16 novembre 2009
Semaine de la Solidarité Internationale

Depuis le 14 novembre dernier et jusqu'au 22 a lieu la semaine de la Solidarité Internationale. Extrait du site La Semaine.org :
- Les pauvretés (économiques mais aussi sociales, culturelles…) s’accroissent de par le monde. Plus d’un milliard de personnes ne mangent pas à leur faim. Un milliard d’habitants de la planète vivent dans des bidonvilles. Dans le même temps, les richesses ont été multipliées par 8 au cours des 40 dernières années. Le chiffre d’affaires combiné des 200 sociétés transnationales les plus importantes représente plus que les économies cumulées de 180 pays du globe. Les inégalités n’ont jamais été aussi grandes entre pays, et à l’intérieur de chaque pays, y compris dans les états du Nord.
- La mondialisation accroît l’interdépendance entre les hommes, les états, les économies. Les choix politiques et économiques ont des conséquences sociales et environnementales à l’échelle locale comme à l’échelle mondiale.
La solidarité internationale, c’est prendre en compte la réalité de ces inégalités, en comprendre les causes et agir pour les combattre. Tous les acteurs de la société peuvent s’y engager : pouvoirs publics, collectivités territoriales, entreprises, médias, organisations syndicales, associations… Chaque citoyen est concerné.
Défendre les droits fondamentaux
Ces droits (accès à l’eau, à l’alimentation, à la santé, à l’éducation, libertés d’expression, d’association…) doivent être accessibles à chaque être humain.
Agir en partenariat
C’est à la base de notre action. Cela implique, entre acteurs, un accord sur l’objectif de toute action de solidarité internationale, une co-élaboration de la stratégie de mise en œuvre, un partage des responsabilités. Cela suppose une relation transparente et réciproque qui s’inscrit dans la durée. Ce processus doit évoluer de manière à renforcer l’autonomie et l’indépendance des partenaires du Sud et doit participer à un développement durable.
Éduquer au développement et à la solidarité internationale
La solidarité internationale ne se traduit pas uniquement en actions dans les pays du Sud. La sensibilisation et l’éducation au développement sont indispensables pour changer les mentalités des pays du Nord et modifier les comportements qui participent aux inégalités Nord/Sud. Ce travail peut trouver un prolongement pour chaque citoyen dans des campagnes d’opinion et des actions de plaidoyer ou de lobbying en direction des décideurs politiques et économiques.
La solidarité que nous défendons repose donc sur le partage et la réciprocité, non sur l’assistance ou le paternalisme. Elle repose aussi sur une plus grande implication des citoyens dans les procédures de décisions démocratiques au Nord comme au Sud.
La solidarité internationale, c’est :
Un acte politique qui vise à rendre plus équitables les règles de la politique mondiale.
Un acte nécessaire pour tous car c’est la condition d’un monde plus juste !

Dans le cadre de cette semaine de la solidarité internationale, le cinéma Utopia à Avignon a présenté jeudi dernier "Le beurre et l'argent du beurre", un documentaire de Philippe Baqué et Alidou Badini (France 2006) à l’initiative de la Maison Alternative et Solidaire, de Minga PACA et de La cabane du jardinier. Rencontre avec Michel Besson, directeur et fondateur de MINGA (Écouter l'émission de France Culture Terre à Terre avec Michel Besson) et du réalisateur Laurent Baqué.
Qu’en est-il aujourd’hui de l’équité du commerce équitable ? Initié dans les années 80 pour aider les populations les plus déshéritées de la planète à émerger grâce à une répartition plus juste des revenus, le commerce équitable conquiert le grand public avec un produit-phare : le café, puis ensuite le thé, le chocolat, les vêtements…
Aujourd’hui beaucoup de produits ont leur version « équitable » et sont vendus en grandes surfaces ou dans des chaînes de magasins. L’équitable est devenu tendance, ma foi pourquoi pas, mais n’est-il pas aussi devenu un business juteux, un truc de marketing pour grandes enseignes en mal d’image, un commerce tout simplement.
Philippe Baqué et Alidou Badini ont enquêté au pays des Hommes intègres, le Burkina Faso. Un pays où depuis des années des femmes - et seulement des femmes - ramassent au sol les noix de karité qui après de multiples intermédiaires et transformations seront vendus dans les magasins de France et de Navarre en tube de beurre de karité ou en savon. La grande question est de savoir si ces femmes sont désormais rémunérés équitablement pour leur travail.
Différentes démarches de commerce dites équitables entre le Burkina Faso et l’Europe cohabitent, de Max Havelaar à l’Occitannienne en passant par Andine (du réseau Minga). Toutes trois ont cette volonté affichée de tendre vers un commerce plus équitable. Avec ce film, chiffres à l’appui, on s’interroge sur l’équité et la transparence des prix tant vantée car dans le commerce d’aujourd’hui c’est rarement gagnant-gagnant !
La Semaine de la Solidarité Internationale en Avignon
Créée il y a maintenant 12 ans, la SSI sera marquée à Avignon par le regroupement sous l’égide de la Maison Alternative et Solidaire d’un grand nombre nombre d’associations et Organismes de Solidarité Internationale désireux de marquer fortement ce temps d’approche, d’information et de réflexion sur la Solidarité essentiellement Nord-Sud.
Cette édition présentera un programme (expositions, conférences, débats, projections...) à l’Espace Vaucluse, du 13 au 19 novembre, en partenariat avec l’association Novarte, pour une approche artistique de ces échanges Nord-Sud.
On retrouvera dans cette Semaine : Artisans du Monde, Peuples Solidaires, Survie, Kafo Saze, France Bénin, Les amis de Tiogou et du pays Dogon, Service Civil International... entre autres.
Être solidaire au quotidien signifie un changement de comportement individuel et collectif, ainsi que l’engagement dans des actions vers un objectif de respect des populations, de leurs milieux, de leurs patrimoines culturels et environnementaux, et tout, simplement de la planète.
Cet engagement constitue un acte politique fort en faveur de relations internationales équitables.

Mille mercis à François Denis de La Cabane du Jardinier de m'avoir informée de toutes ces belles initiatives et bravo à tous !
anti
11:15 Publié dans L'Univers d'Anti, Tous des humains | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : la cabane du jardinier, burkina faso, nimes et ses alentours, commerce équitable
21 avril 2009
Ca, c'est du bol
Ma journée d'anniversaire, hier, a fort bien commencé, avec un rendez-vous personnel très attendu par Anti et moi - un évènement dont nous reparlerons avec nos proches mais pas (ou très indirectement) sur ce blog en raison de sa nature privée. Oui, c'est un peu frustrant, dit comme ça, mais c'est là que réside tout l'équilibre subtil que nous nous efforçons de conserver ici : dire énormément de choses de nos vies tout en préservant l'opacité minimale nécessaire à notre intimité. Même si nous nous exposons beaucoup, nous ne dévoilons jamais publiquement certains aspects de nos vraies vies et de ceux que nous côtoyons.
Dans la matinée, Miss You m'a offert son cadeau, un superbe livre sur la Mésopotamie. En rentrant du boulot, je me demandais ce que pouvait bien préparer Anti, qui n'avait rien laissé deviner de ce qu'elle avait prévu de m'offrir. Elle a commencé par un faux cadeau, occasion d'un fou-rire de plus : "L'empire des loups" de J.C. Grangé en édition Poche, donc imprimé par Jouve, ha ha ! L'un de ses meilleurs thrillers, certes, mais elle savait que je l'avais déjà lu depuis longtemps et en plus, un livre de poche dans un emballage approximatif, euh, oui, grands rires !
Rien que pour l'embêter, je ne lui ai posé aucune question sur ce qui allait suivre - le vrai cadeau. Elle aurait été trop heureuse de me faire bisquer. Du coup, on riait encore plus de jouer à ce je-te-tiens-tu-me-tiens.
Vers 18h30, il tombait des trombes d'eau et là, un mec que je ne (re)connais pas frappe à la porte. Anti m'aide un peu à le situer : mais oui, bien sûr, j'y suis, c'est François Denis, le type adorable qui vend de superbes bols chantants tibétains à Avignon. Elle a servi le thé pendant qu'il a déballé deux caisses de bols plus beaux les uns que les autres, nous apprenant plein de choses sur leur histoire, les gens qui les fondent et les martèlent, la façon de les faire sonner au mieux pour les comparer et, ce qui ne gâche rien, son action militante pour le commerce équitable. Un régal...
J'ai choisi - difficilement - lequel d'entre eux allait devenir mon cadeau. C'est celui qui est en alliage nettement plus sombre, on le voit bien sur les photos. Un son grave, ample, riche en harmoniques plus aigües. D'ailleurs, lorsqu'il a tout déballé en arrivant, c'est le premier que j'ai voulu faire sonner - attirance immédiate. Il est, de plus, finement orné de motifs ciselés.
François a ajouté deux petites cymbales en bronze épais que l'on fait sonner en les frappant l'une contre l'autre, deux mailloches, un petit mala en améthyste pour Anti, de l'encens, quelques dernières anecdotes et son sourire.
Le reste de la soirée s'est passé dans l'euphorie la plus totale, le champagne n'y étant pas pour rien. Et, en prime, le renversant gâteau au chocolat de sa race fait par Anti, suprême délice comme plusieurs d'entre vous ici le savent pour l'avoir testé.
Encore une journée de rêve, du lever au coucher. Encore plus de bonheur et ça ne fait que commencer. Ca, c'est du bol.
Très belle journée à tous

08:34 Publié dans Accueil | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : tibet, bols chantants, la cabane du jardinier, commerce équitable
17 mars 2009
La cabane du jardinier

Samedi 7 mars dernier, nous nous sommes rendus au salon Sésame, salon de la détente et du bien-être se tenant à Nîmes chaque année. Sur place, nous avons retrouvé Aimé, président de l’association Culture Tibétaine et nous avons fait la rencontre de François Denis sur le stand de « La cabane du jardinier » sur lequel il présentait notamment des bols chantants tibétains extraordinaires. Petit tour du propriétaire :
La Cabane du Jardinier située à Avignon, propose des articles issus d'une démarche de commerce équitable et solidaire en faveur du peuple tibétain en exil et d’artisans locaux népalais.

Sa Mission
Adepte d'une démarche de simplicité volontaire choisie, la Cabane du Jardinier
propose des articles issus d'une démarche de commerce équitable et solidaire en direction du peuple tibétain en exil et d’artisans népalais.
Son But
Développer une activité commerciale équitable et solidaire à des causes humaines (économiques, sociales, environnementales). L’activité de vente n’est pas le seul but de cette démarche mais est néanmoins nécessaire à la pérennisation de notre activité.
Son Objectif
Contribuer à l’émergence d’un réseau commercial plus juste ou l’Humain reste au centre de nos préoccupations.
Son Offre
Objets artisanaux de bien-être de fabrication locale ou étrangère.
Ses Critères d’amélioration C’est grâce à la source d’enrichissement mutuel créée par nos échanges de point de vue, la confrontation de nos expériences personnelles, notre contact direct avec nos clients que nous souhaitons améliorer la qualité de notre offre globale.
Son Ethique
Nous ne bénéficions d’aucune aide, ni subvention, l’ensemble de notre démarche est totalement auto financée.
La Cabane du Jardinier est une entreprise indépendante de toute organisation politique, financière ou religieuse.
L'engagement de La Cabane du Jardinier
En amont
Choisir des produits artisanaux et naturels dans une démarche équitable et solidaire avec les différents intervenants dans la filière de fabrication : du producteur au consommateur en passant par tous les autres intervenants du processus de distribution.
Privilégier l'activité locale pour réduire l'empreinte écologique.
Privilégier les circuits courts.
En aval
Ne pas faire d'offres commerciales racoleuses.
Ne pas pousser à la consommation.
Donner toute information sur les produits proposés.
Respecter la capacité de jugement du client.
Echanger l’article si le client n’est pas satisfait.
En plus
Consacrer 25 heures par mois pour une association reconnue d'utilité publique.

A découvrir sur le site la Cabane du Jardinier : bols tibétains, gongs, tingshas, cloches, chaussons népalais, bancs de méditation , bijoux en os de Yack et bijoux tibétains, encens, objets artisanaux tibétains...
A noter que La cabane du jardinier fait partie de l'association Minga.
A écouter en ligne, l'excellente émission radio France Bleue Vaucluse consacrée aux bols chantants tibétains.
Et bien sûr : Ça c'est du bol !
anti
18:00 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : tibet, bols chantants, rencontre, nimes et ses alentours, la cabane du jardinier, commerce équitable





