21 mai 2011
Six chapitres et deux cerveaux
J'ai profité d'une partie de mon vendredi de repos pour avancer le manuscrit de La prophétie du feu. Je me rends compte que je ne vous en ai quasiment pas parlé, après avoir annoncé le lancement de l'écriture de ce nouvel opus en mars dernier.
Je me contentais à l'époque de vous dire que le premier chapitre s'appelle Flammes et s'ouvre sur la colère de Lisa, principale protagoniste négative de la présente trilogie, bref la Méchante. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle n'a pas du tout aimé la façon dont le premier volume se termine et qu'elle compte bien ne pas en rester là.
Dans le chapitre 2, on découvre un nouveau personnage positif. Il s'inspire physiquement d'un homme que nous avons souvent croisé dans un quartier de Nîmes proche du nôtre, un monsieur tout en blanc, depuis ses cheveux mi-longs jusqu'à ses vêtements en passant par sa barbe. Il respire la sérénité, il faudra un de ces jours que nous osions l'aborder pour faire sa connaissance. Dans le roman, il incarne un érudit épris de kabbale. Et il habite aussi à Nîmes où se situe la suite de l'action.
J'ai voulu ajouter un autre nouveau personnage. En effet, les protagonistes positifs dont on suit les épreuves dans Le soleil sous la Terre sont deux hommes et une femme. Il m'en manquait une seconde pour compléter à deux couples. Le chapitre 3 la met en scène. Sa description et son prénom ont été imaginés par Anti. Elle est jeune, très belle, aux cheveux blonds coupés courts et aux yeux verts. Elle s'appelle Jade. Elle a une sexualité explosive.
Pour préserver le suspense, je ne vais plus maintenant que vous donner les titres des chapitres suivants : le 4 s'intitule Traque, le 5, Refuge et le 6, Pression.
Dans ce dernier, j'ai introduit sur une idée d'Anti la théorie des deux cerveaux défendue entre autres par David Servan-Shreiber dans son livre Guérir. Vers la fin des années 60, une théorie analogue, popularisée dix ans plus tard par Henri Laborit, distinguait trois "couches" de cerveau liées à l'évolution des espèces, avec une logique tout à fait comparable. Pour revenir à la version plus récente, l’être humain semble régi par deux cerveaux différents.
Le premier, archaïque, est le cerveau émotionnel. Il existe chez tous les mammifères. Il est le siège de nos ressorts les plus ancestraux : la peur qui nous protège de la plupart des dangers, le plaisir qui contribue à la pérennité de l’espèce et à son progrès, la faim qui nous pousse à renouveler nos réserves énergétiques régulièrement afin de pouvoir faire face à toute situation dans les meilleures conditions physiques possibles.
Remarquez que les trois sont intimement liés. Une séquence typique est que l’on mange pour avoir des forces, on utilise ces forces pour en jouir ou s’enfuir et on fuit pour retrouver un nouvel état de plaisir. Vous le comprenez, le rôle de ce cerveau, c’est la survie. Il contrôle directement le corps et, en particulier, la respiration, le rythme cardiaque, la mobilisation inconsciente des muscles quand on sursaute.
Le second cerveau est appelé cerveau cognitif. On peut l’assimiler à ce que l’on nomme habituellement l’intelligence. Il analyse toutes les informations qu’il reçoit par nos cinq sens et il en déduit tout un ensemble de comportements rationnels ou, du moins, rationalisés. Autant le cerveau émotionnel est primitif, autant le cerveau cognitif a évolué tout au long de l’histoire de l’humanité.
Mais quel que soit le niveau de sophistication de la pensée, la plupart du temps, c’est le cerveau émotionnel qui réagit le premier bien avant qu’une quelconque analyse n’ait eu le temps de se développer. Un bruit violent inattendu ? On sursaute, même si dans la demi-seconde qui suit, on comprend que c’est juste une porte qui claque à cause d’un courant d’air. Une forme sombre dans la nuit qui se déplace furtivement ? Notre cerveau émotionnel nous envoie une décharge d’adrénaline pour nous préparer à la fuite et notre cerveau cognitif réalise après coup que c’est un chat inoffensif en maraude.
Passionnant, non ?
Très belle journée à vous
Photos :
Château en feu : source web, auteur non identifié
Cerveau : Wikipedia
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28 mars 2011
Le soleil sous la Terre en version audio
Depuis dimanche soir, la version audio MP3 de mon tout nouveau roman, Le soleil sous la Terre, a été mise en ligne sur mon site. La vocalisation a été réalisée par Jean-Marc, comme les précédentes.
Grâce à lui, l'intégralité de mes dix romans ainsi que mes deux recueils de nouvelles érotiques sont ainsi accessibles en téléchargement gratuit pour les personnes souffrant de déficience visuelle... ou préférant écouter une histoire plutôt que de la lire.
Tous mes remerciements à Jean-Marc pour cette nouvelle réalisation, totalement bénévole bien sûr, dictée par le simple désir de partager les livres qu'il a aimés avec le plus grand nombre, à commencer par sa communauté.

15:52 Publié dans Actu sur mes livres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : le soleil sous la terre, la porte de toute merveille, livres audio, déficience visuelle
18 mars 2011
Effervescence
Encore une journée intense que celle d'hier.
Du boulot à ras bord, de la tension positive, de la focalisation sur l'essentiel, de l'excitation à voir les choses avancer, même si beaucoup reste encore à faire. Et cela s'applique aussi bien à mon travail qu'à celui d'Anti.
Des mails qui font chaud au cœur, comme celui de Jean-Marc qui suit ce blog tous les jours (bonjour à lui). Je vous en mets un extrait ici, après avoir retiré tout ce qui pourrait révéler des éléments-clés de l'intrigue :
"Voilà, hier, pendant ma pause de midi, j'ai terminé "Le Soleil Sous la Terre".
Une fois de plus, j'ai passé de très très bons moments de lecture. Moi aussi j'aurais succombé au charme érotico-diabolique de la belle Lisa.
J'ai eu très peur pendant [............].
Après avoir lu vos précédents écrits, où j'ai beaucoup appris sur les mythologies, la plongée, etc., je savais que j'allais tout savoir sur la tauromachie.
J'ai terminé la vocalisation de ce titre, voulez-vous que je vous l'envoie maintenant ou lorsque les trois volumes seront terminés ?"
Ce à quoi je lui ai répondu que oui, maintenant, avec plaisir. Je pourrai ainsi mettre la version audio en ligne d'ici quelques jours.

Cela n'a pas empêché mes livres de connaître hier un nouveau pic de téléchargements, le quatrième depuis le début du mois qui semble sur le point de battre tous les records. Le passage du cap symbolique du million de lecteurs pourrait bien se produire dans le courant de la semaine prochaine.Côté livres papier, Anti m'a annoncé des bonnes nouvelles : la médiathèque de Nîmes vient de commander les trois volumes du Très lumineux secret pour sa bibliothèque et une grande librairie de Nîmes va prendre cinq trilogies. Il ne reste plus qu'une trentaine d'exemplaires de chaque roman.
Quant au livre de Tarik, il poursuit sa superbe progression exponentielle. Un retirage est d'ores et déjà en cours d'impression et devrait être disponible en milieu de semaine prochaine. L'actuel sera épuisé d'ici demain ou lundi au plus tard, à la vitesse où ça part. Et ce n'est qu'un début, le buzz continue à enfler sur le net et dans les médias.
Indifférents à toute cette effervescence, nos chats gardent un calme imperturbable. De vrais maîtres zen.
Très belle journée à vous
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14 mars 2011
La prophétie du feu ? Feu !
Feu ! C'est parti ! J'ai commencé hier en fin d'après-midi l'écriture de mon onzième roman, La prophétie du feu, second volet de la trilogie La porte de toute merveille.
Dans Le soleil sous la terre, l'épisode précédent désormais disponible en téléchargement sur mon site, le dernier chapitre se termine en plein suspense. Je ne vous en dirai pas plus, bien sûr. Ça ne se fait pas de raconter la fin d'un thriller alors que plein de gens ne l'ont pas encore lu.
Mais cela ne m'empêche pas de vous livrer ici les premières lignes de la suite, le tout début du chapitre 1 intitulé Flammes.
Combien de temps était-elle restée cachée ? Elle n’aurait su le dire. Après le désastre qu’elle avait subi , Lisa Brix n’avait pas eu d’autre choix que fuir et se faire oublier. Elle avait rejoint un manoir qu’elle possédait dans les Cévennes, au cœur d’une forêt épaisse qui le dissimulait de toute part.
Dans les rares hameaux parsemés aux alentours, il se disait depuis des siècles que le lieu était maléfique et que ceux qui s’en approchaient trop disparaissaient pour toujours. Personne n’aurait jamais osé franchir le mur d’enceinte long de plusieurs centaines de mètres qui ceignait le domaine.
Voilà, c'est tout ce que vous aurez pour le moment.
Maintenant, deux petits coucous en guise de remerciements.
Le premier est pour Cédric. Vous vous souvenez ? C'est lui qui a mentionné mon nom en direct dans l'émission d'Isabelle Giordano sur France Inter. Trop impatient de découvrir Le soleil sous la terre mais déterminé à le lire sur sa liseuse en format ePub, il s'est démené pour trouver un convertisseur pas parfait mais gratuit, a obtenu son fichier et a commencé aussitôt sa lecture. Il m'a envoyé un mail très détaillé pour m'en parler et il a terminé par ces mots : "Je n'ai pas oublié d'indiquer la disponibilité de ce roman sur mon twitter !" Très sympa.
Le second, je l'adresse à Alexandra, l'animatrice de Bookinalex. Ce site référence déjà mes livres en PDF depuis un certain temps, je lui dois un pourcentage significatif de téléchargements. Aussi l'ai-je contactée samedi pour la mettre au courant de l'existence des versions audio. J'ai eu en retour un mail d'Alexandra où elle m'annonçait qu'elle avait ajouté l'info sur sa page Audiolivres et qu'elle en parlerait également dans sa prochaine newsletter ainsi que sur son blog. Effectivement, hier soir j'ai reçu la newsletter avec ceci bien en vue :

Et elle ajoutait : "Il se peut que votre site soit à nouveau indisponible lorsque j'aurais envoyé ma newsletter... Sans compter le fait que les autres sites d'échantillons gratuits vont prendre l'info pour leurs propres newsletters... Bonne continuation à vous et merci beaucoup pour vos écrits sympathiques et gratuits !"
Pour le moment, mon hébergeur m'indique autour de 28 gigaoctets de volume de fichiers transférés et j'ai droit à neuf fois plus, ça devrait aller. Une chose est sûre, c'est que si ça continue à télécharger à la vitesse où ça va depuis quelques jours, j'aurai atteint le million de lecteurs avant la fin du mois.
Très belle journée à vous
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13 mars 2011
Le Soleil sous la Terre est en ligne
Mon dixième roman, Le Soleil sous la Terre, est désormais en ligne sur mon site web anna-galore.com. Il constitue le premier volet d'une nouvelle trilogie intitulée La porte de toute merveille, une expression tirée des vers de Lao-Tseu cités dans un chapitre éponyme de La veuve obscure :
Mais portant des noms différents
Ce deux-un s'appelle mystère
Mystère au-delà du mystère
Porte de toute merveille.
La quatrième de couverture a été conçue hier avec Anti. La voici :
Sur les hauteurs de Cassis, surplombant la mer, se tient une grande et mystérieuse demeure qui ne semble vivre qu’à la nuit tombée. Elle appartient à la jeune, sublime et richissime Lisa Brix, à l’ascendance trouble. Avide de sang, elle voue un culte perverti à l'ancien dieu Mithra et à ses dévoiements modernes tels que les corridas.
Safiya, Johan et leur ami Lionel vont se retrouver à sa merci, piégés dans les sous-sols de l'immense propriété qui recèlent bien des secrets abominables.
Ce nouveau roman se déroule en 17 chapitres, comme tous les précédents depuis Le Miroir Noir.
L'histoire de son écriture peut être retrouvée tout au long des notes de blog que je lui ai consacrée.
L'illustration est un assemblage tête-bêche d'un coucher de soleil sur la mer de rochers à Sauve et d'un lever de soleil vu de notre jardin.
Très belle journée à vous
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02 mars 2011
De petits bouts de tout
La journée a été, comme souvent, jalonnée de petits et grands moments.
Au boulot, on est depuis plusieurs semaines dans une phase qui oscille entre le jeu de go et le brouillard épais. Hier, c'était plus de la stratégie que de la divination et c'était bien agréable.
Anti a rédigé un bel article sur le débat fondamental que soulève le livre de Tarik Yildiz, Le racisme antiblanc - ne pas en parler, un déni de réalité. Nous en avons parlé ensemble pour le rendre le plus efficace possible. Elle le mettra en ligne d'ici peu.

Nous avons reçu le nouveau numéro de Subaqua, un magazine de plongée auquel Anti est abonnée depuis le passage de son niveau 1. Petite surprise : l'un des articles est consacré aux tortues de Mayotte, celles-là même que nous avons côtoyées sur la plage de N'Gouja au Jardin Maoré.
En fin de journée, nous avons fait un passage express chez le dentiste avec Dorian, pour une simple vérification de routine. Ses dents étaient parfaites, c'est allé très vite. En fait, la dentiste a mis plus de temps à rebooter son PC qui avait planté qu'à examiner son patient très détendu.
Ensuite, soirée ado, nous avions prévu de sortir avec les enfants voir le dernier film d'Éric et Ramzy, Hallal police d'état. Dorian a déclaré forfait, mais Gwlad était accompagnée d'une de ses copines. Après un passage au Mc Do plein de rires, nous avons rejoint le Kinépolis.

Et sinon, le reste du temps, nous avons parlé de chats, du ciel, du jardin et de tous ces petits bouts de tout qui font la vie.
Très belle journée à vous
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01 mars 2011
Le Soleil sous la Terre, étape relecture
Comme annoncé dans mon mot d'accueil d'hier, la relecture du Soleil sous la Terre est en cours.

Le manuscrit est désormais entre les mains d'Anti, de Miss et de moi-même, qui vais devoir relire le tout avec un regard aussi extérieur que possible.
Si quelqu'un d'autre veut participer à la relecture, n'hésitez pas à le faire savoir par mail ou dans un commentaire à la suite de cette note. Le but de la relecture n'est pas tant de traquer les dernières fautes ou erreurs de virgule mais, avant tout, de :
- détecter les éventuelles incohérences dans le récit (comme, par exemple, un personnage qui parle de quelque chose que le lecteur sait déjà mais que lui n'est pas censé connaître à ce moment-là)
- signaler des maladresses de style (fluidité, répétitions, imprécisions gênantes pour la compréhension, etc.)
- relever des erreurs factuelles (citation attribuée à tort à tel ou tel, approximations ou contre-vérités historiques, etc.)
Anti a également commencé à réfléchir à une quatrième de couverture, un exercice de communication aussi délicat que crucial. Son but, en effet, est de donner envie de lire le livre en très peu de mots, par exemple en situant l'intrigue ou son point de départ.
Très belle journée à vous
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28 février 2011
Le soleil sous la Terre, écriture terminée
J'ai terminé dimanche matin l'écriture de mon dixième roman, Le soleil sous la Terre, quasiment un an jour pour jour après l'avoir commencée. Le moins que je puisse dire, c'est que celui-là aura vu le jour de façon vraiment atypique par rapport à mes précédents. J'ai même cru longtemps, pendant presque toute l'année 2010, que je ne le terminerais jamais après l'avoir à peine entamé, au point d'en avoir fait disparaître toute trace sur mon site web pendant un long moment.

La bonne nouvelle, c'est que j'écris par pur plaisir et n'ai donc aucune contrainte ni compte à rendre sur le dos quand je me lance dans un nouveau manuscrit. N'ayant pas le début de l'ombre d'une idée, je me suis dit que le plus simple était de laisser le chantier de côté et de passer à autre chose.
Ce que j'ai fait en écrivant, en un temps record, les treize nouvelles érotiques de mon second recueil du genre, J'ai encore treize envies. Voilà qui me rassurait sur ma capacité à inventer des histoires. Si mon roman n'avançait pas, c'était qu'il avait besoin de temps pour mûrir.
Et, de retour de vacances de Noël, tout est devenu clair : ce qui me manquait, c'était un personnage de méchant. Ceux que j'avais utilisés jusque-là étaient soit trop usés pour que j'aie envie de les remettre en scène, soit morts ce qui est plutôt rédhibitoire. J'ai raconté dans ma note Oh la méchante l'idée qui s'est imposée comme une évidence : le nouveau méchant serait une méchante. Et pas n'importe qui : la descendante d'Erzsebet Bathory - en pire.A partir de là, j'ai enchaîné quatre chapitres d'un coup et puis, nouveau coup de frein. Tout cela allait trop vite, j'ai dû revenir un peu en arrière, ajouter des scènes pour préparer celles déjà écrites, bref mieux construire le déroulement de l'intrigue.
Je rappelle à ce sujet que j'écris toujours sans faire de plan au préalable, ce qui me permet de raconter des histoires aux évolutions non prévisibles puisque moi-même je ne sais pas, lorsque j'écris un chapitre, ce qui va se passer au suivant.
Aussi ai-je préféré, contrairement à mon habitude jusque-là, ne plus parler de l'avancement du manuscrit sur le blog jusqu'à ce que le roman soit totalement terminé. Seule Anti en a suivi l'évolution au plus près.
Rétrospectivement, tout cela s'est écrit plutôt vite si je retire les arrêts de jeu : trois mois en tout - un, début 2010 et deux en 2011.
Ne restent plus que quelques étapes purement techniques - un contrôle intégral par Antidote (le logiciel pro de correction orthographique que nous utilisons), une relecture tout aussi pro de mon éditrice attitrée ainsi que par deux ou trois volontaires parmi vous qui seraient intéressé(e)s, la rédaction de la postface pour donner les clés de tout un tas de sources bibliographiques, symboliques ou historiques et ensuite, il n'y aura plus qu'à mettre le PDF en ligne.
Ensuite, je passerai au second volet intitulé La prophétie du feu. Et hop.
Dans l'après-midi, nous avons fait une superbe promenade pour prendre l'air, dans les calanques qui se trouvent près de Carry-le-Rouet. Nous y consacrerons probablement une note un peu plus tard. Nous avons admiré le soleil sur la mer. Après le soleil sous la terre, rien de plus normal.
Très belle journée à vous

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16 janvier 2011
Le cercle des animaux
Voici l'un des chapitres de mon roman en cours d'écriture, Le soleil sous la terre. Il raconte une brève histoire des signes du zodiaque.
(Inscription, temple de Memphis)
Safiya entra dans la Cité du Couvent, situé rue Charonne à Paris. Une femme dans le hall lui demanda dans quelle loge elle se rendait – il y en avait à chaque étage de l’immeuble. Elle le lui dit et précisa les mots de passe en vigueur. Une tenue blanche fermée se tenait ce soir-là, organisée par la Grande Loge Féminine de France. Tenue dite blanche puisqu’un profane allait y participer, mais fermée puisque l’auditoire serait composé uniquement de francs-maçons.
L’invité était Richard Rollin, un célèbre historien des religions. Il avait écrit une bonne quinzaine d’ouvrages et animait régulièrement une émission de débats passionnants sur Arte. Il allait donner aux sœurs et aux frères présents une conférence sur l’astrologie.Arrivée au deuxième étage, Safiya enfila sa robe noire et attendit sur le parvis, devant les portes grand ouvertes, avec les autres personnes déjà présentes. La Sœur Experte chargée des entrées demanda le silence et les adeptes purent entrer dans le temple plongé dans la pénombre, par ordre de grade : d’abord les apprenties de la loge d’accueil et les apprentis visiteurs, c'est-à-dire celles et ceux venus d’autres loges ; ensuite, les compagnonnes et compagnons visiteurs ; et enfin, les maîtresses et maîtres visiteurs. Il devait y avoir en tout une centaine de personnes.
Des sièges étaient disposés de part et d’autre le long des murs. Les apprentis s’installèrent au troisième rang qui longeait le mur de gauche, au septentrion. Les compagnons en firent autant du côté opposé, au midi de la loge. Les maîtresses et maîtres prirent place à leur guise aux premiers rangs.
Le collège des officières entra à son tour et chacune rejoignit son plateau. Enfin, la Vénérable Maîtresse traversa le temple en contournant le damier central et les trois piliers par la gauche et alla s’asseoir sur le siège qui trônait au haut des marches au fond du temple, face à l’entrée. Une fois la porte refermée par la Sœur Couvreuse, elle procéda au rituel d’ouverture des travaux, trois lumières furent allumées en des points particuliers de la pièce, l’appel fut fait puis la tenue fut mise en récréation.
La Maîtresse des Cérémonies alla chercher Richard Rollin. Elle lui fit parcourir le même trajet qu’à la Vénérable Maîtresse jusqu’au haut des marches, puis le conduisit au plateau de l’oratrice, situé à la gauche de cette dernière.
Il prit alors la parole et raconta comment les observations des astronomes mésopotamiens donnèrent graduellement naissance à l’astrologie telle qu’on la connait de nos jours.
L’eau s’écoulant de la clepsydre battait les secondes, goutte après goutte. Du sommet de la ziggourat, le grand prêtre Maâleh observa le ciel qui rosissait à l’est. L’étoile qu’il fixait, jusque-là brillante, palissait au dessus de l’horizon. Elle n’était presque plus visible à l’approche du plus lumineux de tous les astres qui remontait inexorablement du fond des abîmes pour se lancer à nouveau à l’assaut du ciel.Si ses calculs étaient exacts, Maâleh allait pouvoir proclamer la nouvelle année dans une poignée de secondes.
Avec un synchronisme parfait, la dernière heure finit de s’écouler à l’instant précis où le sommet rougeoyant du disque de feu apparut. Douze heures de nuit, douze heures de jour, très exactement.
L’astrologue leva le bras pour donner le signal. Des trompes retentirent dans toute la ville. L’étoile de l’Œil du Taureau venait d’atteindre le point vernal, l’équinoxe du printemps qui marquait, en ces temps-là, le premier jour de l’année. La constellation dont elle faisait partie dominerait le destin des hommes pendant les prochains trente-huit jours, qui verraient les bourgeons éclore et la vie ressurgir de la terre nourricière.
Ensuite viendrait le temps des Jumeaux, suivis du Crabe, du Lion, de la Vierge, de l’Esprit du Vent, du Scorpion, du Serpent, de l’Archer, du Poisson-Chèvre, de l’Arbre, des Poissons et du Bélier.
Ensemble, ils formaient le zodiaon kyklos, le cercle des animaux, se succédant dans la ronde infinie des constellations autour de la Terre.
C’est ainsi qu’il y a six mille ans, le premier jour du printemps entra dans la constellation du Taureau.
- En raison du lent décalage rétrograde d’un degré tous les soixante-douze ans du point vernal par rapport à la voûte céleste, il fallut un peu plus de deux mille ans pour que l’équinoxe remonte le cercle de trente degrés et se retrouve dans la constellation du Bélier. Ce fut lors de cette nouvelle ère que la forme définitive du zodiaque fut promulguée. Même si cela n’arrêta pas la précession des équinoxes, le premier jour du printemps devint à jamais le premier jour du Bélier.
Richard Rollin s’interrompit le temps de se verser de l’eau dans un verre et d’en boire une gorgée. Un silence total régnait dans le temple.
- Les treize constellations furent ramenées à douze signes. Pourtant, aucun des astérismes choisis n’occupait exactement un douzième d’année. La symétrie du nombre douze l’avait emporté, dans la rationalisation astrologique, sur la réalité astronomique. Un certain nombre de signes changèrent de noms pour devenir ceux qui nous sont familiers. L’Arbre devint Verseau, rappelant qu’aucune vie n’est possible sans eau. Le Serpent, qui correspond à la constellation du Serpentaire, se fondit dans le Scorpion, alors que le premier habitait le ciel de l’aube pendant dix-huit jours et le dernier seulement huit, en faisant le plus bref de tous après avoir été amputé de ce qui était devenu la Balance. À l’issue de quel combat l’arachnéen mutilé a-t-il, à son tour, annexé l’ophidien ? Plus personne ne le sait. Les deux créatures partagent la réputation d’être à la fois détestés et respectés des humains. Le peuple n’y voit que créatures nuisibles et venimeuses. Les mages, en revanche, en percevaient les symbolismes chtoniens de l’immortalité et de la puissance. L’Archer, renommé Sagittaire, symbolise le chasseur-guerrier. Le Poisson-Chèvre, ou Capricorne, rappelle que toutes les formes de vie vient du fond des océans et il est fascinant de voir que les peuples les plus anciens en ont conservé d’une certaine façon la connaissance. L’Esprit du Vent est devenu la Balance, l’unique signe représenté par un objet inanimé, manifestation de l’équilibre cosmique de toutes choses. Quant à la Vierge, elle s’étire langoureusement sur l’horizon pendant près de quarante-cinq jours. Elle est l’une des quelques déités non animales du cycle. Les Jumeaux sont, comme elle, à l’origine de toutes les religions et de tous les mythes fondateurs de l’humanité.Safiya buvait ses paroles. L’homme était non seulement un orateur remarquable dont l’érudition lui permettait de parler sans aucune note d’un sujet pourtant riche, mais il dégageait un charme fou. Les traits fins, le regard clair, la voix grave et posée, il attirait tous les regards de façon magnétique. Elle entendit, juste derrière elle, une sœur chuchoter à une autre : « Ça fait longtemps que je ne suis plus vierge mais j’irais bien m’allonger langoureusement sur l’horizon avec lui, moi. Même pour plus de quarante-cinq jours. »
Safiya repensa brièvement à Raziel, le gourou autoproclamé de la secte où elle s’était introduite avec l’aide de ses sœurs maçonnes pour retrouver l’une des leurs et sa fille. Lui aussi avait un pouvoir de séduction redoutable et il n’avait pas hésité à l’utiliser de façon terriblement néfaste et dépravée, pour son unique bénéfice. Et lui aussi basait son discours d’embrigadement sur la fascination des hommes pour les étoiles et la destinée. Richard Rollin n’avait heureusement rien d’un gourou. Son charme devait lui valoir la possibilité de conquêtes faciles mais il ne semblait pas être le genre de personnes à en profiter. Tout respirait en lui la droiture, la sérénité et l’humanisme. Heureusement que de telles personnes existaient.
- Chaque passage du point vernal entre le début et la fin d’une constellation définit une ère astrologique du même nom. Comme je vous l’ai dit, cela correspond à une durée d’un peu plus de deux mille ans. C’est ainsi que, depuis la sédentarisation de l’Homme il y a environ dix mille ans, se sont enchaînées cinq ères. La plus ancienne d’entre elles est celle du Lion, autrefois assimilé au Soleil. Elle correspond justement à la fin des grandes glaciations et aux peintures rupestres chamaniques les plus créatives. Vient ensuite l’ère du Cancer, le crabe qui porte sa carapace et qui naît de l’eau. Les humains n’habitent plus dans les grottes humides, ils construisent des maisons et sortent ainsi symboliquement hors des entrailles de la terre. La sortie de l’eau symbolise la maternité et les figurines montrant des femmes enceintes se multiplient.
La sœur qui fantasmait sur Rollin chuchota à nouveau quelque chose que Safiya n’entendit pas mais qui fit pouffer sa voisine.
- Après la maternité, les Jumeaux. Ils apparaissent dans toutes les traditions les plus anciennes. Les plus connus sont Isis et Osiris mais il y en a bien d’autres. Ils représentent l’évolution, l’intelligence, la curiosité pour le monde. C’est lors de cette ère qu’a été inventée l’écriture et que naissent la médecine, les formes évoluées d’artisanat, les premières explorations maritimes et vraisemblablement la roue.
Il but à nouveau un peu d’eau.
- L’ère du Taureau commença il y a six mille ans. Grâce au développement de l’écriture, on en sait beaucoup plus sur elle que sur les précédentes. En Égypte, Isis la déesse-mère mis au monde un taureau. Hathor, l’épouse de son fils Horus, était représentée avec des cornes. Le dieu-soleil Râ choisir le bœuf Apis comme emblème pour le pays. Au cœur de la Méditerranée, les îles minoennes virent le Minotaure hanter le labyrinthe de Cnossos en Crète et la tauromachie naître à Santorin. En Mésopotamie, après avoir failli disparaître, le dieu Ormuzd reprit force pour combattre Ahriman sous sa forme taurique. Et le culte de Mithra apparut.Une sonnerie de portable joua fort à propos un air connu de Carmen, ce qui provoqua quelques rires, vite couverts par des « chut ! » offusqués. Le coupable, confus, éteignit son appareil. Rollin ne se formalisa pas et, toujours aussi calme, poursuivit son exposé.
- Mithra, pourtant respectueux de toutes les formes de vie, finit par tuer le Taureau et on peut y voir, entre autres significations, celle du passage de relais à l’ère suivante, celle de Ram, le Bélier. Elle débute en Palestine avec le prophète Ab Ram, ce qui signifie le Père du Bélier. La Genèse raconte que Dieu lui-même le renomma, après lui avoir proposé de forger une alliance : « On ne t'appellera plus Abram mais ton nom sera Abraham car je te rends père d'une multitude de nations. Je te rendrai fécond à l'infini, je ferai de toi des nations. Et des rois sortiront de toi. » En hébreu, en effet, Abi Raham signifie « père de la multitude ». Le Coran narre une histoire similaire. Il fait aussi d’Ibrahim le père fondateur du peuple arabe. À la demande de Dieu, le grand prophète s’apprête à sacrifier son fils. Mais Dieu le retient et c’est finalement un bélier qui est immolé. Pour les Arabes, ce fils, c’est Ismaël et la tradition de l’aïd el-Kebir le célèbre encore aujourd’hui. Pour les Juifs, c’est Isaac, nom qui signifie le rire, et le jour du sacrifice est depuis célébré comme le premier jour de l’année. En Égypte règne une dynastie de onze pharaons, tous nommés Ram Essou, que les Grecs appelèrent Ramsès. Amon, le dieu primordial, fut statufié en bélier.
Safiya nota mentalement de reparler de tout cela avec son père, qui était à la fois égyptologue et franc-maçon.
- Du bélier divinisé à l’agneau de Dieu, il n’y a qu’un pas. L’ère suivante, celle des Poissons, commence aux environs de la naissance supposée du Christ. Une religion va prendre le pas sur toutes les autres. Jésus naît de la Vierge, le signe directement à l’opposé des Poissons dans le zodiaque. Le premier symbole de reconnaissances des chrétiens est le poisson, que l’on retrouve sur de multiples bas-reliefs, gravures, vitraux, stèles, etc. Le bénitier lui-même est un symbole aquatique évident. Le poisson incarne également le puritanisme et la froideur vis-à-vis des plaisirs de la vie, des idées qui vont être longtemps prépondérantes dans le christianisme. Et finalement, le poisson occupe, en tant qu’aliment, une place particulière dans la tradition chrétienne. Vous vous dites peut-être que chaque ère durant environ deux mille ans, nous sommes sur le point de passer à la suivante. C’est exact mais il nous reste encore plusieurs siècles avant de nous retrouver dans celle du Verseau. On peut cependant déjà voir des signes annonciateurs de la transition qui se prépare, comme le développement considérable de l’humanisme et la prise de conscience écologique intimement liée à la perception croissante des liens qui nous unissent à toutes les formes de vie. Il s’agit là de la notion d’interdépendance, l’un des piliers fondateurs du bouddhisme dont la diffusion dans les sociétés occidentales est un phénomène récent, datant d’à peine quelques dizaines d’années. Après des millénaires de religions qui ont donné aux dieux le pouvoir de créer les hommes, celle-ci est la première qui donne aux hommes le pouvoir de devenir dieu.Les illustrations proviennent toutes de Wikipedia.
1 - Mosaïque du VIe siècle de la synagogue de Beit Alpha, Israël, représentant les signes du zodiaque.
2 - Gravure du Moyen-âge représentant Ptolémée.
3 - Universum, gravure sur bois de Camille Flammarion, 1888.
4 - Zodiaque arabo-musulman du XIIIe siècle, montrant les 12 signes et les 7 planètes représentés comme des dieux du panthéon.
5 - Mithra et le taureau, fresque du Temple de Mithra, Marino, Italie, IIe siècle avant notre ère.
6 - L'astronome Copernic en conversation avec Dieu, Jan Matejko, 1872.
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05 janvier 2011
A fond les manettes
Voilà une année qui démarre sur les chapeaux de roues.
Après un gros coup de mou pour nos minous chéris, ils ont repris du poil de la bête (normal pour des chats, vous me direz) grâce à notre véto qui assure un max.
Mirou remiaule avec une voix tout à fait normale, ronronne comme un bienheureux (qu'il est) et surtout, mange et boit comme si rien ne s'était passé. Lui qui était semi-mourant dimanche, on peut dire qu'il a vite remonté la pente et ça nous fait hyper plaisir.
Kundun a l'air légèrement shooté alors qu'il n'a rien pris du tout (à moins qu'il ne fume des joints en cachette, à cet âge-là, tout est possible) mais sinon, il a l'air de se porter à merveille également. Bon, il faudra attendre le résultat de ses analyses pour être fixé mais pour le moment, il plane.
Les trois autres compagnons de meute vont très bien aussi. Che fixe à tout bout de champ des choses que lui seul arrive à voir mais ça, c'est depuis qu'on le connait ou presque. Santiago prend sa défonce de tête-cheveux-d'Anti tous les matins et tous les soirs avec ravissement. Paloma va et vient entre la chambre de Gwlad et le bol de croquettes, comme d'hab. Il faut dire que les croquettes, elle les mange une par une alors ça prend du temps, forcément.
Côté écriture, j'ai repris Le soleil sous la terre à vitesse grand V. Après neuf mois de pause (à l'exception de de J'ai encore treize envies que j'ai écrit d'une traite au printemps), ainsi que je vous l'annonçais il y a pile une semaine, j'ai rédigé le chapitre 3 qui marque l'entrée en scène de la Grande Méchante et depuis, ça s'enchaîne. Le chapitre 4 a été écrit dimanche, le chapitre 5 lundi et le chapitre 6 hier soir. La suite est déjà dans ma tête, donc très bientôt au bout de mes doigts. Sans trop en révéler (vous me connaissez), l'un des ingrédients de l'intrigue sera le monde sinistre de la corrida et pas pour en dire du bien.
Et avec tout ça, mes téléchargements ont connu un fort joli pic avant-hier (plusieurs milliers en une journée).
L'année commence à donf !
Très belle journée à vous
08:30 Publié dans Accueil, Actu sur mes livres, Anna, ma vie, mon oeuvre | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : le soleil sous la terre, la porte de toute merveille





