18 février 2012

Pesticides : 800 000 professionnels vont devoir retourner à l'école

Nous vous parlions dernièrement de la condamnation de deux empoisonneurs (Monsanto et Eternit condamnés, sale temps pour les empoisonneurs). De nombreux lecteurs du blog sont intéressés par un monde plus respectueux de la nature aussi je vous recommande le site : Bioaddict.fr, très riche, dont voici un article tout à fait dans l'air du temps.

logo-bg2.pngPesticides : 800 000 professionnels vont devoir retourner à l'école, un article de Mathilde Emery.

800 000 professionnels concernés par les produits phytosanitaires, dont les agriculteurs, les distributeurs, et les conseillers, vont devoir suivre obligatoirement une formation ou une évaluation. L'objectif est de réduire le recours aux pesticides, de mieux sécuriser leur utilisation et de diminuer les risques pour la santé et l'environnement.

Beaucoup d'agriculteurs se plaignent de ne pas avoir été, et de ne toujours pas être, bien informés sur la toxicité des pesticides et le bon usage de ces produits. Cette mésinformation, qui n'est pas innocente de la part de certains industriels, a indiscutablement entrainé des utilisations abusives et inconsidérées de pesticides, qui ont ainsi mis, et continuent à mettre notre santé en péril, et la leur aussi. Monsanto vient ainsi d'être reconnu coupable de l'intoxication d'un agriculteur qui avait utilisé le Lasso, un herbicide très puissant.

Dans le cadre du Grenelle de l'Environnement, les ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture ont donc mis en place en 2008 le plan " Ecophyto 2018 " avec pour objectif réduire progressivement l'usage des pesticides de 50% d'ici 2018. Ce plan prévoyait une formation adaptée des professionnels avec la remise d'un " certificat individuel produits phytopharmaceutiques " (dénommé Certiphyto) validant la formation (mais ce n'est pas un diplôme). Et il s'inscrit dans le cadre européen d'une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable.

800 000 professionnels à évaluer et à former

Plus de 140 000 professionnels ont ainsi pu bénéficier de la formation entre 2009 et 2010. Mais c'est très insuffisant.

Le dispositif Certiphyto a donc été généralisé début janvier 2012 auprès de tous les professionnels qui ont un lien avec les produits phytopharmaceutiques. Et c'est donc 800 000 personnes qui vont devoir se former rapidement : les distributeurs, les conseillers et les utilisateurs professionnels. Ces derniers représentent la catégorie la plus nombreuse notamment composée des agriculteurs qu'ils soient exploitants agricoles ou salariés, sans oublier ceux qui sont dans les dispositifs d'entraide et les professionnels qui travaillent en CUMA ( Coopératives d'Utilisation de Matériel Agricole). Sont concernés aussi les professionnels des entreprises des territoires qui font des travaux agricoles ou forestiers, les entreprises d'application professionnelle, les entreprises du paysage et aussi les entreprises qu'on appelle " les grands comptes " et qui ont un lien avec les pesticides, la SNCF par exemple qui assure l'entretien des voies. Et enfin, les personnes qui travaillent dans les collectivités territoriales devront également être formées. La formation porte sur la réglementation des produits phytopharmaceutiques, la préservation de la santé et de l'environnement et les techniques alternatives.

" Le certificat individuel, va donc devenir obligatoire à court terme pour utiliser à titre professionnel les produits phytopharmaceutiques, les vendre ou conseiller leur utilisation. Et ce certificat, qui concourt à l'agrément des entreprises, sera également obligatoire pour acheter les produits phytopharmaceutiques à usage professionnel" indiquent les ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture.

Bien entendu un délai est accordé pour acquérir la formation. Ainsi les personnes en activité dans les entreprises soumises à agrément pour les activités d'application en prestation de service, de distribution ou de conseil à l'utilisation de produits phytopharmaceutiques, auront jusqu'au 1er octobre 2013 pour obtenir le certificat.
Pour les professionnels des secteurs dont les entreprises ne sont pas soumises à agrément la date limite a été fixée au 1er octobre 2014.

Comment obtenir le certificat ?

Plusieurs voies d'accès au certificat ont été retenues afin de répondre à la diversité des professionnels :

La première est celle de la formation d'une durée de deux à quatre jours, sur quatre thèmes : la réglementation, la santé, la protection de l'environnement et les techniques alternatives.

Une deuxième voie est réservée aux personnes qui ont déjà des connaissances avérées en la matière, qui ont suivi des stages, par exemple, ou qui, dans le cadre de leur activité professionnelle, on suivi l'actualité en matière de réglementation, en matière de travaux de recherche, en matière d'évolution de technologie. Pour obtenir le certificat un test suffira. Il portera sur les 4 mêmes thèmes que la formation.

Enfin, bien entendu, les personnes qui ont obtenu des titres ou diplômes depuis moins de 5 ans seront exemptées.

Où s'adresser ?

En pratique la demande de certificat doit être effectuée par téléprocédure en se connectant sur le site www.mon.service-public.fr et en suivant les instructions.
La formation est assurée par les 300 organismes habilités par les DRAAF et accessibles sur les sites des différentes DRAAF ou DAAF.
C'est la DRAAF ou la DAAF qui instruit le dossier. Le directeur de la DRAAF ou de la DAAF délivre le certificat qui est ensuite édité et expédié au bénéficiaire par FranceAgriMer, un établissement public du ministère de l'Agriculture.
Enfin la durée de validité du certificat est de seulement 5 ans, mais elle est portée à 10 ans pour les personnes qui travaillent en exploitation agricole
Nul doute que ces actions de formation et de sensibilisation vont ouvrir les yeux de beaucoup de ceux qui doutaient de la toxicité des pesticides, ou qui ne voulaient pas savoir.

Mathilde Emery


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21 janvier 2012

Kokopelli en marche pour la Victoire !

1778474754.jpgKokopelli ? Vous vous souvenez ? Non ? Alors relisez cet article, Kokopelli, un Joueur de Flûte Enchantée dans le Rêve de Gaïa.

Hier, j'ai reçu un mail de notre voisin d'Alès, qui m'a fait chaud au coeur ! Lisez plutôt :

Procès devant la Cour de Justice de l'Union Européenne:
Kokopelli en marche pour la Victoire !


Communiqué de Kokopelli du 19 janvier 2012


L’avocat général chargé du dossier Kokopelli devant la Cour de Justice de l’Union Européenne a donné aujourd’hui lecture publique de ses conclusions. Nous avons la joie d’annoncer qu’elles nous donnent entièrement raison !

En effet, le magistrat conclut à l’invalidité de l’interdiction de commercialiser des semences d’une variété non inscrite au catalogue officiel, et ce aux motifs que cette interdiction, portée par la législation Européenne aussi bien que par la réglementation Française, viole le principe de proportionnalité, la liberté d’entreprise, la libre circulation des marchandises, ainsi que le principe de non discrimination. La quasi-totalité de nos arguments ont été retenus !

De plus, l’avocat général n’a pas manqué d’affirmer, au contraire de ce qui était avancé par nos nombreux adversaires (Commission Européenne, Conseil de l’Union Européenne, République Française, Royaume d’Espagne et société Graines Baumaux), que, d’une part, les règles relatives à l’admission des semences au Catalogue Officiel n’ont « aucun rapport avec la santé des plantes », d’autre part, que « il appartient aux agriculteurs de décider des variétés qu’ils cultivent », enfin que cette législation limite excessivement le choix des consommateurs qui n’ont « ni accès aux denrées alimentaires ou autres produits issus de variétés qui ne satisfont pas aux critères d’admission, ni la possibilité de cultiver eux-mêmes ces variétés, par exemple dans leur propre jardin ».

De même, l’avocat général rappelle à juste titre que « le fait que les agriculteurs soient cantonnés à des variétés admises réduit enfin la diversité génétique dans les champs Européens ».

Il en conclut logiquement que « les inconvénients de l’interdiction de commercialiser des semences de variétés non admises l’emportent manifestement sur ses avantages. »

Nous sommes extrêmement satisfaits de ces conclusions et nous avons maintenant l’immense espoir que la Cour suive l’avis de son avocat général et vienne enfin mettre un terme au totalitarisme pluri-décennal de la législation sur le commerce des semences.

Pour plus d’information, voir sur le site de la Cour de Justice de l'Union Européenne (conclusions de l'avocat général disponibles dans plusieurs langues).

Blanche MAGARINOS-REY

Avocate de l’Association Kokopelli.



anti, ravie !

04 mai 2010

Solutions locales pour un désordre global

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Valentine nous en parlait hier sur l'article consacré au prochain film de Jean-Paul Jaud Severn, la voix de nos enfants :

Solutions locales pour un désordre global

« Les films d'alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu'il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s'est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. »

Coline Serreau



Un film de Coline Serreau, sorti en salle depuis le 7 avril dernier en France, à côté duquel j'étais complètement passée ! Merci Valentine pour l'information ;-)

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D'après Vedura.fr, c'est LE film à ne pas manquer et d'après les extraits que je viens de voir et le tour sur le site internet du film remarquablement construit et pratique, je veux bien le croire !!!

Allez voir "Solutions locales pour un désordre global" de Coline Serreau, un article de Vedura.fr

C'est le film à ne pas manquer. Solutions locales pour un désordre global réalisé par Coline Serreau démontre toute l'incohérence de l'agriculture intensive instaurée dans le monde depuis l'après-guerre. Et propose des solutions pour en sortir.
Solutions locales pour un désordre global

Coline Serreau a réalisé un brillant documentaire sur les dérives de l'agriculture intensive et des industries agroalimentaires mondiales.

Ponctué d'interviews de remarquables spécialistes, "Solutions locales pour un désordre global" propose des solutions pour sortir du système d'agriculture productiviste, financier, polluant, inéquitable et non durable en place, qui échoue à atteindre son objectif premier : nourrir la planète.

Le documentaire rappelle que les immenses exploitations d'agriculture intensive ont éradiqué la majeure partie des parcelles d'agriculture paysanne permettant de nourrir des millions de familles.

Les industries ont réutilisé après la seconde guerre mondiale les stocks de substances chimiques utilisées dans les armes pour fabriquer des produits phytosanitaires. En trouvant une solution de substitution payante au fumier gratuit, les industries chimiques sont devenues les industries agroalimentaires.

Les pesticides, les herbicides, les engrais chimiques qu'elle commercialisent épuisent totalement les sols qui ne sont plus capables de produire, empoisonnent les agriculteurs, les eaux potables et se retrouvent au final dans nos assiettes et nos estomacs.

Une agriculture intensive et financière qui tue

La financiarisation de l'agriculture depuis la seconde guerre mondiale est un fléau environnemental et humain. L'agriculture n'est plus destinée à nourrir mais à produire de la marchandise rentable pour des actionnaires, très loin des champs et des tracteurs.

Les petits exploitants ruinés et empoisonnés par les pesticides, sont soumis aux diktats des industries agroalimentaires. Elles ont réussi à rendre les agriculteurs dépendants des semences qu'elles commercialisent, alors que les semences représentent depuis des millénaires une matière naturellement renouvelable d'année en année.

Cinq multinationales commercialisent aujourd'hui 75 % des semences mondiales. 200 000 agriculteurs indiens, ruinés par le système des semences issues des organismes génétiquement modifiés (OGM) qu'ils doivent racheter chaque année, se sont déjà suicidés.

Non seulement des centaines de milliers d'agriculteurs n'ont plus de terres à exploiter, expulsés par les grandes exploitations intensives, mais les terres s'appauvrissent et se désertifient.

Lydia et Claude Bourguignon, spécialistes de la biologie des sols, démontrent l'incohérence du système agricole actuel, basé sur la croissance de la plante à l'aide de produits phytosanitaires et non sur la richesse de la terre qui permet à la plante de croître naturellement.

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Nous pouvons tous agir


Le documentaire démontre les possibilités données aux consommateurs pour favoriser une agriculture respectueuse de l'environnement, des hommes, des agriculteurs et des citoyens qui consomment sa production.

Consommateurs, vous pouvez agir ! C'est un des nombreux messages que Coline Serreau a réussi à faire passer. Acheter chez le producteur, privilégier l'agriculture biologique, faire son jardin, sensibiliser les agriculteurs, envisager un autre mode de production, une réappropriation des valeurs agricoles de base telles que l'enrichissement de la terre par des méthodes naturelles...

"Solutions locales pour un désordre global" est le film à voir absolument et à projeter aux décideurs.

Comme je le disais plus haut, le site internet est à la hauteur du message du film. On y trouve, entre autre, quantité d'informations sur les initiatives à faire partout en France :



Voir les extraits du film avec notamment Dominique Guillet fondateur de l'association Kokopelli, Claude Bourguignon (Souvenez-vous de la fameuse recette de la tarte aux pommes...) et Serge Latouche.
Lire ou relire : Kokopelli, un Joueur de Flûte Enchantée dans le Rêve de Gaïa.
Les horaires et les lieux de diffusion : Cliquez ici.
Et bien sûr, à consulter aussi, tous les articles en cliquant sur les TAGS en bas de la note.

anti

16 juin 2009

Kokopelli, un Joueur de Flûte Enchantée dans le Rêve de Gaïa.

1778474754.jpg Kokopelli, un Joueur de Flûte Enchantée dans le Rêve de Gaïa.

Hier, j'ai fait une nouvelle rencontre, très belle, une rencontre avec Kokopelli... Suivez-moi...

Dans les cosmogonies Amérindiennes, Kokopelli est bien sûr le Semeur, le Joueur de Flûte, mais il est aussi le Shaman, le Farceur, le Vagabond, le Troubadour, le Colporteur, le Dissident, l’Hérétique, et le Séducteur. Le Joueur de Flûte est à l’image du Grand Pan de l’antique Europe Indigène. Chez les Indiens Hopis (les Pacifiques), il n’est pas, au sens strict, identifié avec Kokopelli mais plutôt avec la Cigale.

Dans leur cosmogonie, contrairement à la Fable de la Fontaine, c’est la Cigale qui est l’héroïne, celle qui guide le Peuple des Fourmis des mondes inférieurs vers la surface de la Planète. Ne peut-on discerner, dans ces deux histoires, une évocation poignante de l’antinomie entre deux cultures, d’une part la sagesse Amérindienne ludique et empreinte de révérence pour la Terre Mère et de respect pour la biosphère et, d’autre part, une société Occidentale besogneuse et “affairée” et dont les excès de besogne stérilisent la Terre en un désert, désacralisent le vivant et transforment l’intégralité de la biosphère en une poubelle génératrice de cancers?

N’y aurait-il pas en chacun de nous, l’espèce humaine, un petit Kokopelli ou une petite Kokopelli-Mana (l’archétype féminin) qui ne demande qu’à s’éveiller, qu’à hurler sa rage face à une telle destruction, qu’à proclamer son hérésie (dans le sens Grec du terme “liberté de choisir”) face à une telle normalisation et banalisation de la Terreur d’Etat, qu’à disséminer ses semences de vie, de fertilité et de créativité au coeur de la monotonie de la morne et morte pensée ?

Car si Kokopelli est le Semeur, c’est parce qu’il est le symbole de la Fertilité, le symbole de la Sexualité. Et si Kokopelli est le Joueur de Flûte, c’est aussi parce qu’il est le symbole de la Fertilité et de la Sexualité. Car la flûte est sans doute l’instrument le plus antique, de mémoire d’humanité: une flûte Néanderthalienne, ciselée à partir d’un fémur d’ours et datant de 53 000 ans, a été retrouvée en Slovénie. La flûte a été universellement associée à l’amour, à la séduction et à la courtoisie. Le joueur de flûte se manifeste toujours dans des contextes de fertilité, d’abondance et de pluie. Le rôle du Joueur de Flûte est primordial dans le shamanisme, dans les anciens mythes de création et dans les rites de fertilité.

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Nous aurions pu, tout aussi bien, intituler cette introduction “Kokopelli, la Fertilité à la Fleur du Phallus”. Kokopelli, cet antique personnage charismatique, cet archétype de procréation, a été émasculé et stérilisé par tous les missionnaires estropiés de la joie de vivre, les grands prêtres de la bien-pensée. Le Joueur de Flûte, au phallus proéminent, a été aseptisé et relégué au rôle du semeur du Maïs et de l’Amour, de préférence platonique, un concept galvaudé par 2000 années de théologie de l’annihilation et d’inversion des valeurs.

Et si nous souhaitons redonner à Kokopelli son apanage, à savoir ce phallus proéminent, ce n’est pas pour réchauffer le vieux ragoût à la sauce patriarcale car cela fait 7000 ans que la biosphère s’étiole et que l’humanité se meurt sous les assauts du patriarcat et de l’agressivité mâle. Kokopelli symbole de Vie et de Fertilité, ne serait-il pas le contre-poison de ce fruit stérile, de l’impulsion de mort générée par l’union contre nature entre des forces d’intervention extraterrestre et la manifestation de l’Anthropos sur Terre ? Cette hybridité entre l’Anthropos et une altérité absente et inorganique ne serait-elle pas d’ailleurs le précurseur de cette agriculture moderne mortifère dont les chimères, hybridées, clonées ou transgéniques, ont stérilisé à jamais toutes les merveilles de la biodiversité cultivée ? Ne serait-elle pas aussi l’annonciatrice de cet enlisement inexorable de la psyché humaine dans une réalité virtuelle fondée sur du silicium qui nous aliène de la communion avec les forces vitales et orgasmiques de la Nature organique qui nous a engendrés ?

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Cela fait 17 ans que nous luttons pour conserver le “privilège” de distribuer des semences de tomates, de courges, de laitues, etc. N’est-ce pas pathétique ? Comment en est-on arrivé à l’abandon total de nos libertés les plus essentielles ? La mafia semencière contre laquelle Kokopelli défend son droit d’exister, c’est cette même mafia qui contrôle la pharmacie, et qui contrôle l’agrochimie, et qui contrôle les chaînes de distribution alimentaire. Ce sont les multinationales des Sciences de la Mort qui stérilisent, qui virtualisent et qui synthétisent le Vivant.

Ce dont l’humanité a besoin, ce n’est pas d’un nouveau Messie qu’il soit Noir ou Caucasien-Hongrois. L’humanité s’est fourvoyée dans une impasse écologique dont nul messie, prophète, avatar ou sage illuminé ne va l’en sortir. Il n’est nul besoin de moraliser le capitalisme mais il est par contre urgent de moraliser la morale Occidentale. Depuis l’été 2007, l’Occident a mis sur la table des milliers de milliards de dollars pour sauver les grands brigands de la finance: de quoi nourrir la totalité du Tiers-Monde pendant un ou deux siècles. En toute indécence.

Ce dont l’humanité a besoin, c’est d’un sursaut de révolte contre l’inhumanité et la démence qui imprègnent notre paradigme Occidental, d’un cri de rage à l’encontre des multinationales qui ont pris les peuples de la planète en otage, d’une confrontation avec ces mafias qui prospèrent en collusion totale avec les gouvernements des pays Occidentaux, des pays en voie d’Occidentalisation et des pays sous-Occidentalisés.

Lors de précédents communiqués, nous avons déjà lancé l’alerte vis à vis de récents décrets scélérats en Amérique du nord concernant les plantes médicinales et les compléments alimentaires. Si on laisse magouiller les puissances malfaisantes qui se cachent derrière l’infâme Codex Alimentarius, il ne faudra que quelques petites années pour que les dernières libertés dont nous jouissons soient réduites à néant, et tout cela au nom de la sacro-sainte protection du consommateur.

Ce même consommateur qui se meurt de cancers, de mutations, de sous-nutrition, de maladies iatrogènes (à savoir provoquées par la médecine Occidentale)... Quelle farce immonde ! D’ailleurs, les multinationales ne se cachent derrière le Codex que pour ceux qui ne veulent pas les voir : elles sont là au grand jour, dans toute leur arrogance.

Elles mènent le monde, elles ont corrompu les hautes administrations, elles ont fait voter des lois scélérates, iniques, liberticides. Elles ont parfois même leur propre police ce qui est d’ailleurs un luxe car les polices et les organismes de répression des Etats sont à leur botte. Et l’inventaire des nuisances de leurs produits de synthèse ne fait que s’allonger :

- elles ont éradiqué toutes les méthodes d’agriculture biologique afin de remplacer les fertilisants organiques par des fertilisants de synthèse qui stérilisent la terre et qui génèrent une telle érosion qu’il n’y aura plus un seul gramme de terre arable sur la planète en 2050. Elles ont même réussi l’exploit de faire “certifier” l’agriculture biologique et d’en faire payer la certification par les producteurs tandis que les agriculteurs pollueurs sont subventionnés par Bruxelles !

- elles ont remplacé la quasi-totalité des anciennes variétés par des chimères brevetées qui ne peuvent fonctionner qu’avec des fertilisants de synthèse et des pesticides. Leurs lois punissent ceux qui osent donner, échanger ou commercialiser des variétés anciennes non inscrites sur les catalogues officiels.

- elles ont remplacé les pratiques paysannes ancestrales (fondées sur la diversité) par l’utilisation des pesticides synthétiques : insecticides (dérivés des gaz moutardes), herbicides, fongicides, etc. Leurs lois (par exemple, la loi d’orientation agricole de janvier 2006) prévoient de punir de 2 ans de prison et de 75 000 euros d’amende toute confection, publicité ou transmission d’informations concernant les extraits de plantes, tels que le purin d’ortie. La prêle est maintenant leur cible, le seul fongifuge naturel disponible pour les jardiniers.

- elles ont stérilisé la biodiversité naturelle des campagnes, interdisant ainsi l’accès aux plantes alimentaires sauvages qui contiennent souvent des oligoéléments que l’on ne trouve plus dans les variétés synthétiques de l’agriculture moderne ou dans les aliments synthétiques de l’agriculture chimique. Qui sait que l’ortie est l’une des plantes de la nature contenant le plus d’antioxydants ?

- elles interdisent l’usage du Stevia rebaudiana, une plante sucrante d’usage plusieurs fois millénaire originaire du Paraguay, et elles ont poursuivi Guayapi Tropical qui a perdu son dernier procès en Cour de Cassation.

- elles sont en train de préparer une vaste offensive généralisée contre les plantes médicinales et les compléments alimentaires (voir par exemple les attaques contre la pharmacopée anthroposophique) et ne soyons pas naïfs, elles parachèveront cela par une éradication de toutes les médecines naturelles ou alternatives, ce qu’elles ont commencé de faire en persécutant Benveniste, Beljanski, Naessens, le Ribault... Qui se préoccupe du fait que les médicaments de synthèse constituent la troisième cause de mort aux USA?

- elles ont enfin criminalisé toutes les plantes shamaniques utilisées par l’humanité depuis des dizaines de milliers d’années: le cannabis, le peyote, l’ayahuasca, les champignons psilocybe... Elles ont favorisé l’usage de substances “naturelles” (mais néanmoins regorgeant de pesticides) sources de dépendances, l’alcool et le tabac, qui remplissent les caisses des Etats et génèrent d’innombrables problèmes de santé: combien de morts par tabagisme tous les ans, combien de morts par alcoolisme tous les ans ?

Elles ont remplacé les plantes shamaniques par des psychotropes de synthèse (près de 25 % des Français ne peuvent “fonctionner” qu’à l’aide de ces psychotropes) et autres drogues de synthèse que des grands laboratoires fabriquent et distribuent en toute impunité: cocaïne, héroïne, méthamphétamine, etc. N’est ce pas une troublante coïncidence que depuis que les troupes de l’Alliance Occidentale ont envahi l’Afghanistan, la production d’opium Afghan (90% de la production mondiale) n’a cessé de croître ? Dans ce domaine, l’hypocrisie des Etats Occidentaux n’a pas de borne: on oublie trop aisément que les banques Occidentales ont bâti leur fortune et leur prospérité sur les deux guerres de l’opium (1839 et 1856) en obligeant la Chine à ouvrir ses ports et à laisser son peuple s’empoisonner à l’opium.

A qui profite le crime ? Les peuples sont inexorablement dévastés et empoisonnés par les pesticides de synthèse, par des aliments contaminés et dénués de valeur nutritive, par des chimères génétiques hautement allergéniques, par de l’alcool frelaté ou hautement pesticidé, par du tabac farci de produits chimiques et génétiquement manipulé pour augmenter le taux de nicotine, par du sucre blanc déminéralisant, par des médicaments de synthèse qui génèrent tout autant de problèmes qu’ils en “soignent”, par des psychotropes de synthèse et des drogues dures synthétiques dont l’augmentation de la consommation est proportionnelle au mal-être grandissant de nos sociétés morbides.

A qui même profite la criminalisation du cannabis? Il semblerait que les bonnes anciennes variétés de nos grands-mères aient été éradiquées pour faire place à des variétés modernes hybridées de manière forcenée (et peut-être même génétiquement manipulées) aux taux de THC décuplé ou plus.

De quel droit les Etats Occidentaux se mêlent-ils de légiférer et de criminaliser l’accès aux richesses de la biosphère, aux dons de la Terre Mère ? Qu’attendent les peuples pour se révolter contre l’interdiction de concocter un extrait d’ortie ou de prêle pour soigner les légumes de leur jardin, contre l’interdiction de sucrer leur tisane avec du Stevia, contre l’interdiction de cueillir des champignons dans les prés à l’automne, contre l’interdiction de donner ou d’échanger des anciennes variétés de blés, de tomates, de maïs ou de courges? Nous exigeons un accès libre à toutes les richesses de la biosphère Gaïenne, à tous les dons de la Terre Mère. Maintenant. Et sans exception.

L’humanité est maintenant confrontée à un choix décisif: sombrer dans un esclavagisme chimique de synthèse, virtuel et artificiel (le véritable “enfer de la drogue”) ou se révolter pour recouvrer son droit inaliénable d’avoir recours aux plantes sauvages, aux plantes médicinales, aux plantes shamaniques et aux plantes alimentaires, le fruit de milliers d’années de co-évolution avec la biosphère. De ce choix dépend la survie de l’humanité, et d’une grande partie de la biosphère. Quant à Gaïa, une perle bleue sertie dans un univers de 135 milliards de galaxies, elle en a vu d’autres en 4350 millions d’années !

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Et pour clore sur une mélodie de flûte plus cosmique, nous aurions pu, tout aussi bien, intituler cette introduction “Kokopelli, la Fertilité à Fleur d’Antennes”. Car la science Occidentale n’a pas encore commencé à percer le mystère des antennes des insectes qui sont de puissants résonateurs, à l’image de l’entièreté de la terre, de l’humus, qui résonne puissamment avec les forces du cosmos (à condition qu’elle ne soit pas biologiquement stérile). Le symbole de Kokopelli, avec sa bosse, n’est pas sans évoquer l’abeille avec ses antennes extrêmement sensibles et son butin de pollen. Que savons-nous réellement du rôle de l’Abeille dans les desseins de Gaïa ? Pourquoi l’Abeille est-elle en train de déserter l’humanité ?

Les antennes de Kokopelli, ce sont ses organes de résonnance Gaïenne. Et le Joueur de Flûte est souvent aussi celui qui ouvre les portes vers l’autre monde, vers l’autre dimension. Vers le Rêve de Gaïa ? Les Aborigènes ont vécu pendant 40 000 ans dans les déserts de l’Australie, à l’écoute du Temps de Rêve, en synergie totale avec leur environnement, avec leur biosphère. Selon John Lash “La croyance indigène selon laquelle le rôle de l’humanité est de se souvenir des événements du Rêve pour toutes les créatures est en phase avec la suggestion présentée dans le Mythe de Gaïa : à savoir, que l’espèce humaine active un circuit de mémoire pour Gaïa.” Est-il encore temps pour l’Occident de se reconnecter à la source du Rêve, de co-évoluer avec Gaïa, la Terre-Mère ? Ne serait-il pas sage d’accorder à la Biosphère une Trêve ? Ne serait-ce pas une question vitale de Trêve ou de Crève ? Ne serait-ce pas urgent de resemer la Vie au coeur de l’Extinction Planétaire pour préparer le terrain aux Tribus du Futur ?

Dominique Guillet - Novembre 2008

Ce long et très beau texte est "Le mot du président" de l'association Kokopelli qui compte aujourd'hui plus de 6000 adhérents. Domiciliée à Alès, l'association existe depuis 1997, son objectif : militer pour la cause de la biodiversité et des Semences de Vie.

thefuture.jpg Sur le site de l'association, plusieurs DVD de documentaires aux synopsis inquiétants : Le Titanic Apicole, La Terreur Pesticide, Le silence des Nanos, L'ortie Fée de la résistance, The future of food/ La nourriture peut-elle nuire à la santé ?

Des ouvrages aussi : Manuel de production de semences et Collection planétaire de variétés potagères “ Semences de Kokopelli ”, neuvième édition augmentée, 824 pages couleur, et près de 1300 photos, couverture cartonnée (auteur Dominique Guillet. Introduction de Jean-Pierre Berlan, directeur de recherches INRA). Voir des extraits de pages ici et .

Différentes campagnes menées : Libérons les abeilles, Requiem pour nos abeilles,
Robin des semences, Réprimer ou engranger, il faut choisir, Libérons les Blés, les Orges, les Seigles; Verdon: partenariat avec Parc Naturel, Campagne parrainage de Kokopelli, Tom Wagner en France.

Des actions : semences sans frontière.

Et, un scandale (ça fait vraiment peur !!!) : L’Etat français - ou plus précisément le Ministère de l’Agriculture – ainsi que ses acolytes, le GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences et Plants – un organisme hybride public-privé) et la FNPSP (Fédération Nationale des Professionnels de Semences Potagères et Florales), ont poursuivi l’association KOKOPELLI devant la Justice et ils ont gagné leur procès. Retour sur un Procès Perdu.

A télécharger, la revue très instructive, en pdf.

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A SIGNER : la pétition "Libérons les semences"

A lire sur le blog :
Effet Boomerang chez Monsanto
Les raisons de la colère
Repenser demain
Non aux OGM

OGM : Condamnation de la France
L'arnaque des OGM "sans danger"
Un noël sans OGM
Plus noir que vous ne pensez
Enfin un label "Nourri sans OGM
Monsanto : champs stériles en Afrique du Sud
Graines de discorde ?
Repenser demain
Déclin des abeilles et économie
Le grenier de la planète
Le Round-up, un poison pour vos enfants

Photo Kokopelli Wikipédia, les autres photos proviennent du site de l'association.

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