, par un acte de liberté, elle s'est replacée "sur le chemin de ses origines et de son identité".
Ce qui est bouleversant, c'est que, partant d'une vie qui n'a évidemment rien à voir avec la nôtre, nous nous retrouvons au cœur de nous-mêmes.
Le cœur de Lucienne est notre cœur, absolument.
Si vous vous payez ce livre pour Noël, ou si vous l'offrez, vous ne le regretterez pas.
* * * * *
Mille mercis à toi Kasimir, Clovis Perrin, Pinson, Robert, mille mercis à tous tes "toi" pour ta magnifique illustration et ce compte rendu émouvant. Je suis sincèrement heureuse que tu aies pris du plaisir à rencontrer Lucienne. Elle le vaut bien.
N'hésitez pas à laisser un commentaire à Kasimir sur son blog, c'est par ici.
Amitiés,
Stéphanie
11:00 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : lucienne, jean-michel berardi, editions du puits de roulle, stephanie lahana, kasimir
29 novembre 2011
Vues du SIEL
Chose promise, chose due, voici un photo-reportage de nos deux journées passées au SIEL, où nous avons fait quelques très belles rencontres et c'est ce qui compte vraiment dans ce type de manifestation. Certes, le but d'un salon professionnel est en théorie de vendre mais le SIEL, de ce point de vue, n'a pas été différent d'autres évènements du même genre auxquels nous avons participé dans des petites communes des alentours de Nîmes, pourtant autrement plus modestes.

Mais revenons à l'essentiel : les rencontres.

Parfaitement francophone, enthousiaste, volubile, pétillant d'intelligence, il nous a fait passer d'excellents moments, aussi bien dans les travées du salon qu'au restaurant où nous sommes allés déjeuner avec lui, Tarik et Robert.

C'est un joyeux et brillant jeune homme, à la simplicité remarquable - Anti a découvert par la suite qu'il parlait couramment en plus du français l'anglais, le chinois et le japonais et qu'il avait fait des études de haut niveau.

Alex est venu nous parler en nous disant qu'il nous avait observés à plusieurs reprises le samedi alors qu'il prenait ses photos et qu'il avait senti que nous étions "spéciaux" (il faut dire que l'ambiance n'était pas morose sur notre stand), d'où son envie de nous connaître mieux.

Très belle journée à vous

Les photos 5 et 9 sont d'Anti, les autres de moi.
08:30 Publié dans Accueil | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : tarik yildiz, kasimir, robert notenboom
28 novembre 2011
D'un Robert à l'autre
Ce matin Anna nous faisait une jolie petite note sur les mots de Robert Notenboom, en reprenant une partie de la conférence donnée au SIEL de Paris hier après-midi. Je vous propose de poursuivre cette belle envolée de palabres avec les mots de notre Pinson déplumé préféré, dit Kasimir, de son vrai prénom Robert.
Action !
Des cailloux et des mots, par Kasimir dit Pinson déplumé.
N'êtes-vous pas amoureux des mots ?
Ils sont, dans notre bouche, comme des cerises à l'eau de vie.
C'est par eux que nous nous relions.
Comme le cordon ombilical relie le foetus au coeur de sa mère.
Même si nous les écrivons seulement, avec une plume ou un clavier : peu importe.
Ce sont eux qui établissent entre nous une circulation vitale.
Nous les échangeons comme des trésors que nous partageons,
dont nous nous enrichissons les uns les autres en les mettant en commun.
Nous sommes riches des trésors de tous.
N' êtes-vous pas amoureux des cailloux ?
Nous les rencontrons le long des rivières, sur les plages, dans les montagnes.
Ce sont des morceaux d'étoiles qui nous attendent.
Alors j'ai eu un jour envie de faire un petit poème pour dire mon amour des mots et mon amour des cailloux : il me semble que c'est le même !
Ah ! Vous tous les cailloux, vous êtes vraiment choux,
Je vous trouve aussi beaux que les yeux des hiboux,
J'aime vous manipuler : vous êtes mes joujoux,
Je voudrais vous tailler, faire de vous des bijoux,
Devant tant de beauté, oh moi le pauvre pou,
Pour mieux vous admirer, j'userais mes genoux.
Parfois vous êtes ronds, parfois vous êtes pointus,
En général très durs, on pourrait dire têtus,
Vos peaux peuvent être douces, mais sont parfois grenues,
Parfois elles sont lisses, parfois presque velues,
Aussi, pour vous connaître, je me mets les pieds nus
Et amoureusement je vous marche dessus.
Si j'avais de la place dans ma petite maison,
Je ferais avec vous une grande collection
Vous rangeant par couleurs, par formes, par dimensions,
Par vos lieux d'origine, votre composition,
Ou par l'ancienneté de votre formation,
Et vous auriez le droit à la cooptation.
Une pièce pour les galets, une pièce pour les gypses,
Une pour les pierres taillées, une pour les améthystes,
Une pour les grenats, une pour les porphyres,
Une pour les agates, une pour les saphirs,
Pour les verres volcaniques, pour les météorites,
Pour les tourmalines rouges : les belles rubellites.
Il faudrait d'autres pièces pour les pierres calcaires,
Pour les plus beaux silex, pour les roses des sables,
Et pour l'aigue marine, pour le cristal de roche,
Et puis pour le granit, et pour la houille aussi,
Et encore le diamant, et l'opale, et le marbre,
Le corindon, et l'ambre, le quartz et la topaze ...
*
Les mots, comme les cailloux, méritent qu'on les aime
Car chacun d'eux, en vrai, est un petit poème,
Un concentré de sens, une boîte à bijoux,
Tout un morceau d'histoire, et un petit verrou :
En l'ouvrant nous entrons au palais du langage,
Où gisent les secrets des antiques images.
Certains mots sont très longs, et prolongent leur cours,
D'autres très brefs, tels l'if : on ne fait pas plus court !
Certains disent leur naissance au seul bruit qu'ils font :
Ainsi le « borborygme » vient tout droit du colon,
Et, sorti de la gorge, son frère le « gargarisme ».
On entend un grincement quand on dit « rhumatisme ».
La plupart de nos mots sont de Grèce ou de Rome
Mais d'autres nous apportent un exotique arôme :
De l'arabe vient alcool, oued, chiffre, et harem,
De l'hébreu alléluia, tohu-bohu, amen,
Bonzaï et samouraï viennent du japonais,
Alors que macadam nous vient de l'écossais,
Sans parler de cobaye, emprunt au guarani
De pizza et gnocchi qui sentent bon l'Italie,
Comme farniente, mezzanine et tapis,
De tabou que James Cook trouva à Tahiti,
Bref, cent mille « sésames » pour faire que tout soit dit,
Cent mille « jeux » de plus pour l'orgue de notre esprit.
Et comme les cailloux, les mots, par leurs voyelles,
Se parent très souvent de couleurs très belles.
J'en demande pardon au grand Rimbaud Arthur,
Je les sens disposées dans une autre tessiture :
Pour moi, le A est jaune comme un champ de colza,
Le E est aussi blanc qu'une fine dentelle,
Le I du même bleu que le ciel d'Italie,
Le O tout aussi rouge que la crête du coq,
Que son cocorico, et que le coquelicot.
Quant au U, il est vert, je ne sais pas pourquoi !
Bien sûr rien n'empêche un mot d'être multicolore
Comme le colibri, ou comme le sycomore.
*
Les mots et les cailloux ont servi, servent encore,
À maudire, faire la guerre, et à donner la mort.
Mais ils servent aussi à construire des maisons,
À former des adages et à lancer des ponts,
À faire des cathédrales, des sculptures sur les plages,
À forger des récits qui passeront d'âge en âge.
Ainsi font les poèmes, ces bijoux du langage.
Certains sont au musée, et chacun les partage,
Tels ceux de Du Bellay, ou de l'ami Ronsard,
Ceux de la belle Sapho, ceux du grec Pindare,
Ceux d'Omar Khayyâm, ceux de Clément Marot,
Ceux de Georges Brassens, ceux de Victor Hugo.
D'autres resteront cachés, des bijoux « de famille »,
Petits cailloux modestes, poèmes de pacotille,
Mais les musées du monde ne sont pas assez grands
Pour qu'on puisse y ranger toutes les pierres de la terre.
Si l'on cuit de bons plats à La Tour D'Argent,
On peut faire de bonnes soupes dans toutes les soupières.
*

Pour lire et commenter sur le blog de Kasimir,
c'est ici : Plick
Pour lire "Les mots", de Kasimir
C'est là.
anti
Illustrations Kasimir
11:00 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : robert notenboom, kasimir









