11 janvier 2010
"Tisserand du soleil" : Rencontre avec kathy Dauthuille autour de son livre

vous invitent à une
Rencontre avec Kathy Dauthuille autour de son livre :
"Tisserand du soleil"
avec projection du documentaire d'Eric Julien sur les indiens Kogis de Colombie :
Kogis, le message des derniers hommes
Dimanche 17 janvier à 18h00
au Restaurant El Rinconcito
7, rue des Marchands- Nîmes
Renseignements : T 04 66 76 17 30
Nous vous attendons nombreux !
¡ Hasta Luego !
C'est dans le silence et avec lenteur, qu'il exprimait ce lien intense aux choses. Et c'est par cette alchimie primordiale que le tissu deviendrait sagesse, mémoire et vérité.
Comme tant d'autres de sa tribu, il filait à son tour le temps, sa destinée. Maintes fois il passa par la porte solaire pour reprendre le fluide, le courant, l'énergie.
Chaque fois que le fil blanc : (mâle ou femelle) passait entre ses doigts, il clignait des yeux et semblait voir autre chose : sa vie, ou celle des autres, en un dédoublement d'images, de sons, d'odeurs...
Ainsi refaisait-il les mêmes gestes que ceux de son père, de son grand-père, depuis le jour où leurs ancêtres étaient sortis de l'oeuf cosmique.
Avec amour et attention, il reproduisait les gestes immuables sur ce méter qu'on lui avait tansmis comme l'on transmet un objet sacré, une mémoire.
Il était bien là, ce lien magique qui le reliait à toute la lignée depuis la première aube.
Je restai là, à l'observer, craignant de bouger de peur de le déranger, de créer des fluctuations dans les ondes qui l'entouraient et flottaient ; je craignais d'entrer dans un monde secret auquel ne n'avais peut-être pas droit.
Pourtant, il ne disait rien, ne manifestait rien de spécial dans sa gestuelle qui aurait pu marquer une insatisfaction à mon encontre. Et out à coup, sn regard fixa le mien comme au-delà de toutes les apparences, un regard sûr, avec quelque chose tout à la fois de léger, d'innocent, de serein. Il exprimait la bienveillance et j'en fus touché.
Et quelque part une voix intérieure me dit clairement : "Je sais que tu es là... j'ai compris."
Kathy Dauthuille, Tisserand du Soleil.
A lire et à relire, tous nos articles sur Kathy.
anti
15:31 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : livres, kathy dauthuille, kogi
27 octobre 2009
En chacun de nous
Hé ben, quelle joyeuse ambiance hier dans nos pages ! Les rires passaient d'un fil à l'autre, de Béatrice à Catherine, des Rauscher à leur frère Michel et ce soutien à Atawallpa et à la communauté Rom qui nous fait chaud au coeur, le tout accompagné des guitares en fusion de Francis Cabrel et de Paul Personne, vraiment une belle fin de journée.
Justement, Atawallpa, nous l'avons revu hier soir à la librairie L'Hors du Temps, pour la conférence qu'il donnait sur sa vision du monde et de la vie.
Ce que j'ai trouvé le plus frappant, dans ces mots, ce sont les nombreux points communs entre l'univers tel qu'il le décrivait et celui dont nous parlent les bouddhistes tibétains. Oh, bien sûr, tout n'est pas pareil, bien des détails varient d'une tradition à l'autre, mais l'essentiel est identique : chacun de nous peut atteindre un état supérieur de conscience, la vie sous toutes ses formes est régie par l'interdépendance, nous sommes seuls responsables de nos destins, ayons une attitude de confiance et d'ouverture vers les autres si nous voulons qu'ils en fassent de même envers nous, tout est déjà en nous et ne demande qu'à être exprimé comme dans les vers sublimes de Djalâl ud-Dîn Rûmî :
La mer et la pierre.
Rien de ce qui existe en ce monde
N'est en dehors de toi.
Cherche bien en toi-même
Ce que tu veux être puisque tu es tout.
L'histoire entière du monde sommeille
En chacun de nous.
Ces similitudes ne sont pas si surprenantes, quand on y pense, puisqu'aussi bien les premiers habitants des Amériques que les premiers bouddhistes tibétains ont une origine commune, la Mongolie, le tout premier peuple chamane. Il faudra qu'Anti vous parle plus en détails de ce que nous a exposé Atawallpa si elle en trouve le temps, elle a pris plein de notes.
A la fin de sa conférence, Atawallpa a remercié Kathy de son amitié de longue date et nous a également adressé ses remerciements publics pour le soutien que nous lui avons apporté depuis l'époque de l'émission de M6. C'était émouvant et amusant à la fois de voir plein de gens de l'assistance nous demander l'adresse de notre blog (quand ils ne l'avaient pas déjà !) pour venir y lire tous les détails mis en ligne par Anti et les autres articles qu'elle ou moi lui avons consacré.

Très belle journée à vous
08:30 Publié dans Accueil | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : atawallpa oviedo, kathy dauthuille, chamanisme, rumi, interdépendance
16 octobre 2009
Kathy Dauthuille dédicace.
Silhouette dressée face aux abîmes,
Maître des lieux au regard vaste,
Ta veine de force
Traverse tes blanches oscillations de coton
Et agite tes longues mèches noires. »
J'ai déjà parlé du livre de Kathy Dauthuille "Tisserand du Soleil", livre que j'ai beaucoup, beaucoup aimé, véritable hommage aux Indiens Kogis.
Eh bien, nîmois, nîmoises, sachez que l'ancienne rosati va présenter et dédicacer ses contes demain samedi 17 octobre à la boutique artisans du monde Rue Jean Reboul, à partir de 16 heures..
Certes, mais qu'est-ce donc que ces "Rosati" ?
Les Rosati, Société Anacréontique fondée en 1778
Petite sœur rebelle de l’Académie royale des Belles lettres d’Arras (1773), les Rosati d’Artois existent toujours. C’est la société littéraire la plus ancienne de France ; c’est même la dernière société littéraire et bachique d’Europe. Les Rosati mettent en valeur la culture régionale et assurent le maintien de la tradition du « gai savoir ». Ils pratiquent les rites d’origine mais cherchent également de jeunes talents et organisent des conférences, expositions, fêtes et joutes poétiques.
Un peu d’histoire… Sur les traces d’Anacréon :
La société des Rosati naquit le 12 juin 1778 à Blangy, prés d’Arras (Pas-de-Calais) un matin sous une tonnelle de roses au tintement de coupes, dans l’enthousiasme de jeunes intellectuels tous animés par une réelle joie de vivre, amoureux de la beauté, la simplicité,la gaieté.
Comme les muses, ils étaient 9 et célébraient la poésie, la rose, le bon vin, les mots.
Les premiers Rosati (le mot est l’anagramme d’ A.R.T.O.I.S , d’où son invariabilité) donnent à leur société le titre de « société anacréontique des rosati » du nom d’un poète lyrique grec, Anacréon, vivant au VI ème siècle avant JC qui mettait lui aussi à l’honneur la femme, la rose et le vin.
Les vers dits anacréontiques sont de trois pieds et demi, le deuxième et le troisième sont des ïambes (deux syllabes une brève suivie d’une longue).
On trouve trace de l’origine de cette société aux Archives de l’Académie d’Arras dans le manuscrit de l’avocat Charamond à destination de son cousin parisien l’Abbé Menage dont voici un extrait : « Des jeunes gens réunis par l’amitié, le goût des vers , des roses et du vin, partirent d’Arras à cinq heures du matin et se réunirent à Blangy, dans un jardin bien fleuri…. Chacun lut sa pièce de vers appropriée au local et aux mystères qu’on y devait célébrer ; des bouteilles de Champagne apparurent dans des rafraîchissoirs de porcelaine ; on emplit les verres.
Tout à coup l’un d’eux montra le trésor qu’il avait apporté : des centaines de roses fraîchement cueillies…
On but à la reine des fleurs… et dans un moment d inspiration, l’un des poètes de la société s’écria : « Amis qu’un si beau jour renaisse tous les ans et qu’on l’appelle : la fête des roses » (on sait maintenant que cette phrase est de Louis-Joseph Le Gay , le fondateur).
Ainsi, commença la fête des roses célébrée de nos jours encore un dimanche de juin. Ainsi naquirent les Rosati. L’écho de cette fête se répercuta dans la société des gens cultivés. On vit alors arriver des personnages comme Maximilien de ROBESPIERRE , Lazare CARNOT , Dubois de FOSSEUX et FOUCHE.
Puis, à Paris, sous le Directoire, apparut la première « réplique » du cercle arrageois : la Société des Belles Lettres (1797) avec L. Carnot, Beffroy de Reigny, Dubois de Fosseux. Celle-ci existe encore de nos jours sous le nom de « Rosati de France ».
Être Rosati devint un grand honneur puisque le cercle était assez fermé. L’entrée dans la société se fit sous forme d’intronisation appelée : « le rite du cousin Jacques », de son vrai nom Louis-Abel-BEFFROY de REIGNY (1757-1811 ; journaliste et auteur de comédies).
Ensuite, trois gracieuses ballerines viennent à lui pour l’offrande et la célébration de la Rose, du vin, et du baiser rosatique. Vient ensuite sa présentation par le Directeur à chacun de ses nouveaux « frères et sœurs » Rosati et enfin toute l’assemblée entonne l’hymne rosatique : « Écoute ô mon cœur » dont l’auteur-compositeur est Marcel LEGAY (1904).
Du vent de chez nous, du pays d'Artois.
C'est un très vieux air des bords de la Scarpe
Qui chante aujourd'hui tout comme autrefois.
En 1877, après trois-quarts de siècle de « sommeil », c’est à Arras que devaient se réveiller les Rosati.
En effet, les poètes arrageois se souviennent de la société anacréontique dont le centenaire doit être célébré l’année suivante. Il s’agissait alors d’une deuxième naissance suivie d’une très rapide disparition pour une renaissance en 1904 : au début de l’année 1903, le maire d’ Arras Adolphe Lenglet (Rosati de 1877) dote la société de statuts légaux suivant la récente loi du 1 er juillet 1901 permettant la liberté d’association car la ville prépare pour 1904 une « exposition universelle du Nord de la France » ; manifestation à laquelle n’assistera pas ce dernier mort subitement en août 1903.
En 1904, les Rosati décidèrent de distinguer d’un rose d’or des personnalités ayant œuvré pour faire connaître et aimer notre région dans les domaines des arts et des lettres.
Citons parmi celles-ci : Le poète belge Maurice Carême (1975), • Le chef d’orchestre de Lille : Jean-Claude CASADESUS (1981), • Le chanteur Julos BEAUCARNE (1984), • Le conservateur en chef des musées nationaux René HUYGHE (1984), • Le journaliste et écrivain dunquerkois Jacques DUQUESNE (1991), • Le comédien belge Ronny COUTTEURE (1997).
Mais aussi des peintres, des gens de lettres, des gastronomes, des patoisants…
ROSATI D’HIER -Jean de La FONTAINE : Patron des Rosati ?
L’éloge de La Fontaine fait fréquemment partie d’une intronisation actuelle. Les ancêtres fondateurs ont très peu parlé de ce grand fabuliste (peu apprécié de l’Esprit des Lumières) mais Charamond le cite comme Rosati « sans le savoir » avec Anacréon, Horace, Chapelle, Chaulieu, Crébillon, Gresset et Piron.
Il semblerait que dés 1893, les Rosati parisiens avaient adopté l’habitude de le célébrer et d’en faire le patron de leur fête annuelle à Fontenay-aux-Roses. Toutefois, cela n’empêche pas les artésiens d’en faire de même et ceci est d’ailleurs entré dans les mœurs des réceptions rosatiques.
L’un des plus prestigieux est incontestablement Lazare CARNOT (1753-1823) reçu dans la société en 1786 alors qu’il était jeune capitaine de Génie. Grand mathématicien, considéré comme le père de la géométrie moderne, c’est surtout la politique qui va le faire connaître. Il voue une profonde admiration au « Prince des poètes » persan Saadi (ou Sadi) et décide que les fils aînés de chaque génération de sa famille porteront ce prénom (ce qui nous vaut presqu’un siècle plus tard d’avoir un Président de la République nommé Sadi Carnot).
Arrivé à Arras en 1782, le jeune bourguignon, admirateur de Rousseau et des belles lettres fut très vite adopté par la société arrageoise.
Capitaine au corps royal du génie, ingénieur mathématicien, philosophe, poète… son éclectisme fit l’admiration de tous. D’abord reçu chez les Rosati (1786) puis à l’Académie royale des belles lettres (1787), il manifesta toujours beaucoup d’amour et de reconnaissance pour les artésiens.
C’est à lui que l’on doit la devise des Rosati : « ON NE MEURT PAS QUAND ON EST ROSATI »
Le plus connu des Rosati est évidemment Maximilien de ROBESPIERRE (1758-1794), intronisé en juin 1787, cérémonie pour laquelle il composa un poème.
Derrière l’homme politique, il y avait tout simplement un homme et celui-ci en tant que Rosati a laissé des poésies dont voici quelques vers : Ah ! Jeune Lise, prend bien garde Le mot : « j’aime » est plein de douceur. Et souvent toi qui le hasarda N’en connus jamais la valeur
On peut y découvrir une autre face de Robespierre couverte d’une certaine sensibilité si ce n’est d’un réel talent poétique.
Il y a aussi Dubois de Fosseux (1742-1817), secrétaire de l’Académie d’Arras (1785-1792), il fut le premier Maire élu d’Arras le 25 janvier 1790 (réélu en 1794) et Président du Directoire départemental (1790-1792).
En 1794, victime de l’arrêté de Saint-Just et Lebas contre les ci-devant nobles, il est arrêté. A sa libération, le 31 octobre 1794, il quitte Arras pour rejoindre son fidèle ami Lazare Carnot sur Paris. Il occupe alors jusqu’en 1807 un poste au ministére de la guerre. Sans avoir revu Arras, tout en se tenant informé régulièrement, notamment auprès de son ami Jacques-Louis-Nicolas Vaillant (Maire de 1804 à 1813), il meurt à Paris le 28 décembre 1817.
Louis-Joseph Le Gay (1759-1823) fondateur des ROSATI et par ailleurs juge au tribunal du district puis au tribunal révolutionnaire, Procureur impérial il est rétrogradé et finit sa carrière comme juge d’instruction ; les royalistes ne lui ayant jamais pardonné ses idées républicaines.
Le jeune Charamond, administrateur et membre du district d’Arras en 1791, devint quant à lui Commissaire aux guerres,poste qu’il ne quittera plus avant de disparaître pendant la retraite de Russie alors qu’il était membre du Quartier Général de la Grande Armée .
Tous sont restés dans l’âme des Rosati épris de poésie et d’amitié.
PAUL VERLAINE (1844-1896) Né à Metz, la famille réside ensuite dans le quartier des Batignolles à Paris à partir de 1851(son père était militaire). C’est après le décès de son père, en 1865, que le poète fera de fréquents séjours chez son oncle Julien Dehée, Maire de Fampoux, le village de sa mère. C’est dans cette commune que le poète se réfugie dans les moments difficiles puis chez sa mère revenue à Arras (impasse d’ Elbronne : une plaque a été apposée en 1944 au 55 rue d’Amiens, voisine pour commémorer le centenaire de sa naissance). Verlaine aime contempler les bords de Scarpe et le « vieil Arras » qu’il aimait faire visiter à ses amis parisiens. Il ne reverra plus Arras après 1886 (décès de sa mère), malade il dédie aux Rosati, le 22/02/1894, un poème intitulé « toast à distance ».
Il s’éteint à Paris le 9 janvier 1896.
A l’occasion du centenaire de sa mort, le 9 janvier 1996, les Rosati lui rendirent hommage à l’Equinoxe (11 rue des Augustines), lieu fréquenté en leur temps par Rimbaud et Verlaine.
Maurice Carême (1899-1978) Poète belge d’expression française, auteur d’œuvres pour enfants ( La lanterne magique ) et de poésies (il est certainement le plus connu et le plus étudié dans les écoles françaises).Il a été proclamé par ses collègues français Prince des Poètes succédant à Jean Cocteau et Paul Fort. Les Rosati lui remettent une rose d’or le 1 er juin 1975.

Source Site des Rosati.
anti
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15 septembre 2009
Les Temples Mégalithiques de Malte
Dernièrement, j'ai déjeuné avec Kathy Dauthuille, connue sur ce blog en tant qu'auteur - entre autres - de Tisserand du Soleil et traductrice des livres de Atawallpa.
Elle revenait de Malte. Conteuse dans l'âme, l'entendre parler de son séjour tout en savourant les vues photographiques toutes plus belles les unes que les autres fut un grand moment de bonheur (en plus, elle rit tout le temps Kathy ! Et c'est bon !)
Elle vient de me communiquer un article sur les Temples Mégalithiques de l'île qu'elle à écrit à l'origine pour le blog de la Vouivre, article fort intéressant que je m'empresse de diffuser ici aussi.
Bonne balade !
© Article de Kathy Dauthuille
L' île de Malte est surtout connue pour ses chevaliers mais peu pour ses temples. En fait l'île de Malte et la petite île de Gozo à côté possèdent sept temples mégalithiques ; actuellement dix-sept sites regroupent trente-trois vestiges au total.
Ces temples sont les plus anciens du monde et datent de l'âge du bronze. Le temple de Ggantija (qui veut dire géant) se trouve dans l' île de Gozo et date de 3600 av JC, dans le fond d'une chambre, on trouve des structures tabulaires. Pas très loin se trouve un cercle de pierres (reste d'un hypogée).
Le temple de Tarxien date de 3500 ans av JC, on y trouve des bas-reliefs à spirales, la partie basse d'une statue de déesse (aux formes généreuses, peut-être une statue de la fécondité).
Le temple d'Hagar Qim qui date de 2600 av JC, possède un mur d' enceinte cyclopéen et Mnajdra qui date de 3500 av JC montre des portes monolithiques, ce sont des temples aux structures colossales, on peut trouver dans un mur une pierre de 6,60 m pesant 20 tonnes.
Ces temples (édifiés souvent par trois) ont ceci en commun, c'est qu'ils sont édifiés en chambres ellipsoïdales qui ont les contours des statues de la fertilité ; en effet, en superposant les contours de la statue et du temple, ceux-ci coïncident.
Ce sont des sanctuaires comportant des absides.
Celui de Mnajdra est édifié de telle manière que les rayons du soleil levant du solstice entre dans le couloir central. (nda : A voir, une vidéo qui montre parfaitement comment les rayons du soleil indiquent le début de chaque saison >ICI< /// Pour en savoir plus, une documentation de la cité des sciences : Le Soleil, mythes et réalités d'une richesse !)

Plan du temple de Mnajdra © Photo K. Dauthuille
Nous trouvons des autels et des passages d'oracle.

Autel © Photo K. Dauthuille

Passage d’oracle © Photo K. Dauthuille
Parallèlement aux énormes statues de la fécondité, on a retrouvé dans l'hypogée de Hal Saflieni une statuette en terre cuite représentant une dame endormie, vêtue d'une robe plissée dans le bas. On pourrait penser que cette statuette était liée au rite du rêve lucide pratiqué jadis dans des salles d'incubation.
Ce sont des lieux impressionnants de par leur forme, leur symbolique et par ce qu'ils dégagent vibratoirement.
"Le reste du temple maltais le plus ancien serait un mur de grosses pierres sèches érigé au néolithique sur le site de Skorba. Datant de 5 200 ans avant J.-C. A, il serait donc antérieur de 700 ans à la première construction mégalithique continentale le Cairn de Barnenez dans le Finistère (4 500 à 3 500 avant J.-C.), de 1 200 ans aux alignements de Carnac (4000 avant J.-C.), de 2 400 ans au cercle de Stonehenge (2 800 à 1 100 avant J.-C.) et 2 600 ans aux pyramides d'Égypte (2 600 à 2 400 avant J.-C."
Les plans des divers temples se trouvent sur Wikipédia.
Le plus ancien temple de pierre jamais découvert (datation estimée entre - 11500 et -10000 avant notre ère) est te temple turc Göbekli Tepe ( « la montagne du Nombril ») situé au sud-est de l’Anatolie, région de l’actuelle Turquie, près de la frontière avec la Syrie.
A lire aussi, deux numéros de la revue Persée : Le sanctuaire de Hal Tarxien à Malte et Malte préhistorique, une île de Pâques méditerranéenne ?
Préhistoire de Malte. A voir : La galerie.
Archéologie à Malte, site de l'office de tourisme.
Dossiers Malte, du Néolithique à la conquête Normande
Pour les grands curieux cette fois, un site en anglais regroupant plus de 400 pages sur le sujet : THE MEGALITHIC TEMPLES OF MALTA
Émission de radio de Canal Académie, avec Anne Jouffroy, historienne, et Bertrand Galimard Flavigny.
Pour voir Stonehenge sur Google-Earth, c'est aux coordonnées: 51.178913 N - 1.826276 W.
Sur Göbekli Tepe, un article sur imaginascience.
nda = Note de Anti ;-)
anti
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31 mai 2009
Les poèmes de Kathy

Je parlais poésie ce matin; je suis en train de découvrir l'excellent recueil de Kathy intitulé si magnifiquement "Ciselures ou l'or d'une reliance"...

Instant de grâce
Une imperceptible douceur vibre
quand les auras se chevauchent
et un glyphe marque son empreinte
d'ombre et de lumière
autour des limites corporelles.
Par un mouvement de l'air
et par la trajectoire d'une étincelle,
l'instant privilégié est signé.
Alors, l'or et le bleu s'allient
comme au coeur des flammes
et es secondes les plus éphémères
peuvent receler en leur teneur
une si profonde vérité
qu'elles transcendent le temps.





Les textes photos viennent du site de l'auteur : Kathy Dauthuille.
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12 mai 2009
Juste une question d'équilibre
L'équilibre peut être aussi bien la chose la plus simple qui soit que la plus difficile à atteindre. La clé est de se concentrer sur l'essentiel : savoir d'où on vient et où on va sans dévier de sa route, être à l'écoute de son corps, ignorer toute émotion perturbatrice. On croirait entendre un coach en développement personnel. Ou un maître bouddhiste mais ne le dites pas au coach, il croit qu'il a tout inventé.

On peut aussi regarder un chat. Mirou s'envole avec une précision parfaite pour passer du rebord de la fenêtre à celui de l'escalier ou se promène sans effort sur un rebord de balcon à plusieurs mètres au dessus du sol. Pour lui, l'équilibre, c'est naturel. En fait, tout dans la nature est question d'équilibre. La nature est équilibre. C'est, d'ailleurs, le message très simple des chamanes.
Hier en fin d'après-midi, nous avons eu la belle surprise d'en rencontrer un. Nous allions chez Kathy lui rendre une petite visite et lui emprunter le DVD de Latcho Drom. La culture Rom, Kathy connait bien. Elle a même écrit il y a une quinzaine d'années un roman qui se situe chez les gitans, avec en introduction un petit mot de Manitas de Platas. Et elle habite à deux pas de la Placette, lieu de rendez-vous fréquent pour les Roms de Nîmes.
Comme nous ne savions pas trop où se trouvait sa rue, nous avons demandé au bistrot. Scène digne de Pagnol, surtout qu'Anti avait rebaptisé la rue en remplaçant un homme célèbre par un autre. Oh, une variation minime : Satie au lieu de Tapie (j'ai changé les noms pour préserver la tranquillité de Kathy). Certes, les deux avaient plusieurs lettres en commun mais pas toutes et pas dans le même ordre.
Un monsieur jovial nous a expliqué avec un accent bien d'ici qu'il habitait à la Placette depuis toujours et qu'il n'y avait pas de rue Satie ici. Une dame a ajouté que la rue Satie, elle voyait bien, c'était à l'autre bout de la ville (près de chez nous, en plus). Trois ou quatre autres consommateurs, tout aussi joviaux, ont mis chacun leur grain de sel supplémentaire. Et tout le monde (nous compris) se marrait. Bref, on a dit au revoir et Anti m'a dit : "On y va à pied". Je lui ai répondu "Hein ? Mais c'est à deux kilomètres et la voiture elle est à trente mètres". Prise d'un doute, quand même, Anti a appelé Kathy, qui lui a dit "non, pas Satie, Tapie !". Qui était, bien sûr, à deux pas. On a ri jusqu'à sa porte.
L'entrée donne sur un escalier étroit, très joliment décoré d'objets venus de partout. Tout en haut, se trouve l'appartement proprement dit. Atawallpa Oviedo, le chamane équatorien que Kathy connait bien, nous y attendait.
Il parle plutôt bien le français et nous a raconté des choses fascinantes sur son parcours de guérisseur et les enseignements qu'il donne un peu partout à qui veut les recevoir sur les traditions Inca d'harmonie avec la Nature. L'équilibre comme réponse à la peur et comme base au respect. Respect de l'autre, respect de la vie, respect de la Nature.
Absolument passionnant et quelle chance de pouvoir l'écouter parler, rien que pour nous, en toute simplicité, autour de quelques gâteaux et de jus de fruits. Il nous a aussi fait part de son désarroi d'avoir été piégé par une journaliste venue soi-disant participer à un de ses stages et qui a ensuite inclus (sans le prévenir, bien sûr) quelques séquences tournées chez lui dans un documentaire, diffusé par M6 avant-hier, sur les sectes et les mouvements sataniques - un non sens total quand on connait un petit peu les chamanes qui sont à l'opposé de toutes ces déviances détestables. Nous avons ensuite parlé de mes livres, du blog, des liens qu'il créait au quotidien.
En repartant, nous avons ri à nouveau en évoquant Bernard Satie et Erik Tapie. Ou l'inverse. Trouver sa route, se sentir bien tel qu'on est, c'est juste une question d'équilibre.
Très belle journée à tous
08:30 Publié dans Accueil, Symboles et croyances | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : kathy dauthuille, atawallpa oviedo, rencontre, roms, chamanisme, manitas de plata, chats
29 avril 2009
Le regard du soleil, le chant de la nuit

Le blog nous aura permis bien des belles rencontres. Je veux parler autant de celles virtuelles qui se font au travers de nos échanges que des autres, dans la vraie vie, qui souvent en découlent.
Il en est ainsi de notre rencontre avec Kathy Dauthuille. Anti avait découvert son livre Tisserand du soleil, dont elle avait parlé il y a trois semaines. Il se trouve que Kathy vit à Nîmes. Dès lors, il était évident que nous ne tarderions pas à nous voir. C'est ce qui s'est passé hier soir, où nous avions autour de notre table Kathy, Miss You, Anti et moi.
Pour le repas, nous avons préparé des papillotes de saumon aux petits légumes et le fameux gâteau au chocolat d'Anti, dont la cuisson a été très finement ajustée par mes soins. Si, si, très finement. Euh... bon, en fait, je devais éteindre le four à une certaine heure pendant qu'Anti prenait un bain mais j'écrivais des dédicaces, j'ai complètement oublié et je n'y ai repensé que quand Anti est sortie de son bain quinze minutes plus tard que l'heure prévue et... c'était tout simplement parfait !!! D'ailleurs, quand on l'a mangé, Dorian a dit qu'il était meilleur que d'habitude. Comme quoi, quand le temps de cuisson est contrôlé avec précision...
Kathy nous a évoqué son parcours et son attirance pour l'ésotérisme depuis son plus jeune âge, jusqu'à sa rencontre, déterminante, avec Atawallpa Oviedo, un chamane équatorien également nommé "celui qui regarde le soleil", dont elle a suivi les enseignements et traduit plusieurs textes et livres. Kathy a également assisté une fois au pélerinage des Saintes Maries qui se tient tous les ans à l'Ascension et elle nous en a parlé avec beaucoup d'émotion. Elle vit d'ailleurs dans un quartier gitan de Nîmes. Quant à nous, nous lui avons raconté nos petits secrets de fabrication pour rendre le blog aussi attractif que possible. La soirée est passée trop vite, au fil des anecdotes et des rires.
Au moment où Kathy et Miss sont reparties, Anti a entendu un chant d'oiseau absolument magnifique et vite identifié : un rossignol. Après celui qui regarde le soleil, celui qui chante la nuit a ainsi terminé la soirée.
Très belle journée à tous
08:30 Publié dans Accueil | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : chamanisme, saintes maries de la mer, nîmes et ses alentours, atawallpa oviedo, kathy dauthuille
07 avril 2009
Petits livres entre amis
Nous sommes quelques-uns, dans notre coin de la blogosphère, à écrire et diffuser des livres. Certains d'entre eux peuvent être trouvés sous forme électronique, gratuitement ou pas. D'autres ont été publiés, la plupart du temps en auto-édition.
Sur une initiative tout à fait sympathique de Voiedorée, nous avons décidé de faire un petit catalogue de ces derniers, que nous enrichirons au fur et à mesure des nouveautés. Ne figurent ici que des livres édités disponibles à la vente (d'où, entre autres, l'absence de mes trois premiers, diffusés gratuitement et totalement épuisés).
Ils apparaissent par ordre alphabétique d'auteur, à savoir : Roger Barbet (Voiedorée), Claude Colson (Monilet), Kathy Dauthuille, Astrid Desmarecaux, Luc Doyelle (Lucius), Anna Galore, Olivier Goujon, Rosaria Mora-Laconi (Zaza) et Georges-André Quiniou.
Les textes et les informations accompagnant chaque ouvrage sont ceux fournis par les auteurs.
Coeur de l'EtreCe qui prime, c’est l’étonnement permanent, celui qui nous cloue et nous rive au présent, celui qui nous révèle vivants. Ce désir de rester stupéfait, c’est-à-dire tout autant émerveillé qu’effaré, fasciné qu’effrayé, transparaît dans le recueil poétique de Roger Barbet, capable de nous entraîner dans l’œil du cyclone ou de nous attendrir sur le miracle de la naissance. Scènes grandioses et scènes intimes, paysages spectaculaires et états intérieurs alternent ainsi dans cette œuvre où l’écriture abandonne toutes ses prétentions pour redevenir ce moyen de comprendre, par tâtonnements, par images, par détours, ce qu’est l’infinie complexité de la vie et des sentiments.
Certains le voient prophète, d’autres bohême; certains le politisent, d’autres le veulent incarnation de la liberté… Pour Roger Barbet, le poète est avant tout passeur, prisme, "intermédiaire premier, capteur de tous les sons / instrument temporaire d’au-delà la raison". Oui, le poète est une caisse de résonances. Ses textes sont un lieu de transformation et de transmission. Ils sont cet espace où la langue retravaille un matériau brut, vivant et personnel, moins pour le décrire que pour nous le faire ressentir. Cette "mission" poétique, Roger Barbet ne fait pas que la définir. Il l’applique aussi, faisant de "Cœur de l'être" un recueil où s’affirme, humble, ébahi, bouleversé, heurté, le regard d’un homme épris du monde.
10 € TTC - 100 pages
ISBN n° 978-2-748341-04-1
Pour commander l’ouvrage : www.publibook.com
Le don de RaoulRaoul est né dans un petit village de Mayenne où les traditions rythment la vie des habitants, où l’on fait toujours appel aux magnétiseurs et aux guérisseurs, lorsqu’un problème de santé touche l’un de vos proches. Un village qui subit encore les désastres de l’après-guerre mais qui se serre les coudes et qui, à défaut de richesse, vit de compassion et de solidarité. Et c’est dans ce village d’agriculteurs que Raoul entend pour la première fois une voix dans sa tête, qui le guide et le met en garde contre l’hypocrisie de ses voisins. C’est à dix ans à peine qu’il réalise qu’il a lui aussi ce fameux « don » en lui.
Un garçon simple, dans un village pauvre, se découvre un don merveilleux, qui peut aider, soulager, guérir ses amis, ses voisins, ses semblables. Un don hérité des cieux qu’il va s’efforcer de mettre au service de tous. Mais ne risque-til pas de se perdre lui-même, à force de ne vivre que pour les autres ? Ne risque-t-il pas de se faire abuser, manipuler, par des âmes malveillantes ? Le divin effleure du doigt la chronique sociale dans cette première oeuvre de Roger Barbet qui nous délivre un roman épuré pour mieux nous plonger dans l’âme, dans les doutes et les espoirs d’un homme ordinaire promis à un destin exceptionnel.
25 € TTC - 232 pages
ISBN n° 978-2-748336-21-4
Pour commander l’ouvrage : www.publibook.com
L'opérationLes rencontres et faits de la vie ne sont pas dus au hasard. Tous les évènements sont destinés à notre évolution, à condition de les accepter. Charles en allant en Guadeloupe ne savait pas qu'il allait découvrir celle qui l'attendait, qu'il devrait passer par les redoutables ténèbres de l'âme, découvrir une pratique religieuse particulière et enfin rencontrer la femme de sa vie. Il apprendra les effets du refus de laisser la vie s'écouler, les difficultés du "lacher-prise". Ce roman initiatique vous emmènera dans cette merveilleuse région antillaise, cadre paradisiaque pays de la vie facile et des passions exacerbés; ce lieu où tout devient possible et où tout se transforme et s'accèlère dès lors que l'esprit cherche à trouver sa place.
15,53 € TTC - 171 pages
ISBN n° 978-2-0108301-00-4
Pour commander l’ouvrage : http://www.lulu.com/content/4958567 ou sur le site de Voiedorée
Saisons d'une passionUn homme. Son premier livre publié narre un amour fou dans sa chronologie en juxtaposant un récit, des poèmes et un journal.
Une plongée dans les abîmes de l’âme masculine.
"La quarantaine, il mène une vie sans histoire. Survient l'Amour fou et avec lui le goût de l'écriture, qui témoigne de ce chamboulement. Six ans d'une vue orageuse rythmée par cinq ruptures.
Le récit rend d'abord compte de la fulgurance des débuts, comme des premiers avatars.
La maturité difficile de la passion se chante, dans le bonheur et la douleur exaltés, en des fragments poétiques qui constituent le coeur de cet opuscule.
Un journal enfin reflète la déréliction accompagnant la fin de la liaison, jusqu'à ce que...
Une expérience individuelle et pourtant universelle"
La forme, originale, décline ici le premier volet d’une tentative de nouvel écrit romanesque en trois genres distincts. L’histoire, autonome, est cette fois-ci linéaire, le récit chronologique.
De 13,50 € TTC auprès de l'auteur à 20,70 € en librairie - 160 pages
ISBN n° 978-2-874593-6-8-0
Pour commander l’ouvrage : Chloe des Lys ou auprès de l'auteur monilet@wanadoo.fr
Léna, une rencontreL’auteur (homme) retrace dans un récit initial, alerte, l’ensemble d’une liaison amoureuse avec une précision chirurgicale et fait défiler les images jusqu’à la description du cataclysme de l’Après, une descente aux enfers.
Des poèmes en vers libres racontent ensuite des instants de la liaison, de ses débuts à sa fin, en insistant surtout sur la phase heureuse de passion partagée.
Un journal intime vient enfin rendre compte sans concession du chaos de l’abandon.
Un texte où chaque mot compte.
Dans ce second volet (chacun étant totalement autonome) d’une trilogie formelle et thématique dont le premier est Saisons d’une passion - le troisième Toi-Nous devrait paraître fin 2009 - C. Colson adopte une forme s’apparentant à la spirale, avec reprise obsessionnelle du thème à chaque changement de genre littéraire.
De 11,50 € TTC auprès de l'auteur à 16,50 € en librairie - 150 pages
ISBN n° 978-2-874592-2-9-4
Pour commander l’ouvrage : Chloe des Lys ou auprès de l'auteur monilet@wanadoo.fr
Toi-NousUn récit.
Une rencontre sur internet.
Une histoire d’amour. Une passion aux débuts fulgurants malgré les multiples obstacles.
Puis, chez elle, l’affadissement brutal. Inexpliqué, incompréhensible pour lui, voire pour elle.
Des caractères de feu. La volonté commune d’y croire encore qui les fait « repartir » 22 fois après 22 ruptures.
L’impossible, l’ambiguïté, le vouloir, l’irrémédiable : vous trouverez toutes ces étapes de la passion amoureuse dans ce court opus que Claude Colson nous livre en alternant, une fois encore - mais encore différemment - récit, poèmes en vers libres et journal intime.
La violence des sentiments, la force des mots.
Précisions sur le contenu et extraits
La structure apparemment chaotique, avec ses trois genres d’écriture, rend compte d’une histoire d’amour qui ne l’est pas moins, mais cette fois réellement.
Échaudé par quelques passions antérieures, Yves, qui mène une vie stabilisée, rencontre Mariane sur le net. Six mois de lutte contre lui-même et il finit par céder. Mal lui en prend…..
N’est pas Ulysse qui veut, pour savoir résister aux Sirènes.
…Le jour prévu pour leur rencontre arriva enfin .Yves partit très tôt, en voiture, et fut sur place plus d’une heure avant l’arrivée du train de Mariane. Il lui téléphona régulièrement le long du trajet, puis l’attendit, très calme. Bien des questions se pressaient dans sa tête : se plairaient-ils encore une fois face à face ? Soudain, dix minutes avant l’arrivée du train, une sorte de panique l’envahit…
NOIRE
Noire ton image devant mes yeux
Noir le regard qui me sourit
Noir le cheveu, vif comme feu
Noire la vêture comme parure
17,90 € TTC (-35% auprès de l'auteur ou via l'éditeur) - 91 pages
ISBN n° 978-2-87459-440-3
Pour commander l’ouvrage : Chloe des Lys ou auprès de l'auteur monilet@wanadoo.fr
Tisserand du soleil« Homme de lumière et de vent,
Silhouette dressée face aux abîmes,
Maître des lieux au regard vaste,
Ta veine de force
Traverse tes blanches oscillations de coton
Et agite tes longues mèches noires. »
Dans cet ouvrage, Kathy Dauthuille rend un hommage vibrant à ceux qui règnent encore sur la Cordillère des Andes. La naissance d’une amitié entre le narrateur et un tisserand kogi sera à l’origine d’un dialogue et nous introduira au cœur d’une culture méconnue, avec ses rituels, ses paysages montagneux, sa religion.
Grâce à une écriture à la fois poétique et énigmatique, Tisserand du soleil est une véritable initiation à la pureté d’un mode de vie au plus près de la Nature.
Entrez dans ce conte d’une grande beauté, pour découvrir cette tribu à la sagesse ancestrale.
12,90 € TTC - 100 pages
ISBN n° 978-2-303-00072-7
Pour commander l’ouvrage : Editions Thélès
Piment et GuacamoleAprès avoir vécu quelques années à Bruxelles, une jeune prof de français décide de s’envoler pour le Mexique et de commencer une nouvelle vie.
« Piment et Guacamole » est le journal de bord des premiers mois de cette aventure, on y découvre au fil des pages les petits bonheurs et les galères de la vie d’expat au pays du piment: les problèmes de communication avec les autochtones, les joies du bureau d’immigration, «l’heure mexicaine», l’incroyable gentillesse des gens, les voyages en bus bringuebalants, la cuisine délicieuse mais trop épicée, les croyances et les fantômes du coin, etc.
Une jolie histoire vraie à lire et à relire.
15 € TTC - 305 pages
ISBN n° 978-2-95336-0-6-8
Pour commander l’ouvrage : The Book Edition
Les liaisons presque dangereusesQue feriez-vous si l'on vous donnait la possibilité de retrouver Barbara?
Ah bon....
Lucius, lui, s'est engouffré dans la brèche. Pas très malin de sa part. Comme s'il n'avait rien de mieux à faire, entre l'Amie câline, deux Mectons débordant de vitalité, un parquet à poncer et une horde de démarcheurs de tous poils à repousser hors des limites du cercle familial. Ajoutons à cela un métier le jour, un métier la nuit, et quelques extras en qualité de "Monsieur Propre", et vous comprendrez qu'il y a de quoi finir sur les rotules.
20 € TTC - 237 pages
ISBN n° 978-2-917144-14-5
Pour commander l’ouvrage : Amazon.fr
Reflets inachevés - Volume 1 : La crypte au palimpsesteEn 481, en 1244 et en 2007, trois hommes vivent un enchaînement d’évènements étrangement semblable. Parvenus sur le Causse Méjean pour laisser leur passé chaotique derrière eux, ils y rencontrent une jeune femme muette, nimbée de mystère. Elle possède un parchemin, maintes fois ré-écrit depuis des temps immémoriaux, dans une langue oubliée qu’elle seule sait lire.
Un dément fanatique hante le Causse, convaincu de purifier les âmes des humains en suppliciant longuement leur corps.
Lorsqu’ils croiseront sa route, les trois hommes verront leur sort lié au palimpseste. La clé de certaines de ses énigmes peut faire la différence entre leur survie ou leur trépas.
Les mots seront-ils plus forts que la mort ?
« L’histoire ne se répète pas, elle bégaie ».
9 € TTC - 212 pages
ISBN n° 978-2-952805-9-4-0
Reflets inachevés - Volume 2 : Le drap de soie du tempsDeux hommes et une femme vont passer une semaine de vacances à Santorin, l'île qui a inspiré la légende de l'Atlantide à Platon. Il s'agit de Johan ("La crypte au palimpseste"), de Charlie ("L'éternel amoureux errant") et de la troublante Claire - qui va exacerber le désir des deux hommes.
Au cours d'une plongée dans la caldeira, ils trouvent des médailles minoennes, vestiges d'une terrible tragédie qui a changé la planète entière il y a 35 siècles.
Du fond d'un temple enseveli, le prêtre des Terres Noires veut à tout prix les reprendre pour calmer le courroux de Gaïa.
9 € TTC - 214 pages
ISBN n° 978-2-952805-9-5-7
Reflets inachevés - Volume 3 : La femme primordiale« Au moment de l’orgasme, ses traits ont été traversés d’expressions fugitives que je ne lui connaissais pas jusqu’alors. Sur son visage ont défilé ceux de milliers de femmes inconnues, partageant le même déferlement, le même instant.
Dans la pénombre de la chambre, elle a semblé devenir une divinité infernale, aux traits déformés par une douleur insoutenable. Sa bouche s’est retroussée, en une grimace de fauve. Elle paraissait à la fois toute-puissante et désemparée, dépassée par la décharge de plaisir qui la secouait. Sa beauté était surhumaine, habitée par une énergie déchaînée qui la transcendait.
Elle était toutes les femmes. Elle était la femme.
La Femme Primordiale. »
Un voyage initiatique autour de l'origine des mythes fondateurs de l’humanité.
9 € TTC - 212 pages
ISBN n° 978-2-952805-9-6-4
25 € TTC - 638 pages (la trilogie, port compris)
Pour commander : contacter l'auteur sur le site anna-galore.com ou sur Anna Galore Le blog
HarribitxiUne rencontre aussi inattendue qu'extraordinaire va exploser la vie de Lola, modeste employée de banque de 29 ans. Un destin exceptionnel est en marche. Jusqu'où la conduira-t-il ?
Roman atypique aux multiples rebondissements et aux personnages hauts en couleurs, "Harribitxi" peut s'apparenter à un conte philosophique moderne, associant habilement des techniques de développement personnel, des enjeux environnementaux, des manœuvres politiques au sommet de l'Etat français à travers l'évolution irrésistible de son héroïne.
Ce premier roman d'Olivier Goujon devrait interpeller chaque lecteur sur sa propre mission sur Terre. La rencontre entre Lola et un personnage merveilleux - Harribitxi - est la colonne vertébrale du récit qui a pour but à la fois de faire rêver le lecteur mais également de le sensibiliser à certaines questions essentielles et pleines de sens pour encore mieux apprécier la magie de la vie.
20 € TTC - 435 pages
ISBN n° 978-2-844701-3-6-1
Pour commander l’ouvrage : Amazon.fr ou sur le site de l'auteur Olivier Goujon
Vent de folie, vent de poésieRosaria Mora-Laconi est née en Sardaigne en 1953. Elle a émigré en France en 1959 avec toute sa famille. Installée en Lorraine depuis son arrivée, elle y vit toujours actuellement.
Après son premier recueil " Poésies en liberté ", qui a voyagé pas mal aux quatre coins de la France ainsi qu'en Inde, au Canada, à l'Ile de la Réunion et ailleurs, elle vient de donner naissance à son deuxième recueil intitulé " Vent de folie, vent de poésie ".
12 € TTC - 244 pages
ISBN n° 978-2-918301-0-1-1
Pour commander l’ouvrage : contacter Anna Galore sur le site anna-galore.com ou sur Anna Galore Le blog
Le ParadiseÉtait-il possible que je passe à ce point inaperçu tandis que je marchais dans les rues, moi qui voyais tout le monde normalement et me sentais disposé à tant de sympathie, prêt à répondre à la moindre manifestation d'amabilité? Était-il possible que les autres n'aient même pas idée que je puisse être l'un des leurs?" se demande Grégoire.
C'est alors qu’il entreprend de creuser un trou dans le sol de sa cave. Ni à ses amis les plus proches, Marianne et Jean-Louis, ni à la jolie Cynthia, l’entraîneuse qu’il a rencontrée dans un bar de nuit, il ne confiera la raison de ce comportement insolite; et pour cause: la connaît-il vraiment lui-même?
15 € TTC - 340 pages
ISBN n° 978-2-952805-9-8-8
Pour commander l’ouvrage : contacter l'auteur sur le site Georges-André Quiniou : mes livres
15:30 Publié dans Actu sur mes livres, Anna bloGalore, Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : livres, anna galore, kathy dauthuille, roger barbet, voiedorée, monilet, claude colson, olivier goujon, astrid desmarecaux, luc doyelle, rosaria mora laconi, zaza, georges andré quiniou
04 avril 2009
Tisserand du Soleil

Silhouette dressée face aux abîmes,
Maître des lieux au regard vaste,
Ta veine de force
Traverse tes blanches oscillations de coton
Et agite tes longues mèches noires. »
Hier midi, j'ai fait une très belle rencontre, celle de Kathy Dauthuille, à travers son livre "Tisserand du Soleil" paru aux Editions Thélès.
"Tisserand du Soleil" est un conte, un conte Kogi, ce peuple dont j'ai déjà parlé sur le blog dans une note intitulée Tchendukua /// Le Peuple Kogis.

Ce livre, c'est 100 pages, pas une de plus, pas une de moins, d'un hommage vibrant à ceux qui règnent encore sur la Cordillère des Andes.
Sous la forme de 36 mélopées, nous assistons à la naissance d’une amitié entre le narrateur et un tisserand kogi. Cette rencontre est à l’origine d’un dialogue qui nous introduit au cœur d’une culture méconnue, avec ses rituels, ses paysages montagneux et sa religion.
C'est doux comme l'argile, beau comme le ventre rond d'une femme qui va donner la vie. J'ai trouvé des passages vraiment fantastiques, en résonance parfaite avec nos mots à Anna & moi hier dans nos échanges avec la nature, avec ceux de Michel Rauscher aussi lorsqu'il exprime sa fascination pour les poteries...Extrait :
- C'est quoi un pot pour toi ? me demanda-t-il.
"Quelle question !" me dis-je en moi-même, et dépassant mon embarras, je lançai :
- Un pot, c'est un récipient pour contenir quelque chose.
- Mais encore ? J'eus un flash. Cet objet ressemblait à la fois à son "poporo" et au pot entouré de cuivre rouge que certaines peuplades consiéraient comme un symbole de féminité. J'ajoutai :
- Le ventre de la femme, non ?
- Oui, un pot c'est de la terre-matrice, c'est de l'argile pressé entre les doigts avec amour.
- Une création en quelque sorte.
- Un pot, c'est le don qui ne quittera pas la tribu car cet objet ne se transporte pas, il reste là où il a été façonné.
- En lien avec elle et le lieu, murmurai-je.
- Un pot, ça se modèle en disant des paroles sacrées ; on le cuit, on le bénit, il renferme des pouvoirs extraordinaires, expliqua-t-il avec gravité.
- Comme un talisman alors ?
- Là est son pouvoir; né d'une spirale, un pot peut contenir de l'eau, des aliments...
- Certes... -dis-je sur un ton évident- et pourtant quand il est vide, il y a tout l'appel de la cavité.
- Regarde en face de toi, là-haut, au sommet du toit de paille.
Je clignai des yeux, la lumière était trop forte... Mais peu à peu je distinguai un petit pot et des bâtons à l'intérieur.
- Jusque sur les toits ! On dirait presque des nids d'oiseaux !
- Le principe masculin et le principe féminin, toujours en équilibre, rappelle-toi.
- Oui, mais dans la nuit des temps, le pot est sans doute le premier objet façonné à partir de la terre.
- Bien sûr, mais ce que tu ne sais pas, c'est qu'il peut contenir des paroles et même des pensées.
Alors, je l'approchai de mes lèvres et dis dans la vasque sombre :
- Tes paroles me vont droit au coeur.
Et je lui rendis le pot.
Il le considéra avec beaucoup d'attention et souffla ces mots dans l'urne de terre :
- Tu es mon petit frère.
Mais qui est Kathy Dauthuille ? Une nîmoise d'adoption, la cinquaine souriante, passionnée de symboles, auteur de plusieurs romans et poèmes, traductrice de l'espagnol vers le français de son état. En 2003, elle rencontre le chamane Atawallpa Oviedo dont elle traduit des textes puis deux livres aussi alléchants l'un que l'autre : Les Fils de la Terre et Les Marcheurs de l’Arc-en-ciel.
A voir, cette vidéo de Kathy DAUTHUILLE sur AgoraWeb..
Et pour info, Stage avec Atawallpa Oviedo en Mai 2009.
anti
14:00 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : chamanisme, kogi, kathy dauthuille, atawallpa oviedo
















